Question de Mme MARGATÉ Marianne (Seine-et-Marne - CRCE-K) publiée le 05/11/2026

Mme Marianne Margaté attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le rapport du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) concernant la situation des enfants à Gaza.
Le 10 octobre 2026, à l'occasion du premier anniversaire du cessez-le-feu à Gaza, le bureau de l'UNICEF dans l'État de Palestine a publié un rapport intitulé « Hope amid the Pain: Palestinian Children in the Gaza Strip One Year after the Ceasefire ». Le constat qu'il dresse est accablant. Si la trêve a permis d'élargir, de manière très insuffisante, l'accès humanitaire, elle n'a en rien apporté aux enfants la sécurité, la stabilité et le rétablissement dont ils ont besoin. Pire encore : plus de 340 enfants ont été tués et plus de 600 blessés depuis le début du cessez-le-feu. Près de la moitié de ces victimes l'ont été à proximité des zones dites « humanitaires ». 800 000 enfants sont toujours déplacés, dont 60 000 ont perdu un ou deux parents. 63% de la population a accès à moins de 6 litres d'eau potable par jour. Un enfant de moins de 5 ans sur 8 souffre d'un retard de croissance. Près de 9 enfants sur 10 déclarent avoir besoin d'un soutien psychologique. 200 000 enfants sur 700 000 en âge d'être scolarisés restent privés de toute forme d'apprentissage structuré alors que près de 98% des bâtiments scolaires sont toujours endommagés. Tout cela ne peut qu'interroger gravement la notion même de zone protégée. Un cessez-le-feu qui tue des enfants n'est pas un cessez-le-feu mais une illusion mortelle.
La France, membre permanent du Conseil de sécurité, ne peut se contenter de déclarations. Par conséquent, elle lui demande quelles démarches diplomatiques ont été engagées auprès des autorités israéliennes pour que cessent les tirs mortels autour des zones humanitaires ? Quel soutien financier et politique la France apporte-t-elle à l'UNICEF et aux agences onusiennes pour la protection de l'enfance à Gaza ? Enfin, compte-t-elle saisir le Conseil de sécurité afin d'établir un mécanisme de surveillance indépendant des violations commises contre les enfants depuis le cessez-le-feu ? L'UNICEF appelle aussi les bailleurs à s'engager sur des financement flexibles et durables ainsi qu'à la ré-électrification de Gaza. Face à l'ensemble de ces demandes, elle l'interroge sur ce que compte faire la France.

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En attente de réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.

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