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PERSIGNY Jean-Gilbert-Victor Fialin

Ancien sénateur du Second Empire

  • IInd Empire

    Ancien sénateur du
    Second Empire

Election

  • Elu le 31 décembre 1852
  • Fin de mandat le 4 septembre 1870

Autres mandats

  • Assemblée nationale du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851

Postes ministériels

  • Ministre de l'Intérieur du 22 janvier 1852 au 23 juin 1854
  • Ministre de l'Intérieur du 5 décembre 1860 au 23 juin 1863

Extraits de la table nominative :

Biographie

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)

avant 1889

Biographie mise à jour le 20 novembre 2020.

La notice biographique tirée du dictionnaire « Robert et Cougny » figure infra.

VICTOR DE PERSIGNY

Né le 11 janvier 1808 à Saint-Germain-Lespinasse, Jean-Gilbert Victor Fialin, futur duc de Persigny, est le fils d'Antoine Fialin, soldat de la Grande Armée tué en 1810 à la bataille de Salamanque. Élevé par son oncle maternel, il reçoit une bourse qui lui permet d'entrer au collège royal de Limoges. Quoiqu'issu, par son père, d'une lignée de petits notaires de province, le jeune homme choisit la voie militaire et s'engage, en 1825, au 3e régiment de hussards. Admis, l'année suivante, comme cadet à l'école de cavalerie de Saumur, il intègre le 4e hussards avec le grade de maréchal des logis et adopte les idées républicaines sous l'influence de son capitaine. Il participe avec son régiment à l'insurrection de Pontivy durant les Trois Glorieuses ce qui lui vaut d'être mis en congé de l'armée pour insubordination en 1831. Ayant gagné Paris, Fialin vivote de collaborations dans plusieurs journaux, se faisant dorénavant appeler vicomte de Persigny, du nom d'une terre familiale.

Converti au bonapartiste par la lecture du Mémorial de Sainte-Hélène, il se fait connaître comme thuriféraire exalté de l'Empire déchu et côtoie un certain temps Joseph Bonaparte, l'ancien roi d'Espagne, avec lequel il rédige notamment un projet de constitution. Par l'intermédiaire de ce dernier, il est introduit, en 1834, à Arenenberg où vivent la reine Hortense et son fils Louis-Napoléon Bonaparte, dont il devient le confident et le secrétaire. Persigny s'attache dès lors à faire revivre un parti bonapartiste en France. Homme de réseau, plus zélé des partisans de Louis-Napoléon Bonaparte, il devient l'éminence grise de ce dernier et se fixe pour perspective de le faire accéder au pouvoir. Il participe ainsi activement à la désastreuse tentative de soulèvement de la garnison de Strasbourg du 30 octobre 1836 qui se solde par l'exil en Amérique du prince. Persigny, qui a réussi à échapper à la justice, n'en continue pas moins ses activités subversives et regroupe autour de lui un embryon de parti, limité mais très actif. Durant le séjour londonien de Louis-Napoléon Bonaparte, qui a publié avec un certain succès un ouvrage-programme, Persigny publie à son tour les Lettres de Londres, éloge du bonapartisme et de son chef de file.

En août 1840, jugeant le moment favorable - le retour des cendres de Napoléon ravive le souvenir de l'Empereur - le prince Louis-Napoléon, Persigny, le général de Montholon ainsi qu'une cinquantaine de partisans débarquent de nuit à Boulogne-sur-Mer et tentent de rallier des soldats. La tentative d'insurrection échoue une fois de plus tandis que plusieurs hommes sont tués dans la confusion. Le prince est cette fois envoyé au fort de Ham et Persigny à la citadelle de Doullens (Somme). Condamné à vingt-ans de prison, sa peine est néanmoins allégée du fait de sa santé précaire et il est transféré à l'hôpital de Versailles où il restera jusqu'en 1848.

