Lundi 29 juin 2026

- Présidence de Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente -

La réunion est ouverte à 15 h 30.

Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles - Examen des amendements au texte de la commission

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Nous examinons les amendements au texte de la commission sur le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles.

M. Laurent Duplomb, rapporteur. - Au total, 1 043 amendements ont été déposés sur ce projet de loi, dont 62 ont été déclarés irrecevables au titre de l'article 40 de la Constitution par la commission des finances.

Compte tenu du nombre important d'amendements, nous examinerons, au cours de cette réunion, les articles 1er à 6 quinquies. Pour ces articles, nous vous proposons de déclarer 30 amendements irrecevables au titre de l'article 45 de la Constitution, car ils n'entrent pas dans le périmètre du texte.

Il resterait ainsi 404 amendements, auxquels s'ajouteraient les 13 amendements de coordination ou rédactionnels et les 10 amendements de fond que nous vous proposons en tant que rapporteurs.

Concernant l'article 4, nous vous proposons d'adopter 11 amendements, dont sept rédactionnels et un de coordination. Les trois amendements de fond visent à préciser les produits issus de la pêche et de l'aquaculture éligibles aux 50 % de produits durables et de qualité en restauration collective, à retirer le critère de l'ingrédient primaire pour définir l'origine européenne des produits dans la restauration collective publique, afin de prévenir un risque contentieux, et, enfin, à autoriser, toujours dans la restauration collective publique, les produits originaires des pays et territoires d'outre-mer (PTOM).

J'en viens au volet relatif à l'eau.

Concernant l'article 5, nous vous proposons d'adopter quatre amendements, dont un rédactionnel. J'évoquerai brièvement les amendements de fond.

L'amendement n°  1060 vise à supprimer la précision selon laquelle les projets de territoire pour la gestion de l'eau (PTGE) sont élaborés en concertation avec « l'ensemble des représentants des usagers de l'eau », ce qui risque de complexifier l'élaboration des PTGE.

L'amendement n°  1061 précise que les volumes prélevables sont définis à l'échelle d'une période unique de basses eaux, afin de permettre aux exploitants agricoles de bénéficier d'une plus grande souplesse.

Enfin, l'amendement n°  1063 tend à faciliter les opérations de curage des plans d'eau existants, en permettant une adaptation de la nomenclature des installations, ouvrages, travaux et activités (Iota).

Concernant l'article 5 bis AA, nous vous proposons deux amendements, dont un rédactionnel et un amendement de fond, qui vise à prévoir que les schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) s'appuient sur une évaluation socio-économique.

Ensuite, l'amendement n°  1067 vise à compléter l'article 5 sexies relatif aux orientations stratégiques établies par les schémas d'aménagement et de gestion des eaux (Sage). Il précise que ces orientations portent sur l'optimisation des usages de l'eau et étend le dispositif aux Sdage.

À l'article 6, nous vous proposons un amendement de coordination juridique et l'amendement n°  1068, qui vise à clarifier la portée du dispositif adopté par la commission afin d'empêcher les Sage d'édicter des prescriptions applicables aux petits projets de stockage d'eau, au-delà de ce que prévoient la loi ou le règlement.

Enfin, nous vous proposons l'adoption d'un amendement rédactionnel ou de coordination juridique aux articles 5 quinquies, 6 bis AA et 6 quater.

Sur les amendements restant en discussion, nous vous proposons de donner un avis défavorable aux amendements qui vont à l'encontre de la position de la commission. Nous proposons en revanche 38 avis favorables ou favorables sous réserve de rectification, et 24 avis de sagesse sur les articles 1er à 6 quinquies.

À l'article 1er, nous avons souhaité conserver une rédaction sobre, afin de réaffirmer le principe de souveraineté alimentaire. Nous vous proposons un seul avis favorable sur un amendement du Gouvernement, afin de confier aux comités régionaux de pilotage le suivi de la mise en oeuvre des projets d'avenir agricole.

Nous vous proposons ensuite un avis favorable sur plusieurs amendements tendant à insérer des articles additionnels après l'article 2, qui portent sur l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Ils visent à allonger le délai de grâce en cas de refus d'autorisation et à obliger l'Anses à demander des documents complémentaires lorsque des points critiques sont identifiés.

À l'article 4, et aux articles additionnels après l'article 4, outre nos amendements, nous vous proposons un avis favorable sur plusieurs amendements : ceux qui sont identiques aux nôtres, les amendements légistiques ou de coordination du Gouvernement, les amendements qui visent à reconnaître les produits certifiés pour leurs caractéristiques nutritionnelles, à l'image des produits labellisés Bleu-Blanc-Coeur, les amendements qui tendent à supprimer le label « Égalim compatible », qui, bien qu'intéressant, serait complexe à mettre en oeuvre, un amendement relatif à l'éligibilité des produits issus de parcs naturels à la part de 50 % de produits durables et de qualité en restauration collective, ainsi que des amendements visant à rendre obligatoire l'indication du pays d'origine pour le foie gras, les viandes utilisées en tant qu'ingrédient dans les produits transformés et les poissons et mollusques utilisés comme ingrédients dans la restauration.

Nous vous proposons ensuite un avis de sagesse sur la suppression de certains indicateurs dans le bilan statistique annuel sur la part de 50 % de produits durables et de qualité en restauration collective.

Nous demandons, enfin, l'avis du Gouvernement sur plusieurs amendements qui visent à étendre aux restaurants collectifs privés l'obligation d'approvisionnement de produits d'origine européenne, à préciser la notion de première transformation, à codifier les approvisionnements directs dans la restauration collective outre-mer, à substituer les ventes aux achats comme indicateur sur l'origine des produits alimentaires, à interdire les produits importés issus de filières contribuant à la déforestation dans la restauration collective publique, et à mettre en place un plan d'action dans les collectivités ultramarines afin d'accroître la part des produits agricoles issus de productions locales dans la restauration collective publique.

Je précise que nous sommes défavorables aux autres amendements à l'article 4 et aux amendements tendant à insérer des articles additionnels après l'article 4 - une soixantaine sur un total de 107 -, qui sont contraires à la position arrêtée par la commission.

Enfin, sur le volet relatif à l'eau, nous avons donné un avis défavorable à tous les amendements qui s'inscrivent dans une logique de baisse des volumes d'eau, notamment pour l'agriculture. À l'article 5, nous proposons un avis favorable à un amendement tendant à remplacer la notion d'« équité » dans la répartition des usages de l'eau par celle de « non-discrimination ». À l'article 5 bis, nous vous proposons un avis favorable à un amendement visant à élargir la tutelle conjointe des agences de l'eau au ministère de l'économie. Nous proposons par ailleurs un avis de sagesse sur un amendement qui prévoit la réalisation d'un document de planification de la ressource en eau à destination du préfet. Enfin, nous suggérons un avis favorable à l'amendement de M. Boyer pour mentionner les besoins des activités pastorales dans l'accès à l'eau en montagne.

M. Daniel Salmon. - Nous aurons le débat en séance, comme d'habitude. Nous nous attendions à de nombreuses propositions d'irrecevabilité, mais une partie au moins de nos amendements nous semblait parfaitement conforme au contenu du texte. Je relève par ailleurs que seul le premier de nos amendements fait l'objet d'un avis de sagesse.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Ce n'est que le début de l'examen du texte. Mes chers collègues, vous avez reçu le tableau retraçant les propositions et avis du rapporteur sur les articles 1er à 6 quinquies. Nous allons à présent procéder à leur examen.

EXAMEN DES AMENDEMENTS DU RAPPORTEUR

Article 4

L'amendement de précision n°  1049 est adopté, de même que l'amendement de coordination n°  1050, les amendements nos  1051 et 1052, et les amendements rédactionnels nos  1053, 1054, 1055, 1056, 1057, 1058 et 1059.

Article 5

L'amendement n° 1060 est adopté, de même que l'amendement de précision n° 1061, l'amendement rédactionnel n°  1062 et l'amendement n° 1063.

Article 5 bis AA

L'amendement n°  1064 est adopté, de même que l'amendement rédactionnel n°  1065.

Article 5 quinquies

L'amendement de clarification n°  1066 est adopté.

Article 5 sexies

L'amendement n° 1067 est adopté.

Article 6

L'amendement de clarification n° 1068 est adopté, de même que l'amendement rédactionnel n°  1069.

Article 6 bis AA

L'amendement rédactionnel n°  1070 est adopté.

Article 6 quater

L'amendement de coordination n°  1071 est adopté.

EXAMEN DES AMENDEMENTS AU TEXTE DE LA COMMISSION

La commission a donné les avis suivants sur les amendements dont elle est saisie, qui sont retracés dans le tableau ci-après :

Motion

Auteur

Objet

Avis de la commission

M. SALMON

942 rect.

Exception d'irrecevabilité du texte

Défavorable

Article additionnel avant Article 1er

Mme BONFANTI-DOSSAT

810

Rappeler que la souveraineté alimentaire ne peut être dissociée de l'adaptation des systèmes agricoles aux conséquences du changement climatique

Défavorable

Article 1er

M. TISSOT

439

Faire contribuer les projets d'avenir agricole à l'atténuation et à l'adaptation aux effets du changement climatique

Défavorable

M. SZCZUREK

431

Transférer à l'échelon départemental la compétence de définir les projets d'avenir agricole

Défavorable

Le Gouvernement

317

Confier aux comités régionaux de pilotage le suivi de la mise en oeuvre des projets d'avenir agricole dans les meilleurs délais

Favorable

M. TISSOT

453

Faire concourir les projets d'avenir agricole au maintien d'un maillage des outils d'abattage

Défavorable

Mme BONNEFOY

443

Intégrer l'approche « one health » dans les critères de reconnaissance et d'évaluation des projets d'avenir agricole

Défavorable

M. LAHELLEC

709

Associer les organisations syndicales agricoles, les représentants des salariés agricoles, les collectivités territoriales concernées, les organismes nationaux à vocation agricole et rurale, les associations de protection de l'environnement ainsi que les structures porteuses des projets alimentaires territoriaux aux comités de pilotage régionaux

Sagesse

M. SALMON

394

Associer les organisations syndicales agricoles, les associations de protection de l'environnement, les représentants des usagers de l'eau et les organismes nationaux à vocation agricole et rurale aux comités de pilotage régionaux

Sagesse

M. TISSOT

442

Associer les organismes nationaux à vocation agricole et rurale aux comités de pilotage régionaux

Sagesse

M. TISSOT

440

Assurer une représentation pluraliste des organisations syndicales agricoles aux niveaux régional et départemental au sein des comités de pilotage régionaux

Sagesse

M. TISSOT

441

Associer les représentants des usagers de l'eau et des collectivités territoriales concernées aux comités de pilotage régionaux

Sagesse

Mme Nathalie DELATTRE

273

Associer les représentants des communes et de leurs groupements à la préparation, à la mise en oeuvre et au suivi des projets d'avenir agricole

Sagesse

Mme BOURCIER

316 rect. bis

Associer les représentants des communes et de leurs groupements à la préparation, à la mise en oeuvre et au suivi des projets d'avenir agricole

Sagesse

Mme ROMAGNY

389 rect.

Associer les représentants des communes et de leurs groupements à la préparation, à la mise en oeuvre et au suivi des projets d'avenir agricole

Sagesse

Mme BELLUROT

893

Associer les représentants des communes et de leurs groupements à la préparation, à la mise en oeuvre et au suivi des projets d'avenir agricole

Sagesse

Mme Nathalie DELATTRE

272

Garantir l'articulation des projets d'avenir agricole avec différents documents stratégiques locaux

Défavorable

Mme BOURCIER

315 rect. bis

Garantir l'articulation des projets d'avenir agricole avec différents documents stratégiques locaux

Défavorable

M. LAHELLEC

743

Garantir l'articulation des projets d'avenir agricole avec différents documents stratégiques locaux

Défavorable

Mme BELLUROT

892

Garantir l'articulation des projets d'avenir agricole avec différents documents stratégiques locaux

Défavorable

M. TISSOT

447

Assurer la cohérence de la mise en oeuvre de ces projets avec les orientations de la stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat

Défavorable

M. TISSOT

448

Assurer la cohérence des projets d'avenir agricoles avec les orientations de la stratégie du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

183 rect. bis

Reconnaissance des projets d'avenir agricole comme présumés répondre à une raison impérative d'intérêt public majeur

Défavorable

M. GOLD

223

Faire concourir les projets d'avenir agricole aux objectifs de sécurité alimentaire, de réduction de la dépendance aux importations, et développement de l'agriculture biologique

Favorable si rectifié

M. TISSOT

444

Faire concourir ces projets au développement de l'agriculture biologique

Défavorable

M. SALMON

396

Faire concourir les projets d'avenir agricole au développement de l'agriculture biologique et labelliser en priorité les projets qui visent à favoriser des pratiques agroécologiques et assurent une juste rémunération des agriculteurs

Défavorable

M. JACQUIN

446

Labelliser en priorité les projets qui visent à favoriser des pratiques agroécologiques

Défavorable

M. TISSOT

445

Préciser que les projets d'avenir agricole concourent à la valorisation des externalités positives de l'agriculture, notamment en matière de services environnementaux

Défavorable

M. LAHELLEC

711

Sécuriser l'articulation entre les projets d'avenir agricole et les projets alimentaires territoriaux

Défavorable

M. SALMON

395

Assurer en priorité un accompagnement des projets alimentaires territoriaux

Défavorable

M. LAHELLEC

710

Articuler les projets d'avenir agricole avec les projets alimentaires territoriaux

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

274

Assurer l'accompagnement financier à la fois des projets alimentaires territoriaux et des projets d'avenir agricole

Défavorable

M. GILLÉ

634 rect.

Assurer l'accompagnement financier à la fois des projets alimentaires territoriaux et des projets d'avenir agricole

Défavorable

Mme BELLUROT

891

Assurer l'accompagnement financier à la fois des projets alimentaires territoriaux et des projets d'avenir agricole

Défavorable

M. Michaël WEBER

566

Assigner aux projets d'avenir agricole un objectif d'exemplarité en termes de durabilité, dans le cadre de la transition agroécologique, et de responsabilité sociale

Défavorable

M. MASSET

292

Préciser que les projets d'avenir agricole ciblent les filières pour lesquelles le déficit structurel résulte de l'interdiction d'une substance active phytopharmaceutique

Défavorable

M. MONTAUGÉ

449

Prévoir que les projets d'avenir agricoles ciblent des territoires présentant des capacités de productions spécifiques comme les zones intermédiaires qui présentent des caractéristiques pédo-climatiques et socio-économiques particulières

Défavorable

M. JACQUIN

450

Préciser que les projets d'avenir agricole doivent encourager les filières où le taux d'auto-approvisionnement est insuffisant et privilégier les projets les moins dépendants aux importations

Demande de retrait

M. TISSOT

452

Tenir compte, en Guadeloupe et en Martinique, des contraintes spécifiques liées à la pollution des sols par le chlordécone, notamment en matière d'adaptation des systèmes de production agricole 

Défavorable

M. UZENAT

621

Rendre obligatoire la contractualisation dans le cadre des projets d'avenir agricole

Défavorable

M. RAVIER

299

Garantir l'éligibilité la filière de la venaison sauvage aux projets d'avenir agricole

Avis du Gouvernement

M. DUROX

304

Garantir l'éligibilité la filière de la venaison sauvage aux projets d'avenir agricole

Avis du Gouvernement

M. Étienne BLANC

296 rect.

