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III. LA MODERNISATION DU RESEAU

Sur un total de 31.868 kilomètres de lignes principales, 14.170 kilomètres sont électrifiés dont :

- en 1.500 volts continu 5.844 kilomètres

- en 25.000 volts alternatifs 8.204 kilomètres

- par troisième rail et autres 122 kilomètres

La SNCF n'annonce aucune mise en service d'électrification en 1998.

Les travaux d'électrification de la ligne Persan-Beaumont-Beauvais se poursuivent actuellement et devraient être achevés à la fin de l'année 1999. Les travaux préparatoires à l'électrification de la ligne Saint-Etienne-Firminy ont également été engagés en 1998.

La ligne " Eole " sera mise en service en 1999 en région Ile-de-France.

Votre rapporteur soulignera, une fois de plus, la nécessité d'électrifier la ligne ferroviaire n° 4 Paris-Bâle.

L'électrification de cet axe essentiel pour la desserte et le développement économique de l'Aube, de la Haute-Saône et de la Haute-Marne, constitue la seule solution susceptible d'en assurer la pérennité et de lui conserver son caractère de ligne nationale.

Au moment même où la négociation des contrats de plan Etat-région s'ébauche, il me paraît indispensable d'y inclure cette réalisation.

En effet, la section Paris-Troyes sera électrifiée en application des orientations du Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire du 20 septembre 1994 et de la Charte du Bassin Parisien. Cela conduirait nécessairement à une rupture de charge à Troyes. Or, il serait irrationnel et totalement aberrant de faire circuler sur une ligne électrifiée des diesels qui relieraient Paris à Chalindrey ou Belfort.

Par surcroît, étant donné que la section Chaumont-Chalindrey, commune aux lignes n° 4 et n° 10 (Dijon-Calais), sera également électrifiée afin de permettre le transit du fret Transmanche Méditerranée, il ne restera plus à aménager que le tronçon Chaumont-Troyes représentant seulement un peu plus de 90 kilomètres.

Dès lors, pourquoi écarter cette solution qui s'inscrit parfaitement dans la perspective d'un aménagement du Territoire équilibré tel que l'entend le Gouvernement ?

Votre rapporteur pour avis souhaite enfin évoquer le projet d'implantation d'une plate-forme multimodale dans la commune de Chalindrey (Haute-Marne), noeud ferrroviaire de première importance, à proximité de l'étoile autoroutière de Langres.

Au cours des années, le site a perdu de nombreux emplois, avec des conséquences économiques graves pour une commune, essentiellement " cheminote ", située en Zone de Revitalisation Rurale.

La vie économique de la région de Chalindrey, traditionnellement liée à l'activité du chemin de fer, souffre aujourd'hui du déclin de ce secteur.

Aussi, la communauté de communes du Pays-de-Chalindrey a-t-elle entrepris une réflexion sur les possibilités de redynamisation de cette région, redynamisation basée sur ses principaux atouts tels que sa situation de carrefour ferroviaire, sa desserte autoroutière ainsi que sa ressource forestière.

Le flux important de fret qui y transite crée en effet des opportunités en matière de transport combiné.

Le cabinet GEODE s'est ainsi vu confier une étude d'opportunité et de viabilité d'un projet de terminal fret rail-route à Chalindrey.

Le projet qui fait l'objet de l'étude comprend trois volets :

La gare bois qui serait transférée vers la zone industrielle, le long de la ligne de chemin de fer de Gray, dans le souci d'améliorer la productivité du tranport et de valoriser la ressource en bois de la Haute-Marne.

- Un chantier de transport combiné. Les chantiers du transport combiné les plus proches de Langres (Dijon et Vesoul) sont trop loin pour que les entreprises de la région y aient recours. Le projet vise à établir un chantier satellite de celui de Vesoul. Les wagons qui y seraient chargés pourraient être raccrochés aux trains venant de Vesoul ou déchargés dans l'autre sens. Il se trouve, en effet, que les trains en provenance de Vesoul doivent s'arrêter à Chalindrey pour changer de locomotive.

Les entreprises de la région pourraient ainsi bénéficier du réseau de fret français et européen.

La promotion d'activités nouvelles. Le projet est susceptible de renforcer l'attrait du sud de la Haute-Marne vis à vis d'activités industrielles nouvelles (notamment la première transformation du bois). Parallèlement, les efforts entrepris en faveur de la création de nouvelles zones d'activités s'inscrivent dans la même logique.

Ce projet est de nature à redynamiser le site de Chalindrey et ses environs.

Il est hautement souhaitable que cette plate-forme multimodale qui a reçu un accord préalable et verbal de la SNCF soit retenu au plan national avec une participation financière significative de l'Etat.

Rappelons que l'infrastructure du réseau ferré national fait aujourd'hui partie du patrimoine de Réseau ferré de France (RFF).

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