Libéré à la chute de la monarchie de Juillet, jugeant désormais inefficaces les tentatives de subversion trop brutales, Persigny s'attache à conquérir le pouvoir par la voie légale. Or, l'élection présidentielle de 1848 doit se tenir au mois de décembre. Persigny, infatigablement, reconstitue le réseau bonapartiste en voyageant dans toute la France. Fondant ou payant des journaux, encourageant la création de comités bonapartistes, il est l'âme de la campagne de Louis-Napoléon Bonaparte qui l'emporte, les 10 et 11 décembre 1848, par 74 % des suffrages. Persigny est nommé aide de camp du Président et élu, aux élections de l'année suivante, représentant du Nord à l'Assemblée législative. Siégeant à droite - il est membre du comité de la rue de Poitiers qui regroupe les burgraves, personnalités conservatrices - il s'efforce de constituer autour de la personne du Président un parti bonapartiste, notamment en moissonnant dans les rangs monarchistes et conservateurs.

Le conflit latent qui fait bientôt rage entre le Président et l'Assemblée décide l'homme lige de Louis-Napoléon à envisager une rupture. Persigny fait bientôt ouvertement campagne pour le rétablissement de l'Empire, qu'appellent déjà de leurs voeux nombre de bonapartistes. Le prince-président juge l'initiative encore prématurée et demande à Tocqueville, ministre des Affaires étrangères, d'envoyer le bruyant Persigny en tournée diplomatique en Allemagne.

De mauvaise grâce, celui s'exécute et, durant six semaines, parcourt l'espace germanique avant de conclure que « le mouvement des esprits vers l'unité de l'Allemagne est un produit de l'idée révolutionnaire bien plus que d'un sentiment de nationalité (1) ». Nommé ministre plénipotentiaire à Berlin en 1850, il est chargé par le prince président de la « délicate mission de plaider sa cause personnelle auprès de la Cour de Prusse. Persigny ne laisse pas de bons souvenirs à Berlin. Intriguant, peu avare en incartades qui scandalisent la Cour et le gouvernement de Brandebourg, mais surtout ayant le grand tort aux yeux des Prussiens d'être bonapartiste, il est rapidement mis au ban de la société et jugé indésirable par la famille royale. Selon la duchesse de Dino ainsi qu'après qu'il a tenu des paroles trop virulentes, il n'est plus invité aux soupers qui suivent traditionnellement les opéras (2). »

De retour en France, Persigny est dans le secret de l'opération « Rubicon », le projet de coup d'État du 2 décembre 1851. Il investit le palais Bourbon la nuit même à la tête d'un régiment lorsque l'Assemblée nationale est dissoute. Il est nommé, le lendemain, au sein de la commission consultative qui fait office d'assemblée transitoire, puis devient, le 22 janvier suivant, ministre de l'Intérieur en remplacement de celui qui sera dorénavant son rival, le comte de Morny. Persigny met un grand zèle à favoriser la victoire des candidatures officielles, système qu'il a instauré avec Baroche et Rouher, lors des élections législatives de 1852. I1 contresigne le décret de spoliation des biens de la famille des Orléans, ce qui lui aliène une grande partie des monarchistes libéraux. Il épouse le 27 mai 1852 Églé Ney, petite fille du prince de la Moskova - elle est âgée de 20 ans tandis que Persigny en a 44 - qui lui donnera cinq enfants et reçoit pour l'occasion le titre de comte assorti d'une rente de 500 000 francs. Nommé sénateur le 31 décembre de la même année, le portefeuille de l'Agriculture, du Commerce et de l'Industrie lui est confié. Persigny, au sommet de sa puissance, incarne alors l'empire dit « autoritaire », vivement critiqué par l'opposition libérale. Il siège peu au Sénat du fait de ses activités successives et est ainsi noté absent des procès-verbaux des sessions de 1855 à 1859 (3).