Garantir l'éligibilité la filière de la venaison sauvage aux projets d'avenir agricole

Avis du Gouvernement

M. TISSOT

451

Prise en compte par les projets d'avenir agricole de la nécessité de maintenir des activités agricoles dans les territoires ruraux

Défavorable

M. GOLD

227

Prévoir que chaque projet d'avenir agricole intègre un volet de formation à la résilience et à la reconversion

Défavorable

M. SALMON

397

Faire concourir les projets d'avenir agricole à la réduction de la dépendance aux importations et à la diversification de la production agricole dans les collectivités régies par l'article 73 de la Constitution

Défavorable

Mme NADILLE

385 rect.

Prise en compte, dans la reconnaissance des projets d'avenir agricole, des contraintes liées à l'insularité, à l'éloignement géographique, aux surcoûts de production, à la vulnérabilité aux aléas climatiques et aux risques phytosanitaires propres aux outre-mer

Défavorable

M. PILLEFER

50 rect. bis

Renforcement des exigences de qualification professionnelle en matière de travaux agricoles

Irrecevable art. 45

M. CANÉVET

69

Renforcement des exigences de qualification professionnelle en matière de travaux agricoles

Irrecevable art. 45

Mme LOISIER

144

Renforcement des exigences de qualification professionnelle en matière de travaux agricoles

Irrecevable art. 45

M. Vincent LOUAULT

216

Simplifier l'exécution des travaux forestiers

Irrecevable art. 45

M. CANÉVET

71

Simplifier l'exécution des travaux forestiers

Irrecevable art. 45

M. Vincent LOUAULT

194 rect. bis

Simplifier l'exécution des travaux forestiers

Irrecevable art. 45

Article additionnel après Article 1er

M. PLA

567

Réalisation d'un diagnostic sur les vulnérabilités de la chaîne alimentaire

Irrecevable art. 45

M. PLA

568

Compléter les missions du comité régional pour l'alimentation

Irrecevable art. 45

M. FOUASSIN

641

Participation des services de l'État aux travaux des organisations interprofessionnelles en outre-mer

Irrecevable art. 45

Mme BÉLIM

281

Permettre, à titre expérimental, l'incorporation dans des compléments alimentaires de plantes médicinales traditionnelles inscrites sur la liste A de la pharmacopée française

Irrecevable art. 45

Mme BÉLIM

280

Adapter les modalités d'information des consommateurs relatives aux produits aquatiques pour le territoire de La Réunion et rendre obligatoire l'information au consommateur dans la restauration 

Irrecevable art. 45

Mme LOISIER

141

Sécuriser juridiquement les Obligations légales de débroussaillement (OLD)

Irrecevable art. 45

M. LUREL

125

Rôle du schéma d'aménagement régional dans l'application de la loi Littoral outre-mer

Irrecevable art. 45

M. LUREL

124

Dérogation au principe d'urbanisation en continuité dans les communes de Guadeloupe et de la Réunion situées à plus de 500 m d'altitude

Irrecevable art. 45

Article 2

M. SZCZUREK

433 rect.

Interdiction d'importer, de proposer à la vente ou de distribuer à titre gratuit en vue de la consommation humaine ou animale des denrées alimentaires ou produits agricoles pour lesquels il a été fait usage de substances interdites sur le territoire français

Demande de retrait

M. MÉRILLOU

570 rect.

Abaissement des limites maximales de résidus (LMR) aux denrées importées contenant des substances interdites au sein de l'Union européenne au niveau zéro technique en France

Défavorable

M. LAHELLEC

712

Élargissement du champ de l'article 2 aux produits transformés et horticoles et renforcement des sanctions administratives

Défavorable

M. JADOT

626

Interdire l'importation de denrées alimentaires contenant des substances interdites au sein de l'Union européenne et remise d'un rapport au Parlement sur les limites maximales de résidus supérieures à la limite de quantification

Défavorable

M. JADOT

627

Étendre le dispositif aux cas de non-renouvellement des substances

Défavorable

M. TISSOT

459

Étendre le dispositif aux cas de non-renouvellement des substances.

Défavorable

M. DUROX

303

Limiter les mesures conservatoires aux mesures d'interdiction

Défavorable

M. TISSOT

460

Limiter les mesures conservatoires aux mesures d'interdiction

Défavorable

M. TISSOT

454

Étendre le dispositif aux produits transformés

Défavorable

M. TISSOT

455

Suppression de la condition du risque sérieux pour la santé humaine ou animale

Défavorable

M. JADOT

628

Inclure le risque sérieux pour l'environnement

Défavorable

Mme BONNEFOY

639

Inclure le risque sérieux pour les écosystèmes

Défavorable

M. TISSOT

461

Motivation écrite et publique de toute décision de ne pas prendre des mesures conservatoires

Défavorable

M. JADOT

629

Remise d'un rapport du Gouvernement au Parlement sur les substances actives interdites mais faisant l'objet de limites maximales de résidus supérieures à l'importation et les mesures conservatoires prises

Défavorable

M. TISSOT

456

Instauration de sanctions administratives en cas de méconnaissance des mesures de sauvegarde nationales

Défavorable

M. TISSOT

457

Promouvoir, au niveau de l'Union européenne, un mécanisme imposant aux opérateurs économiques mettant sur le marché de l'Union des denrées alimentaires importées d'apporter une preuve de conformité 

Défavorable

M. TISSOT

458

Prévoir des mesures de sauvegarde en cas de non-respect des exigences d'équivalence sanitaire, environnementale et de bien-être animal dans le cadre de la mise en oeuvre des accords commerciaux conclus par l'Union européenne

Défavorable

Mme BONFANTI-DOSSAT

812

Empêcher toute interdiction nationale sans évaluation préalable de son impact sur la compétitivité des filières concernées et les conditions de concurrence avec les autres États membres de l'Union européenne.

Défavorable

M. LEVI

92

Compléter le rapport annuel du Gouvernement par un volet dédié aux outre-mer

Avis du Gouvernement

M. PELLEVAT

160 rect.

Compléter le rapport annuel du Gouvernement par un volet dédié aux outre-mer

Avis du Gouvernement

Mme Nathalie DELATTRE

259

Compléter le rapport annuel du Gouvernement par un volet dédié aux outre-mer

Avis du Gouvernement

M. SZCZUREK

432

Compléter le rapport annuel du Gouvernement par un volet dédié aux outre-mer

Avis du Gouvernement

Mme LE HOUEROU

571

Compléter le rapport annuel du Gouvernement par un volet dédié aux outre-mer

Avis du Gouvernement

M. CANÉVET

72

Suppression des dérogations à l'obligation de détenir un agrément pour appliquer des produits phytopharmaceutiques

Irrecevable art. 45

M. Vincent LOUAULT

217 rect. ter

Suppression des dérogations à l'obligation de détenir un agrément pour appliquer des produits phytopharmaceutiques

Irrecevable art. 45

Article additionnel après Article 2

M. MÉRILLOU

581

Création d'une cinquième école vétérinaire publique

Irrecevable art. 45

M. POINTEREAU

365 rect.

Porter le délai de grâce en cas de retrait d'une autorisation de mise sur le marché d'un produit au maximum autorisé par la réglementation européenne

Favorable

M. GENET

657 rect.

Porter le délai de grâce en cas de retrait d'une autorisation de mise sur le marché d'un produit au maximum autorisé par la réglementation européenne

Favorable

Mme Nathalie DELATTRE

953

Porter le délai de grâce en cas de retrait d'une autorisation de mise sur le marché d'un produit au maximum autorisé par la réglementation européenne

Favorable

M. LEFÈVRE

981

Porter le délai de grâce en cas de retrait d'une autorisation de mise sur le marché d'un produit au maximum autorisé par la réglementation européenne

Favorable

M. BUIS

1019 rect.

Porter le délai de grâce en cas de retrait d'une autorisation de mise sur le marché d'un produit au maximum autorisé par la réglementation européenne

Favorable

M. POINTEREAU

362 rect.

Empêcher l'encadrement et l'interdiction par les autorités nationales de mélanges extemporanés 

Défavorable

M. GENET

658 rect.

Empêcher l'encadrement et l'interdiction par les autorités nationales de mélanges extemporanés 

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

954

Empêcher l'encadrement et l'interdiction par les autorités nationales de mélanges extemporanés 

Défavorable

M. LEFÈVRE

982 rect.

Empêcher l'encadrement et l'interdiction par les autorités nationales de mélanges extemporanés 

Défavorable

M. BUIS

1020

Empêcher l'encadrement et l'interdiction par les autorités nationales de mélanges extemporanés 

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

199 rect. ter

Obliger l'Anses à demander des informations complémentaires et motiver son refus

Favorable

M. POINTEREAU

361 rect.

Obliger l'Anses à demander des informations complémentaires et motiver son refus

Favorable

M. GENET

655 rect.

Obliger l'Anses à demander des informations complémentaires et motiver son refus

Favorable

Mme Nathalie DELATTRE

949

Obliger l'Anses à demander des informations complémentaires et motiver son refus

Favorable

M. Vincent LOUAULT

198 rect. ter

Faciliter l'autorisation en France d'un produit évalué par un État membre rapporteur de la même zone

Favorable

M. GENET

656 rect.

Faciliter l'autorisation en France d'un produit évalué par un État membre rapporteur de la même zone

Favorable

M. LEFÈVRE

980

Faciliter l'autorisation en France d'un produit évalué par un État membre rapporteur de la même zone

Favorable

M. LEVI

93

Obliger l'Anses à motiver son refus

Défavorable

M. PIEDNOIR

111 rect. bis

Obliger l'Anses à motiver son refus

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

193 rect. ter

Obliger l'Anses à motiver son refus

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

222

Obliger l'Anses à motiver son refus

Défavorable

Mme BOURCIER

309 rect. bis

Obliger l'Anses à motiver son refus

Défavorable

Mme BONNEFOY

640

Instauration de sanctions pénales en cas de méconnaissance de l'interdiction de produire, de stocker ou de faire circuler des produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives non approuvées au niveau européen

Défavorable

M. Michaël WEBER

569

Interdire l'introduction, l'importation ou la mise sur le marché national d'engrais inorganiques ou organo-minéraux phosphatés 

Irrecevable art. 45

M. Michaël WEBER

573

Rappeler qu'en application des principes de précaution et de prévention, les autorités nationales peuvent exiger le retrait de produits phytosanitaires contenant une ou plusieurs substances actives qui présente un risque sérieux pour la santé publique ou pour l'environnement

Défavorable

Article 2 quater

M. GROSVALET

233

Suppression de l'article

Défavorable

M. SALMON

398

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

462

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

713

Suppression de l'article

Défavorable

Le Gouvernement

856

Suppression de l'article

Défavorable

M. JADOT

630 rect.

Actionner les mesures conservatoires prévues par le droit de l'Union européenne pour suspendre l'importation et la mise sur le marché de denrées contenant des résidus d'acétamipride ou de flupyradifurone

Défavorable

M. TISSOT

919 rect.

Actionner les mesures conservatoires prévues par le droit de l'Union européenne pour suspendre l'importation et la mise sur le marché de denrées contenant des résidus d'acétamipride ou de flupyradifurone

Défavorable

M. Michaël WEBER

572

Assurer l'information des consommateurs en cas d'aménagement de dérogations à l'interdiction générale d'utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes ou assimilées

Défavorable

Article additionnel après Article 2 quater

M. MASSET

287

Remise d'un rapport annuel sur les mesures de soutien et d'accompagnement mises en oeuvre pour les filières agricoles impactées par la décision de retrait ou de refus du renouvellement de l'approbation d'une substance active phytopharmaceutique ou d'un médicament vétérinaire 

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

196 rect. ter

Transfert de la compétence en matière d'autorisation de mise sur le marché et d'expérimentation sur les technologies à l'Anses

Irrecevable art. 45

M. Vincent LOUAULT

197 rect. ter

Réévaluation d'une décision d'autorisation de mise sur le marché en cas de risque de distorsion de concurrence avec un autre État membre de l'Union européenne 

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

184 rect. ter

Étendre l'activité de conseil à l'ensemble des producteurs

Irrecevable art. 45

M. Vincent LOUAULT

185 rect. ter

Définition des activités de conseil

Irrecevable art. 45

Mme BÉLIM

574

Instaurer une dérogation au catalogue officiel pour les plants et semences pour La Réunion

Irrecevable art. 45

Mme BÉLIM

575

Instaurer une dérogation au catalogue officiel pour les plants et semences pour La Réunion

Irrecevable art. 45

Article 3

M. SALMON

399

Suppression de l'article

Défavorable

M. SZCZUREK

434

Renforcer l'efficacité des contrôles sanitaires applicables aux denrées alimentaires et aux produits agricoles, en tenant compte des risques spécifiques associés aux produits importés

Défavorable

Mme CONCONNE

576

Garantir que la brigade nationale de contrôle des denrées importées exerce ses missions de façon effective dans les points d'entrée des territoires ultramarins

Défavorable

M. TISSOT

463

Association des syndicats à l'élaboration de l'ordonnance visant à mettre en place une brigade nationale de contrôle des denrées alimentaires

Défavorable

Article additionnel après Article 3

M. LUREL

121

Sanctionner la méconnaissance de l'interdiction de distribuer dans les outre-mer des produits alimentaires dont la concentration en sucres est supérieure à celle du même produit vendu en France hexagonale

Irrecevable art. 45

Article 4

M. SALMON

400

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

M. UZENAT

623

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

M. SZCZUREK

435

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

Mme BILLON

14

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

M. ROUX

242 rect.

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

Mme BILLON

15

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

M. ROUX

243

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

Mme Nathalie GOULET

1 rect. sexies

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

Mme JACQUEMET

19 rect.

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

Mme FÉRET

78 rect.

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

M. DAUBET

267

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

Mme BERTHET

809

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

M. ROUX

244

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable

Le Gouvernement

326

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable

M. SALMON

402

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

M. TISSOT

466

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

Le Gouvernement

323

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

M. TISSOT

467

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

M. LAHELLEC

746

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

M. CANÉVET

67

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable

Mme LOISIER

148

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable

M. Vincent LOUAULT

212 rect. ter

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable

M. BLEUNVEN

929

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable

Le Gouvernement

320 rect. bis

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable

M. Michaël WEBER

1027 rect.

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Défavorable

M. TISSOT

565

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable si rectifié

M. LAHELLEC

729

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Tombé

M. SALMON

401

Part de produits issus du commerce équitable dans la restauration collective

Défavorable

M. TISSOT

470

Origine des produits servis dans la restauration collective publique

Défavorable

M. TISSOT

465

Part de produits issus du commerce équitable dans la restauration collective

Défavorable

Mme SCHILLINGER

803

Part de produits issus du commerce équitable dans la restauration collective

Défavorable

M. UZENAT

578

Part de produits issus du commerce équitable dans la restauration collective

Défavorable

M. MASSET

293

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Avis du Gouvernement

M. CANÉVET

614

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable si rectifié

M. GENET

659 rect.

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable

Mme Nathalie DELATTRE

956

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable

M. BUIS

1021 rect.

