Question de M. GAY Fabien (Seine-Saint-Denis - CRCE-K) publiée le 08/10/2026

M. Fabien Gay attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur les fermetures annoncées de bureaux de poste.

Selon des informations communiquées par le syndicat SUD-PTT, d'ici à la fin de l'année 2027 la direction du groupe La Poste projette de fermer 471 bureaux de postes, dont trois en Seine-Saint-Denis dans les villes de Drancy, Noisy-le-Grand et Rosny-sous-Bois.

Ces suppressions s'accompagnent d'un remplacement par une agence communale ou un relais chez un commerçant.

Cependant, ces structures ne proposent pas tous les services existants jusqu'alors, là où un bureau traditionnel permet d'effectuer environ 150 opérations, les nouvelles agences ne proposeront que des retraits plafonnés, l'achat de timbres, la gestion des recommandés et l'envoi de colis.

Cette nouvelle réduction de l'offre de service public postal s'inscrit dans deux décennies de recul : selon le décompte de SUD PTT, 6 881 bureaux ont disparu entre 2005 et 2025, soit une moyenne de 344 par an.

Si La Poste justifie ces suppressions par une diminution de la fréquentation des points de contact postaux liée à la digitalisation des services, il semblerait que cette baisse soit davantage imputable à la réduction des amplitudes horaires des bureaux, inadaptées aux besoins des usagers et usagères, et à leur renvoi systématique vers les automates lorsque les opérations ne sont pas rentables pour l'entreprise.

Cette situation n'est pas acceptable : malgré la sous-compensation de l'État des coûts des missions de service public confiés à La Poste, le groupe reste largement bénéficiaire, puisqu'il affichait 1,16 milliard d'euros de résultat net en 2025, grâce aux activités de livraison de colis, mais aussi de banque et d'assurance.

Alors que cette diversification était supposée financer les missions de service public, ce projet de suppression de 471 bureaux de poste témoigne de l'inverse. Pire encore, les fermetures envisagées pourraient avoir des conséquences terribles alors que les bureaux de poste sont bien souvent les seuls services publics présents sur de nombreux territoires.

Aussi, il l'interpelle pour lui demander de contraindre le groupe La Poste dont l'État est actionnaire à revenir sur sa décision de fermeture de 471 bureaux de postes et à respecter ses obligations.

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En attente de réponse du Ministère de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.

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