D. LE SOUTIEN À L'ÉGALITÉ DES CHANCES À L'ÉCOLE

En la matière, le Pacte de relance a renforcé un certain nombre d'actions engagées avant son entrée en vigueur. Il a également enrichi la contribution du ministère de l'éducation nationale de plusieurs initiatives nouvelles en faveur de la politique de la ville :

- L'opération " Ecole ouverte " qui permet d'accueillir pendant les vacances des jeunes de 11 à 18 ans pour qu'ils se livrent à des activités éducatives et de loisirs a été étendue à tout le territoire et à l'ensemble de l'année scolaire. Elle touche désormais toutes les académies et tous les jours de congés inclus dans l'année scolaire (tels que les mercredis ou les samedis). En 1996, elle a concerné 21 académies (14 en 1995), 169 établissements (128 en 1995) et 23.889 jeunes (19.000 en 1995). Son coût total reste stable au niveau de 28 millions de francs en 1998.

- Des contrats locaux d'accompagnement scolaire , concerneront 40.000 enfants dans les zones d'éducation prioritaire (ZEP), qui suivent l'enseignement du cours préparatoire (cycle d'apprentissage) ou qui passent de CM2 en 6ème (passage à l'enseignement primaire au collège).

- Le Pacte a également prévu de faire participer des étudiants à des programmes d'accompagnement scolaire , tout en leur permettant de valider cette action dans le cadre de leur cursus universitaire. Une expérimentation s'est déroulée, en 1996, dans les universités de Villetaneuse, Nice, Metz et Nancy et il est prévu d'étendre ce programme aux grandes écoles.

- Divers projets tels que ceux tendant à l'aménagement des rythmes scolaires dans les établissements situés dans des zones franches ; au renforcement de la présence d'adultes (conseillers d'éducation, médecins, assistants sociaux, infirmiers) dans les établissements situés en ZUS.

- Un projet de nutrition des enfants dans les écoles primaires a également été lancé. Il tend à associer une action pédagogique de promotion de la santé à la délivrance d'un petit déjeuner à l'école, afin de lutter contre les carences alimentaires dont souffrent certains enfants. Un budget de 9,5 millions de francs est destiné à venir en aide aux communes qui s'engagent à soutenir cette action. Votre Commission des Affaires économiques estime que ce projet est très important.

En outre, comme chaque année depuis 1995, date à laquelle elles ont succédé aux " opérations prévention été ", les opérations " Ville-vie-vacances " (VVV) ont été menées.

Elles concernent les jeunes de 13 à 18 ans qui vivent dans les ZUS et associent des associations et des services municipaux à la police nationale et aux associations intermédiaires ou à caractère humanitaire. Depuis 1997, l'opération, qui ne concernait que 30 départements jugés prioritaires, a été étendue à l'ensemble des ZUS. Le budget qu'y consacre l'Etat s'est élevé à 83,6 millions de francs, contre 80 millions de francs en 1996. L'opération a concerné 780.000 jeunes en 1996 dont 600.000 au cours de l'été, contre 540.000 en 1995.

Une circulaire du 15 avril 1997 a rappelé les objectifs prioritaires des opérations VVV :

- mieux repérer les jeunes les plus en difficulté ;

- privilégier une approche territoriale de prévention et une action spécifique en direction des jeunes les plus marginalisés ;

- privilégier l'accueil des jeunes filles pour rééquilibrer la composition des groupes ; associer l'entourage des jeunes (familles, adultes) au montage des actions ; coordonner les opérations " Ville-vie-vacances " avec les autres programmes de la politique de la ville (contrat de prévention, contrat de ville) ; ceux des autres ministères intéressés et des collectivités locales ;

- veiller à assurer un encadrement disposant d'une réelle expérience dans le domaine de la prévention, des sites et des jeunes ;

- informer systématiquement les préfets des départements d'accueil des projets et de l'arrivée des groupes de jeunes et sensibiliser les élus, les services déconcentrés de l'Etat des sites concernés grâce au conseil départemental et aux conseils communaux de prévention de la délinquance, à la mise en place des conditions d'accueil pour les bénéficiaires et à la surveillance de l'ensemble des vacanciers et des populations locales ;

- mettre en place l'évaluation des opérations .

Votre Commission des Affaires économiques considère que la conduite des opérations Ville-vie-vacances dans la durée est représentative de la politique de la ville : une action de longue haleine, qui ne se satisfait pas de décisions ponctuelles.

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