Composition des 50 % de produits durables et de qualité dans la restauration collective

Favorable

M. Michaël WEBER

577

Extension aux produits de parcs naturels de l'éligibilité à la part de 50 % de produits durables et de qualité en restauration collective

Favorable

M. GOLD

224

Objectifs à atteindre dans la restauration collective en matière de viande et de produits de la pêche

Défavorable

M. UZENAT

580

Objectifs à atteindre dans la restauration collective en matière de viande et de produits de la pêche

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

275

Rétablissement des critères d'achat dans la restauration collective supprimés par la commission

Défavorable

M. SALMON

403

Rétablissement des critères d'achat dans la restauration collective supprimés par la commission

Défavorable

M. LAHELLEC

725

Rétablissement des critères d'achat dans la restauration collective supprimés par la commission

Défavorable

M. LAHELLEC

726

Rétablissement des critères d'achat dans la restauration collective supprimés par la commission

Défavorable

M. BUIS

1015

Rétablissement des critères d'achat dans la restauration collective supprimés par la commission

Défavorable

M. JACQUIN

464

Rétablissement des critères d'achat dans la restauration collective supprimés par la commission

Défavorable

Le Gouvernement

322

Amendement légistique

Favorable

M. TISSOT

468

Extension aux restaurants collectifs privés de l'obligation d'approvisionnement de produits d'origine européenne

Avis du Gouvernement

M. HOCHART

754

Extension aux restaurants collectifs privés de l'obligation d'approvisionnement de produits d'origine européenne

Avis du Gouvernement

M. BUIS

1018

Obligation d'approvisionnement en produits issus de l'Union européenne et non de l'Espace économique européen

Défavorable

M. ROCHETTE

619 rect. ter

Obligation d'approvisionnement en produits issus de l'Union européenne et non de l'Espace économique européen

Défavorable

Mme GACQUERRE

53

Obligation d'approvisionnement en produits issus de l'Union européenne et non de l'Espace économique européen

Demande de retrait

M. GENET

690 rect.

Obligation d'approvisionnement en produits issus de l'Union européenne et non de l'Espace économique européen

Demande de retrait

Le Gouvernement

319

Obligation d'approvisionnement en produits issus de l'Union européenne étendue aux produits originaires des Pays et territoires d'outre-mer

Favorable

Le Gouvernement

318

Suppression du critère d'ingrédient primaire d'origine européenne pour définir l'obligation d'approvisionnement en produits issus de l'Union européenne 

Favorable

M. SALMON

404

Impératif de saisonnalité dans l'appréciation de l'absence d'offre suffisante permettant de déroger à l'approvisionnement européen dans la restauration collective publique

Défavorable

M. TISSOT

471

Priorité des produits issus de circuits courts dans la restauration collective publique

Défavorable

Le Gouvernement

329

Suppression du décret fixant la liste des produits exemptés de l'obligation de préférence européenne

Favorable

M. HOCHART

756

Obligation d'approvisionnement national dans la restauration collective publique

Défavorable

M. HOCHART

755

Obligation d'approvisionnement en produits issus de l'Union européenne étendue aux produits originaires des Pays et territoires d'outre-mer

Demande de retrait

Le Gouvernement

327

Suppression de la règle d'au moins 80 % de produits français dans la restauration collective publique

Favorable

M. LAHELLEC

727

Critères d'achat dans la restauration collective permettant une préférence nationale

Défavorable

M. LAHELLEC

728

Mesure de préférence locale dans les collectivités ultramarines

Défavorable

Le Gouvernement

321

Amendement légistique

Favorable

M. LUREL

131

Renforcement des approvisionnements directs dans la restauration collective outre-mer 

Avis du Gouvernement

Mme BELLUROT

894

Suppression des obligations de transparence pour les grands groupes du commerce, de l'industrie et de la restauration

Défavorable

Mme GUHL

832

Avancement de la date à partir de laquelle les grands groupes du commerce, de l'industrie et de la restauration devront publier la part de produits de qualité et d'origine dans leurs produits alimentaires

Défavorable

Le Gouvernement

330

Suppression de l'obligation de transparence sur les volumes pour les grands groupes du commerce, de l'industrie et de la restauration

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

187 rect. bis

Substitution des ventes aux achats comme indicateur sur l'origine des produits alimentaires dans le cadre du dispositif de transparence pour les grands groupes du commerce, de l'industrie et de la restauration

Avis du Gouvernement

M. KLINGER

44

Extension de la transparence sur l'origine des produits alimentaires sous marque de distributeur à tous les produits

Défavorable

M. BUIS

137

Extension de la transparence sur l'origine des produits alimentaires sous marque de distributeur à tous les produits

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

188 rect. ter

Extension de la transparence sur l'origine des produits alimentaires sous marque de distributeur à tous les produits

Défavorable

Mme GUHL

833

Extension de la transparence sur l'origine des produits alimentaires sous marque de distributeur à tous les produits

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

204 rect. ter

Extension de la transparence sur l'origine des produits alimentaires sous marque de distributeur à tous les produits

Défavorable

Le Gouvernement

1046

Suppression du dispositif expérimental de transparence sur l'origine des produits alimentaires sous marque de distributeur

Défavorable

Mme CONCONNE

579

Mesure de préférence locale dans les collectivités ultramarines

Défavorable

M. TISSOT

469

Mise en place d'un prix plancher supérieur aux coûts de production dans la restauration collective publique

Défavorable

M. GOLD

229

Approvisionnement en produits issus d'animaux élevés en plein air dans la restauration collective publique

Défavorable

M. GOLD

230

Interdiction dans la restauration collective publique des denrées issues de produits agricoles importés issus de filières contribuant à la déforestation 

Avis du Gouvernement

Mme NADILLE

391 rect.

Plan d'action dans la restauration collective publique des collectivités ultramarines afin d'accroître la part des produits agricoles issus des productions locales

Avis du Gouvernement

Le Gouvernement

324

Suppression de plusieurs indicateurs dans le bilan statistique annuel sur la part de 50% de produits durables et de qualité en restauration collective

Sagesse

M. TISSOT

472

Format harmonisé des données du bilan statistique annuel sur la part de 50% de produits durables et de qualité en restauration collective

Défavorable

Le Gouvernement

325

Suppression du délai de deux ans pour l'atteinte d'objectifs en matière de fruits et légumes dans la restauration collective relevant de l'État 

Favorable

Le Gouvernement

328

Suppression de l'obligation de transparence sur la part de produits durables et de qualité pour les grands groupes de l'industrie agroalimentaire

Défavorable

Mme SCHILLINGER

804

Trajectoire chiffrée à horizon 2030 sur la part de produits bio et de produits issus du commerce équitable

Défavorable

M. MONTAUGÉ

943 rect. bis

Transparence sur l'origine du foie gras

Favorable si rectifié

M. DUFFOURG

75

Transparence sur l'origine du foie gras

Favorable

Article additionnel après Article 4

M. IACOVELLI

17

Lutte contre le gaspillage alimentaire 

Irrecevable art. 45

M. IACOVELLI

850

 Lutte contre le gaspillage alimentaire 

Irrecevable art. 45

Mme CIUNTU

1041

Activité de centrale d'achat pour la restauration collective publique confiée aux marchés d'intérêt national (MIN) 

Défavorable

Mme ROMAGNY

30 rect.

Obligation sur les emballages de fruits et légumes frais ou secs de faire mention du pays d'origine, en caractères de taille équivalente à celle du prix

Avis du Gouvernement

M. CHASSEING

920

Transparence sur l'origine des viandes, fruits et autres ingrédients agricoles des denrées alimentaires transformées

Avis du Gouvernement

M. CANÉVET

65

Indication du pays d'origine des viandes utilisées en tant qu'ingrédient dans les produits transformés

Favorable si rectifié

Mme LOISIER

146

Indication du pays d'origine des viandes utilisées en tant qu'ingrédient dans les produits transformés

Favorable si rectifié

M. Vincent LOUAULT

210 rect. ter

Indication du pays d'origine des viandes utilisées en tant qu'ingrédient dans les produits transformés

Favorable si rectifié

Mme HOUSSEAU

371 rect.

Indication du pays d'origine des viandes utilisées en tant qu'ingrédient dans les produits transformés

Favorable si rectifié

Le Gouvernement

632

Indication du pays d'origine des viandes utilisées en tant qu'ingrédient dans les produits transformés

Favorable

M. CANÉVET

66

Transparence sur l'origine des chairs et oeufs de poissons issus de l'aquaculture ainsi que des mollusques bivalves issus de la conchyliculture, utilisés comme ingrédients dans la restauration

Favorable

Mme LOISIER

147

Transparence sur l'origine des chairs et oeufs de poissons issus de l'aquaculture ainsi que des mollusques bivalves issus de la conchyliculture, utilisés comme ingrédients dans la restauration

Favorable

M. Vincent LOUAULT

211 rect. ter

Transparence sur l'origine des chairs et oeufs de poissons issus de l'aquaculture ainsi que des mollusques bivalves issus de la conchyliculture, utilisés comme ingrédients dans la restauration

Favorable

Mme BILLON

16

Limitation de l'utilisation du terme « label » aux seuls produits bénéficiant d'un Label rouge et interdiction des symboles susceptibles de créer une confusion avec un signe officiel d'identification de la qualité et de l'origine

Défavorable

M. COZIC

25 rect. bis

Limitation de l'utilisation du terme « label » aux seuls produits bénéficiant d'un Label rouge et interdiction des symboles susceptibles de créer une confusion avec un signe officiel d'identification de la qualité et de l'origine

Défavorable

Mme BILLON

47

Limitation de l'utilisation du terme « label » aux seuls produits bénéficiant d'un Label rouge et interdiction des symboles susceptibles de créer une confusion avec un signe officiel d'identification de la qualité et de l'origine

Défavorable

M. ROUX

245

Limitation de l'utilisation du terme « label » aux seuls produits bénéficiant d'un Label rouge et interdiction des symboles susceptibles de créer une confusion avec un signe officiel d'identification de la qualité et de l'origine

Défavorable

M. LEVI

94

Expérimentation dans cinq régions au plus et pour trois ans d'un relèvement à 100 000 euros du seuil des marchés publics alimentaires 

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

260

Expérimentation dans cinq régions au plus et pour trois ans d'un relèvement à 100 000 euros du seuil des marchés publics alimentaires 

Défavorable

M. BLEUNVEN

613

Expérimentation dans cinq régions au plus et pour trois ans d'un relèvement à 100 000 euros du seuil des marchés publics alimentaires 

Défavorable

Article 5 A

M. DANTEC

392

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

473

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

714

Suppression de l'article

Défavorable

M. GILLÉ

586

Supprimer la reconnaissance de l'accès à l'eau comme facteur essentiel de la production agricole

Défavorable

Mme BONFANTI-DOSSAT

811

Reconnaître le caractère d'intérêt général des ouvrages de stockage de l'eau à vocation agricole

Demande de retrait

Mme de CIDRAC

939

Suppression des objectifs chiffrés de stockage d'eau et de réutilisation des eaux usées et subordination des besoins agricoles aux autres usages et au bon fonctionnement des milieux naturels

Défavorable

Le Gouvernement

855

Suppression de l'objectif de doublement du stockage de l'eau et du principe de non-régression agricole

Défavorable

M. CABANEL

845

Suppression de la garantie de disponibilité de la ressource en eau pour les activités agricoles et du principe de non-régression agricole

Défavorable

M. GILLÉ

585

Suppression de l'objectif de doublement des capacités de stockage et reconnaissance d'une approche multi-usages de l'accès à la ressource en eau

Défavorable

M. GROSVALET

234

Suppression du principe de non-régression agricole dans la gestion de l'eau

Défavorable

Article additionnel après Article 5 A

M. MONTAUGÉ

484

Remise au Parlement d'un rapport sur le potentiel de mobilisation accrue de la ressource en eau lié au curage des ouvrages existants

Défavorable

Article 5

M. LAHELLEC

715

Suppression de l'article

Défavorable

M. DANTEC

827

Suppression de l'article

Défavorable

M. DANTEC

828

Suspendre, révoquer les autorisations délivrées et conditionner la poursuite de l'utilisation des ouvrages existants à la conversion en agriculture biologique

Défavorable

M. TISSOT

474

Supprimer l'allègement des modalités de participation du public dans le cadre de la procédure d'autorisation environnementale des projets d'ouvrages de stockage d'eau

Défavorable

M. DANTEC

829

Supprimer l'allègement des modalités de participation du public dans le cadre de la procédure d'autorisation environnementale des projets d'ouvrages de stockage d'eau

Défavorable

M. TISSOT

475

Limiter la possibilité de la tenue d'une permanence aux projets d'ouvrage de stockage d'eau définis dans le cadre d'un projet de territoire pour la gestion de l'eau (PTGE)

Défavorable

Le Gouvernement

857

Limiter la possibilité de la tenue d'une permanence aux projets d'ouvrage de stockage d'eau définis dans le cadre d'un projet de territoire pour la gestion de l'eau (PTGE)

Défavorable

M. CABANEL

923

Limiter la possibilité de la tenue d'une permanence aux projets d'ouvrage de stockage d'eau définis dans le cadre d'un projet de territoire pour la gestion de l'eau (PTGE)

Défavorable

M. TISSOT

476

Limiter la possibilité de la tenue d'une permanence aux projets d'ouvrage destinés aux exploitations agricoles dont la production est exclusivement destinée à l'alimentation humaine

Défavorable

M. CABANEL

247

Mise à disposition du public une notice de présentation non technique, claire et accessible des projets d'ouvrages de stockage d'eau soumis à autorisation environnementale

Avis du Gouvernement

M. TISSOT

610

Supprimer la prise en compte des besoins actuels et prévisionnels des irrigants dans le cadre de la demande d'autorisation unique pluriannuelle de prélèvement (AUP)

Défavorable

M. CABANEL

922

Supprimer la prise en compte des besoins actuels et prévisionnels des irrigants dans le cadre de la demande d'autorisation unique pluriannuelle de prélèvement (AUP)

Défavorable

M. DUFFOURG

150

Supprimer l'élaboration d'une stratégie concertée d'irrigation par les organismes uniques de gestion collective (OUGC) et la garantie de l'accès à l'eau pour les nouveaux irrigants

Défavorable

M. GENET

660 rect.

Supprimer la stratégie d'irrigation concertée et inscrire la demande d'autorisation unique pluriannuelle de prélèvement (AUP) dans une dynamique d'adaptation au changement climatique

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

958

Supprimer la stratégie d'irrigation concertée et inscrire la demande d'autorisation unique pluriannuelle de prélèvement (AUP) dans une dynamique d'adaptation au changement climatique

Défavorable

M. GILLÉ

480

Substituer à l'objectif d'« optimisation » un objectif de sobriété à l'hectare de l'usage de l'eau

Défavorable

M. TISSOT

477

Rendre publics la stratégie concertée d'irrigation des OUGC et le bilan annuel des volumes prélevés au regard des volumes autorisés 

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

195 rect. ter

Remplacer la référence à l'« équité » par celle de la «  non discrimination  » de l'accès à la ressource en eau dans le cadre du plan annuel de répartition des OUGC

Favorable

M. GENET

661 rect.

