2. La commission des Affaires sociales avait fait part de ses réserves
sur la démarche suivie par le Gouvernement lors de l'examen du texte par
le Parlement
Lors de
l'examen du texte au Parlement, la commission des Affaires sociales avait
formulé17(*) un certain
nombre d'observations et de propositions afin d'améliorer le dispositif
en préparation.
a) La commission des Affaires sociales s'était
interrogée sur la logique et la cohérence du
dispositif
La
commission des Affaires sociales s'était interrogée sur la
nécessité d'encourager le développement d'activités
dans le secteur non marchand. Elle avait observé que de formidables
gisements d'emplois existaient dans le secteur marchand mais ne pouvaient
être exploités du fait des dysfonctionnements du marché du
travail et du coût trop élevé du travail peu
qualifié.
La commission avait estimé que nombre des emplois-jeunes prévus
relevaient soit du secteur privé (traitement des déchets,
entretien, gestion locative...), soit du secteur public (Education, Police,
Justice...) et qu'il n'était pas souhaitable de mélanger les
statuts et les financements. Elle s'était inquiétée du
risque de développement d'une " sous-fonction publique "
à l'Education nationale et dans la Police. La commission avait
également pointé les risques de concurrence déloyale et
les menaces planant sur les finances des collectivités
locales.
b) La commission des Affaires sociales avait
souhaité que soient développées la formation
professionnelle et les activités
marchandes
Au titre
des propositions, la commission des Affaires sociales avait fait part de sa
préférence pour la poursuite du développement des
filières de formation professionnalisées notamment à
travers l'apprentissage dans le secteur public. Elle avait souhaité que
les aides puissent concerner également l'encadrement des emplois-jeunes.
Elle s'était prononcée en faveur d'une migration anticipée
des activités devenues rentables vers le secteur privé. La
commission avait demandé que les emplois relevant de l'Education
nationale et du ministère de la Justice prennent la forme de contrats de
droit public.