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VIRAPOULLE Louis

Ancien sénateur de La Réunion

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 22 septembre 1974
  • Réélu le 25 septembre 1983
  • Fin de mandat le 1er octobre 1992 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

VIRAPOULLÉ (Louis)

Né le 9 août 1934 à Sainte-Rose (La Réunion)

Décédé le 14 septembre 2002 à Créteil (Val-de-Marne) Sénateur de La Réunion de 1974 à 1992

Fils d'un directeur de société, Louis Virapoullé voit le jour à Sainte-Rose, sur l'île de la Réunion, le

9 août 1934. Après une scolarité au lycée Leconte-de-Lisle à Saint-Denis de la Réunion, il fait ses études en Métropole, à la faculté de droit d'Aix-en-Provence où il obtient une licence. Il devient ensuite avocat à la Cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion en 1964. Parallèlement à sa carrière professionnelle, il s'engage dans la vie politique réunionnaise, comme son frère Jean-Paul qui est élu maire de Saint-André en 1972. Louis Virapoullé brigue un siège sénatorial aux élections du 22 septembre 1974. Après avoir recueilli 249 des 604 suffrages exprimés au premier tour, il est élu au second tour : avec 300 des 594 suffrages exprimés, il devance de cinq voix le président du Conseil général Pierre Lagourgue. Il est ensuite élu conseiller général du premier canton de Saint- Pierre en 1976 contre Paul Vergès, le secrétaire général du Parti communiste réunionnais. Mais cette élection est annulée par le Conseil d'État en 1978. Aussi se présente-t-il en 1979 dans le premier canton de Saint-André où il est élu sous l'étiquette de l'Union pour la démocratie française-Centre des démocrates sociaux. Devenu vice- président de la fédération réunionnaise de l'UDF, il sollicite le renouvellement de son mandat sénatorial le 25 septembre 1983. À la tête d'une liste d'Union départementale, il réunit 406 des 853 suffrages exprimés au premier tour. Il est réélu au second tour avec 445 des 856 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe de l'Union centriste. Membre de la commission des lois, il en devient secrétaire en 1974 puis vice-président en 1978. Il est en outre nommé membre de la délégation parlementaire pour les Communautés européennes en 1979. Vice-président de cette délégation de 1979 à 1981, il en assure ensuite le secrétariat. Pendant toute la durée de son mandat sénatorial, cet avocat s'intéresse naturellement aux questions juridiques. Il rapporte plusieurs projets de loi à caractère juridique, qu'il s'agisse de la modification de certaines dispositions de droit pénal en 1975, de la réforme de professions judiciaires et juridiques en 1977, ou de l'application du code de procédure pénal dans les territoires d'Outre-mer en 1980 et

1983. Il intervient également en séance publique dans les débats portant sur l'École nationale de la magistrature en 1977, la sécurité des magistrats en 1981, ou le fonctionnement des établissements pénitentiaires en 1986. Il vote la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, et la loi portant abolition de la peine de mort en 1981.

Louis Virapoullé consacre aussi une part important de son activité sénatoriale à son île natale et à l'ensemble des départements et territoires d'Outre-mer. Rapporteur pour avis du budget des départements d'Outre-mer à partir de 1981, il suit très attentivement toutes les questions relatives à leur statut. De concert avec Michel Debré, député RPR de La Réunion, il combat vivement en 1982 le projet d'une assemblée unique se substituant au Conseil général et au Conseil régional dans chaque département d'Outre-mer : rapporteur du projet de loi sur les droits et libertés des communes, départements et régions à la Guadeloupe, à la Guyane, à la Martinique et à La Réunion, il s'indigne de « la démolition des institutions » et du « caractère anticonstitutionnel » du texte, qui sera d'ailleurs sanctionné par le Conseil constitutionnel. L'élu réunionnais rapporte le projet de loi de programme relatif au développement des départements d'Outre-mer en 1986. Il

intervient également à plusieurs reprises à propos des statuts de Saint-Pierre-et-Miquelon, de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie.

Il s'intéresse par ailleurs aux difficultés économiques de l'Outre-mer. Inlassable défenseur de « la solidarité nationale » entre la Métropole et les départements d'Outre-mer, il juge nécessaire de promouvoir leur agriculture. Il lutte pour leur désenclavement aérien, condition indispensable au développement du tourisme. Ainsi n'a-t-il de cesse de dénoncer le monopole d'Air France vers La Réunion et de demander des subventions afin d'abaisser les tarifs des liaisons aériennes avec la Métropole.

Membre titulaire de la Commission nationale d'évaluation de la parité sociale globale à partir de 1987, il intervient régulièrement au sujet des problèmes sociaux que connaissent les départements d'Outre-mer et plus particulièrement La Réunion, comme le fait aussi à l'Assemblée nationale son frère Jean-Paul, élu député en

1986 : crise du logement, chômage, migrations et échec scolaire. Il dépose enfin, en 1992, une proposition de loi portant adaptation aux départements d'Outre-mer de la loi de 1986 sur la liberté de communication.

Très soucieux de la sécurité routière et de la lutte contre l'alcool au volant, il rapporte plusieurs textes à ce sujet en 1978, 1987 et 1990. Il prend aussi la parole sur la prévention des accidents du travail (1976), les nationalisations (1981), l'épargne (1987), la liberté de communication (1988), la participation des communes au financement des collèges (1989) et le mécénat (1990).

Louis Virapoullé vote la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse en 1974, la loi portant réforme du divorce en 1975, la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, et la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982, la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, ainsi que la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992.

Il se représente aux élections sénatoriales du 27 septembre 1992. Deuxième derrière le président du Conseil général Éric Boyer au premier tour, avec 376 des 916 suffrages exprimés, il perd pourtant son siège au second tour : victime du soutien que Paul Vergès, son adversaire de longue date, apporte au président du Conseil régional, Paul Lagourgue, et au sénateur RPR sortant, Paul Moreau, Louis Virapoullé n'obtient que 382 des

904 suffrages exprimés et échoue à six voix de Paul Moreau. Malgré cet échec qui fait suite à sa défaite aux élections cantonales de mars 1992, il ne quitte pas la scène politique réunionnaise. Élu au Conseil régional de la Réunion en 1993, il y siège jusqu'en 1997.

Hospitalisé après un malaise et une chute à la suite d'une agression commise par des inconnus près de son domicile parisien le 10 septembre 2002, il succombe quatre jours plus tard à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil, à l'âge de soixante-huit ans.

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Photo de M. Louis VIRAPOULLE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 9 août 1934
Décédé le 14 septembre 2002
Profession
Avocat
Département
La Réunion