Question de M. HINGRAY Jean (Vosges - UCI) publiée le 22/10/2026
M. Jean Hingray appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, chargé de la transition écologique sur la disparité des soutiens apportés par les agences de l'eau à la culture de la silphie perfoliée, plante pérenne qui offre des solutions de sobriété en eau et de protection de la ressource.
Cette culture vivace, qui n'exige ni travail du sol annuel ni traitement phytosanitaire une fois installée, présente plusieurs atouts : elle limite le lessivage des nitrates, apporte une couverture permanente du sol, résiste bien aux épisodes de sécheresse, constitue une ressource mellifère et peut être valorisée en méthanisation ou en fourrage. Elle intéresse tout particulièrement les aires d'alimentation de captages dégradés par les nitrates et les produits phytosanitaires, ainsi que les exploitations confrontées à la raréfaction de l'eau. Or l'implantation de cette culture représente un coût initial élevé, de l'ordre de 1 800 euros par hectare, que les exploitants ne peuvent supporter seuls. Il relève que certaines agences de l'eau, à l'image de l'agence Rhin-Meuse, financent son implantation dans les parcelles situées dans une aire d'alimentation de captage, alors que, dans d'autres bassins, ce soutien est inexistant, partiel ou subordonné à des dispositifs agroenvironnementaux qui n'en tiennent pas compte. Cette hétérogénéité des critères, des taux d'aide et des périmètres d'éligibilité crée une inégalité entre exploitants et entre territoires, et prive certains captages d'une solution pourtant efficace.
Il lui demande en conséquence si le Gouvernement envisage d'harmoniser, à l'échelle nationale, les conditions d'accompagnement de la silphie perfoliée par les agences de l'eau ; de l'intégrer clairement parmi les cultures éligibles aux dispositifs de protection des captages et aux mesures agroenvironnementales et climatiques ; et d'engager une évaluation de ses effets sur la qualité de l'eau et sur la sobriété hydrique, afin de fonder une politique d'appui cohérente sur l'ensemble du territoire.
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En attente de réponse du Ministère délégué auprès de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, chargé de la transition écologique.
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