Question de Mme NARASSIGUIN Corinne (Seine-Saint-Denis - SER) publiée le 22/10/2026
Mme Corinne Narassiguin attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'opacité entourant les chiffres relatifs aux blessures subies par les forces de l'ordre lors des manifestations lycéennes en cours.
Depuis le début de ces mobilisations, le nombre de membres des forces de l'ordre blessés est régulièrement mis en avant, y compris par M. le ministre lui-même, et relayé par les médias, pour illustrer le niveau de violence des manifestations. Ce chiffre s'élevait à 761 au 8 octobre 2026 et avoisinerait désormais les 900.
Sans remettre en cause la nécessité de prendre en considération les blessures dont les agents ont pu être victimes, ces données, présentées sous la forme d'un décompte global, ne permettent pas d'apprécier précisément la réalité des situations. Elles ne renseignent ni sur les circonstances dans lesquelles les blessures sont survenues, ni sur leur nature, ni sur leur degré de gravité. Pourtant, elles sont fréquemment invoquées pour justifier les modalités d'intervention des forces de l'ordre, y compris lorsque celles-ci impliquent un recours à la force.
Ainsi, comment distinguer les blessures légères des atteintes les plus sérieuses ? Quelle comparaison établir entre un policier blessé après avoir fait usage de sa propre arme et un policier blessé à cause de l'action d'un individu violent ?
Dans un souci de transparence et afin de garantir aux citoyens comme aux parlementaires leur droit à l'information, elle lui demande en conséquence de bien vouloir rendre publiques des données détaillées sur les blessures recensées parmi les forces de l'ordre lors des manifestations lycéennes, en précisant notamment leur nature, leur gravité et les circonstances dans lesquelles elles sont survenues.
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En attente de réponse du Ministère de l'intérieur.
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