État civil :
Né le 2 décembre 1823
Décédé le 7 février 1912
Profession :
ingénieur
Département :
Gers
IIIème République

Ancien sénateur de la IIIe République

Elu le 3 janvier 1897
Fin de mandat le 6 janvier 1906 ( Ne se représente pas )

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

1889-1940

LATERRADE (JOSEPH, Alexandre), né le 2 décembre 1823 à Condom (Gers), décédé le 7 février 1912 à Condom.

Sénateur du Gers de 1897 à 1906.

Alexandre Laterrade fait de sérieuses études secondaires, puis devient ingénieur des ponts et chaussées.

C'est à sa profession uniquement qu'il consacre la première et la plus importante partie de sa vie. Il publie plusieurs ouvrages scientifiques, notamment la Théorie des deux soleils, présentée à l'Académie des sciences en 1871. A l'Exposition universelle de 1878, ses travaux sur le comptage ambulant et la boussole à double aiguille lui valent deux médailles. Il s'intéresse tout particulièrement au niveau tangentes mires à échelles variables, au jaugeage des cours d'eau, à l'équilibre des voûtes, etc...

Il publie également divers ouvrages à caractère politique ou social : L'Impôt rationnel sur le revenu (1888), Pétition en faveur des cantonniers (1892), Le Mutualisme et la question sociale (1896). Ce n'est que très tard, vers 60 ans, qu'il commence sa carrière politique. Elu conseiller municipal de Condom en 1884, il devient maire en 1892, puis conseiller général et président du conseil général de son département.

Le 3 janvier 1897, il brigue un mandat sénatorial. Elu au troisième tour par 366 voix sur 758 votants, il s'inscrit au groupe de la gauche démocratique. Partisan de réformes, il estime qu'on peut les réaliser sans pour autant léser aucun intérêt sérieux, notamment la propriété individuelle.

Il prend une part active aux travaux du Sénat. Ingénieur en retraite, propriétaire-cultivateur, il intervient plus spécialement sur les textes qui ont trait à sa propre activité. C'est ainsi qu'il prend la parole pratiquement tous les ans sur le budget des Travaux publics et celui de l'Agriculture. Il dépose lui-même une proposition de loi ayant pour but l'institution d'une caisse centrale agricole des avances à faire directement aux agriculteurs.

Il est nommé président de la commission chargée de l'examen de la proposition de loi de M. Laurens tendant à modifier la loi du 5 juillet 1844 sur les brevets d'invention. Il préside également la commission chargée d'examiner une proposition de loi sur les accidents du travail.

Il préconise le développement de l'outillage national par l'exécution de voies navigables nouvelles, l'amélioration des canaux, des rivières et des ports maritimes.

Le sort du monde du travail ne lui était pas indifférent : il intervient avec pertinence dans la discussion d'une proposition de loi relative au placement des employés et ouvriers des deux sexes. L'événement qui marqua sans doute le sommet de sa carrière parlementaire fut le dépôt, en février 1903, d'un projet important en trois points.

Le premier concernait une révision de la Constitution. Estimant que celle-ci était insuffisamment démocratique, Alexandre Laterrade proposa la suppression de la présidence de la République et l'institution d'un parlement de 900 membres composé de deux chambres, élues l'une au scrutin d'arrondissement, l'autre au scrutin de liste et se réunissant en Congrès souverain. Imbu des vieilles idées radicales, hanté par le souvenir du maréchal de Mac-Mahon, il redoutait qu'un futur président de la République ne se livrât à une nouvelle tentative de pouvoir personnel !

Le deuxième point visait une réforme fiscale et l'établissement de l'impôt global et progressif sur le revenu.

Le troisième point tendait à une meilleure organisation du travail, opposée à toute idée de collectivisme et de lutte des classes.

Alexandre Laterrade ne se représenta pas en 1906.

Il mourut à Condom le 7 février 1912, âgé de 88 ans.

Il était chevalier de la Légion d'honneur.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaire
de Alexandre LATERRADE

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