État civil :
Né le 7 mars 1750
Décédé le 26 août 1830
Liens externes :
Lettres patentes (institution d'un titre de Pairie) extraites du "Livre de la Pairie" [Archives nationales CC//962]
Pairs de France

Pair de France

    Nommé lors de la première Restauration, il redevient membre de la Chambre de la seconde Restauration après la période des Cent-jours.
    Son fils Joseph-Auguste-François est admis à siéger à la Chambre à titre héréditaire le 23 septembre 1830 (démissionne le 5 janvier 1832).

Pair de France  (Extrait du Dictionnaire des Parlementaires français « Robert et Cougny » (1889-1891))

Pair de France

SAINTE-SUZANNE (GILBERT-JOSEPH-MARTIN DE BRUNETEAU, COMTE DE), membre du Sénat conservateur et pair de France, né à Mothé-lès-Poivres (Aube) le 7 mars 1750, mort à Paris le 26 août 1830, entra dans les pages de la comtesse de Provence, passa, en 1779, sous-lieutenant au régiment d'Anjou-infanterie, et, partisan des principes de la Révolution, fut promu capitaine de grenadiers et se distingua au siège de Mayence. Après la reddition de cette place, il alla en Vendée où il prit part à la bataille de Cholet; général de brigade en mars 1795, il servit à l'armée du Rhin, se distingua à Ettingen, et fut promu général de division le 2 août 1796, par Moreau, qui l'estimait particulièrement. Il défendit la tête du pont de Kehl, et entra, le 23 juillet 1797, au bureau topographique de la guerre. En 1799, sous Moreau, il commanda l'aile gauche de l'armée du Danube ; la retraite difficile qu'il exécuta après l'affaire d'Erbach lui mérita la réputation d'un habile tacticien. Mais des infirmités contractées au service l'obligèrent à quitter l'armée. Membre de la Légion d'honneur le 9 vendémiaire an XII, grand-officier de l'ordre le 25 prairial suivant, il fut nommé, le 1er floréal au XII, membre du Sénat conservateur, et fut gratifié par la suite de la sénatorerie de l'au. Nommé, le 20 mai 1807, commandant de la 2e légion de réserve de l'intérieur, et créé comte de l'empire le 3 juin 1808, il fut appelé, l'année suivante, au commandement des côtes de Boulogne, d'Ostende et de la Hollande. En 1814, il adhéra à la déchéance de l'empereur, fut nommé pair de France à la Restauration, le 4 juin 1814, n'exerça aucune fonction publique pendant les Cent-jours, et, lors du procès du maréchal Ney, refusa de siéger par le motif que la défense n'avait pas été libre. Il vota con testament avec l'opposition libérale, et, bien que fort malade, se fit transporter, en 1830, à Paris, pour y donner son adhésion au retour du drapeau tricolore. Il mourut peu de jours après. On a de lui : Le Siège de Dantzig en 1807 (Paris, 1818); -Projet de changements à opérer dans le système des places fortes (1819).

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaires
de Gilbert-Joseph-Martin de Bruneteau SAINTE-SUZANNE

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