Toutefois, son caractère entier et ses emportements finissent par lasser au sein du Gouvernement et jusqu'à l'empereur lui-même. En outre, le mariage de Napoléon III avec Eugénie de Montijo, que son collaborateur a désapprouvé, jette un froid entre les deux anciens conjurés. Préférant démissionner du Gouvernement, Persigny reçoit l'ambassade de Londres en 1855 en remplacement du comte Walewski, nommé ministre des Affaires étrangères. Conservant ce poste jusqu'en 1860 avec un intermède entre 1858 et 1859, il est rappelé au ministère de l'Intérieur en 1860 et nommé membre du conseil privé. Après qu'il a une nouvelle fois donné de sa personne pour soutenir les candidatures officielles lors des élections de 1863, la victoire en demi-teinte - et en particulier l'élection de Thiers qu'il a beaucoup combattu - le conduit à donner sa démission le 23 juin. Fait duc par Napoléon III la même année, « il continu[e] d'intervenir fréquemment dans les débats parlementaires du Sénat dont il [est] membre, par des discours que la presse comment[e] avec un empressement d'autant plus grand qu'elle y [cherche] l'expression directe de la pensée du chef de l'État (4) ».

Retiré, dès lors, de toute fonction politique nationale, Persigny exerce la présidence du conseil général de la Loire à partir de 1858. Très critique vis-à-vis de la politique menée à partir de 1867, il exprime notamment au Sénat, en 1870, son opposition au sénatus consulte ayant pour objet de libéraliser l'Empire (5). Les annales des débats du Sénat indiquent toutefois que Persigny est peu assidu aux séances de la Haute Chambre (6). Spectateur de la défaite de 1870 et de la chute de l'Empire le 4 septembre, il se réfugie en Angleterre et meurt à Nice le 12 janvier 1872.

Grand-croix de la Légion d'honneur, Persigny apparaît comme l'un plus fidèle des compagnons de route de Napoléon III, et même plus bonapartiste que ce dernier. En témoigne le mot de l'empereur resté célèbre : « L'impératrice est légitimiste, Morny est orléaniste, le prince Napoléon Jérôme est républicain. Il n'y a qu'un bonapartiste, c'est Persigny, et il est fou... ».

Bibliographie

Éric Anceau, Napoléon III, Tallandier, Paris, 2008.

Éric Anceau, Dictionnaire des députés du Second Empire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1999.

Pascal Clément, Persigny, Paris, Perrin, 2006.

Victor de Persigny, Mémoires, Paris, Plon, 1896.

Jean Tulard, Dictionnaire du Second Empire, Paris, Fayard, 1996.

Benoît Yvert (dir.), Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989, Paris, Perrin, 1990.

Paul Chrétien, Le duc de Persigny (1808-1872), Toulouse, thèse, 1943.

Honoré Farat, Persigny, un ministre de Napoléon III, 1808-1872, Hachette, Paris, 1957.

Annales du Sénat et du Corps législatif, années 1852 à 1870, Bibliothèque du Sénat.

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(1) Victor de Persigny, Mémoires, Paris, Plon, 1896, p. 90.

(2) Xavier Lacroix, Le marquis de Moustier, de Paris à Berlin, Paris, 2018, p. 89.

(3) Annales du Sénat et du Corps législatif, années 1852 à 1870, Bibliothèque du Sénat.

(4) Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891.

(5) Annales du Sénat et du Corps législatif, années 1852 à 1870, Bibliothèque du Sénat.

(6) Idem. Les Archives du Sénat ne gardent aucune trace marquante de son activité sénatoriale. Pour plus d'informations sur celle-ci, se référer aux registres des débats parlementaires conservés par la Bibliothèque du Sénat.

