Mercredi 24 juin 2026 à 11h30, Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes, Béatrice Gosselin, Olivia Richard, et Laurence Rossignol, rapporteures, présentent à la presse les conclusions de leur rapport sur les réseaux et mouvements masculinistes.
Accréditation préalable obligatoire des journalistes auprès de la direction de la communication du Sénat (presse@senat.fr) sur présentation d’une carte de presse en cours de validité (délivrée par la Commission de la carte d’identité des journalistes ou par le ministère des affaires étrangères), en précisant le format choisi (présentiel ou visioconférence)
Le dossier de presse (à venir)
Comprendre les enjeux
Dans le sillage de ses travaux précurseurs sur l’industrie de la pornographie, la délégation aux droits des femmes du Sénat a été la première assemblée politique à se saisir, dès novembre 2025, de la question des masculinismes, dans toutes ses acceptions : numérique, économique, sociétale, sécuritaire mais aussi, et surtout, politique.
Après sept mois de travaux, une centaine de personnes auditionnées, des déplacements en France et à l’étranger, une analyse des contenus masculinistes relayés en ligne, les rapporteures appellent aujourd’hui à un réveil des consciences.
Le rapport de la délégation retrace la généalogie de ces mouvements et propose un état des lieux de leurs configurations actuelles, analyse leurs mécanismes de production et de diffusion, ainsi que les mécanismes d’adhésion à ces discours, qui témoignent d’une banalisation croissante de leurs codes et, dans certains cas, d’un risque de radicalisation pouvant mener à la violence, voire au terrorisme.
Les masculinismes d’aujourd’hui ne sont pas qu’une simple "tendance" sur les réseaux sociaux. Ils constituent un mouvement social et politique qui vise à anéantir les droits des femmes et, in fine, à démanteler notre socle démocratique.
Pour combattre le poison des masculinismes et protéger les enfants, la délégation formule une vingtaine de recommandations autour de quatre grands axes : faire de la lutte contre les masculinismes un enjeu majeur de politique publique, réguler et assainir l’espace numérique, repérer et prévenir les trajectoires de radicalisation, réveiller les consciences en mobilisant l’ensemble de la société.