Question de Mme ROMAGNY Anne-Sophie (Marne - UC) publiée le 07/05/2026
Mme Anne-Sophie Romagny attire l'attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur la commercialisation du buddleia (Buddleja davidii), communément appelé « arbre à papillons ».
Cette espèce ornementale, originaire d'Asie, est classée espèce envahissante pour l'hexagone et reconnue comme telle par l'Office français de la biodiversité. Selon les données disponibles, les espèces exotiques envahissantes constituent l'une des principales causes de perte de biodiversité, en perturbant les écosystèmes et en entrant en concurrence avec les espèces indigènes. De plus, le buddleia se caractérise notamment par une forte capacité de dispersion et d'installation rapide dans des milieux ouverts ou perturbés, où il peut supplanter la flore locale.
Par ailleurs, si ses fleurs riches en nectar attirent de nombreux papillons, cet arbuste présente un intérêt écologique limité, dans la mesure où ses feuilles ne constituent pas une ressource alimentaire pour les chenilles. En effet, la présence de composés potentiellement toxiques pour les chenilles dans son feuillage est répertoriée régulièrement.
Dans ce contexte, la promotion et la vente de cette plante apparaissent en contradiction avec les objectifs de préservation de la biodiversité et de soutien aux insectes pollinisateurs, qui nécessitent au contraire la plantation d'espèces locales adaptées.
En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage d'inscrire le buddleia sur la liste des espèces dont la commercialisation est interdite, et quelles mesures sont mises en oeuvre afin de limiter sa diffusion et de sensibiliser le grand public à l'importance de privilégier des essences indigènes favorables à l'ensemble du cycle de vie des insectes.
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Réponse du Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature publiée le 17/09/2026
Le buddleia est considéré, sur le plan scientifique, comme une espèce exotique envahissante (EEE). Introduit pour l'ornement, comme de nombreuses autres espèces végétales exotiques, , il a depuis son introduction sur le territoire national, à la fin du XIXème siècle, colonisé une vaste part de ce dernier, notamment sur des terrains perturbés (friches, chantiers, ). Il n'est, à ce jour, pas encore réglementé comme une espèce exotique envahissante au niveau national, ni européen : aucune restriction n'est de fait en application par rapport à sa production, sa vente, son implantation. Néanmoins, l'interprofession horticole Val'Hor a inscrit le buddleia sur sa liste d'espèces soumises à recommandation. Les professionnels du végétal qui suivent, sur la base du volontariat, cette prescription, s'engagent à ne plus planter ce dernier sur des sites où des impacts négatifs pourraient survenir. La ministre de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations sur le climat et la nature conduit actuellement des réflexions en vue de l'inscription de l'espèce sur une liste nationale d'espèces exotiques envahissantes. Ces réflexions pourraient aboutir en 2027.
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