Question de Mme QUENTIN Virginie (Eure-et-Loir - Les Républicains-R) publiée le 22/10/2026
Mme Virginie Quentin attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les difficultés rencontrées par les communes rurales pour maintenir ou retrouver une pharmacie de proximité.
La disparition des officines constitue une préoccupation croissante dans les territoires, particulièrement en Eure-et-Loir où le maillage communal est souvent rural. Les départs à la retraite sans repreneur, les difficultés économiques ou les opérations de regroupement peuvent conduire à la fermeture de la dernière pharmacie d'une commune, contraignant les habitants à parcourir plusieurs kilomètres pour accéder à leurs médicaments. Cette situation pénalise particulièrement les personnes âgées, les habitants ne disposant pas de véhicule et les patients atteints de maladies chroniques, dans des territoires où les transports collectifs sont souvent insuffisants. Or, les règles d'implantation des officines peuvent faire obstacle à leur réouverture. Le seuil démographique de droit commun de 2 500 habitants et les conditions restrictives des dérogations existantes limitent les possibilités d'installation dans les petites communes, y compris lorsqu'une pharmacie y était auparavant implantée. Il en résulte une situation paradoxale : une commune ayant longtemps disposé d'une pharmacie peut perdre durablement ce service de proximité, alors même qu'un pharmacien souhaiterait s'y installer et que les besoins de la population demeurent.
Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage d'assouplir les conditions d'ouverture des officines dans les communes rurales ayant perdu leur dernière pharmacie, notamment en permettant leur réouverture par voie de création lorsque les besoins locaux le justifient.
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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
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