Préciser que le plan annuel de répartition des OUGC suppose des volumes d'eau adaptés et suffisants, impliquant le cas échéant une modification de l'autorisation pluriannuelle de prélèvement

Sagesse

Mme Nathalie DELATTRE

963

Préciser que le plan annuel de répartition des OUGC suppose des volumes d'eau adaptés et suffisants, impliquant le cas échéant une modification de l'autorisation pluriannuelle de prélèvement

Sagesse

Mme JOSENDE

991

Préciser que le plan annuel de répartition des OUGC suppose des volumes d'eau adaptés et suffisants, impliquant le cas échéant une modification de l'autorisation pluriannuelle de prélèvement

Sagesse

M. TISSOT

478

Remplacer l'objectif d'« optimisation » par un objectif de sobriété à l'hectare de l'usage de l'eau

Défavorable

M. SALMON

830

Remplacer l'objectif d'« optimisation » par un objectif de sobriété à l'hectare de l'usage de l'eau

Défavorable

M. TISSOT

479

Compléter l'objectif d'« optimisation » par un objectif de sobriété à l'hectare de l'usage de l'eau

Défavorable

M. DUFFOURG

154

Obliger l'État à communiquer chaque année, par périmètre élémentaire, les volumes utilisés par les différents usagers sur la ressource en eau

Défavorable

M. TISSOT

481

Suppression de la définition des PTGE et de leur approbation par le préfet

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

276

Consultation de la ou les personnes responsables de la production et de la distribution d'eau par l'autorité administrative avant d'arrêter les volumes prélevables et de leur répartition

Défavorable

Mme de CIDRAC

932

Consultation de la ou les personnes responsables de la production et de la distribution d'eau par l'autorité administrative avant d'arrêter les volumes prélevables et de leur répartition

Défavorable

M. SÉNÉ

992

Consultation de la ou les personnes responsables de la production et de la distribution d'eau par l'autorité administrative avant d'arrêter les volumes prélevables et de leur répartition

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

277

Assurer l'articulation des volumes prélevables arrêtés par le préfet avec les objectifs du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux

Défavorable

Mme BOURCIER

386 rect. bis

Assurer l'articulation des volumes prélevables arrêtés par le préfet avec les objectifs du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux 

Défavorable

M. LAHELLEC

742

Assurer l'articulation des volumes prélevables arrêtés par le préfet avec les objectifs du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux 

Défavorable

Mme de CIDRAC

933

Assurer l'articulation des volumes prélevables arrêtés par le préfet avec les objectifs du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux 

Défavorable

M. SÉNÉ

993

Assurer l'articulation des volumes prélevables arrêtés par le préfet avec les objectifs du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux 

Défavorable

M. GILLÉ

482

Supprimer la mention du caractère facultatif des PTGE

Défavorable

M. TISSOT

487

Supprimer l''encadrement de la phase de lancement des PTGE à travers l'établissement d'une feuille de route en lien avec le préfet de département

Défavorable

M. TISSOT

485

Rétablir l'obligation pour le préfet de fonder sa décision d'arrêter les volumes prélevables et d'approuver les PTGE sur les meilleures connaissances scientifiques disponibles ou sur une étude HMUC.

Défavorable

M. DUFFOURG

151

Fonder les autorisations de prélèvements d'eau à usage agricole et les études de prospective en la matière sur les besoins réels des exploitations agricoles

Défavorable

M. MONTAUGÉ

483

Prévoir que les SDAGE identifient et prennent en compte les aménagements hydrauliques existants et des possibilités de curage des retenues collinaires

Défavorable

M. TISSOT

486

Associer la commission locale de l'eau (CLE) à l'élaboration et au pilotage des PTGE

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

278

Supprimer l'autorisation provisoire de prélèvement délivrée par le préfet en cas d'annulation de l'autorisation par le juge

Défavorable

M. TISSOT

488

Supprimer l'autorisation provisoire de prélèvement délivrée par le préfet en cas d'annulation de l'autorisation par le juge

Défavorable

M. LAHELLEC

744

Supprimer l'autorisation provisoire de prélèvement délivrée par le préfet en cas d'annulation de l'autorisation par le juge

Défavorable

M. DANTEC

759

Supprimer l'autorisation provisoire de prélèvement délivrée par le préfet en cas d'annulation de l'autorisation par le juge

Défavorable

Mme SCHILLINGER

806

Supprimer l'autorisation provisoire de prélèvement délivrée par le préfet en cas d'annulation de l'autorisation par le juge

Défavorable

Mme de CIDRAC

938

Supprimer l'autorisation provisoire de prélèvement délivrée par le préfet en cas d'annulation de l'autorisation par le juge

Défavorable

M. DUFFOURG

152

Accorder l'autorisation provisoire sur toute la durée de réalisation d'une étude impact 

Défavorable

Mme SCHILLINGER

805

Encadrer davantage les autorisations provisoires, en les distinguant selon les motifs d'annulation du juge

Défavorable

M. TISSOT

489

Passer de cinq à deux ans pour la durée maximale de l'autorisation provisoire de prélèvement

Défavorable

Le Gouvernement

858

Passer de cinq à deux ans pour la durée maximale de l'autorisation provisoire de prélèvement

Défavorable

M. CABANEL

924

Passer de cinq à deux ans pour la durée maximale de l'autorisation provisoire de prélèvement

Défavorable

M. TISSOT

490

Préciser que l'autorisation provisoire de prélèvement ne doit pas porter atteinte à l'objectif de gestion équilibrée et durable de la ressource en eau 

Défavorable

Article additionnel après Article 5

M. DANTEC

761

Hiérarchiser les différents usages de l'eau à des fins agricoles

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

643 rect. bis

Objectifs relatifs à la Réutilisation des eaux usées traitées (REUT)

Défavorable

M. SALMON

762

Restreindre le périmètre des concours des agences de l'eau en matière d'accès à l'eau pour les agriculteurs

Défavorable

M. DUFFOURG

153

Substituer l'autorisation unique pluriannuelle à toute autre disposition réglementaire relative aux ouvrages hydrauliques

Défavorable

M. DANTEC

763

Interdire l'irrigation des cultures intermédiaires à vocation énergétique (CIVE)

Défavorable

Mme JOSENDE

182

Interdire, au sein du programme pluriannuel des agences de l'eau, la possibilité de demander une substitution de prélèvements existants

Demande de retrait

M. LUREL

123

Obligation de délibération annuelle des intercommunalités membres du syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de la Guadeloupe

Irrecevable art. 45

Article 5 bis AA

Le Gouvernement

859

Suppression de l'article

Défavorable

Article additionnel après Article 5 bis AA

Mme Maryse CARRÈRE

268

Prise en compte du potentiel piscicole et aquacole lors de l'instruction des autorisations environnementales des piscicultures 

Défavorable

Article additionnel après Article 5 bis A

Mme MONIER

583

Inscrire le besoin d'abreuvement dans les objectifs régissant le stockage et la gestion de l'eau

Demande de retrait

Article 5 bis

M. TISSOT

492

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

716

Suppression de l'article

Défavorable

M. CABANEL

846

Suppression de l'article

Défavorable

Le Gouvernement

860

Suppression de l'article

Défavorable

M. SÉNÉ

994

Suppression de l'article

Défavorable

M. DANTEC

764

Modification de la composition des comités de bassin, afin d'augmenter la part des représentants non économiques

Défavorable

M. LEVI

96

Confier la présidence du comité de bassin au préfet coordonnateur de bassin

Avis du Gouvernement

M. PELLEVAT

162 rect.

Confier la présidence du comité de bassin au préfet coordonnateur de bassin

Avis du Gouvernement

Mme Nathalie DELATTRE

261

Confier la présidence du comité de bassin au préfet coordonnateur de bassin

Avis du Gouvernement

M. SOL

384

Confier la présidence du comité de bassin au préfet coordonnateur de bassin

Avis du Gouvernement

M. GENET

692 rect.

Confier la présidence du comité de bassin au préfet coordonnateur de bassin

Avis du Gouvernement

M. BUIS

1008

Confier la présidence du comité de bassin au préfet coordonnateur de bassin

Avis du Gouvernement

M. CABANEL

241

Supprimer la tutelle conjointe du ministère de l'agriculture sur les agences de l'eau

Défavorable

M. TISSOT

493

Supprimer la tutelle conjointe du ministère de l'agriculture sur les agences de l'eau

Défavorable

M. DANTEC

765

Supprimer la tutelle conjointe du ministère de l'agriculture sur les agences de l'eau

Défavorable

Mme HOUSSEAU

370 rect.

Placer les agences de l'eau sous une tutelle conjointe des ministres chargés respectivement de l'environnement, de l'agriculture et de l'économie

Favorable

Article additionnel après Article 5 bis

M. STANZIONE

74 rect. ter

Inscrire dans la définition juridique des agences de l'eau la contribution des structures publiques ou privées du fait de leur mission de service public au rééquilibrage de la stratégie de l'eau

Demande de retrait

Article 5 quater A

M. GOLD

225 rect. bis

Suppression de l'article

Défavorable

Mme BOURCIER

387 rect. bis

Suppression de l'article

Défavorable

Mme ROMAGNY

390 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

494

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

717

Suppression de l'article

Défavorable

M. DANTEC

766

Suppression de l'article

Défavorable

Mme BELLUROT

895

Suppression de l'article

Défavorable

Mme de CIDRAC

934

Suppression de l'article

Défavorable

M. SÉNÉ

995

Suppression de l'article

Défavorable

M. BUIS

1007

Confier la présidence de la commission locale de l'eau au préfet

Défavorable

M. GENET

691 rect.

Confier la présidence de la commission locale de l'eau au préfet

Défavorable

M. CABANEL

847 rect.

Revenir à la composition initiale des commissions locales de l'eau (CLE)

Défavorable

Le Gouvernement

861

Revenir à la composition initiale des commissions locales de l'eau (CLE)

Défavorable

M. GILLÉ

584

Revenir à la composition actuelle des commissions locales de l'eau (CLE)

Défavorable

Article additionnel après Article 5 quater A

M. GOLD

226 rect.

Garantir la présence d'au moins un représentant de l'agriculture biologique dans le conseil d'administration des agences de l'eau

Défavorable

M. JACQUIN

495

Garantir la présence d'au moins un représentant de l'agriculture biologique dans le conseil d'administration des agences de l'eau

Défavorable

M. DANTEC

767

Garantir la présence d'au moins un représentant de l'agriculture biologique dans le conseil d'administration des agences de l'eau

Défavorable

Article 5 quinquies

Le Gouvernement

862

Soumettre l'aspersion antigel à l'obligation de mesure volumétrique permanente

Défavorable

Mme DEVÉSA

133

Intégration explicite des oliveraies dans le régime dérogatoire relatif à l'aspersion antigel

Sagesse

M. DUFFOURG

155

Intégration des prélèvements à des fins d'aspersion antigel au sein des autorisations uniques pluriannuelles (AUP) gérées par les OUGC

Défavorable

M. DUFFOURG

156

Dispense des prélèvements d'eau destinés uniquement à l'aspersion antigel des cultures pérennes des procédures d'autorisation et de déclaration au titre de la nomenclature Iota

Défavorable

Article 5 sexies

M. LEVI

97

Suppression de l'article

Défavorable

Mme Maryse CARRÈRE

262

Suppression de l'article

Défavorable

Mme HOUSSEAU

369 rect.

Réalisation par les agences de l'eau d'un document de planification territoriale de la ressource en eau à destination du préfet 

Sagesse

Article additionnel après Article 5 sexies

M. GENET

664 rect.

Rôle et régime d'instruction des projets de stockage destinés à capter les excédents hydriques disponibles en période de basses eaux

Avis du Gouvernement

Mme Nathalie DELATTRE

968 rect.

Rôle et régime d'instruction des projets de stockage destinés à capter les excédents hydriques disponibles en période de basses eaux

Avis du Gouvernement

M. GENET

695 rect.

Permettre la recharge active des nappes phréatiques

Demande de retrait

M. HAYE

824

Permettre la recharge active des nappes phréatiques

Demande de retrait

M. BUIS

1009

Permettre la recharge active des nappes phréatiques

Demande de retrait

M. POINTEREAU

363 rect. bis

Déclinaison pour chaque bassin de l'objectif du doublement des volumes de stockage d'ici 2035

Demande de retrait

M. GENET

663 rect.

Déclinaison pour chaque bassin de l'objectif du doublement des volumes de stockage d'ici 2035

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

966

Déclinaison pour chaque bassin de l'objectif du doublement des volumes de stockage d'ici 2035

Demande de retrait

M. GENET

694 rect.

Remplacer le débit d'objectif d'étiage (DOE) par un seuil de vigilance dans les documents de répartition de la ressource en eau

Défavorable

M. HAYE

823

Remplacer le débit d'objectif d'étiage (DOE) par un seuil de vigilance dans les documents de répartition de la ressource en eau

Défavorable

M. GENET

693 rect.

Révision des débits objectifs d'étiage (DOE) pour mieux les adapter au changement climatique et à la pluviométrie actuelle et à venir

Demande de retrait

M. HAYE

822

Révision des débits objectifs d'étiage (DOE) pour mieux les adapter au changement climatique et à la pluviométrie actuelle et à venir

Demande de retrait

Article 6

Mme Nathalie DELATTRE

283

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

496

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

718

Suppression de l'article

Défavorable

M. DANTEC

768

Suppression de l'article

Défavorable

Mme de CIDRAC

935

Suppression de l'article

Défavorable

M. SÉNÉ

996

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

497

Réaffirmer la primauté des Sdage et des Sage sur les PTGE

Défavorable

M. DANTEC

769

Rétablir la primauté des orientations et recommandations définies par les Sages

Défavorable

M. TISSOT

498

Suppression de l'encadrement des prescriptions édictées par les Sage

Défavorable

Le Gouvernement

863

Suppression de l'encadrement des prescriptions édictées par les Sage

Défavorable

Mme de CIDRAC

940

Évaluation préalable des bénéfices et des risques pour le territoire des projets de stockage d'eau avant la révision du schéma d'aménagement et de gestion des eaux (Sage)

Défavorable

M. GILLÉ

588

Suppression de l'encadrement du pouvoir des Sage et reconnaissance du caractère multi-usage des projets de stockage d'eau

Défavorable

M. DUFFOURG

157

Suppression de la mention des projets de territoire pour la gestion de l'eau

Défavorable

M. LEVI

98

Remplacer les projets de territoire pour la gestion de l'eau (PTGE) par des projets de stockage issus d'une démarche concernée

Défavorable

M. PELLEVAT

163 rect.

Remplacer les projets de territoire pour la gestion de l'eau (PTGE) par des projets de stockage issus d'une démarche concernée

Défavorable

M. TISSOT

499

Supprimer le pouvoir de dérogation du préfet

Défavorable

Le Gouvernement

917 rect.

Suppression du pouvoir de dérogation du préfet pour les projets de stockage d'eau soumis à déclaration

Défavorable

Mme ROMAGNY

925 rect.

Autorisation de la dérogation par le préfet coordonnateur de bassin et extension du pouvoir de dérogation à l'ensemble des projets de stockage d'eau soumis à autorisation environnementale

Défavorable

M. SALMON

770

Supprimer le pouvoir de dérogation du préfet, afin de réaffirmer le pouvoir des commissions locales de l'eau

Défavorable

M. TISSOT

502

Supprimer le pouvoir de dérogation du préfet, afin de réaffirmer le pouvoir des commissions locales de l'eau

Défavorable

M. TISSOT

500

Faire précéder le pouvoir de dérogation du préfet par un avis simple du comité de bassin et de la commission locale de l'eau et limiter ce pouvoir dans la durée

Défavorable

M. TISSOT

501

Faire précéder le pouvoir de dérogation du préfet par un avis simple du comité de bassin

Défavorable

Article additionnel après Article 6

M. Vincent LOUAULT

186 rect. bis

Révision du schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) lorsque celle-ci est nécessaire à la réalisation d'un projet d'avenir agricole

Demande de retrait

Mme SOLLOGOUB

379 rect.

