Question de M. ROJOUAN Bruno (Allier - Les Républicains-R) publiée le 24/09/2026

M. Bruno Rojouan attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur la traduction concrète de la coopération industrielle entre la France et l'Italie.

Le traité du Quirinal a fait de la coopération économique et industrielle l'un des axes du rapprochement entre les deux pays. Le programme commun pour l'industrie et la compétitivité présenté le 3 mars 2026 identifie également plusieurs secteurs stratégiques dans lesquels la France et l'Italie partagent des intérêts et des vulnérabilités communes, parmi lesquels l'automobile, l'acier, la chimie, les matières premières critiques, les semi-conducteurs, l'intelligence artificielle ou le spatial.

Toutefois, cette coopération reste principalement tournée vers la coordination des positions françaises et italiennes au niveau européen, qu'il s'agisse de réglementation, de politique commerciale, de préférence européenne ou des instruments de soutien à l'industrie. Si cette convergence est nécessaire, elle ne répond que partiellement à l'enjeu de reconstruction de chaînes de valeur européennes plus autonomes.

La France et l'Italie disposent pourtant de tissus industriels importants et souvent complémentaires. Une meilleure identification de ces complémentarités pourrait permettre de déterminer les segments sur lesquels des investissements coordonnés, des programmes communs de recherche ou des capacités partagées de production, de transformation et de recyclage permettraient de réduire directement certaines dépendances extérieures.

Le secteur des semi-conducteurs en offre déjà une illustration. STMicroelectronics s'appuie notamment sur des implantations complémentaires à Crolles, en Isère, ainsi qu'à Agrate et Catane en Italie, avec des activités de recherche et des capacités industrielles spécialisées qui participent à la constitution d'une chaîne de valeur européenne intégrée. Cet exemple montre l'intérêt que peut présenter une coopération qui ne se limite pas à défendre une politique industrielle commune mais organise également des complémentarités productives entre les deux pays.

Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend proposer à l'Italie d'engager une cartographie des complémentarités et dépendances stratégiques de leurs appareils productifs afin d'identifier les secteurs dans lesquels pourraient être développés de nouveaux projets communs de recherche, d'investissement, de production ou de transformation.

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En attente de réponse du Ministère de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.

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