Appartenance politique :
Membre du Groupe Union Centriste
État civil :
Né le 9 juin 1927
Décédé le 13 avril 2018
Profession :
Professeur d'université
Département :
Vème République

Ancien sénateur de la Ve République


Travaux parlementaires

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


MAMAN (André)

Né le 9 juin 1927 à Oran (Algérie)

Décédé le 13 avril 2018 à Princeton (Etats-Unis)

Sénateur des Français établis hors de France de 1992 à 2001

Fils d'un fonctionnaire du Trésor et d'une institutrice, André Maman voit le jour le 9 juin 1927 à Oran, en Algérie. Après avoir étudié au lycée Lamoricière de sa ville natale, il suit des études supérieures à la faculté de droit et de lettres et à l'Institut d'études politiques de Toulouse, puis à la faculté de lettres de Paris. Licencié ès lettres et diplômé de l'Institut d'études politiques de Toulouse, il obtient aussi l'agrégation de sciences économiques et sociales, un doctorat d'État en droit et en sciences économiques ainsi qu'un certificat d'aptitude à la profession d'avocat.

Après avoir débuté sa carrière professionnelle comme avocat-stagiaire à la cour d'appel de Toulouse de 1948 à 1952, il enseigne en Norvège en (1953 - 1954) puis au Canada (1954 - 1955). En 1958, A. Maman rejoint la prestigieuse université de Princeton, dans le New Jersey, où il enseigne jusqu'en 1993. D'abord professeur assistant (1958-1968), il y est ensuite doyen adjoint (1968-1971) et enfin professeur titulaire d'une chaire de civilisation française (1976-1993) avant de devenir professeur émérite en 1993. Il publie plusieurs ouvrages dont La France : une tapisserie (1967), Grammaire et style (1967), La France : ses grandes heures littéraires (1968) et Le Français : langue écrite et langue parlée (1969). Par ailleurs membre de l'American Association of Teachers of French, il est président de la Société des professeurs français en Amérique ainsi que de la Fédération des professeurs français résidant à l'étranger.

Il s'engage également au service des Français expatriés. De 1972 à 1992, il est membre du Conseil supérieur des Français de l'étranger dont il est vice-président en 1984 et 1985. Puis il brigue le 27 septembre 1992 un siège de sénateur représentant les Français établis hors de France. Obtenant 53 des 147 suffrages exprimés, la liste de l'Union pour la démocratie française sur laquelle il se présente remporte deux sièges. A. Maman est alors élu aux côtés du sénateur sortant Jean-Pierre Cantegrit.

Au Sénat, il siège d'abord parmi les non-inscrits (1992-1998) avant d'être rattaché administrativement au groupe de l'Union centriste (1998-2001). Membre de la commission des affaires culturelles de 1992 à 2001, il en est secrétaire pendant la même période. À compter de 1998, il est aussi membre du groupe de travail du Sénat sur la communication audiovisuelle ainsi que du conseil de gestion du Fonds national pour le développement de la vie associative.

Au cours de son mandat sénatorial, il se préoccupe particulièrement des Français établis hors de France. En 1998, il cosigne une proposition de loi portant création d'un fonds de garantie destiné à l'indemnisation des victimes d'événements politiques graves dans leur pays de résidence. Il intervient en outre régulièrement en séance publique à propos des sujets qui intéressent les Français expatriés : les écoles françaises, les enseignants français à l'étranger, Radio France Internationale et la chaîne de télévision TV5, les associations sportives à l'étranger ou les droits à pension des fonctionnaires détachés à l'étranger.

Cet ancien professeur à Princeton consacre également une part notable de son action au Sénat à l'enseignement supérieur, prenant la parole chaque année lors de l'examen de son budget. Il plaide à plusieurs reprises pour que les études universitaires soient rendues payantes en France moyennant un coût fixé en fonction des revenus des parents afin de lutter contre l'échec des étudiants des premiers cycles. Il appelle aussi régulièrement de ses voeux une plus grande ouverture internationale des universités, notamment par l'accueil d'étudiants étrangers.

Plus largement, il se préoccupe de tous les sujets éducatifs, notamment lors de la discussion du budget de l'Éducation nationale sur la formation et la valorisation des enseignants, la maîtrise de la lecture et de l'écriture, l'enseignement professionnel, la médecine scolaire ou la sécurité dans les établissements. Le sénateur préconise par ailleurs à plusieurs reprises de soumettre le réseau des établissements scolaires français à l'étranger à la tutelle du ministère de l'Éducation nationale.

Très actif, il s'intéresse également aux questions les plus diverses au cours de son mandat sénatorial, intervenant fréquemment en séance publique : la réforme de la protection sociale (1996), l'entrée et le séjour des étrangers en France (1998), la lutte contre les exclusions (1998), la Bibliothèque nationale de France (1998 et 1999), l'organisation de la réserve militaire (1999), la lutte contre le dopage (1999), l'archéologie préventive (2000), le poids économique du tourisme (2000) ou le projet de loi de modernisation sociale (2001).

Il approuve la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » (Maastricht) en 1992, la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999 et la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999.

Ne se représentant pas aux élections sénatoriales du 23 septembre 2001, il quitte le Sénat et se retire de la vie politique. Il continue en revanche de promouvoir la culture française, partageant son temps entre Paris et Princeton où il s'éteint le 13 avril 2018, à l'âge de quatre-vingt-dix ans. Élevé à la dignité de commandeur de la Légion d'honneur en 2003, il était également officier des Palmes académiques.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.

Who's Who in France (plusieurs éditions).

Elu le 27 septembre 1992
Fin de mandat le 30 septembre 2001 (ne se représente pas)

Secrétaire de la commission des affaires culturelles

Membre de la commission des affaires culturelles
Membre du Groupe Union Centriste

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaires
de André MAMAN

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