Question de M. GROSPERRIN Jacques (Doubs - Les Républicains) publiée le 05/11/2026
M. Jacques Grosperrin attire l'attention de Mme la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation au sujet des conséquences de la sécheresse sur les terrains de football en herbe naturelle.
A l'instar de tout le territoire national, le département du Doubs a subi des épisodes caniculaires intenses qui ont fortement dégradé les gazons des équipements sportifs, ce qui a bouleversé la reprise des clubs sportifs locaux. En ce début de saison amateur, de nombreux matchs ont donc dû être délocalisés dans des stades ayant une pelouse synthétique. Au-delà de l'aspect sportif, ces clubs jouent un rôle social de premier plan en tant que vecteurs de lien social et d'insertion pour les jeunes. Ainsi, la dégradation durable des équipements fragilise ainsi tout un tissu associatif local.
Ces terrains, généralement détenus par les collectivités et mis à disposition des clubs sportifs, représentent déjà un coût d'entretien important, et leur remise en état nécessite un investissement humain et financier conséquent. Face à la recrudescence de ces vagues de fortes chaleurs et aux interdictions d'arrosage qui en découlent, les collectivités sont désormais amenées à considérer le remplacement de ces gazons naturels par des pelouses synthétiques.
À ce jour, 19 000 terrains sont homologués par la fédération française de football, dont 3 750 sont synthétiques. Le changement de revêtement en gazon synthétique représente un coût financier plus important que la création d'un terrain en gazon naturel, mais les collectivités peuvent néanmoins soumettre leur projet à plusieurs dispositifs de financement, comme la dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR), la dotation de soutien à l'investissement local (DSIL) ou le fonds d'aide au football amateur (FAFA) proposé par la fédération française de football.
L'artificialisation des pelouses pourrait ainsi devenir une solution concrète à moyen terme pour les collectivités territoriales souhaitant assurer une pratique quatre saisons au profit des clubs sportifs locaux. De plus, rapporté au nombre d'heures moyen d'utilisation annuelle, qui s'élève à 850 heures, le coût total à l'heure d'utilisation, pondéré sur dix ans (durée de vie moyenne de ce type de sol), est moins élevé que celui d'une pelouse naturelle. Ce choix soulève toutefois des interrogations, tant sur le plan environnemental (gestion des microplastiques, effet d'îlot de chaleur) que sanitaire, ces surfaces étant régulièrement pointées pour un risque accru de blessures articulaires et une température de surface plus élevée en période de forte chaleur, ce qui interroge sur la santé physique des joueurs.
Il lui demande de préciser la position du Gouvernement sur le recours aux pelouses synthétiques comme réponse à la sécheresse, ainsi que les mesures d'accompagnement qu'il entend déployer pour soutenir les collectivités territoriales dans cette transition, tout en garantissant la préservation de la santé des joueurs et du rôle social des clubs sportifs locaux.
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En attente de réponse du Ministère de l'aménagement du territoire et de la décentralisation .
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