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BOSCARY-MONSSERVIN Roland

Ancien sénateur de l'Aveyron

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1971
  • Fin de mandat le 1er octobre 1980 (ne se représente pas)

Fonctions antérieures

  • Ministre
  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe de l'Union des Républicains et des Indépendants

Travaux parlementaires

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

BOSCARY-MONSSERVIN (Roland, Marie, Joseph)

Né le 12 mai 1904 à Rodez (Aveyron)

Décédé le 13 novembre 1988 à Rodez (Aveyron)

Député de l'Aveyron de 1951 à 1971

Ministre de l'Agriculture du 6 novembre 1957 au 1er juin 1958

Sénateur de l'Aveyron de 1971 à 1980

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome II, p. 444-445)

Roland Boscary-Monsservin quitte le Gouvernement au moment de l'investiture du général de Gaulle. Il est réélu député sous l'étiquette du Centre national des indépendants et paysans (CNI), dès le premier tour des élections législatives, le 23 novembre 1958, dans la première circonscription de l'Aveyron, avec 71,3% des suffrages exprimés. Cette popularité se vérifie ensuite dès le premier tour des élections législatives en novembre 1962 (71,7%) et en mars 1967 (64,7%), jusqu'aux 76% des voix obtenus le 23 juin 1968. Très actif au Palais-Bourbon, que ce soit au sein de la commission de la production et des échanges ou en séance publique, il est considéré comme un spécialiste des questions agricoles. Il prend place au rang des défenseurs de l'enseignement privé lors de la discussion de la loi Debré, en décembre 1959. L'ancien ministre, qui a pourtant voté la motion de censure du 4 octobre 1962, rallie ensuite les Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing. Il représente la France à l'Assemblée parlementaire européenne de 1959 à 1971 et y préside la commission de l'agriculture à partir de 1960. Vice-président de la Fédération nationale des Républicains indépendants en 1966, il est également vice-président de l'Assemblée nationale de 1969 à 1971. Il renforce son implantation en troquant son mandat municipal à Onet-le-Château pour celui de maire de Rodez, en 1965, puis devient président de la Commission de développement économique régional (CODER) de Midi-Pyrénées en 1970.

C'est apparemment en « patron » de la droite aveyronnaise que Roland Boscary-Monsservin se présente aux élections sénatoriales du 26 septembre 1971. Les modérés se divisent pourtant entre plusieurs listes et candidatures isolées au premier tour. Roland Boscary-Monsservin, qui conduit une liste d'« Union des Indépendants », arrive en tête de ce vote, avec 324 suffrages sur 853. Il est élu sénateur de l'Aveyron avec 387 voix sur 847 au scrutin décisif, contre 353 pour son colistier Albert Sirgue, également élu, et 190 seulement pour le sortant Robert Laurens. Le maire de Rodez quitte alors le Palais-Bourbon pour celui du Luxembourg.

Il s'inscrit au groupe de l'Union des Républicains et indépendants du Sénat, et siège à la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation de 1971 à 1980. On lui prête un temps l'intention de briguer d'emblée la présidence du Sénat à l'automne 1971, mais il ne s'agit peut-être que d'un « bruit » sans fondement. Il occupe néanmoins une place éminente à la Haute assemblée dans les années 1970. Rapporteur spécial des dépenses militaires ordinaires pour 1972, 1973 et 1974, il n'oublie pas en ces circonstances qu'il élu de l'Aveyron et ne dissimule pas les difficultés que pose l'extension du camp militaire du Larzac. Roland Boscary-Monsservin prend des positions conservatrices sur les sujets de société dans les années 1970. Il dépose au printemps 1974 une question orale avec débat suggérant au Gouvernement de rémunérer l'activité des femmes au foyer et de les faire figurer dans le cadre de la fonction publique, puis vote contre la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, le 20 décembre 1974. Il approuve en revanche la création des régions (29 juin 1972) et est absent lors du scrutin sur la loi qui crée le divorce par consentement mutuel (18 juin 1975).

Rapporteur spécial du budget de l'agriculture pour 1975, 1976, 1977, 1978, 1979 et 1980, il défend la politique agricole commune avec détermination. Le sénateur de l'Aveyron est en particulier hostile à une remise en cause des 3 piliers de cette politique, à savoir la « préférence communautaire, l' unité de marché et des prix, et la solidarité financière » et le rappelle en séance publique le 3 décembre 1974. Il ne méconnaît pas « l'attirance du marché mondial » pour les producteurs européens, mais souhaite que l'Europe conclue des « accords de produits » tout en « conservant jalousement son entité ». Deux ans plus tard, il rappelle, dans le même ordre d'idées, que « la politique agricole commune (PAC), c'est d'abord, pour la conquête des marchés extérieurs, un affrontement [...] tout de même assez dur avec les pays tiers et, plus particulièrement, avec les Etats-Unis d'Amérique ». Il estime que la PAC « n'aura vraiment de valeur que le jour où elle sera rejointe et accompagnée par d'autres politiques communes » en matière économique. Très réservé sur le budget de l'agriculture pour 1977, il n'en dissimule pas les « déficiences, [...] lacunes et [...] insuffisances graves », mais le replace « dans le cadre de la conjoncture générale » de l'économie, très déprimée, pour convaincre ses collègues de l'adopter. Il n'en invite pas moins le Gouvernement à inscrire des crédits supplémentaires au titre de certains chapitres, en faveur de l'enseignement agricole et du remembrement par exemple. Roland Boscary-Monsservin réaffirme à plusieurs reprises son attachement à une concertation très étendue entre les pouvoirs publics et les organisations interprofessionnelles agricoles. Rapporteur pour avis du projet de loi relatif à l'organisation interprofessionnelle agricole, il se réjouit ainsi du rôle qui lui sera reconnu « dans l'animation et la régulation de l'économie agricole » lors de la séance du 11 juin 1975.

Maire de Rodez, vice-président du Conseil régional de Midi-Pyrénées à partir de 1976, Roland Boscary-Monsservin rejoint le Parti républicain en 1978, mais reste fidèle à l'esprit des « Indépendants » des années 1950 : méfiant à l'égard de l'interventionnisme économique, conservateur en matière de moeurs, attaché à la défense des petits entrepreneurs et des commerçants. Il dénonce, le 6 décembre 1979, le mouvement de grève des contrôleurs aériens, à l'origine de pertes importantes « pour les collectivités locales, propriétaires d'aérodromes qui [...] ont investi des sommes considérables pour les construire » et pour « les compagnies aériennes régionales ».

Roland Boscary-Monsservin ne se représente pas aux élections sénatoriales du 28 septembre 1980. Le président du Conseil général de l'Aveyron, Jean Puech, lui succède alors au Palais du Luxembourg. L'ancien ministre n'abandonne pas pour autant la vie publique. Il reste maire de Rodez jusqu'en 1983 : candidat à sa propre succession à 78 ans, il est alors défait par un autre membre de l'Union pour la démocratie française (UDF), Marc Censi. La carrière politique de l'ancien ministre s'achève avec cette défaite. Roland Boscary-Monsservin meurt à l'automne 1988. Il était officier de la Légion d'honneur, titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 et commandeur du Mérite agricole.

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Photo de M. Roland BOSCARY-MONSSERVIN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union des Républicains et des Indépendants
Etat-civil
Né le 12 mai 1904
Décédé le 13 novembre 1988
Profession
Avocat, agriculteur
Département
Aveyron