Question de Mme JOURDA Muriel (Morbihan - Les Républicains) publiée le 08/10/2026
Mme Muriel Jourda appelle l'attention de M. le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat sur les difficultés économiques rencontrées par les exploitants de stations de lavage automobile à la suite des épisodes de canicule et de sécheresse qui se sont succédé au cours de l'été 2026.
Dans le Morbihan, un arrêté préfectoral en date du 30 juillet 2026 a placé plusieurs zones du département en situation de crise sécheresse et instauré des restrictions concernant notamment les usages de l'eau. Ces mesures ont notamment pour conséquence l'interdiction du lavage des véhicules et la fermeture des stations de lavage dans les secteurs concernés. La situation s'est depuis renforcée puisque, par un nouvel arrêté du 19 août 2026, l'ensemble du département a été placé en situation de crise sécheresse, à l'exception de plusieurs îles maintenues en alerte renforcée.
Si ces restrictions répondent à l'objectif légitime de préserver la ressource en eau, elles ont pour conséquence de contraindre les exploitants concernés à interrompre totalement ou partiellement leur activité, alors même qu'ils continuent à supporter leurs charges fixes : loyers, emprunts, assurances, abonnements, maintenance des équipements, charges sociales et, le cas échéant, rémunération de leurs salariés.
Cette situation est d'autant plus préoccupante que les épisodes de sécheresse sont susceptibles de se répéter et de s'inscrire dans la durée. Le ministère de la transition écologique a lui-même souligné, en juillet 2026, que les effets des épisodes de canicule et de sécheresse étaient appelés à se répéter sous l'effet du changement climatique et qu'ils pouvaient avoir des conséquences économiques importantes.
Dans ce contexte, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage de mettre en place un dispositif spécifique d'accompagnement des exploitants de stations de lavage automobile contraints de cesser leur activité en raison des arrêtés de restriction liés à la sécheresse, notamment sous la forme d'aides financières, d'exonérations ou de reports de charges, de dispositifs d'activité partielle ou de tout autre mécanisme permettant de compenser, au moins partiellement, les pertes d'exploitation et les charges fixes supportées pendant les périodes de fermeture administrative.
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En attente de réponse du Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat.
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