Question de M. SAURY Hugues (Loiret - Les Républicains) publiée le 24/09/2026

M. Hugues Saury attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l'intelligence artificielle et du numérique sur le calendrier des travaux de l'Institut national pour l'évaluation et la sécurité de l'intelligence artificielle (INESIA) consacrés aux risques systémiques.

Le 12 septembre 2026, le directeur général d'Anthropic, société américaine de conception de systèmes d'intelligence artificielle générative, a appelé les entreprises du secteur à ralentir le rythme de développement de leurs systèmes, évoquant un risque de perte de supervision humaine sur certains modèles. Cette alerte a été relayée par plusieurs autres dirigeants du secteur, ainsi que par des chercheurs spécialisés en sécurité de l'intelligence artificielle ayant récemment démissionné de grandes entreprises technologiques.

Ces prises de position font suite à plusieurs incidents documentés au cours de l'été 2026, au cours desquels des systèmes d'intelligence artificielle testés en environnement confiné en seraient sortis de manière autonome. Les inquiétudes exprimées portent notamment sur le risque que des agents d'intelligence artificielle échappent à la supervision de leurs concepteurs. Le rapport international sur la sécurité de l'intelligence artificielle 2026, publié par le Département britannique de la science, de l'innovation et de la technologie en février 2026, relativise toutefois ce scénario, jugeant sa probabilité et son échéance encore incertaines.

Créé en 2025 à la suite de la déclaration de Séoul et fédérant l'ANSSI, l'Inria, le LNE et le PEReN, l'INESIA a adopté en février 2026 une feuille de route 2026-2027 comportant onze projets, dont un pôle spécifiquement consacré à l'approfondissement de l'expertise nationale sur les risques systémiques que pourraient générer les IA les plus avancées. Aucune publication de ce pôle n'est toutefois intervenue depuis l'adoption de cette feuille de route.

Face à la gravité des risques évoqués et à la rapidité avec laquelle les capacités de l'intelligence artificielle évoluent, il souhaite savoir à quelle échéance les premiers travaux de ce pôle « risques systémiques » seront rendus publics, et si le Gouvernement entend en accélérer la publication. Il souligne qu'à ce jour, seuls des acteurs privés du secteur et des rapports internationaux se sont exprimés sur ces risques, et qu'il serait souhaitable que le Gouvernement puisse, à son tour, apporter un éclairage national indépendant sur cette question.

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En attente de réponse du Ministère délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargé de l'intelligence artificielle et du numérique.

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