Question de Mme BONNEFOY Nicole (Charente - SER) publiée le 05/11/2026

Mme Nicole Bonnefoy attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la crise majeure que traverse la maison d'arrêt d'Angoulême, où la détresse des personnels pénitentiaires atteint un niveau alarmant.

En effet, 44 des 65 surveillants ont été placés en arrêt maladie au début du mois d'octobre 2026. Cet absentéisme exceptionnel témoigne d'un épuisement physique et psychologique profond, d'une perte de confiance et d'une dégradation importante des conditions de travail. Certains agents envisagent désormais de quitter l'administration pénitentiaire.

Cette situation intervient dans un établissement déjà confronté à une surpopulation carcérale chronique, à des effectifs insuffisants et à une accumulation des heures supplémentaires. La mise en cause judiciaire de plusieurs agents a également accentué le malaise et le sentiment d'abandon exprimés par les personnels, dans un contexte où la présomption d'innocence doit naturellement être respectée.

Au-delà de la souffrance des agents, cette crise fait peser des risques sérieux sur la sécurité des personnels et des personnes détenues, ainsi que sur le bon fonctionnement de l'établissement. La fatigue, le manque de surveillance et l'accumulation des tensions constituent autant de facteurs susceptibles de favoriser des incidents graves.

Elle avait déjà alerté le Gouvernement sur la situation de cette prison, qui accueillait alors 313 détenus pour une capacité de 236 places, et sur la nécessité de renforcer ses effectifs.

Elle demande donc au Gouvernement quelles mesures urgentes il entend prendre pour protéger la santé physique et psychologique des personnels, rétablir un dialogue social effectif et garantir la sécurité au sein de la maison d'arrêt d'Angoulême. Elle souhaite également connaître les moyens supplémentaires envisagés pour remédier durablement au manque d'effectifs et à la surpopulation carcérale, avant qu'un événement dramatique ne survienne.

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En attente de réponse du Ministère de la justice .

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