Adapter la réglementation applicable aux étangs piscicoles.

Irrecevable art. 45

Mme SOLLOGOUB

377 rect.

Régime de déclaration applicable aux ouvrages et installations piscicoles antérieurs au 1er janvier 2024

Irrecevable art. 45

Mme JOSENDE

173

Permettre aux plans de prévention des risques d'inondation de prévoir des exceptions encadrées pour les ouvrages, aménagements et installations hydrauliques collectifs nécessaires à l'irrigation agricole

Irrecevable art. 41

Article 6 bis AA

M. TISSOT

503

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

734

Suppression de l'article

Défavorable

Article additionnel après Article 6 bis AA

M. GENET

665 rect.

Limitation des prescriptions des Sage au strict nécessaire de ce qui est autorisé par la loi et les règlements

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

970

Limitation des prescriptions des Sage au strict nécessaire de ce qui est autorisé par la loi et les règlements

Demande de retrait

Article 6 bis A

Mme Nathalie DELATTRE

284

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

505

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

719

Suppression de l'article

Défavorable

M. DANTEC

771

Suppression de l'article

Défavorable

Le Gouvernement

864

Suppression de l'article

Défavorable

Mme de CIDRAC

936

Suppression de l'article

Défavorable

Article additionnel après Article 6 bis A

M. GILLÉ

504 rect.

Extension des obligations auxquelles sont soumis les ouvrages de prélèvements relevant de la nomenclature Iota

Défavorable

M. DANTEC

772

Extension des obligations auxquelles sont soumis les ouvrages de prélèvements relevant de la nomenclature Iota

Défavorable

Article 6 ter

M. DANTEC

775

Supprimer plusieurs mentions relatives à la sécurisation de l'accès à l'eau en montagne 

Défavorable

M. TISSOT

506 rect.

Supprimer la mention des activités pour lesquelles l'accès à l'eau doit être sécurisé en montagne

Défavorable

M. Jean-Marc BOYER

611

Mention des besoins en eau des activités pastorales comme usage pour lequel l'accès à l'eau doit être garanti en montagne

Favorable

M. TISSOT

507 rect.

Supprimer la mention de l'industrie, de l'artisanat et des loisirs de neige parmi les usages de l'eau en montagne.

Défavorable

M. TISSOT

508 rect.

Supprimer la mention des loisirs de neige comme d'un usage de l'eau à garantir en montagne

Défavorable

M. TISSOT

509 rect.

Consultation pour avis des CLE dans l'élaboration de la politique de l'eau en montagne

Défavorable

Article additionnel après Article 6 ter

M. SOMON

85

Supprimer l'obligation de verser un acompte pour les entreprises de négoce

Irrecevable art. 45

M. PLA

587 rect.

Régime d'instruction des ouvrages hydrauliques de faible dimension destinés à l'abreuvement du bétail en zone de montagne

Demande de retrait

Article 6 quater

M. LEVI

99

Suppression de l'article.

Sagesse

M. PIEDNOIR

113 rect. bis

Suppression de l'article.

Sagesse

Mme BOURCIER

312

Suppression de l'article.

Sagesse

Le Gouvernement

331

Suppression de l'article.

Sagesse

M. GENET

666 rect.

Suppression de l'article.

Sagesse

M. LEFÈVRE

988

Suppression de l'article.

Sagesse

M. BRISSON

1037

Suppression de l'article.

Sagesse

M. CABANEL

248

Clarification de l'objectif de taux de matière organique

Sagesse

M. CABANEL

889 rect.

Assouplissement du dispositif de l'article 6 quater.

Sagesse

Article 6 quinquies

M. GROSVALET

235

Suppression de l'article.

Défavorable

M. GILLÉ

510

Suppression de l'article.

Défavorable

M. LAHELLEC

720

Suppression de l'article.

Défavorable

Le Gouvernement

865

Suppression de l'article.

Défavorable

M. GROSVALET

236

Suppression de la possibilité de suspendre temporairement la redevance pour pollutions diffuses (RPD) en cas de circonstances exceptionnelles.

Défavorable

M. TISSOT

511

Suppression de la possibilité de suspendre temporairement la redevance pour pollutions diffuses (RPD) en cas de circonstances exceptionnelles.

Défavorable

M. DANTEC

777

Suppression de la possibilité de suspendre temporairement la redevance pour pollutions diffuses (RPD) en cas de circonstances exceptionnelles.

Défavorable

M. GROSVALET

237

Suppression de la fin de l'indexation des taux de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) sur l'inflation.

Défavorable

M. DANTEC

778

Suppression de la fin de l'indexation des taux de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) sur l'inflation.

Défavorable

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Mes chers collègues, nous nous retrouverons à 16 heures en séance, puis demain à 14 h 30 en commission pour poursuivre, selon le même principe, l'examen des avis des rapporteurs sur la suite des articles du projet de loi.

La réunion est close à 15 h 40.

Mardi 30 juin 2026

- Présidence de Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente -

La réunion est ouverte à 14 h 35.

Projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement - Réouverture du délai limite pour le dépôt des amendements

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Mes chers collègues, à titre exceptionnel, en application de l'article 17 bis, alinéa 1, de notre Règlement, j'ai décidé de rouvrir le délai limite pour le dépôt des amendements au projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement.

Je vous propose de fixer ce nouveau délai à 18 heures cet après-midi. Cela nous laissera un peu plus de temps pour soumettre d'éventuels amendements supplémentaires en vue de l'examen de ce texte demain matin par notre commission.

Il en est ainsi décidé.

Projet de loi d'urgence, adopté par l'Assemblée nationale, pour la protection et la souveraineté agricoles - Suite de l'examen des amendements au texte de la commission

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Notre ordre du jour appelle l'examen des amendements au texte de la commission sur les articles 7 à 14 bis.

M. Pierre Cuypers, rapporteur. - Nous poursuivons l'examen des amendements au texte de la commission et, plus précisément, les amendements déposés sur les articles 7 à 14 bis.

Concernant ces articles, nous vous proposons de déclarer 54 amendements irrecevables au titre de l'article 45 de la Constitution, car ils n'entrent pas dans le périmètre du texte, ou au titre de l'article 38 de la Constitution en ce qu'ils étendent le champ d'une habilitation à légiférer par ordonnance. Nous considérons par ailleurs que 8 amendements relèvent du domaine réglementaire et demandons donc au Président du Sénat de les déclarer irrecevables en application de l'article 41 de la Constitution.

En déduisant les 25 amendements déclarés irrecevables par le président de la commission des finances, il resterait ainsi 262 amendements, auxquels s'ajouteraient 5 amendements de coordination ou rédactionnels.

Concernant la fin du volet « eau », qui concerne les articles 7 et 8  et leurs articles additionnels respectifs, nous avons émis un avis défavorable à l'ensemble des amendements de suppression, ainsi qu'aux amendements visant à accroître les contraintes pesant sur les agriculteurs ou les élus locaux.

À l'article 7, nous vous proposons un avis de sagesse sur l'amendement tendant à prendre en compte l'intérêt économique et social des projets dans le cadre des prescriptions de compensation en zone humide. Il en est de même pour l'amendement tendant à insérer un article additionnel après l'article 7 quater, qui prévoit d'exclure les abords des ouvrages hydrauliques de la définition des zones humides.

Concernant l'article 8, nous vous proposons un avis favorable sur un amendement rédactionnel du Gouvernement, et un avis de sagesse sur les amendements tendant à exclure les points de prélèvements prioritaires, ceux dont la dégradation résulte principalement de substances interdites.

Concernant le volet foncier, nous avons émis un avis défavorable aux amendements contraires à la position de la commission qui tendent à durcir de manière disproportionnée la compensation collective agricole (article 9) ou à limiter la portée des assouplissements apportés au mécanisme de la compensation écologique (article 10). Nous avons donné un avis favorable aux amendements qui visent à améliorer la mise en oeuvre d'une servitude de voisinage pour rééquilibrer la responsabilité des zones de non-traitement entre agriculteurs et aménageurs. Il s'agit, notamment, des amendements identiques qui visent à clarifier les conditions d'entretien de la bande de servitude et d'un amendement ayant pour objet d'exclure les infrastructures de transport ferroviaire de la servitude.

S'agissant des prérogatives des sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) que nous avions cherché à encadrer pour renforcer la proportionnalité des dispositions, nous avons été sensibles à la volonté de certains collègues de réintroduire certaines dispositions de manière encadrée. C'est le cas, par exemple, des amendements qui visent à supprimer l'une des trois catégories d'exemptions introduites en commission pour préserver l'intégrité paysagère des sites présentant un intérêt patrimonial particulier.

En ce qui concerne le rétablissement du droit de visite défendu par certains de nos collègues, nous proposons de nous en remettre à la sagesse du Gouvernement sur l'amendement n°  341 qui procède à une légère amélioration rédactionnelle par rapport aux amendements proposés par nos collègues. Nous vous proposons par ailleurs d'adopter deux amendements rédactionnels n°  1073 et n°  1074 à l'article 13.

Concernant le volet dédié à la prédation, à nouveau, nous sommes contraints, à regret, de déclarer irrecevables les amendements qui visent d'autres espèces protégées que le loup et, par conséquent, de demander le retrait des amendements visant à modifier l'intitulé du chapitre IV du titre III du projet de loi. En revanche, nous donnons un avis favorable à deux amendements du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain : l'un prévoit de cranter de manière pertinente dans le code de l'environnement la possibilité de mettre en oeuvre des moyens d'effarouchement en raison des dommages causés aux troupeaux domestiques par des espèces protégées et l'autre concerne une demande de rapport sur les modalités d'indemnisation des attaques de loup, qui sont un vrai sujet.

EXAMEN DES AMENDEMENTS DES RAPPORTEURS (SUITE)

Article 13

Les amendements rédactionnels n° 1073 et n° 1074 sont adoptés.

Article 14

Les amendements rédactionnels n°  1075, n°  1076 et n°  1077 sont adoptés.

EXAMEN DES AMENDEMENTS AU TEXTE DE LA COMMISSION

La commission a donné les avis suivants sur les amendements dont elle est saisie, qui sont retracés dans le tableau ci-après :

Article 7

Auteur

N° 

Objet

Avis de la commission

M. GROSVALET

238 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

512

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

721

Suppression de l'article

Défavorable

M. DANTEC

779

Suppression de l'article

Défavorable

Mme SCHILLINGER

807 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

Mme de CIDRAC

937 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

M. GROSVALET

239 rect.

Rétablir la mention de l'objectif général de restauration des zones humides dégradées

Défavorable

M. TISSOT

514

Rétablir la mention de l'objectif général de restauration des zones humides dégradées

Défavorable

M. LEMOYNE

159 rect.

Prise en compte de l'intérêt économique et social des projets par les prescriptions de compensation en zone humide

Sagesse

M. Michaël WEBER

513

Précision méthodologique sur l'évaluation des fonctionnalités d'une zone humide

Irrecevable art. 41

Article additionnel après Article 7

Mme VÉRIEN

11 rect.

Création d'un cadre dérogatoire sur le périmètre de compensation dans les EPCI peu densément peuplés

Avis du Gouvernement

Article 7 bis

M. TISSOT

515

Suppression de l'article.

Défavorable

M. LAHELLEC

722

Suppression de l'article.

Défavorable

M. DANTEC

780

Suppression de l'article.

Défavorable

Article 7 ter (Supprimé)

M. DANTEC

781

Généraliser la réalisation d'inventaires locaux et de cartographies des zones humides à l'échelle des bassins hydrographiques

Défavorable

M. TISSOT

516

Généraliser la réalisation d'inventaires locaux et de cartographies des zones humides à l'échelle des bassins hydrographiques

Défavorable

Article 7 quater

M. CABANEL

240 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

609

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

747

Suppression de l'article

Défavorable

M. SALMON

783

Suppression de l'article

Défavorable

Le Gouvernement

866

Suppression de l'article

Défavorable

Article additionnel après Article 7 quater

M. DUFFOURG

158 rect. bis

Exclure des zones humides les parcelles agricoles et les abords des aménagements hydrauliques

Sagesse

Article 8

M. DANTEC

786

Systématisation et extension des prescriptions au sein de chaque aire d'alimentation de captage (AAC)

Défavorable

M. TISSOT

517

Suppression de l'exonération des captages dont les seuils de qualité des eaux sont satisfaisants

Défavorable

M. DANTEC

787

Suppression de l'exonération des captages dont les seuils de qualité des eaux sont satisfaisants

Défavorable

M. TISSOT

518

Suppression de la mention de "critères d'exonération"

Défavorable

M. DANTEC

789

Inscription dans la loi du seuil de qualité réglementaire de l'eau, à hauteur de 60 %

Irrecevable art. 41

M. GILLÉ

635 rect.

Associer le préfet de département aux nouvelles obligations échues aux personnes publiques responsables de la production de l'eau (PPRE)

Défavorable

M. LEVI

100 rect.

Systématiser la cellule d'animation pour l'élaboration des plans d'action et y garantir l'association de l'ensemble des acteurs du territoire

Défavorable

M. PELLEVAT

164 rect. bis

Systématiser la cellule d'animation pour l'élaboration des plans d'action et y garantir l'association de l'ensemble des acteurs du territoire

Défavorable

Mme SCHILLINGER

800 rect.

Systématiser la cellule d'animation pour l'élaboration des plans d'action et y garantir l'association de l'ensemble des acteurs du territoire

Défavorable

M. DUROX

302

Subordonner la mise en oeuvre du plan d'action à l'avis conforme du préfet coordonnateur de bassin

Défavorable

M. TISSOT

519

Fixer un délai maximal de 3 ans à la collectivité PRPE pour remplir ses nouvelles obligations en matière de gestion et de protection de la ressource

Défavorable

M. DANTEC

790

Systématisation de la délimitation de l'ensemble des AAC par la collectivité PRPE et, le cas échéant, par l'intervention systématique du préfet

Défavorable

M. GILLÉ

521

Prévoir l'avis des comités de bassin dans la détermination des points de prélèvement prioritaires

Défavorable

M. DANTEC

792

Adopter de manière transitoire une méthodologie du BRGM pour identifier les points de prélèvement sensibles

Défavorable

M. TISSOT

520

Réintroduire la prise en compte des pollutions anciennes dans l'identification des points de prélèvement prioritaires

Défavorable

M. SALMON

794

Réintroduire la prise en compte des pollutions anciennes dans l'identification des points de prélèvement prioritaires

Défavorable

M. GENET

667 rect.

Exclusion des molécules interdites dans la détermination du seuil de tolérance des molécules interdites

Demande de retrait

M. BLEUNVEN

705 rect.

Exclusion des molécules interdites dans la détermination du seuil de tolérance des molécules interdites

Demande de retrait

M. CAMBIER

908 rect. bis

Exclusion des molécules interdites dans la détermination du seuil de tolérance des molécules interdites

Demande de retrait

Mme GRUNY

921 rect. ter

Suppression de la mention d'un seuil de tolérance des molécules anciennes dans l'identification des points de prélèvement prioritaires

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

974 rect.

Exclusion des molécules interdites dans la détermination du seuil de tolérance des molécules interdites

Demande de retrait

M. Vincent LOUAULT

219 rect. ter

Préciser à nouveau l'instauration d'une proportion de tolérance des molécules anciennes

Sagesse

M. BLEUNVEN

706 rect.

