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POURCHET Jean

Ancien sénateur du Doubs

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 31 mars 1988 (en remplacement de M. Edgar FAURE, décédé)
  • Elu le 24 septembre 1989
  • Fin de mandat le 30 septembre 1998 (non réélu)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

POURCHET (Jean)

Né le 9 décembre 1925 à Lièvremont (Doubs)

Décédé le 27 février 2010 à Maisons-du-Bois-Lièvremont (Doubs) Sénateur du Doubs de 1988 à 1998

Jean Pourchet voit le jour le 9 décembre 1925 à Lièvremont, petit village du Haut-Doubs situé non loin de la Suisse, au nord-est de Pontarlier. Indéfectiblement attaché à cette terre rurale du Saugeais, il y effectue toute sa carrière professionnelle et politique. Orphelin de mère dès l'âge de quatre ans, il est élevé par son père, ancien combattant de la Grande Guerre et agriculteur.

Après avoir fréquenté l'école d'agriculture Saint-Joseph à Levier, il prend part au second conflit mondial en s'engageant dans un régiment marocain d'infanterie. La guerre terminée, il intègre l'exploitation agricole paternelle qu'il reprend par la suite. Jean Pourchet se consacre ainsi pleinement au travail de la terre pendant de longues années.

Très investi dans le monde agricole de son département natal, il y joue un rôle de tout premier plan. Membre de la Chambre d'agriculture du Doubs à partir de 1965, il la vice-préside de 1974 à 1998. Président de la coopérative fromagère du Doubs, il fonde et préside le Syndicat du contrôle laitier du Doubs de 1966 à 1973. Administrateur à partir de 1960 de la Coopérative d'approvisionnement et de collecte des céréales du Doubs, il la dirige de 1975 à 1990. Il est en outre vice-président du Crédit agricole de Montbenoît à partir de 1971. Son action inlassable en faveur de l'agriculture doubienne lui vaut d'être élevé à la dignité d'officier du Mérite agricole.

Son engagement public ne se réduit cependant pas à ses importantes responsabilités agricoles. Il entre en effet également en politique. Il est ainsi élu en 1953 maire de Lièvremont, son village natal. Réélu en 1959, 1965 et 1971, il préside ensuite de 1974 à 2008 aux destinées de Maisons-du-Bois-Lièvremont, nouvelle commune née de la fusion, en 1974, de Lièvremont et de Maisons-du-Bois.

Parallèlement à son mandat de premier édile, il est conseiller général du canton de Montbenoît de 1973 à

1998 ainsi que conseiller régional de Franche-Comté de 1973 à 1985.

Très implanté localement, il est choisi comme suppléant par Edgar Faure, élu sénateur du Doubs en septembre 1980. Aussi lorsque l'ancien président du Conseil s'éteint à Paris le 30 mars 1988, Jean Pourchet le remplace dès le lendemain au Palais du Luxembourg.

Il conserve ensuite son siège lors des élections sénatoriales du 24 septembre 1989. Candidat sur la liste d'union de la droite, constituée par le Rassemblement pour la République et l'Union pour la démocratie française, qui remporte les trois fauteuils à pourvoir dans le Doubs, il est réélu avec 773 des 1 464 suffrages exprimés. Au Sénat, il siège au groupe de l'Union centriste et fait partie de la commission des affaires économiques.

Cet exploitant agricole consacre tout naturellement une grande part de son action parlementaire à l'agriculture. Il prend ainsi régulièrement la parole lors de l'examen du budget de l'Agriculture afin d'évoquer les questions les plus diverses, concernant au premier chef son Doubs natal : l'agriculture dans les zones de montagne, les difficultés des jeunes agriculteurs, les retraites des exploitants, les quotas laitiers et l'enseignement agricole.

Il intervient également lors de la discussion du projet de loi approuvant le Xe Plan pour plaider en faveur de l'amélioration de la compétitivité de l'agriculture française (1989). Il s'exprime aussi en 1991 sur la lutte contre la fièvre aphteuse et en 1992 sur la situation de l'agriculture en Franche-Comté ainsi que sur la politique agricole commune. Enfin, en 1997, il prend la parole sur le programme de maîtrise des pollutions d'origine agricole.

En outre, le sénateur du Doubs se préoccupe beaucoup de l'aménagement du territoire. Il prône notamment le maintien du service public en milieu rural (1994), à commencer par celui de l'éducation nationale (1995) et celui de la sécurité civile (1996). Il plaide aussi en faveur du développement des infrastructures de transports dans le Doubs et plus particulièrement du TGV (1994 et 1998). Le maire de Maisons-du-Bois- Lièvremont se soucie également du financement des collectivités territoriales. Ainsi dépose-t-il en 1998 une proposition de loi visant à supprimer la répartition intercommunale des dépenses de fonctionnement des écoles publiques qui accueillent des enfants de plusieurs communes. Il interroge le Gouvernement, en 1989 et en 1995, sur la dotation globale de fonctionnement.

Il vote la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992, la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993 et la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998.

Il brigue un nouveau mandat sénatorial lors des élections du 27 septembre 1998 comme candidat isolé. Avec seulement 216 des 1 448 suffrages exprimés, il est largement devancé dès le premier tour par les deux sénateurs sortants RPR, le maire de Montbéliard Louis Souvet et le président du Conseil général du Doubs Georges Gruillot, qui réunissent respectivement 852 et 821 voix, mais aussi par Jean-François Humbert, président UDF du Conseil régional de Franche-Comté, qui obtient 592 voix.

Quittant dès lors la scène politique nationale, Jean Pourchet, chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, demeure premier magistrat de Maisons-du-Bois-Lièvremont jusqu'en 2008. C'est là, dans sa commune natale du Saugeais, qu'il s'éteint le 27 février 2010, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans.

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Photo de M. Jean POURCHET, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 9 décembre 1925
Décédé le 27 février 2010
Profession
Agriculteur
Département
Doubs