Question de Mme SOLLOGOUB Nadia (Nièvre - UCI) publiée le 08/10/2026

Mme Nadia Sollogoub attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les difficultés des étudiants qui suivent leur formation en milieu rural au regard du dispositif du médecin traitant.
Le parcours de soins coordonnés suppose qu'un médecin traitant soit déclaré auprès de l'assurance maladie, faute de quoi les consultations donnent lieu à un remboursement minoré. Or les étudiants formés dans des territoires ruraux, comme la Nièvre, se trouvent dans une situation particulière. Nombre d'entre eux viennent d'autres départements et conservent leur médecin traitant près du domicile familial, parfois à plusieurs heures de route. Ils ne peuvent donc pas le consulter au quotidien, notamment pendant la semaine, alors qu'ils vivent sur leur lieu d'études.
Changer de médecin traitant pour le temps de la formation n'est guère envisageable. Dans les territoires ruraux, la démographie médicale est fragile, en effet la plupart des cabinets n'acceptent plus de nouveaux patients et les délais de rendez-vous s'allongent. L'étudiant, dont la présence est temporaire, n'est de surcroît pas prioritaire face à la patientèle locale. Il est ainsi placé devant un choix injuste : consulter un médecin de proximité avec un remboursement dégradé, ou renoncer aux soins ou les différer.
Cette situation touche des jeunes aux ressources limitées, déjà exposés à la précarité étudiante, et favorise le renoncement aux soins, y compris pour la santé mentale et la prévention. Elle nuit aussi à l'attractivité des formations et des territoires ruraux, qui s'efforcent de retenir et d'accueillir les jeunes.
Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour adapter le parcours de soins aux étudiants formés loin de leur domicile, notamment par la reconnaissance d'un médecin traitant ou d'un médecin correspondant temporaire sur le lieu d'études, ou par l'extension des dérogations à la minoration du remboursement.

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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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