État civil :
Né le 1er octobre 1748
Décédé le 14 juillet 1838
Pairs de France

Pair de France

Nommé lors de la première Restauration, il redevient membre de la Chambre de la seconde Restauration après la période des Cent-jours.

Pair de France  (Extrait du Dictionnaire des Parlementaires français « Robert et Cougny » (1889-1891))

Pair de France

VAUBOIS (CLAUDE-HENRI BELGRAND, COMTE DE), membre du Sénat conservateur et pair de France, né à Longchamp (Aube) le 1er octobre 1748, mort à Beauvais (Oise) le 14 juillet 1839, entra de bonne heure dans l'artillerie; il était capitaine à l'époque de la Révolution. Il n'émigra pas, fut attaché en 1793 à l'armée des Alpes, promu général de brigade la même année, et employé au siège de Lyon. Il resta à l'armée des Alpes jusqu'en 1796, devint général de division, fit les, campagnes d'Italie sous les ordres de Bonaparte, se distingua à la prise de Livourne et pendant la bataille d'Arcole, contint les troupes de Davidovich et les empêcha de porter secours aux Autrichiens. Attaché à l'expédition d'Egypte, il eut, après la prise de Malte, le gouvernement de l'île. Avec 4,000 soldats épuisés par les maladies et les privations, il résista dix-huit mois au blocus des flottes anglo-napolitaines, réprima des tentatives de révolte, et ne capitula qu'à la dernière extrémité (4 septembre 1800). A son arrivée en France, le premier Consul lui témoigna sa satisfaction pour cette belle défense. Il avait été nommé membre du Sénat conservateur le 8 thermidor an VIII; il obtint plus tard la sénatorerie de Poitiers. Membre de la Légion d'honneur (9 vendémiaire an XII), grand-officier de l'ordre (25 prairial suivant), créé comte de l'empire le 20 août 1803, Vaubois n'exerça plus aucun commandement en campagne. Le 15 août 1809, il fut mis à la division de réserve. Ayant adhéré à la déchéance de Napoléon il fut nommé pair de France par Louis XVIII, le 4 juin 1814, et chevalier de Saint-Louis. Il se tint à l'écart pendant les Cent-Jours, reprit sa place à la Chambre des pairs à la seconde Restauration, vota pour la mort dans le procès du maréchal Ney, et fut admis à la retraite comme lieutenant-général en 1817. Défenseur des libertés constitutionnelles et adversaire de la politique de M. de Villèle, il se rallia au gouvernement issu de la révolution de 1830, et siégea à la Chambre haute jusqu'à sa mort.

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaires
de Claude-Henry Belgrand VAUBOIS

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