Question de M. HINGRAY Jean (Vosges - UCI) publiée le 15/10/2026
M. Jean Hingray appelle l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur les difficultés rencontrées notamment par les producteurs vosgiens de plantes et de petits fruits ou encore de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) face aux dispositifs de soutien liés à la sécheresse.
Il rappelle que si le ciblage des aides d'urgence sur les exploitations les plus durement touchées répond à une nécessité budgétaire compréhensible, certaines petites fermes se trouvent de fait exclues de ces dispositifs du seul fait de leur surface ou de leur situation au regard de la politique agricole commune (PAC), alors même qu'elles peuvent justifier de pertes réelles liées à la sécheresse. Il souligne que des réponses différenciées d'un département à l'autre nourrissent en outre un sentiment d'iniquité chez ces exploitants.
Il lui demande, en conséquence, qu'une dérogation ou un dispositif spécifique soit étudié pour rationaliser, clarifier et universaliser les appuis aux petites exploitations hors PAC, dès lors qu'elles peuvent justifier d'une perte liée à la sécheresse, afin qu'elles puissent bénéficier d'un soutien comparable à celui des autres exploitations.
Il attire par ailleurs l'attention de la ministre sur la place particulière que tiennent, dans de nombreux départements, les exploitations de plantes et de petits fruits ou encore la filière des PPAM (plantes à parfum, aromatiques et médicinales) : au-delà de leur valeur agricole et économique propre, elles jouent un rôle dans l'entretien des paysages et de la biodiversité, constituant de véritables îlots refuges au bénéfice des espaces agricoles environnants. Toutes ces productions contribuent à renforcer l'attractivité touristique des départements d'où elles sont issues, participent à la souveraineté alimentaire nationale ou encore au maintien de solutions naturelles aux vertus médicinales irremplaçables telles l'arnica des Vosges ou de Franche-Comté.
Il estime que la réflexion doit désormais dépasser la seule réparation post-crise pour s'orienter vers l'anticipation et la résilience des exploitations, à travers un soutien accru à la gestion et au stockage de l'eau, à la capacité des sols à retenir l'eau et à stocker du carbone, aux haies, à l'agroforesterie, à la biodiversité et à la diversification des productions - une exigence d'autant plus forte que le changement climatique interroge déjà l'avenir de certains piliers économiques historiques de nombreux territoires ruraux, à commencer par la forêt et le bois.
Il lui demande enfin de veiller à ce que les producteurs de plantes et de petits fruits, comme les autres petites exploitations aujourd'hui exclues des dispositifs existants, soient davantage associés à la construction des politiques agricoles et territoriales qui les concernent.
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En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.
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