Question de Mme JACQUEMET Annick (Doubs - UC) publiée le 01/10/2026

Mme Annick Jacquemet attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les conséquences, pour les personnes atteintes d'alopécie totale ou universelle, des nouvelles modalités de prise en charge des prothèses capillaires entrées en vigueur le 1er janvier 2026.

La réforme entrée en vigueur à cette date a permis d'améliorer la prise en charge des prothèses capillaires, désormais réparties en quatre classes selon différents critères techniques liés notamment à leur composition et à leurs modalités d'implantation.

Toutefois, certaines prothèses capillaires, notamment des modèles en fibres synthétiques dont l'implantation ne répond pas aux critères techniques requis pour relever des classes prévues par la nomenclature, demeurent exclues de toute prise en charge. Ces modèles, parfois désignés comme « hors classe » ou « sans confort », peuvent pourtant constituer une solution particulièrement adaptée à certaines personnes atteintes d'alopécie, tant en matière d'apparence que de confort, de mode de vie et de restauration de l'image de soi.

Cette situation soulève une difficulté particulière pour les personnes atteintes d'alopécie universelle, pathologie pouvant entraîner une perte définitive de l'ensemble des poils corporels et dont les conséquences peuvent être importantes dans la vie quotidienne, sociale et professionnelle. Pour ces patients, le recours à une prothèse capillaire ne relève pas d'une simple démarche esthétique ou de convenance, mais peut répondre à un besoin directement lié aux conséquences de la maladie, notamment en matière de dignité, d'image corporelle et de bien-être psychologique.

Par ailleurs, l'exclusion de certaines prothèses « hors classe » apparaît d'autant plus difficile à comprendre que leur coût d'acquisition peut être inférieur à celui de prothèses répondant aux critères techniques des classes prises en charge. La nomenclature peut ainsi conduire un patient à choisir entre une prothèse répondant à ses besoins mais non remboursée et une prothèse éligible à une prise en charge mais ne correspondant pas nécessairement à ses attentes ou à sa situation.

Cette difficulté est susceptible d'être accentuée par la diminution progressive de l'offre commerciale de certains modèles ne répondant pas aux critères de la nomenclature. Des patients indiquent ainsi rencontrer des difficultés pour continuer à se procurer les prothèses qu'ils utilisaient depuis plusieurs années et qui leur apportaient satisfaction.

Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin de permettre une meilleure adaptation de la nomenclature des prothèses capillaires aux besoins des personnes atteintes d'alopécie, notamment universelle, et d'éviter que des critères techniques relatifs aux modalités d'implantation ou de fabrication conduisent à exclure totalement du remboursement des prothèses répondant pourtant aux besoins des patients.

- page 4719


La question a été retirée pour cause de fin de mandat.

Page mise à jour le