Préciser à nouveau l'instauration d'une proportion de tolérance des molécules anciennes

Sagesse

M. TISSOT

522

Rétablir la mention d'une démarche préventive de reconquête de la qualité de l'eau potable

Défavorable

Le Gouvernement

867

Amendement rédactionnel

Favorable

M. GENET

668 rect.

Suppression de l'application automatique du cadre des zones soumises à contraintes environnementales (ZSCE) pour les programmes d'action des points de prélèvement prioritaires

Avis du Gouvernement

Mme Nathalie DELATTRE

977 rect.

Suppression de l'application automatique du cadre des zones soumises à contraintes environnementales (ZSCE) pour les programmes d'action des points de prélèvement prioritaires

Avis du Gouvernement

M. LEFÈVRE

984

Suppression de l'application automatique du cadre des zones soumises à contraintes environnementales (ZSCE) pour les programmes d'action des points de prélèvement prioritaires

Avis du Gouvernement

M. Michaël WEBER

590

Prévoir la possibilité dans les plans d'action de mobiliser la Safer pour orienter le foncier vers des modes de production biologiques

Défavorable

M. DANTEC

795

Prévoir la possibilité dans les plans d'action de prévoir une trajectoire de transition vers des modes de production biologiques

Défavorable

M. TISSOT

524

Rétablissement de l'obligation pour les plans d'action de favoriser le développement des pratiques agroécologiques

Défavorable

M. TISSOT

525

Rétablissement de l'obligation pour les programmes d'action de permettre le développement de systèmes agricoles à bas intrants, en particulier de l'agriculture biologique.

Défavorable

M. TISSOT

526

Rendre facultative la révision par le préfet de la liste des points de prélèvements prioritaires et ne plus rendre automatique le déclassement d'un point dont la qualité des eaux est satisfaisante

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

291 rect.

Maintenir les périmètres de protection éloignée même après la délimitation de l'aire d'alimentation des captages

Défavorable

M. GILLÉ

636 rect.

Maintenir les périmètres de protection éloignée même après la délimitation de l'aire d'alimentation des captages

Défavorable

Mme SCHILLINGER

808 rect.

Maintenir les périmètres de protection éloignée même après la délimitation de l'aire d'alimentation des captages

Défavorable

M. DANTEC

788 rect.

Suppression du périmètre de protection éloignée et interdire à horizon 2030 des produits phytopharmaceutiques de synthèse dans les captages sensibles

Défavorable

M. TISSOT

523

Réintroduire la notion de captages sensibles

Défavorable

M. DANTEC

793

Réintroduction de la nomenclature "captage sensible" et fixation dans la loi des seuils associés

Défavorable

M. TISSOT

527

Favoriser les pratiques agroécologiques au sein du périmètre de protection éloignée

Défavorable

Article additionnel après Article 8

M. TISSOT

529

Rétablir un objectif contraignant de la qualité de l'eau à horizon 2036

Défavorable

M. DANTEC

791 rect.

Rétablir un objectif contraignant de réduction des pollutions diffuses

Défavorable

M. GILLÉ

530

Rétablir des objectifs contraignants sur la qualité de l'eau à horizon 2036

Défavorable

M. PLA

897 rect. bis

Instaurer un simple régime de déclaration pour les retenues collinaires de moins de 150 000m3 d'eau

Irrecevable art. 41

Mme BLATRIX CONTAT

528

Définir un périmètre d'application d'un dispositif de prohibition des usages et du stockage de produits phytopharmaceutiques

Défavorable

M. GENET

669 rect.

Remise par le Gouvernement au Parlement d'un rapport sur la redevance pour pollutions diffuses

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

979 rect.

Remise par le Gouvernement au Parlement d'un rapport sur la redevance pour pollutions diffuses

Défavorable

M. LEFÈVRE

985

Remise par le Gouvernement au Parlement d'un rapport sur la redevance pour pollutions diffuses

Défavorable

Article 8 bis A

Le Gouvernement

868

Suppression de l'article.

Sagesse

Article 9

Mme ROMAGNY

926 rect. ter

Exclusion des projets industriels du champ de la compensation collective agricole

Défavorable

M. TISSOT

531

Obligation pour le préfet d'ordonner les sanctions administratives en cas de manquement à l'obligation de réalisation d'une étude préalable ou de mise en oeuvre des mesures de compensation collective agricole

Défavorable

M. DANTEC

785

Relèvement à 75 000 euros du montant de l'amende administrative

Défavorable

M. GENET

670 rect.

Détermination des sanctions administratives en fonction du nombre d'hectares non compensés

Défavorable

M. BUIS

1022 rect.

Détermination des sanctions administratives en fonction du nombre d'hectares non compensés

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

1038 rect.

Détermination des sanctions administratives en fonction du nombre d'hectares non compensés

Défavorable

M. DANTEC

784

Relèvement à 6 ans du délai de prescription pour les amendes en cas de manquement aux obligations de compensation agricole collective

Défavorable

M. DANTEC

782

Suppression de l'exemption des installations agrivoltaïques de la compensation collective

Demande de retrait

Article additionnel après Article 9

Mme JOSENDE

172 rect.

Exceptions dans les plans de prévention des risques d'inondation pour les constructions et installations indispensables à l'activité agricole

Irrecevable art. 45

Mme JOSENDE

171 rect.

Autorisations d'implantation des bâtiments de transformation agricole en zone littorale

Irrecevable art. 45

M. PLA

898 rect. bis

Autorisation d'implantation de bâtiments de transformation agricole en zone de montagne

Irrecevable art. 45

M. SAUTAREL

117 rect.

Résidences démontables pour le logement des agriculteurs

Irrecevable art. 45

Mme GACQUERRE

54 rect.

Modification des procédures de mise en valeur des terres incultes 

Irrecevable art. 45

M. GENET

697 rect.

Modification des procédures de mise en valeur des terres incultes 

Irrecevable art. 45

M. HAYE

825 rect.

Modification des procédures de mise en valeur des terres incultes 

Irrecevable art. 45

M. BUIS

1011 rect.

Modification des procédures de mise en valeur des terres incultes 

Irrecevable art. 45

Mme CANAYER

813 rect.

Avis de la CDPENAF sur les projets nécessitant la consommation d'espaces naturels, agricoles ou forestiers en outre-mer

Avis du Gouvernement

M. PLA

899 rect. bis

Adaptation des horaires de travail des travailleurs agricoles au changement climatique

Irrecevable art. 45

Mme Nathalie GOULET

2 rect. bis

Ajout des membres du bureau des Safer à la liste des personnes soumises à l'obligation de déclaration d'intérêts auprès de la HATVP

Irrecevable art. 45

Article 9 bis A

Le Gouvernement

332

Suppression de l'article 

Défavorable

M. DANTEC

776

Suppression de l'article 

Défavorable

Article additionnel après Article 9 bis A

Mme JOSENDE

175 rect.

Facilitation du recours au sylvopastoralisme dans les massifs

Irrecevable art. 45

Article 10

M. TISSOT

532

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

723

Suppression de l'article

Défavorable

M. DANTEC

774

Suppression de l'article

Défavorable

Mme ROMAGNY

927 rect. ter

Réécriture globale de l'article

Demande de retrait

M. TISSOT

533

Limitation des mesures de compensation écologique au périmètre du SCOT ou du bassin versant

Défavorable

M. TISSOT

535

Réintroduction de l'accord préalable de l'autorité compétente en matière d'urbanisme

Sagesse

M. TISSOT

534

Rétablissement de la notion de cohérence fonctionnelle avec le milieu impacté

Défavorable

Mme DEVÉSA

132

Avis de la chambre d'agriculture et de l'agence de l'eau sur les mesures de compensations portant sur des terres agricoles irriguées situées en zones humides méditerranéennes

Demande de retrait

M. DANTEC

773

Suppression de l'obligation de mettre en oeuvre les mesures de compensation prioritairement sur des terrains incultes ou présentant un faible potentiel agronomique

Défavorable

M. LEVI

102 rect.

Suppression de la priorisation des terrains présentant un faible potentiel agronomique dans la mise en oeuvre de la compensation écologique

Défavorable

M. PELLEVAT

165 rect. bis

Suppression de la priorisation des terrains présentant un faible potentiel agronomique dans la mise en oeuvre de la compensation écologique

Défavorable

Mme Maryse CARRÈRE

266 rect.

Suppression de la priorisation des terrains présentant un faible potentiel agronomique dans la mise en oeuvre de la compensation écologique

Défavorable

M. TISSOT

536

Suppression de la priorisation des terrains présentant un faible potentiel agronomique dans la mise en oeuvre de la compensation écologique

Défavorable

M. CAMBIER

46 rect. bis

Réintroduction de l'accord préalable de l'autorité compétente en matière d'urbanisme

Demande de retrait

M. FARGEOT

55

Réintroduction de l'accord préalable de l'autorité compétente en matière d'urbanisme

Demande de retrait

M. LEVI

103 rect.

Avis simple de la CDPENAF sur les mesures de compensation écologique sur des terrains incultes ou à faible potentiel agronomique

Demande de retrait

M. PELLEVAT

166 rect. ter

Avis simple de la CDPENAF sur les mesures de compensation écologique sur des terrains incultes ou à faible potentiel agronomique

Demande de retrait

M. CHASSEING

817 rect. bis

Avis simple de la CDPENAF sur les mesures de compensation écologique sur des terrains incultes ou à faible potentiel agronomique

Demande de retrait

Article additionnel après Article 10

M. CHASSEING

930 rect.

Modification du régime de la compensation écologique applicable dans le cas d'une destruction de haie

Demande de retrait

M. LEVI

104 rect.

Modification du régime de la compensation écologique applicable dans le cas d'une destruction de haie

Avis du Gouvernement

Mme SCHILLINGER

801 rect.

Modification du régime de la compensation écologique applicable dans le cas d'une destruction de haie

Avis du Gouvernement

M. GENET

671 rect.

Modification du régime de la compensation écologique applicable dans le cas d'une destruction de haie

Demande de retrait

Mme JOSENDE

1026 rect.

Modification des procédures de mise en valeur des terres incultes

Irrecevable art. 45

M. FOUASSIN

61 rect. bis

Raccourcissement du délai au-delà duquel le préfet met en demeure le titulaire du droit d'exploitation de parcelles incultes de les remettre en état

Avis du Gouvernement

Mme BÉLIM

593

Raccourcissement du délai au-delà duquel le préfet met en demeure le titulaire du droit d'exploitation de parcelles incultes de les remettre en état

Avis du Gouvernement

M. GONTARD

883

Concertation, information et protection des riverains de parcelles agricoles exposées aux pesticides de synthèse

Irrecevable art. 45

M. PARIGI

80 rect. quinquies

Présomption d'absence d'enjeu agricole majeur pour l'implantation de projets agrivoltaïques

Demande de retrait

M. FAGNEN

6 rect. quinquies

Autorisation dans les espaces remarquables du littoral des installations nécessaires à l'entretien, à la gestion écologique ou à la préservation des milieux naturels

Irrecevable art. 45

M. FAGNEN

7 rect. quinquies

Autorisation dans les espaces remarquables du littoral gérés par le Conservatoire du littoral des installations nécessaires à l'entretien, à la gestion écologique ou à la préservation des milieux naturels

Irrecevable art. 45

Article 11

M. CAMBIER

3 rect. bis

Suppression de l'article 11

Défavorable

M. LAHELLEC

724

Suppression de l'article 11

Défavorable

M. GONTARD

878

Suppression de l'article 11

Défavorable

M. CANÉVET

914 rect.

Habilitation à légiférer par ordonnance sur les règles d'urbanisme applicables aux entreprises de travaux agricoles et à leurs équipements

Irrecevable art. 38

M. TISSOT

537

Cumul de la servitude avec les zones de non-traitement

Défavorable

Le Gouvernement

337

Amendement rédactionnel

Favorable

M. LEVI

105 rect.

Servitude sur des terrains destinés à accueillir des infrastructures de loisir

Demande de retrait

M. PELLEVAT

167 rect. bis

Servitude sur des terrains destinés à accueillir des infrastructures de loisir

Demande de retrait

Mme ROMAGNY

31 rect. ter

Servitude obligatoire, suppression de la possibilité d'indemnisation et extension des possibilités d'aménagements dans la bande de servitude

Défavorable

M. Daniel LAURENT

909 rect. bis

Servitude obligatoire et suppression de la possibilité d'indemnisation

Défavorable

Le Gouvernement

333

Amendement de clarification rédactionnelle

Favorable

Le Gouvernement

336

Précision rédactionnelle relative aux chambres d'agriculture consultées

Favorable

M. GONTARD

882

Suppression du décret d'application

Défavorable

M. STANZIONE

64 rect. bis

Obligation d'entretien de la bande de servitude

Favorable

M. LEVI

108 rect.

Obligation d'entretien de la bande de servitude

Favorable

M. PIEDNOIR

114 rect. quinquies

Obligation d'entretien de la bande de servitude

Favorable

M. BLEUNVEN

989 rect. bis

Obligation d'entretien de la bande de servitude

Favorable

M. LEVI

107 rect.

Extension de la largeur maximale de la bande de servitude à 20 mètres

Demande de retrait

M. PELLEVAT

169 rect. bis

Extension de la largeur maximale de la bande de servitude à 20 mètres

Demande de retrait

M. LEVI

438 rect.

Exclusion des infrastructures de transport ferroviaire de la servitude

Favorable

Le Gouvernement

334

Exclusion de la servitude des installations éoliennes et photovoltaïques et des installations de stockage d'électricité

Favorable

Le Gouvernement

335

Décodification d'une disposition transitoire

Favorable

M. TISSOT

538

Rapport sur la servitude

Demande de retrait

Article additionnel après Article 11

M. UZENAT

622

Articulation entre le régime de gestion des espaces forestiers et la protection des espèces protégées

Irrecevable art. 45

Le Gouvernement

633

Correction d'une erreur matérielle dans le régime unique de la haie 

Favorable

M. PLA

900 rect. bis

Publicité permettant de valoriser la production de produits sous signes d'identification de la qualité et de l'origine

Irrecevable art. 45

M. SOMON

86

Adaptation des règles d'urbanisme pour les constructions et installations nécessaires à l'activité des collecteurs agréés

Irrecevable art. 45

M. LEVI

109 rect.

Implantation de bâtiments agricoles dans les espaces proches du rivage

Irrecevable art. 45

Mme Nathalie GOULET

56 rect.

Dissolution des Safer

Demande de retrait

Article 12

M. CAMBIER

4 rect.

Suppression de l'article

Demande de retrait

M. MIZZON

83

Suppression de l'article

Demande de retrait

Mme PRIMAS

39 rect.

Précision du contenu des notifications à la Safer en cas de biens contigus

Favorable

M. SALMON

406

Précision du contenu des notifications à la Safer en cas de biens contigus

Favorable

M. BUIS

1002 rect.