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Biographie extraite du dictionnaire « Robert et Cougny » :

PERSIGNY (JEAN-GILBERT-VICTOR FIALIN, DUC DE), représentant en 1849, sénateur du Second Empire et ministre, né à Saint-Germain-Lespinasse (Loire) le 11 janvier 1808, mort à Nice (Alpes-Maritimes) le 13 janvier 1872, fils d'un ancien soldat de la grande armée tué en 1812 à la bataille de Salamanque, fut élevé par un de ses oncles, qui le plaça comme boursier au collège de Limoges. A dix-sept ans, le jeune Victor Fialin s'engagea ; admis en 1826 à l'École de Saumur, il en sortit maréchal des logis au 4e hussards dans la compagnie du capitaine Kersausie, républicain et carbonaro; à son contact, il renonça bientôt aux idées royalistes qu'il avait d'abord professées, et prit part, avec lui, à Pontivy, au mouvement insurrectionnel de juillet 1830. Mis en congé de réforme pour insubordination, puis en congé définitif le 4 octobre 1831 il se rendit à Paris, demanda un emploi dans les douanes, collabora au Temps, puis à une correspondance légitimiste, et quitta, vers cette époque, son nom patronymique de Fialin pour prendre le titre et le nom de vicomte de Persigny, qui avait été porté jadis dans sa famille. Il sa tourna alors vers les bonapartistes, et fonda, pour les soutenir, une publication enthousiaste, dont le premier et unique numéro parut sous ce titre: l'Occident français, en 1834. L'ex-roi Joseph applaudit à la tentative du publiciste et lui donna une lettre d'introduction auprès du prince Louis Bonaparte qui résidait alors avec sa mère à Arenenberg. Accueilli favorablement par le prétendant qui se l'attacha comme secrétaire et comme confident, M. de Persigny se dévoua tout entier au parti impérialiste, s'occupa avec ardeur de lui recruter des adhérents en France et en Allemagne, et fut le principal promoteur et comme le metteur en scène de l'échauffourée de Strasbourg. « Homme de tête et de résolution », ainsi que le qualifia l'acte d'accusation, ce fut lui qui s'empara de la personne du préfet: ayant rejoint le prince devant la caserne, il fut arrêté avec lui, réussit à s'échapper, passa en Allemagne, erra quelque temps dans la Forêt-Noire, longea le Rhin et se rendit en Angleterre, où il écrivit sur l'affaire de Strasbourg une relation apologétique qui parut à Londres en 1837. Il resta l'âme de tous les complots bonapartistes, s'associa encore à l'entreprise de Boulogne (juillet 1840), fut traduit cette fois avec ses co-accusés devant la cour des pairs, et, chargé par le ministère public des accusations les plus graves, il se défendit en arguant de la légitimité de la dynastie napoléonienne, sans chercher à atténuer sa part de responsabilité. « Sous ce rapport, lit-on dans l'acte d'accusation, Persigny ne s'est pas imposé de bornes ; il a lui-même pris soin de faire connaître que, dans la scène de la caserne, sans l'intervention de l'un de ses co-accusés, il aurait tué à coups de baïonnette l'un des sous-lieutenants d'abord, et puis après le capitaine du 42e. » La cour des pairs le condamna à vingt années de détention. Enfermé d'abord à Doullens, il fut transporté comme malade à l'hôpital militaire de Versailles, où il ne tarda pas à obtenir l'autorisation de circuler librement. Il publia à cette époque un singulier écrit sur l'Utilité des pyramides d'Égypte, où il s'efforce de prouver que ces gigantesques tombeaux étaient édifiés en réalité pour protéger la vallée du Nil contre les sables du désert. La révolution de 1848 rendit l'espoir à M. de Persigny. Il s'entendit avec les membres de la famille Bonaparte, fonda des sociétés impérialistes, des journaux, entra au comité de la rue de Poitiers, et contribua de tout son pouvoir au succès de l'élection de Louis-Napoléon à la présidence de la République, le 10 décembre 1848. Nommé, en récompense de son zèle, aide- de-camp du prince-président, il reçut en même temps un commandement supérieur dans l'état- major de la garde nationale parisienne. Puis il se fit élire (13 mai 1849) représentant à l'Assemblée législative par deux départements : la Loire, qui le nomma, le 7e sur 9, avec 35,483 voix (75,232 votants, 118,427 inscrits), et le Nord qui l'élut, le 6e sur 24, par 93,392 voix (183,521 votants, 290,196 inscrits). M. de Persigny opta pour le Nord et fut remplacé dans la Loire, le 22 juillet 1849, par le général Delmas de Grammont. Il siégea à droite, appuya de son vote la politique gouvernementale, remplit à Berlin, pendant la durée de son mandat, une mission temporaire, dont le succès fut d'ailleurs médiocre, fut initié un des premiers aux projets de coup d'État, prit une part personnelle importante à l'acte du 2 décembre 1851, et occupa lui-même, a la tête du 42e de ligne, aux côtés du colonel Espinasse,

