Question de M. HOCHART Joshua (Nord - NI) publiée le 11/06/2026

M. Joshua Hochart attire l'attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature concernant la vague de chaleur inédite qui a frappé la France, propageant pénuries d'eau et assèchements des sols.
Cette vague de chaleur sans précédent a particulièrement été subie par les habitants du Valenciennois, avec un réseau d'eau potable montrant ses limites : pression en baisse, une eau de teinte brunâtre.
Alors que tout le département du Nord est placé en vigilance jaune, à Vieux-Condé, c'est tout une résidence senior qui a été confrontée à cette baisse de pression d'eau. Dans la salle de bain d'un résident les infirmières ont du disposer des seaux d'eau, pour pallier la pénurie qui a touché une partie de l'établissement.
Le cas de cette résidence située à Vieux-Condé au sein du territoire du valenciennois n'est pas un accident isolé, mais l'avant-première d'un scénario qui se répète désormais aux quatre coins de la France.
Avec des étés qui commencent dès le mois de mai et des pics de chaleur de plus en plus long, la France se rapproche chaque année d'un risque élevé de stress hydrique.
La canicule est loin d'être passagère, c'est un phénomène qui se renforce au fil des années, et tue les plus vulnérables.
Il lui demande si le Gouvernement compte mettre en place des aides spécifiques aux communes concernées, alors que ces épisodes sont de plus en plus fréquents et intenses, et si des mesures d'urgences peuvent être déployées pour faire face au phénomène du réchauffement climatique

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Réponse du Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature publiée le 08/10/2026

Face aux conséquences du changement climatique, la protection de nos concitoyens, et en premier lieu des plus vulnérables, est une priorité. Lors des épisodes de sécheresse intenses pouvant conduire à des tensions sur l'alimentation en eau potable, la doctrine nationale est claire : la sécurisation de l'approvisionnement en eau potable demeure l'usage prioritaire à préserver, avec la santé, la sécurité civile et la salubrité publique. Pour cela, les préfets s'appuient sur des arrêtés de restriction temporaire des usages afin de limiter les prélèvements et de préserver les ressources en eau. En cas de crise importante, les services de l'État s'appuient sur le plan ORSEC eau potable et travaillent en lien étroit avec les agences régionales de santé et les collectivités concernées. Des mesures d'urgence peuvent être déployées pour secourir les populations et en premier lieu les établissements les plus vulnérables, par exemple au moyen d'interconnexions de réseaux, de citernages ou de distributions d'eau en bouteille. Un suivi national des situations de tension signalées par les préfets est assuré pour apporter le soutien qui s'imposerait pour assurer la continuité du service. Au-delà de ces réponses conjoncturelles, l'État accompagne techniquement et financièrement les communes et leurs groupements dans l'adaptation durable de leurs services d'eau potable. Les agences de l'eau soutiennent ainsi les investissements de sécurisation des réseaux, de recherche et de réparation des fuites ainsi que de modernisation des infrastructures au titre de la mesure quatorze du Plan Eau. Enfin, façe à la situation inédite de sécheresse en cours et dans le cadre du travail sur l'accélération de l'adaptation au changement climatique, le ministère travaille en lien avec l'ensemble des acteurs à améliorer le cadre de gestion de la sécheresse. Des propositions seront formulées d'ici la fin septembre et à la fin de l'année dans le cadre d'un RETEX de la sécheresse 2026.

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