Appartenance politique :
Membre du Groupe socialiste
État civil :
Né le 14 juin 1899
Décédé le 10 juillet 1986
Profession :
Medecin
Département :
Nord
Vème République

Ancien sénateur de la Ve République


Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

GUISLAIN (Marcel)

Né le 4 juin 1899 à Nomain (Nord)

Décédé le 10 juillet 1986 à Lille (Nord)

Député du Nord de 1951 à 1958

Sénateur du Nord de 1967 à 1974

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome IV, p. 281-282).

Député socialiste du Nord depuis 1951, spécialisé dans les questions de santé, Marcel Guislain ne parvient pas à être réélu aux élections législatives de novembre 1958. Affrontant au second tour l'ancien député communiste Gustave Ansart et le candidat Mouvement républicain populaire (MRP) André Diligent, futur sénateur du Nord de 1965 à 2001 et maire de Roubaix de 1983 à 1994, ce dernier l'emporte par 24 755 voix contre 19 283 pour Guislain. En dépit de cette défaite, Marcel Guislain demeure une personnalité très influente dans son département en raison de son glorieux passé de résistant mais aussi des responsabilités politiques qu'il continue à exercer. Il siège au conseil municipal de Roubaix depuis 1935, dont son grand ami, le socialiste Victor Provo, est le maire de 1944 à 1977. Depuis la Libération, il est également conseiller général de Roubaix-Ouest. Enfin, de 1967 à 1975, il est membre de la communauté urbaine de Lille. Responsable politique, Marcel Guislain est également très impliqué dans de nombreuses associations d'anciens résistants, de déportés et d'anciens combattants. Il est notamment le président-fondateur de l'Union nationale des victimes de guerre et de la Confédération nationale des déportés, internés et ayants droit de la Résistance.

Le 3 avril 1967, Marcel Guislain est nommé sénateur du Nord en remplacement du socialiste Charles Naveau, qui, après avoir siégé au Palais du Luxembourg depuis 1948, rejoint le Palais Bourbon. Inscrit au groupe socialiste, qui compte alors une cinquantaine de membres, Marcel Guislain intègre la commission des affaires sociales. Homme de conviction, il intervient à plusieurs reprises dans l'hémicycle pour dénoncer les carences de l'Etat en matière de médecine hospitalière. Lui-même médecin de formation, il constate le 7 décembre 1971 que « le drame de l'hospitalisation publique provient presque exclusivement de la réduction des investissements » avant d'affirmer que « vingt hôpitaux nouveaux et vraiment fonctionnels, dotés d'un personnel compétent et bien payé, feraient mieux l'affaire des Français qu'un Concorde de prestige ». Bien entendu Marcel Guislain s'efforce également de défendre, au sein de la Chambre haute, la mémoire et les droits des déportés et des anciens combattants. Le 27 juin 1967, il souligne qu'il existe un véritable « contentieux [...] entre le Gouvernement et le monde des anciens combattants ». Le 25 novembre 1968, il demande l'égalisation des pensions entre déportés résistants et déportés politiques.

Le sénateur du Nord utilise également sa voix de parlementaire pour relayer les inquiétudes qui se manifestent dans sa circonscription concernant l'avenir de l'activité industrielle. Le 22 novembre 1967, il affirme que la région du Nord qui « passe toujours pour une des plus riches de France [...] est, non pas en pleine décadence, mais en pleine dépression économique ».

Socialiste depuis 1920, le sénateur Guislain vote à l'image de son groupe parlementaire lors des grands scrutins publics. Il se prononce en faveur de la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances (loi du 28 décembre 1967) et pour celle fixant à 18 ans l'âge de la majorité (loi du 5 juillet 1974). A l'inverse, il vote contre le projet de loi portant création des régions (loi du 5 juillet 1972) et s'abstient lors du vote de la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat (loi du 27 décembre 1973).

A partir de 1970, Marcel Guislain se retire progressivement de la vie politique. Au mois de mars 1970, alors âgé de soixante-dix ans, il décide en effet de ne pas se porter candidat aux élections cantonales. Il ne se représente également pas aux élections sénatoriales du 22 septembre 1974, où dans le département du Nord trois socialistes sont élus : Victor Provo, René Debesson et Jean Varlet. Membre depuis 1973 du Conseil régional du Nord-Pas de Calais, dominé par le parti socialiste, il occupe également la fonction de premier adjoint au maire de Roubaix à la suite des élections municipales de 1971 et ce jusqu'en 1977, date à partir de laquelle il n'exerce plus aucune fonction politique.

Marcel Guislain était titulaire de la médaille de la Résistance, de la Croix de guerre, commandeur de la Légion d'honneur et chevalier de l'Ordre de Léopold de Belgique.

Sénateur le 3 avril 1967 (en remplacement de M. Charles NAVEAU, député)
Fin de mandat le 1er octobre 1974 (ne se représente pas)

Député

Membre de la commission des affaires sociales
Membre du Groupe socialiste

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaires
de Marcel GUISLAIN

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