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19 novembre 1998 : Budget 1999 - Culture et communication ( rapport général - première lecture )

 

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C. LES PRIORITÉS AFFICHÉES POUR 1999

On retrouve, dans ce projet de budget pour 1999, les mêmes priorités que celles qui caractérisaient celui pour 1998 : la création et le spectacle vivant, d'une part, le patrimoine, d'autre part. Quelques chiffres peuvent être donnés en ce qui concerne la culture vivante : 110 millions de francs de mesures nouvelles en faveur du spectacle vivant sont ainsi prévus, soit un cinquième des crédits supplémentaires dont bénéficie le ministère. Seront tout particulièrement privilégiés : les compagnies d'art dramatique et de danse, les arts de la rue, l'écriture musicale et dramatique, ainsi que les " musiques actuelles ", qui bénéficieront de 35 millions de francs de crédits supplémentaires.

Dans le domaine de la création, il est aussi fait état d'une augmentation de 15% de la dotation de la Délégation aux arts plastiques , qui permet, notamment, le maintien des crédits destinés à la commande publique et un accroissement substantiel du nombre des bourses pour les étudiants en écoles d'art.

La ministre affiche également sa volonté de consolider le rattrapage intervenu l'an dernier dans le domaine du patrimoine monumental. L'augmentation de 2,54% des crédits de paiement doit notamment permettre le financement de l'achèvement de la rénovation de Beaubourg et le début des opérations de remise en état du Grand Palais.

Certes, les mots employés pour justifier ces orientations surprennent : à entendre parler de " restauration du service public de la culture ", de " budget de reconstruction ", on pourrait croire que la politique culturelle était un champ de ruines ou, à tout le moins, un chef-d'oeuvre en péril. En dépit des contraintes résultant de la politique de maîtrise de la dépense de 1997, les formules sont, à l'évidence, excessives. Même s'il faut nuancer certaines évolutions présentées sous un jour trop flatteur, il est vrai que, dans un contexte d'augmentation globale de la dépense publique, le budget de la culture retrouve des moyens et son ministre, par la même occasion, des marges de manoeuvres qui faisaient défaut à son prédécesseur.

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