- État civil :
- Né le 17 décembre 1763
Décédé le 21 avril 1828 - Liens externes :
- Lettres patentes (institution d'un titre de Pairie) extraites du "Livre de la Pairie" [Archives nationales CC//960]
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Pair de France
Seconde Restauration - Nommé à la Chambre des pairs par Louis XVIII le 17 août 1815
Pair de France
RIVIÈRE (CHARLES-FRANÇOIS RIFFARDEAU, DUC DE), pair de France, né à la Ferté (Ardennes) le 17 décembre 1763, mort à Paris le 21 avril 1828, entra ou 1780 dans les gardes-françaises, et émigra dès le commencement de la Révolution. Il rejoignit à Turin le comte d'Artois, dont il devint l'aide de camp ; en mission auprès des chefs royalistes de la Vendée et de la Bretagne, il fut arrêté et emprisonné à Nantes; mais il parvint à s'échapper et rejoignit Charrette. Compromis dans le procès de Pichegru, il fut condamné à mort le 10 juin 1804 ; l'intervention de Joséphine et de Murat fit commuer cette peine en celle d'un emprisonnement au fort de Joux, où il resta quatre ans, puis fut déporté. Rentré en France en 1814, nommé maréchal de camp le 28 février, il se rendait à Constantinople en qualité d'ambassadeur, quand il apprit, à Marseille, le retour de l'île d'Elbe ; il se hâta de rejoindre le duc d'Angoulême à Barcelone. Lieutenant général du 31 mars 1815, confirmé dans ce grade le 29 août suivant, il fut nommé pair de France le 17 août 1815 : son nom ne figure pas au scrutin dans le procès du maréchal Ney ; il occupait alors les fonctions de gouverneur de la 8e division militaire. Il encourut une certaine responsabilité lors de l'assassinat du maréchal Brune, auquel il avait garanti la sécurité et qu'il ne put pas protéger à son passage à Avignon. Envoyé ensuite en Corse, comme commandant de la 23e division militaire, il ne put s'emparer de Murat, mais, par ses poursuites, il hâta l'expédition qui devait coûter la vie à l'ancien roi de Naples. Le roi l'appela à l'ambassade de Constantinople en 1816. En 1819, le commerce de Marseille s'étant plaint du tarif de douanes que notre ambassadeur avait signé, M. de Rivière fut dénoncé, le 19 juin 1819, à la Chambre des pairs, mis à la retraite le 21 juillet, et remplacé à Constantinople. De retour en France, il reçut le commandement d'une compagnie des gardes du corps de Monsieur, puis de la 5e compagnie des gardes du corps de Charles X. Créé duc héréditaire (30 mai 1825), et promu gouverneur du duc de Bordeaux l'année suivante, il mourut peu après. Il avait fait don au roi, en 1822, de la Vénus de Milo, qu'il avait découverte pendant son ambassade auprès du Sultan.
Extrait de la table nominative
Résumé de
l'ensemble des travaux parlementaire
de Charles-François RIVIÈRE
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