DAROU Marcel
Ancien sénateur du Nord
-

Ancien sénateur de la
Ve République
Election
- Devenu Sénateur le 20 septembre 1961 (en remplacement de M. Marcel BERTRAND)
- Réélu le 26 septembre 1965
- Fin de mandat le 1er octobre 1974 (Ne se représente pas) .
Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur
- Président de la commission des affaires sociales
Fonctions antérieures
- Député
Situation en fin de mandat
- Membre de la commission des affaires sociales
- Membre du Groupe Socialiste
Extraits de la table nominative :
Biographie
Ve République
DAROU (Marcel, Henri, Elie)
Né le 3 août 1896 à Hazebrouck (Nord)
Décédé le 29 janvier 1986 à Hazebrouck (Nord)
Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante
Député du Nord de 1946 à 1958
Sénateur du Nord de 1961 à 1974
(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome III, pages 256-259)
Battu aux élections législatives du 30 novembre 1958, Marcel Darou devient sénateur du Nord le 20 septembre 1961, en remplacement de Marcel Bertrand, décédé. Il s'inscrit au groupe socialiste de la Haute Assemblée, puis il est nommé membre de la commission des affaires sociales. Il y siège à nouveau après sa réélection du 26 septembre 1965, et en assume la présidence de 1971 à 1974.
Dès son arrivée au Palais du Luxembourg, Marcel Darou reprend son action en faveur des anciens combattants. Il intervient en qualité de rapporteur sur le projet de loi relatif à la prise en compte du congé d'armistice pour certaines pensions militaires (1961), et interroge le ministre des Anciens combattants et victimes de guerre sur la situation des pensionnés de guerre (1962 et 1964). Après avoir questionné le Gouvernement pour connaître les raisons du refus d'attribution de la carte du combattant aux anciens d'Algérie, du Maroc et de la Tunisie (1965 et 1967), il dépose un rapport sur deux propositions de loi en faveur de cette mesure (1968). Jusqu'à la fin de son mandat, il intervient régulièrement en séance publique pour prendre la défense des veuves et orphelins de guerre (1968), des militaires ayant pris part aux combats en Afrique du Nord (1970), et des anciens prisonniers de guerre (1973). Chaque année de 1961 à 1973, il intervient au cours de la discussion du budget sur les crédits consacrés aux anciens combattants, à la Légion d'honneur et à l'ordre de la Libération. Son intervention du 24 novembre 1972 témoigne de son franc-parler et de son souci permanent d'améliorer les conditions de vie des hommes qui se sont battus « pour que la France reste un pays libre » : « Je voudrais aussi parler de la retraite accordée aux anciens combattants de 1939-1945. [...] Cette retraite était fixée au niveau de 35 francs par an depuis des années, malgré la dévaluation de la monnaie et l'augmentation constante du coût de la vie. Vous faîtes un petit effort - quatre centimes de plus par jour - pour porter cette retraite à 50 francs par an. Permettez-moi de vous dire qu'une pareille augmentation est ridicule et insuffisante. Cette mesure que vous aviez d'ailleurs qualifiée « d'exceptionnelle » est dérisoire et ne peut donner satisfaction à personne ».
Marcel Darou s'investit également dans le domaine social, qu'il s'agisse de l'exercice du droit syndical dans les entreprises (1968), ou de la prévention des accidents du travail et du reclassement des travailleurs handicapés (1970). Il dépose deux rapports d'information rédigés à la suite de missions effectuées sur les problèmes d'ordre social et sanitaire qui se posent à la Réunion (1972), et sur les divers régimes de protection sociale dans les pays membres de la Communauté économique européenne (1973). La même année, il évoque en séance publique l'état de la réforme hospitalière, rappelant au Gouvernement sa promesse non tenue de prendre rapidement les décrets nécessaires à sa mise en oeuvre.
Bien qu'il n'exerce plus de mandats locaux depuis 1959, il consacre toujours une part de son temps aux affaires de son département. Il interroge le Gouvernement sur les problèmes de logement rencontrés par les étudiants de Lille, et sur la pénurie de main-d'oeuvre dans les industries de l'ameublement du Nord. Il intervint également sur la construction de l'autoroute entre Dunkerque et Lille, et sur la nécessité de créer une nouvelle école normale dans l'arrondissement de Dunkerque. Le 2 décembre 1969, il appelle l'attention du Gouvernement sur la situation de l'enseignement dans Nord, jetant un véritable « cri d'alarme » et élevant une « protestation justifiée » contre l'insuffisance des prévisions budgétaires pour l'année 1970 : « Comment se présente la situation de notre département que vous connaissez sans doute très bien, monsieur le secrétaire d'Etat, puisque vous étiez député de Lille ? On constate tout d'abord une sous-scolarisation importante au niveau du premier cycle. [...] Cette sous-scolarisation ne peut qu'avoir des conséquences très fâcheuses dans le domaine économique et elle est totalement contraire à la volonté si souvent exprimée d'assurer une véritable reconversion économique de notre région qui en a tant besoin, hélas ! On constate ensuite une nette insuffisance des postes budgétaires. Certes, il y a des créations, mais il n'est pas rare de voir encore aujourd'hui plus de 50 élèves dans les classes des écoles maternelles, plus de 35 dans celles des écoles élémentaires. [...] En matière de locaux scolaires, le retard dans la construction est dû très souvent à un déblocage tardif des crédits. [...] De nombreux locaux sont inadaptés ou surchargés. [...] Dans la plupart des établissements, l'insuffisance, voire l'absence des installations sportives, rend impossible l'application du programme normal d'éducation physique, déjà fortement perturbé par l'insuffisance des postes de professeurs. [...] Monsieur le ministre, vous avez, pour vous aider et vous seconder, un secrétaire d'Etat, M. Pierre Billecocq, qui était député de Lille. Il doit connaître la situation difficile de notre département et prendre toutes dispositions utiles et rapides pour y remédier. C'est l'intérêt profond de cette si nombreuse et vivante jeunesse de notre région. »
Au cours des années passées au Sénat, Marcel Darou vote pour la loi portant réforme des régimes matrimoniaux (1965), pour la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances (1967), et contre la loi portant création et organisation des régions (1972). Il s'abstient lors du scrutin public sur la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat (1973), et vote pour la loi portant à 18 ans l'âge de la majorité (1974).
Son mandat cesse le 1er octobre 1974, lorsqu'il décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales du 22 septembre. Membre de droit du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais depuis sa création, il perd par la même occasion son siège dans cette assemblée locale, et se retire de la vie publique. Il décède douze ans plus tard, dans sa quatre-vingt-dixième année.
Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.
- Appartenance politique
- Membre du Groupe Socialiste
- Etat-civil
- Né le
3 août 1896
Décédé le 29 janvier 1986 - Profession
- Directeur d'école
- Département
- Nord





