Question de Mme BLATRIX CONTAT Florence (Ain - SER) publiée le 17/09/2026

Mme Florence Blatrix Contat attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur le renouvellement du traitement par méthylphénidate chez les patients atteints d'un trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Cette molécule, dont l'efficacité thérapeutique est reconnue depuis plus de cinquante ans, est classée sur la liste des stupéfiants et soumise à une prescription sur ordonnance sécurisée, limitée à 28 jours. Sa primo-prescription, ouverte depuis 2021 aux spécialistes de ville (neurologues, psychiatres, pédiatres), est valable un an. Au-delà, tout médecin peut renouveler l'ordonnance, mais chaque renouvellement suppose une nouvelle consultation, soit une visite médicale toutes les quatre semaines. Cette exigence entre en tension avec la nature même du trouble traité : les difficultés d'organisation, d'anticipation et de planification propres au TDAH rendent ce rythme de démarches mensuelles particulièrement pénalisant pour les patients concernés, alors même qu'un contrôle spécialisé annuel garantit déjà le suivi et la réévaluation du traitement. Le risque de mésusage du méthylphénidate est réel et fait l'objet d'un suivi renforcé de pharmacovigilance et d'addictovigilance par l'Agence nationale de sécurité du médicament, dont les données confirment un rapport bénéfice/risque positif lorsque le traitement est conforme à son autorisation de mise sur le marché. Dans ce cadre, la consultation généraliste mensuelle apparaît redondante avec le passage annuel obligatoire chez le spécialiste, sans apporter de garantie supplémentaire proportionnée à la charge qu'elle fait peser sur les patients et sur une offre de soins de premier recours déjà sous tension. La stratégie nationale 2023-2027 pour les troubles du neurodéveloppement a permis des avancées saluées par les associations de patients, mais les modalités de délivrance en ville du méthylphénidate restent, à ce jour, un angle mort des politiques publiques de santé. Elle lui demande si le Gouvernement envisage d'assouplir les conditions de renouvellement du méthylphénidate, notamment en autorisant le médecin traitant à porter la durée de validité du renouvellement au-delà de 28 jours une fois le traitement stabilisé et quelles mesures sont prévues pour fluidifier l'accès aux spécialistes habilités à la primo-prescription.

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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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