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ZWICKERT Charles

Ancien sénateur du Haut-Rhin

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 15 octobre 1966 (en remplacement de M. Charles STOESSEL (décédé))
  • Elu le 22 septembre 1968
  • Réélu le 25 septembre 1977
  • Fin de mandat le 1er octobre 1986 (non réélu)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

ZWICKERT Charles

Né le 26 mars 1920 à Colmar (Haut-Rhin)

Décédé le 27 septembre 2005 à Colmar (Haut-Rhin) Sénateur du Haut-Rhin de 1966 à 1986

Elève aux collèges de Matzenheim et de Saint-André à Colmar, Charles Zwickert reprend ensuite l'exploitation maraichère familiale. Représentant de sa profession au sein de la Chambre d'agriculture du Haut- Rhin dès 1964, il préside le Syndicat des maraîchers d'Alsace de 1960 à 1990. Parallèlement, en 1959, il entre au conseil municipal de Colmar où il occupe les fonctions d'adjoint au maire de 1977 à 1995. Conseiller régional pendant 13 ans, de 1972 à 1985, il préside le comité d'intérêts en Moyenne-Alsace Brisgau de 1989 à 1995.

Charles Zwickert siège durant deux décennies au Palais du Luxembourg. Devenu sénateur du Haut-Rhin le 15 octobre 1966, suite au décès accidentel de Charles Stoessel dont il était le suppléant aux élections sénatoriales de 1965, il se représente aux élections sénatoriales du 22 septembre 1968 en deuxième position sur la liste centriste d'action économique et régionale. Il est élu au deuxième tour, recueillant 742 voix sur

1 368 suffrages exprimés. Placé en deuxième position sur la liste d'entente pour les libertés communales et pour le développement régional, il est réélu dès le premier tour le 25 septembre 1977.

Il rejoint groupe sénatorial de l'Union centriste des démocrates de progrès (UCDP) puis de l'Union centriste (UC) à partir de 1984. Dès le début de son mandat, il siège à la commission des affaires économiques et du plan rebaptisée commission des affaires économiques à partir de 1981. En 1980, il est membre de la commission d'enquête sur les difficultés de l'industrie textile.

Au cours de ses mandats, ses interventions sont essentiellement centrées sur la défense de la filière agricole et de sa région. En 1968, il intervient lors de la discussion du projet de loi de finances afin de demander au Gouvernement de déployer des efforts supplémentaires en direction des agriculteurs de son département. L'année suivante, il dépose un rapport, au nom de la commission des affaires économiques et du plan, sur le projet de loi relatif aux réparations des dégâts causés aux cultures par les sangliers dans le Haut-Rhin, le Bas- Rhin et la Moselle. Il défend également à plusieurs reprises la filière viticole alsacienne, notamment en 1969 lors de l'examen du projet de loi relatif au statut des vins d'Alsace. En 1972, il rapporte le projet de loi relatif à la commercialisation des vins à appellation d'origine contrôlée « Vin d'Alsace » ou « Alsace ». En 1973, au cours de la discussion sur les crédits consacrés à l'agriculture et au développement rural pour 1974, il se fait le porte- parole des organisations agricoles de son département. Il évoque notamment les nuisances causées par certaines exploitations qui doivent être transférées hors des agglomérations. Lors de la discussion du projet de loi de finances pour 1981, il appuie à nouveau son propos sur une description de la situation agricole dans le Haut- Rhin : il souligne les efforts entrepris par les pouvoirs publics pour encourager la recherche agronomique mais dénonce les difficultés des horticulteurs et des pépiniéristes français face à la concurrence internationale. Lors du débat sur le volet agricole du projet de loi de finances pour 1982, il critique l'insuffisance des crédits destinés au remembrement et à l'hydraulique et souligne les problèmes de l'enseignement agricole privé dont les crédits de fonctionnement stagnent.

Il demande donc aux gouvernements successifs de soutenir financièrement les agriculteurs, notamment par une politique d'allègements fiscaux. Il serait selon lui nécessaire d'accorder aux entreprises agricoles une aide fiscale à l'investissement productif. Il appelle de ses voeux une réforme de la fiscalité agricole avec une

détaxation des carburants agricoles. En 1983, il ne vote pas les crédits du budget agricole du projet de loi de finances pour 1984 car il souhaite une réforme des directives européennes sur les structures et une meilleure prise en compte de la place de l'agriculture dans la politique gouvernementale.

Outre les sujets liés à l'agriculture, il intervient également pour améliorer les conditions de ressources des militaires à la retraite. Dès 1974, il dépose une proposition de loi relative aux pensions civiles et militaires de retraite et, l'année suivante, interpelle le Premier ministre sur les mesures envisagées suite aux conclusions édifiantes de l'étude commandée par le Gouvernement sur l'évolution des pensions de retraite des militaires de

carrière.

Il se soucie également des thèmes liés à l'encadrement éducatif, notamment en milieu rural. En 1975, il interroge le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'éducation sur les efforts ministériels à déployer en faveur de l'aménagement rural, notamment dans le domaine des services publics et de l'enseignement préscolaire. En 1978, il participe à la rédaction d'une proposition de loi relative à l'intégration dans la fonction publique de certaines catégories de personnels en fonction auprès des écoles nationales supérieures d'ingénieurs de Mulhouse.

Il prend en outre la parole pour évoquer les questions liées aux secteurs industriels implantés dans son département. Il interroge ainsi le Gouvernement en 1977 sur le statut des petites et moyennes entreprises et sur la sauvegarde de l'industrie papetière. Il fait également adopter plusieurs amendements lors de la discussion du projet de loi complétant et modifiant le code minier, en 1977 : ceux-ci prévoient notamment la consultation des chambres d'agriculture avant toute mise en exploitation d'une nouvelle carrière.

Il vote la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances (1967), la loi portant création et organisation des régions (1972), la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat (1973), la loi fixant à 18 ans l'âge de la majorité (1974), et la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (1975). Il s'abstient lors du vote de la loi portant réforme du divorce (1975) mais vote la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1981). Il ne prend pas part au vote de la loi portant abolition de la peine de mort (1981) mais approuve la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions (1982) et la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982).

Aux élections sénatoriales du 28 septembre 1986, se présentant en deuxième position sur la liste intitulée

« pour une Nation forte par des collectivités locales fortes » menée par Pierre Schiele, Charles Zwickert est éliminé dès le premier tour. Il se retire alors de la vie politique nationale mais conserve ses mandats politiques locaux jusqu'en 1995.

Chevalier du Mérite agricole, Charles Zwickert décède à l'âge de 85 ans.

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Photo de M. Charles ZWICKERT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 26 mars 1920
Décédé le 27 septembre 2005
Profession
Agriculteur
Département
Haut-Rhin