Précision du contenu des notifications à la Safer en cas de biens contigus

Favorable

Le Gouvernement

339

Suppression des exemptions qui ont pour but de protéger l'intégrité paysagère des sites patrimoniaux remarquables

Défavorable

Mme PRIMAS

37 rect. bis

Suppression de l'exemption des terrains situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou d'un site classé ou inscrit au titre du code de l'environnement

Favorable

M. BRISSON

88 rect. quater

Suppression de l'exemption des terrains situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou d'un site classé ou inscrit au titre du code de l'environnement

Favorable

M. BUIS

138

Suppression de l'exemption des terrains situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou d'un site classé ou inscrit au titre du code de l'environnement

Favorable

M. Vincent LOUAULT

200 rect. quinquies

Suppression de l'exemption des terrains situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou d'un site classé ou inscrit au titre du code de l'environnement

Favorable

M. SALMON

407

Suppression de l'exemption des terrains situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou d'un site classé ou inscrit au titre du code de l'environnement

Favorable

M. TISSOT

541

Suppression de l'exemption des terrains situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou d'un site classé ou inscrit au titre du code de l'environnement

Favorable

Mme SAINT-PÉ

647 rect. bis

Suppression de l'exemption des terrains situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou d'un site classé ou inscrit au titre du code de l'environnement

Favorable

M. LAHELLEC

749

Suppression de l'exemption des terrains situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou d'un site classé ou inscrit au titre du code de l'environnement

Favorable

M. BRISSON

89 rect. ter

Rallongement de cinq à dix du délai d'intervention de la Safer pour préempter des bâtiments agricoles

Sagesse

Le Gouvernement

340

Rallongement de cinq à dix du délai d'intervention de la Safer pour préempter des bâtiments agricoles

Sagesse

M. SALMON

408

Rallongement de cinq à dix du délai d'intervention de la Safer pour préempter des bâtiments agricoles

Sagesse

M. TISSOT

539

Rallongement de cinq à dix du délai d'intervention de la Safer pour préempter des bâtiments agricoles

Sagesse

Mme SAINT-PÉ

648 rect.

Rallongement de cinq à dix du délai d'intervention de la Safer pour préempter des bâtiments agricoles

Sagesse

M. LAHELLEC

750

Rallongement de cinq à dix du délai d'intervention de la Safer pour préempter des bâtiments agricoles

Sagesse

M. BUIS

1001 rect.

Rallongement de cinq à dix du délai d'intervention de la Safer pour préempter des bâtiments agricoles

Sagesse

Mme CONCONNE

594

Doublement de la durée restante d'usufruit en deçà de laquelle la Safer peut exercer son droit de préemption dans les départements et régions d'outre-mer

Défavorable

Mme Laure DARCOS

20 rect.

Suppression de la clarification de la hiérarchie des droits de préemption entre le preneur en place et la Safer

Demande de retrait

M. GENET

672 rect.

Suppression de la clarification de la hiérarchie des droits de préemption entre le preneur en place et la Safer

Demande de retrait

M. CAMBIER

907 rect.

Suppression de la clarification de la hiérarchie des droits de préemption entre le preneur en place et la Safer

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

951 rect.

Suppression de la clarification de la hiérarchie des droits de préemption entre le preneur en place et la Safer

Demande de retrait

Le Gouvernement

631

Modifications rédactionnelles et précisions sur les droits du conjoint, partenaire de PACS ou descendant du preneur en place

Favorable

Le Gouvernement

341

Réintroduction du droit de visite des Safer

Sagesse

M. BRISSON

90 rect. ter

Réintroduction du droit de visite des Safer

Demande de retrait

M. SALMON

409

Réintroduction du droit de visite des Safer

Demande de retrait

M. TISSOT

540

Réintroduction du droit de visite des Safer

Demande de retrait

Mme SAINT-PÉ

649 rect.

Réintroduction du droit de visite des Safer

Demande de retrait

M. LAHELLEC

751

Réintroduction du droit de visite des Safer

Demande de retrait

M. BUIS

1016 rect.

Réintroduction du droit de visite des Safer

Demande de retrait

Mme PRIMAS

38 rect.

Réintroduction du droit de visite des Safer

Demande de retrait

M. BUIS

139

Réintroduction du droit de visite des Safer

Demande de retrait

M. Vincent LOUAULT

201 rect. quater

Réintroduction du droit de visite des Safer

Demande de retrait

M. CABANEL

842 rect.

Réintroduction du droit de visite des Safer

Demande de retrait

Article additionnel après Article 12

M. TISSOT

542

Liste exhaustive des informations transmises par le notaire à la Safer

Demande de retrait

Mme JOSENDE

180 rect.

Neutralisation de la prise en compte des constructions, installations ou aménagements irréguliers dans l'exercice du droit de préemption des Safer

Avis du Gouvernement

M. BRISSON

91 rect. ter

Assouplissement des conditions d'exercice du droit de préemption partiel de la Safer

Demande de retrait

M. SALMON

410

Assouplissement des conditions d'exercice du droit de préemption partiel de la Safer

Demande de retrait

Mme ESPAGNAC

616

Assouplissement des conditions d'exercice du droit de préemption partiel de la Safer

Demande de retrait

Mme SAINT-PÉ

650 rect.

Assouplissement des conditions d'exercice du droit de préemption partiel de la Safer

Demande de retrait

M. LAHELLEC

730

Assouplissement des conditions d'exercice du droit de préemption partiel de la Safer

Demande de retrait

M. BUIS

1017 rect.

Assouplissement des conditions d'exercice du droit de préemption partiel de la Safer

Demande de retrait

M. LUREL

130 rect.

Majoration de la taxe foncière sur les propriétés non bâties dans les départements et régions d'outre-mer

Irrecevable art. 45

M. LUREL

128 rect.

Extension de la procédure de prescription acquisitive en cas d'indivision sur les parcelles agricoles dans certains territoires ultramarins

Irrecevable art. 45

M. LUREL

129 rect.

Adaptation du contrat de fiducie aux exploitations agricoles dans les départements et régions d'outre-mer

Irrecevable art. 45

Article 13

M. MIZZON

87

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

543

Rétablissement de l'article 13 dans sa version transmise par l'Assemblée nationale

Défavorable

M. GOLD

228 rect.

Mention de la transition agroécologique dans les objectifs mentionnés à l'article L. 143-2 du code rural et de la pêche maritime

Défavorable

M. MICHALLET

624 rect. bis

Élargissement du droit d'opposition des Safer à la conclusion, la cession ou la transmission d'un bail emphytéotique

Défavorable

Mme PRIMAS

40 rect.

Élargissement du droit d'information des Safer sur toute conclusion ou cession d'un bail emphytéotique

Demande de retrait

M. CABANEL

843 rect. bis

Élargissement du droit d'information des Safer sur toute conclusion ou cession d'un bail emphytéotique

Demande de retrait

M. BUIS

1003 rect.

Élargissement du droit d'information des Safer sur toute conclusion ou cession d'un bail emphytéotique

Demande de retrait

Mme Laure DARCOS

24 rect.

Élargissement du droit d'information des Safer sur toute conclusion ou cession d'un bail emphytéotique

Sagesse

Le Gouvernement

343

Élargissement du droit d'information des Safer sur toute conclusion ou cession d'un bail emphytéotique

Sagesse

M. SALMON

411

Élargissement du droit d'information des Safer sur toute conclusion ou cession d'un bail emphytéotique

Sagesse

M. GENET

673 rect.

Élargissement du droit d'information des Safer sur toute conclusion ou cession d'un bail emphytéotique

Sagesse

Mme SCHILLINGER

802 rect.

Élargissement du droit d'information des Safer sur toute conclusion ou cession d'un bail emphytéotique

Sagesse

M. Michaël WEBER

544

Exemption des baux emphytéotiques conclus par les conservatoires d'espaces naturels agréés du droit d'opposition des Safer

Demande de retrait

M. FIALAIRE

844 rect.

Exemption des baux emphytéotiques conclus par les conservatoires d'espaces naturels agréés du droit d'opposition des Safer

Demande de retrait

M. SALMON

412

Exclusion des projets d'installations de production d'énergies renouvelables et des projets autorisés par l'administration du champ des exemptions prévues à l'article 13

Défavorable

M. GENET

699 rect.

Exclusion des projets d'installations de production d'énergies renouvelables du champ des exemptions prévues à l'article 13

Défavorable

M. LAHELLEC

731

Exclusion des projets d'installations de production d'énergies renouvelables du champ des exemptions prévues à l'article 13

Défavorable

M. BUIS

1012 rect.

Exclusion des projets d'installations de production d'énergies renouvelables du champ des exemptions prévues à l'article 13

Défavorable

Le Gouvernement

342

Exclusion des projets autorisés par l'administration du champ des exemptions prévues à l'article 13

Favorable si rectifié

Mme PRIMAS

41 rect.

Précision sur le délai accordé à la Safer pour manifester sa volonté d'exercer son droit d'opposition

Demande de retrait

M. Vincent LOUAULT

202 rect. quater

Précision sur le délai accordé à la Safer pour manifester sa volonté d'exercer son droit d'opposition

Demande de retrait

M. BUIS

1004 rect.

Précision sur le délai accordé à la Safer pour manifester sa volonté d'exercer son droit d'opposition

Demande de retrait

Mme PRIMAS

42 rect.

Élargissement du champ d'application du droit d'information et d'opposition de la Safer en matière de baux emphytéotiques

Demande de retrait

M. Vincent LOUAULT

203 rect. quinquies

Élargissement du champ d'application du droit d'information et d'opposition de la Safer en matière de baux emphytéotiques

Demande de retrait

M. SALMON

413

Élargissement du champ d'application du droit d'information et d'opposition de la Safer en matière de baux emphytéotiques

Demande de retrait

M. BUIS

1005 rect.

Élargissement du champ d'application du droit d'information et d'opposition de la Safer en matière de baux emphytéotiques

Demande de retrait

Article additionnel après Article 13

Mme JOSENDE

178 rect.

Opposition des communes au raccordement de terrains ou constructions en situation irrégulière

Irrecevable art. 45

M. MASSET

288 rect.

Audition du pétitionnaire par la CDPENAF pour les projets agrivoltaïques

Défavorable

Mme CONCONNE

651 rect.

Facilitation de la construction de logements pour les exploitants agricoles dans les départements et régions d'outre-mer 

Irrecevable art. 45

Mme JOSENDE

179 rect.

Prescription des constructions irrégulières en zones agricoles, naturelles et forestières

Irrecevable art. 45

Mme JOSENDE

177 rect.

Compétence du président d'EPCI pour dresser les procès-verbaux d'infraction aux règles d'urbanisme

Irrecevable art. 45

Mme JOSENDE

174 rect.

Procédure administrative d'évacuation et démolition des implantations irrégulière à l'initiative du préfet

Irrecevable art. 45

Mme PANTEL

231 rect.

Instauration d'un droit de préférence du propriétaire de vergers contigus affectés à une activité arboricole

Irrecevable art. 45

Mme PANTEL

232 rect.

Modification du droit de préférence du propriétaire de parcelles boisées contigües lors de la vente de certaines propriétés

Irrecevable art. 45

Mme CONCONNE

654 rect.

Modification des règles relatives au défrichement des terrains mentionnés au 1° du I de l'article L. 341-2 du code de l'environnement en Martinique. 

Irrecevable art. 45

M. PLA

901 rect. bis

Avis conforme de la CDPENAF en cas de changement d'affectation ou de mode d'occupation du sol

Irrecevable art. 45

M. MASSET

290 rect.

Suppression des dérogations à l'obligation de détenir un agrément pour appliquer des produits phytopharmaceutiques

Irrecevable art. 45

Mme SAINT-PÉ

644 rect.

Création d'un nouveau type de bail rural spécifique aux activités en lien avec la décarbonation

Irrecevable art. 45

M. GENET

674 rect.

Adaptation du bail rural à l'agrivoltaïsme

Irrecevable art. 45

Mme Nathalie DELATTRE

955 rect.

Adaptation du bail rural à l'agrivoltaïsme

Irrecevable art. 45

M. Jean-Michel ARNAUD

135 rect.

Adaptation de la période minimale d'interdiction de taille des haies en zones de montagne

Irrecevable art. 45

M. MONTAUGÉ

595

Modification du régime de détention et d'utilisation des alambics

Irrecevable art. 45

M. MASSET

289 rect.

Renforcement des exigences de qualification professionnelle en matière de travaux agricoles.

Irrecevable art. 45

Mme Maryse CARRÈRE

270 rect.

Réexamen de la délimitation des zones soumises à contraintes spécifiques

Irrecevable art. 45

Chapitre IV : Simplifier les procédures pour les éleveurs et défendre leurs troupeaux
contre la prédation par le loup

M. GENET

1042 rect.

Changement de l'intitulé du chapitre IV du titre III projet de loi

Demande de retrait

M. Jean-Marc BOYER

1043 rect. bis

Changement de l'intitulé du chapitre IV du titre III projet de loi

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

1044

Changement de l'intitulé du chapitre IV du titre III projet de loi

Demande de retrait

M. BLEUNVEN

1045 rect. bis

Changement de l'intitulé du chapitre IV du titre III projet de loi

Demande de retrait

Mme JOSEPH

1047

Changement de l'intitulé du chapitre IV du titre III projet de loi

Demande de retrait

Article additionnel avant Article 14

M. GENET

675 rect.

Possibilité de mettre en oeuvre des opérations de régulation contre toute espèce sauvage, même protégée, dès lors qu'elle cause des dégâts aux élevages. 

Avis du Gouvernement

M. BLEUNVEN

798 rect.

Possibilité de mettre en oeuvre des opérations de régulation contre toute espèce sauvage, même protégée, dès lors qu'elle cause des dégâts aux élevages. 

Avis du Gouvernement

M. Jean-Marc BOYER

944 rect. ter

Possibilité de mettre en oeuvre des opérations de régulation contre toute espèce sauvage, même protégée, dès lors qu'elle cause des dégâts aux élevages. 

Avis du Gouvernement

Mme Nathalie DELATTRE

957 rect.

Possibilité de mettre en oeuvre des opérations de régulation contre toute espèce sauvage, même protégée, dès lors qu'elle cause des dégâts aux élevages. 

Avis du Gouvernement

Mme JOSEPH

1029 rect. sexies

Possibilité de mettre en oeuvre des opérations de régulation contre toute espèce sauvage, même protégée, dès lors qu'elle cause des dégâts aux élevages. 

Avis du Gouvernement

M. SAUTAREL

1033 rect. ter

Possibilité de mettre en oeuvre des opérations de régulation contre toute espèce sauvage, même protégée, dès lors qu'elle cause des dégâts aux élevages. 

Avis du Gouvernement

Mme Pauline MARTIN

615 rect. bis

Modification du régime de régulation des sangliers

Irrecevable art. 45

Article 14

M. Michaël WEBER

366 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

M. GONTARD

886

Suppression de l'article

Défavorable

M. GONTARD

885

Nouvelle rédaction de l'article 

Défavorable

Mme NOËL

5

Possibilité pour un éleveur d'effectuer des tirs létaux quand son troupeau a subi une attaque de loup

Demande de retrait

M. CHASSEING

814 rect.

Possibilité pour le préfet, face à des attaques répétées, d'autoriser l'éleveur à effectuer des tirs de prélèvement 

Favorable

M. Michaël WEBER

381 rect.

Conditionnement de l'accès aux mesures létales à l'engagement préalable de mesures de protection des troupeaux

Défavorable

M. STANZIONE

707 rect.