la salle des séances de l'Assemblée dissoute. Membre de la Commission consultative, il prit, le 22 janvier 1852, en remplacement de M. de Morny démissionnaire, le portefeuille de l'Intérieur. Il contresigna les décrets confisquant les biens de la famille d'Orléans, ne négligea aucun moyen pour faire triompher aux élections du Corps législatif les candidatures officielles, épousa, le 27 mai 1852, la fille unique du feu prince de la Moskowa, reçut le titre de comte et une dotation de 500,000 francs, fut appelé au Sénat le 31 décembre 1852, et quitta le ministère pour raisons de santé en avril 1854. L'année d'après (mai 1855), il fut envoyé à Londres comme ambassadeur. Il conserva ce poste jusqu'au commencement de 1858, fut remplacé alors par le maréchal Pélissier, et le reprit encore le 18 mai 1859. A la suite des décrets du 24 novembre 1860, l'empereur lui confia de nouveau la direction du ministère de l'Intérieur : son premier soin fut de veiller à l'application du régime auquel la presse venait d'être soumise; on remarqua sa circulaire du 8 décembre 1861 sur la liberté de la presse en France et en Angleterre, et les nombreux discours et rapports officiels qu'il prononça et rédigea sur le même objet. Cependant, à côté des protestations libérales, les mesures prises contre la Société de Saint-Vincent-de-Paul (16 octobre 1861) et contre la franc-maçonnerie rappelèrent les procédés autoritaires d'autrefois, et des indiscrétions révélèrent que les préfets étaient chargés de préparer des listes « d'hommes dangereux » au cas « où un événement grave et imprévu amènerait la transmission du pouvoir au prince impérial » (circulaire confidentielle du 26 septembre 1861). Au Corps législatif, comme au Sénat, M. de Persigny n'eut pas de peine à faire triompher les vues du gouvernement ; mais le succès relatif des candidats de l'opposition lors des élections de 1863 et surtout l'élection de Thiers entraînèrent la retraite de M. de Persigny. Démissionnaire le 23 juin il fut fait duc par l'empereur le 13 septembre suivant. Il continua d'intervenir fréquemment dans les débats parlementaires du Sénat dont il était membre, par des discours que la presse commentait avec un empressement d'autant plus grand qu'elle y cherchait l'expression directe de la pensée du chef de l'État. On commenta surtout son discours du 12 mars 1867, contre le régime parlementaire. Il se montra d'ailleurs partisan des diverses modifications apportées à la Constitution de 1852 dans le sens

« libéral »; plusieurs lettres de lui, rendues publiques, le prouvent, notamment celle du 3 juin 1869, qu'il adressa à M. Émile Ollivier, et qui contenait une approbation formelle de la nouvelle politique suivie par le pouvoir. Au 4 septembre 1870, il se rendit à Londres, refusa, par lettre, en février 1871, une candidature à l'Assemblée nationale dans la Loire, et, étant venu rétablir sa santé à Nice, mourut dans cette ville l'année suivante. Grand-croix de la Légion d'honneur. On a de lui : Lettre de Rome (1865); L'outillage de la France (1866) etc.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

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Photo de M. Jean-Gilbert-Victor Fialin PERSIGNY, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 11 janvier 1808
Décédé le 13 janvier 1872
Profession
Journaliste
  • Mis à jour le 12 mai 2021