Question de Mme SOLLOGOUB Nadia (Nièvre - UC) publiée le 01/10/2026

Mme Nadia Sollogoub attire l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace sur la nécessité de mieux prendre en compte, dans la construction du parcours des étudiants, les problèmes de santé qui ne relèvent pas d'une reconnaissance de handicap.
Les dispositifs d'accompagnement existants (dispense d'assiduité, cours aménagés, étalement des études, accès à des formations proposées à distance dans le cadre des campus connectés) sont aujourd'hui structurés principalement autour de la notion de situation de handicap, avec un parcours de reconnaissance passant le plus souvent par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et le référent handicap de l'établissement.
Or il arrive que des jeunes traversent, au cours de leurs études, des épisodes de maladie grave ou de traitement lourd, à l'image d'un étudiant suivant une chimiothérapie, sans pour autant relever d'une reconnaissance de handicap, notamment lorsque leur état de santé est évolutif ou temporaire. Ces situations, pourtant susceptibles de justifier un accompagnement adapté, ne bénéficient pas toujours d'une voie de signalement aussi claire et systématisée que celle prévue pour le handicap.
Elle souhaiterait qu'un jeune dans cette situation puisse faire valoir directement ses difficultés de santé et son traitement auprès de son établissement ou dans le cadre de son orientation, afin de solliciter, par exemple, une formation intégrant du distanciel de type campus connecté, sans devoir engager une démarche de reconnaissance du handicap mal adaptée à son cas particulier.
Elle demande donc au Gouvernement de préciser les dispositifs actuellement mobilisables par un étudiant malade, indépendamment de toute reconnaissance de handicap, pour faire connaître sa situation de santé et bénéficier d'un accompagnement adapté dans son parcours. Elle l'interroge en particulier sur la possibilité d'ouvrir, dans la plateforme Parcoursup, un espace de signalement dédié aux problématiques de santé, distinct de la seule fiche de liaison handicap, permettant à un candidat de faire valoir sa situation dès la formulation de ses voeux d'orientation, et non uniquement après son affectation, comme c'est aujourd'hui le cas pour la fiche de liaison handicap, qui n'est pas transmise aux formations lors de l'examen des candidatures. Une telle évolution permettrait de mieux orienter, en amont, les jeunes concernés vers des formations adaptées à leur état de santé et éviter une rupture éventuelle dans le parcours scolaire

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En attente de réponse du Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace.

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