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Projet de loi de finances pour 2006 : Enseignement scolaire

 

2. Un tremplin vers l'emploi des jeunes

L'enseignement agricole constitue une voie de remédiation pour un grand nombre de jeunes qui peinent parfois à trouver leur place dans l'enseignement « ordinaire », en leur offrant une voie de réussite alternative qui les conduit vers un diplôme et une qualification reconnus.

Les indicateurs de performances associés aux objectifs du programme mettent en évidence l'efficacité de cet enseignement: le taux d'insertion professionnelle après 45 mois atteint 85 %, tous niveaux de diplômes confondus, dont plus de 88 % pour les titulaires d'un baccalauréat professionnel et près de 92 % pour les titulaires d'un brevet de technicien supérieur agricole.

Ces résultats sont plus élevés, à niveau égal, que ceux des diplômés de l'éducation nationale. Toutefois, il faut regretter, à cet égard, que les indicateurs de performances retenus dans les différents programmes ne soient pas harmonisés pour permettre des comparaisons. En effet, le programme « enseignement scolaire public du second degré » comporte un indicateur évaluant la « proportion de jeunes en situation d'emploi 7 mois après leur sortie du lycée (hors ceux qui poursuivent des études) ».

A l'heure où le Gouvernement a inscrit « la bataille pour l'emploi des jeunes » au rang des priorités de son action, la réussite des diplômés de l'enseignement agricole ne saurait être sous-estimée.

En effet, de par sa pédagogie adaptée, fondée, bien souvent, sur le principe de l'alternance, et en raison de son ancrage dans les territoires et de sa proximité avec le tissu économique local, l'enseignement agricole favorise la transition école-emploi pour ses élèves.

L'enseignement technique agricole apporte ainsi, aux côtés de l'éducation nationale et de façon complémentaire, une contribution importante aux objectifs de réussite de tous les élèves et d'insertion professionnelle des jeunes.

Or la situation budgétaire tendue pourrait compromettre le maintien de capacités d'accueil suffisantes, permettant aux établissements d'enseignement agricole de répondre, dans de bonnes conditions, aux nouvelles demandes d'inscription.