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TOUZET René

Ancien sénateur de l'Indre

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1971
  • Réélu le 28 septembre 1980
  • Fin de mandat le 18 novembre 1982 (décédé)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires sociales

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe de la Gauche Démocratique

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

TOUZET (René)

Né le 6 juillet 1918 à Chasseneuil (Indre)

Décédé le 18 novembre 1982 (Paris)

Sénateur de l'Indre de 1971 à 1982

Né à Chasseneuil où son père est conseiller municipal, René Touzet obtient un brevet d'enseignement primaire supérieur. Il effectue son service militaire en temps de paix du 4 novembre 1938 au 3 septembre 1939. A cette date, il est mobilisé en tant que brigadier dans l'artillerie puis est fait prisonnier de guerre à Lille le 29 mai 1940. Il tente de s'évader en 1942 et traverse l'Allemagne puis le territoire polonais jusqu'à Bitche. Repris, il ne rentre chez lui qu'en juin 1945.

Gérant de la société Berthias et Touzet, il devient maire de Chasseneuil le 26 avril 1953 et est réélu par la suite. Il devient conseiller général d'Argenton-sur-Creuse le 30 septembre 1973, au deuxième tour, puis est réélu, le 18 mars 1979, dès le premier tour des élections cantonales.

Président de la section locale des anciens combattants et prisonniers de guerre, il devient président du syndicat d'électrification de la région d'Argenton-sur-Creuse en 1965. Il est membre du Conseil d'administration du Comité départemental d'expansion économique et de la Commission de développement économique régional (CODER) de la région Centre, depuis novembre 1964.

Elu sénateur le 26 septembre 1971 au deuxième tour en tant que candidat isolé, il est réélu dès le premier tour le 28 septembre 1980. Membre du groupe sénatorial de la Gauche démocratique, il en devient vice-président en octobre 1977, puis président en octobre 1981. Mis à part un bref passage à la commission des affaires économiques en 1973, il siège à la commission des affaires sociales tout au long de ses mandats, et en devient vice-président à partir de 1979. Il est également vice-président du groupe sénatorial d'amitié France-République populaire de Chine.

Son action parlementaire s'oriente vers la défense des anciens combattants. Il évoque à plusieurs reprises au cours des discussions des projets de loi de finances, la nécessaire revalorisation des retraites des anciens combattants, le statut des anciens combattants d'Afrique du Nord et des anciens prisonniers de guerre 1939-1945. Il dépose d'ailleurs une proposition de loi en 1976 puis un rapport en 1977 afin d'attribuer à ces derniers une carte du combattant. Il s'oppose au projet de réforme de 1979 qui prévoit, selon lui, une hausse du montant des pensions distribuées, mais une baisse du nombre de pensionnés. Il est également l'auteur d'une proposition de loi en 1978 et d'un rapport l'année suivante demandant que le 8 mai soit déclaré jour férié. Cette mesure ne devient effective qu'après la promulgation de la loi du 23 septembre 1981.

Au Palais du Luxembourg, il milite par ailleurs en faveur des petites communes de son département qui l'ont élu à la présidence de l'association des maires de l'Indre. Il revient à plusieurs reprises sur la nécessité de poursuivre les objectifs d'aménagement du territoire visant à corriger les inégalités entre les régions et des départements. En 1976, il expose notamment les difficultés économiques rencontrées par l'Indre, département classé en « zone critique ».

Il intervient lors de plusieurs discussions budgétaires sur les questions relatives au réseau routier français. Il soulève les inconvénients d'une politique d'équipement qui privilégie le réseau autoroutier au détriment des routes nationales transférées à la voirie départementale. Il prend l'exemple de l'Indre où l'absence de deux fois deux voies freine l'installation d'industries nouvelles. Il souligne également la nécessité de réaliser une déviation afin que la route nationale RN20 ne traverse pas la commune d'Argenton-sur-Creuse, et demande à l'Etat, en 1982, d'augmenter sa participation aux travaux entrepris. Il est favorable au développement des responsabilités des collectivités locales et dépose une proposition de loi sur le sujet en 1977. Il se déclare également favorable à la formation des syndicats de communes. En 1981, il critique en première lecture le projet de loi relatif aux droits et libertés des communes, des départements et des régions. La réforme privilégie selon lui les communes importantes et substitue une tutelle politique à une tutelle administrative. Il se rallie toutefois au projet modifié et vote en sa faveur en deuxième lecture.

Ses travaux en commission et ses interventions en séance témoignent également de l'intérêt porté aux réformes sociales. Il se penche ainsi sur les possibilités d'améliorer les situations familiales d'urgence, la protection et la retraite des travailleurs manuels, et propose des réformes du code de la sécurité sociale, ainsi que du code de la famille et de l'aide sociale. Il s'intéresse plus particulièrement à la politique familiale : en 1977, il prend part à la discussion sur le projet de loi instituant le complément familial. Il critique un texte qui ne prend pas assez en considération la situation et les aspirations des femmes. En 1979, il dépose une proposition de loi visant à modifier le nombre de parts dans le calcul du quotient familial. Son analyse s'appuie sur l'étude d'autres systèmes de protection sociale : en 1980, il dépose ainsi un rapport d'information suite à une mission d'étude sur l'évolution de la protection sociale en Scandinavie.

Chevalier du Mérite agricole, il s'intéresse enfin aux questions agricoles et participe au groupe d'études sénatorial pour l'aménagement rural. Il étudie plus spécifiquement en commission la question de l'amélioration du régime de retraite des travailleurs salariés agricoles et intervient en séance sur un projet de remembrement des exploitations rurales et sur le projet de loi d'orientation agricole de 1980.

Au cours de ses mandats, il s'oppose à la loi portant création et organisation des régions (1972). Il vote en faveur de la loi d'orientation du commerce et de l'artisanat (1973), de la loi fixant à 18 ans l'âge de la majorité (1974), de la loi relative à l'interruption volontaire de grossesse (1975), de la loi portant réforme du divorce (1975), de la loi renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1981), mais s'oppose à la loi portant abolition de la peine de mort (1981). Il vote en faveur de la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982).

René Touzet meurt à son domicile parisien le 18 novembre 1982. Au cours de son éloge funèbre, le président du Sénat, Alain Poher, cite les propos de son vice-président Etienne Dailly, présent aux obsèques : « Tout respirait chez lui le bon sens, la droiture, la probité intellectuelle, mais aussi la gentillesse et la modestie ».

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Photo de M. René TOUZET, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de la Gauche Démocratique
Etat-civil
Né le 6 juillet 1918
Décédé le 18 novembre 1982
Profession
Directeur de sociétés
Département
Indre