Mercredi 1er avril 2026, Christine Lavarde, rapporteur spécial de la mission Écologie, développement et mobilité durables, a présenté à la presse les conclusions de son rapport sur le soutien de l'État à la filière automobile, pour suite à donner à l’enquête de la Cour des comptes, transmise en application de l’article 58-2° de la loi organique relative aux lois de finances.
 


Dossier de presse 
 

Comprendre les enjeux

Dans le domaine des véhicules électriques, la Chine a 20 ans d'avance sur l'industrie automobile européenne. Alors qu'elle traverse des révolutions inédites dans le cadre de la transition vers l'électrique et qu'elle se trouve confrontée à une concurrence internationale toujours plus féroce, la filière automobile française doit rattraper au plus vite ce retard afin de se repositionner sur la chaîne de valeur des véhicules électriques.

Eu égard aux conséquences sociales, économiques, industrielles et stratégiques de cet enjeu, les pouvoirs publics ne peuvent bien évidemment rester les "bras croisés". Pour autant, les soutiens de l’État à cette filière historique pour la France, qui s'inscrivent dans un cadre normatif européen dont les révisions actuellement en négociations s'annoncent déterminantes, sont-ils adaptés, cohérents et calibrés pour relever ce défi stratégique déterminant pour l'avenir de l'industrie automobile dans notre pays?

Dans son rapport, Christine Lavarde livre son analyse de la situation et formule de recommandations pour que les soutiens de l’État au secteur automobile combinent efficacement ambition de transition du parc de véhicules et renforcement de la filière industrielle nationale.