Modification des modalités d'estimation de la population lupine

Demande de retrait

M. ROCHETTE

620 rect. ter

Extension du champ de l'article 14 à l'ensemble des prédateurs

Demande de retrait

M. Cédric VIAL

36 rect. ter

Possibilité de report des "quotas de prélèvements non consommés"

Favorable

M. STANZIONE

62 rect. bis

Fixation du plafond de destruction de loups par la pression de prédation et en prévoyant un seuil de viabilité

Demande de retrait

M. HOCHART

757

Prise en compte de la densité des élevages exposés à la prédation pour la définition des mesures de gestion

Défavorable

Mme SOLLOGOUB

375 rect. bis

Prise en compte dans les données scientifiques du nombre d'attaques de loup

Demande de retrait

M. GONTARD

884

Suppression de la notion de non-protégeabilité de certains troupeaux

Défavorable

M. Michaël WEBER

380 rect.

Suppression de la notion de non-protégeabilité des élevages bovins, équins et asins

Défavorable

M. STANZIONE

60 rect. ter

Indemnisation des pertes indirectes de la prédation et prise en charge des mesures de protection

Demande de retrait

Mme MONIER

596

Mise en place d'une méthode d'estimation de la population du loup

Demande de retrait

Mme DEVÉSA

134

Prise en compte des troupeaux ovins transhumants pour la définition des zones pouvant être difficilement protégées

Demande de retrait

Le Gouvernement

869

Suppression du délai d'un jour ouvré pour la délivrance des récépissés de déclaration

Défavorable

M. Michaël WEBER

388 rect. bis

Définition du plafond de prélèvement de loups à l'échelle départementale

Défavorable

M. GENET

676 rect.

Fixation d'un plafond de prélèvements correspondant à 40 % de l'effectif de loups

Irrecevable art. 41 C

M. Jean-Marc BOYER

945 rect. bis

Fixation d'un plafond de prélèvements correspondant à 40 % de l'effectif de loups

Irrecevable art. 41 C

Mme Nathalie DELATTRE

959 rect.

Fixation d'un plafond de prélèvements correspondant à 40 % de l'effectif de loups

Irrecevable art. 41 C

Mme JOSEPH

1030 rect. quinquies

Fixation d'un plafond de prélèvements correspondant à 40 % de l'effectif de loups

Irrecevable art. 41 C

M. SAUTAREL

1034 rect. ter

Fixation d'un plafond de prélèvements correspondant à 40 % de l'effectif de loups

Irrecevable art. 41 C

Mme MONIER

642 rect.

Prise en compte des différences territoriales pour la fixation du plafond annuel de prélèvement de loup

Défavorable

Le Gouvernement

870

Précision de la disposition permettant des destructions supplémentaires au-delà du plafond de prélèvement annuel

Favorable

M. Michaël WEBER

382 rect. bis

Évaluation de l'incidence des mesures de gestion au niveau régional

Défavorable

M. GONTARD

881

Évaluation de l'incidence des mesures de gestion au niveau des régions biogéographiques

Défavorable

M. GENET

678 rect.

Suppression de la prise en compte de la situation locale dans l'évaluation des mesures de gestion si celles-ci ont une incidence sur l'état de conservation de l'espèce

Avis du Gouvernement

M. Jean-Marc BOYER

947 rect. bis

Suppression de la prise en compte de la situation locale dans l'évaluation des mesures de gestion si celles-ci ont une incidence sur l'état de conservation de l'espèce

Avis du Gouvernement

Mme Nathalie DELATTRE

961 rect.

Suppression de la prise en compte de la situation locale dans l'évaluation des mesures de gestion si celles-ci ont une incidence sur l'état de conservation de l'espèce

Avis du Gouvernement

Mme JOSEPH

1032 rect. quater

Suppression de la prise en compte de la situation locale dans l'évaluation des mesures de gestion si celles-ci ont une incidence sur l'état de conservation de l'espèce

Avis du Gouvernement

M. SAUTAREL

1036 rect. ter

Suppression de la prise en compte de la situation locale dans l'évaluation des mesures de gestion si celles-ci ont une incidence sur l'état de conservation de l'espèce

Avis du Gouvernement

M. CABANEL

246 rect.

Suppression des dispositions relatives à l'utilisation de dispositifs de visée ou de repérage nocturne, thermique ou infrarouge dans le cadre des tirs de défense contre le loup

Défavorable

M. Michaël WEBER

367 rect. bis

Suppression des dispositions relatives à l'utilisation de dispositifs de visée ou de repérage nocturne, thermique ou infrarouge dans le cadre des tirs de défense contre le loup

Défavorable

M. GONTARD

880

Suppression des dispositions relatives à l'utilisation de dispositifs de visée ou de repérage nocturne, thermique ou infrarouge dans le cadre des tirs de défense contre le loup

Défavorable

Le Gouvernement

871

Suppression des dispositions relatives à l'utilisation de dispositifs de visée ou de repérage nocturne, thermique ou infrarouge dans le cadre des tirs de défense contre le loup

Défavorable

M. ANGLARS

625 rect. ter

Suppression de l'exclusion du régime des jumelles thermiques des appareils équipés d'un adaptateur permettant de les fixer sur une lunette de tir

Défavorable

M. GENET

703 rect.

Élaboration d'une politique publique en matière de vautours

Irrecevable art. 45

M. RAPIN

279 rect.

Nomination des lieutenants de louveterie sur proposition du directeur des territoires et du président de la fédération départementale des chasseurs

Favorable si rectifié

Mme CONCONNE

604

Possibilité pour les lieutenants de louveterie, dans les DROM, de concourir à la prévention et à la lutte contre les attaques de chiens errants et divagants

Avis du Gouvernement

Le Gouvernement

872

Réintroduction de la possibilité, pour les associations de lieutenants de louveterie, d'acquérir et de détenir des armes de catégorie C

Sagesse

M. Michaël WEBER

368 rect.

Suppression de l'autorisation de tirs de défense contre le loup dans les réserves naturelles et les parcs nationaux autorisant la chasse

Défavorable

M. GONTARD

879

Suppression de l'autorisation de tirs de défense contre le loup dans les réserves naturelles et les parcs nationaux autorisant la chasse

Défavorable

M. GENET

677 rect.

Autorisation des tirs d'effarouchement et de défense dans les parcs nationaux et les réserves naturelles

Sagesse

M. Jean-Marc BOYER

946 rect. bis

Autorisation des tirs d'effarouchement et de défense dans les parcs nationaux et les réserves naturelles

Sagesse

Mme Nathalie DELATTRE

960 rect.

Autorisation des tirs d'effarouchement et de défense dans les parcs nationaux et les réserves naturelles

Sagesse

Mme JOSEPH

1031 rect. quinquies

Autorisation des tirs d'effarouchement et de défense dans les parcs nationaux et les réserves naturelles

Sagesse

M. SAUTAREL

1035 rect. ter

Autorisation des tirs d'effarouchement et de défense dans les parcs nationaux et les réserves naturelles

Sagesse

Le Gouvernement

873

Supprimer de la possibilité obligatoire de tirs dans les réserves naturelles et les coeurs de parcs nationaux autorisant la chasse

Défavorable

M. GENET

701 rect.

Création d'un régime légal d'effarouchement de l'ours

Irrecevable art. 45

Article additionnel après Article 14

M. MICHAU

545

Moyens d'effarouchement en raison des dommages causés aux troupeaux domestiques par des espèces protégées

Favorable

Mme ESPAGNAC

23

Instance de gouvernance et de suivi de la présence de l'ours

Irrecevable art. 45

Mme SAINT-PÉ

645 rect.

Instance de gouvernance et de suivi de la présence de l'ours

Irrecevable art. 45

M. GENET

702 rect.

Interdiction des placettes d'équarrissage pour l'élimination des sous-produits animaux

Irrecevable art. 45

Mme GOSSELIN

28 rect. ter

Modalités de gestion des espèces responsables des dommages aux exploitations mytilicoles et aquacoles

Irrecevable art. 45

Mme FÉRET

79 rect. bis

Modalités de gestion des espèces responsables des dommages aux exploitations mytilicoles et aquacoles

Irrecevable art. 45

M. TISSOT

608

Demande de rapport sur l'aménagement de la réglementation sur l'indemnisation des dommages causés aux troupeaux par le loup

Favorable

M. GONTARD

887

Rapport sur la création de signes officiels d'identification des produits issus du pastoralisme

Défavorable

M. PLA

902 rect. bis

Sécurisation juridique du régime applicable aux constructions et installations nécessaires à l'hébergement temporaire des bergers

Irrecevable art. 45

M. PLA

903 rect. bis

Facilitation de la rénovation des chalets d'alpage et des bâtiments d'estive

Irrecevable art. 45

Mme SOLLOGOUB

374 rect. bis

Utilisation et gestion des étangs piscicoles et des plans d'eau et bassins aquacoles

Irrecevable art. 45

Article 14 bis

Mme PANTEL

848 rect.

Mutualisation des moyens consacrés par l'État à l'accompagnement des missions exercées par les lieutenants de louveterie à l'échelle départementale ou interdépartementale

Favorable

Mme PANTEL

849 rect.

Responsabilité de l'État d'informer les lieutenants de louveterie sur les droits et les devoirs qui s'attachent à l'exercice de leurs missions

Demande de retrait

Mme PANTEL

271 rect.

Précision des moyens dédiés par l'État pour accompagner les lieutenants de louveterie dans l'exercice de leurs missions

Favorable

Article additionnel après Article 14 bis

M. CANÉVET

297 rect. bis

Modalités de gestion des espèces responsables des dommages aux exploitations mytilicoles et aquacoles

Irrecevable art. 45

Mme HOUSSEAU

372 rect. bis

Suppression des placettes et des aires de nourrissage pour lutter contre la prédation des vautours

Irrecevable art. 45

Mme HOUSSEAU

373 rect. bis

Gestion de la prédation liée aux vautours

Irrecevable art. 45

La réunion est close à 14 h 45.

Mercredi 1er juillet 2026

- Présidence de Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente -

La réunion est ouverte à 09 h 05.

La « décommercialisation » - Examen du rapport d'information

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Mes chers collègues, nous débutons notre réunion, dont l'ordre du jour est particulièrement chargé, par l'examen du rapport d'information sur la « décommercialisation ». Je cède sans tarder la parole à nos rapporteurs Marie-Lise Housseau, Patrick Chaize et Philippe Grosvalet.

M. Patrick Chaize, rapporteur. - Le terme de « décommercialisation », construit par analogie avec celui de « désindustrialisation », est un néologisme apparu récemment dans le débat public.

Il a été conçu pour alerter l'opinion et les pouvoirs publics sur l'augmentation de la vacance commerciale, perceptible de longue date dans les territoires ruraux et les petites villes, mais qui tend également à toucher désormais les villes moyennes et jusqu'aux grandes métropoles avec, en particulier, les nombreuses faillites d'enseignes vestimentaires survenues ces dernières années.

Cette multiplication des locaux vides dans les centres-villes et les centres-bourgs, mais également dans les galeries marchandes et jusque dans les zones commerciales périphériques suscite beaucoup d'inquiétudes, qui se sont notamment exprimées à l'occasion des récentes élections municipales.

Alors que la bonne santé des commerces ne va plus de soi, chacun prend conscience de leur importance pour la vitalité et la cohésion sociale de nos villes et de nos bourgs dans un contexte où de plus en plus de personnes vivent seules.

Afin de tenter de mieux cerner les dynamiques à l'oeuvre, nous avons réalisé une quarantaine d'auditions.

Nous avons reçu de nombreuses fédérations représentant les commerçants - nous avons d'ailleurs été frappés par leur émiettement, une même entreprise étant souvent membre de plusieurs fédérations en fonction de son secteur d'activité, de sa forme juridique, etc., ce qui ne simplifie pas le dialogue avec les pouvoirs publics... Nous avons entendu les administrations en première ligne pour lutter contre la « décommercialisation » : direction générale des entreprises (DGE), Banque des territoires ou Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). Nous avons échangé avec les plateformes en ligne ou leurs fédérations, qu'elles soient françaises, américaines comme Amazon ou bien chinoises, puisque nous avons souhaité rencontrer les représentants en France de Shein et de Temu.

Si nous sommes parfois sortis un peu découragés de certaines auditions, qui nous avaient laissé le sentiment d'un inéluctable déclin, nous avons repris espoir en auditionnant les représentants d'enseignes dotées de modèles aussi différents que Kiabi, Zara, Normal ou bien encore Le Creuset. Oui, le commerce vit des transformations profondes et très rapides ; oui, il est certainement plus difficile d'être commerçant aujourd'hui que par le passé. Mais, en faisant preuve de créativité et de réactivité, il demeure possible d'y prospérer !

Nombre de commerçants que nous avons reçus nous ont remerciés de nous intéresser au sujet de la « décommercialisation » et nous ont fait part de leur sentiment que leur secteur, pourtant en proie à des difficultés importantes, n'était pas considéré à sa juste valeur par les pouvoirs publics. Or le commerce, en incluant la restauration, représente près de 3 millions d'emplois dans notre pays, soit 15 % des emplois du secteur privé.

Outre les transformations structurelles du commerce que nous allons vous présenter, il faut rappeler que celui-ci a été particulièrement affecté par la succession de crises qui ont touché notre économie : mouvement des gilets jaunes en 2019, crise sanitaire en 2020 et 2021, grande vague d'inflation consécutive à la guerre en Ukraine en 2022 et 2023, et, désormais, conséquences inflationnistes du conflit au Moyen-Orient du printemps 2026.

Ces difficultés se traduisent par un taux de vacance commerciale en 2025, tous sites confondus, de 11,6 % au niveau national, un chiffre élevé et en progression continue depuis 2017, année où ce taux s'élevait à 8,8 %.

Si la vacance commerciale atteint 11,7 % en pied d'immeubles dans les centres-villes, elle touche encore beaucoup plus sévèrement les centres commerciaux, qui souffrent d'un taux de vacance de 16,8 %, ce qui remet en cause leur modèle économique.

Même si leur déclin reste à ce stade nettement moins marqué, les zones commerciales périphériques, longtemps très dynamiques, ont également vu leur taux de vacances progresser au cours des dernières années : il est passé de 6,9 % en 2022 à 8,4 % en 2025, signe de l'obsolescence de certains formats et d'un excès de mètres carrés construits.

Sans surprise, les villes de moins de 50 000 habitants sont les plus touchées par le phénomène de la « décommercialisation », puisque la vacance y est passée de 8,5 % à 13,5 % des locaux commerciaux. Dans les plus petites d'entre elles et dans les zones rurales, on constate même souvent la disparition pure et simple de l'offre commerciale : 62 % des communes françaises ne comptent désormais plus aucun commerce, contre 25 % en 1981.

Dans les villes comptant entre 50 000 et 100 000 habitants, le taux de vacance commerciale, qui était passé de 7,7 % à 10,6 % entre 2014 et 2019, tend à se stabiliser, mais à un niveau élevé de 10,8 % des locaux commerciaux.

Si les villes de plus de 100 000 habitants et les métropoles avaient longtemps étaient épargnées par la « décommercialisation », ce n'est de toute évidence plus le cas, puisqu'elles sont passées de 5,1 % de locaux vacants en 2014 à 8,7 % en 2024. La vacance est ainsi de 12,1 % à Lille, de 9,6 % à Montpellier ou de 13,5 % à Marseille. Même Paris est touché, avec un taux de vacance de 8 % : il suffit de se rendre rue de Rennes ou boulevard Saint-Michel pour le constater.

Si de nombreux commerces sont aujourd'hui en difficulté, le paysage apparaît cependant très contrasté : certains secteurs bénéficient d'une forte dynamique liée aux évolutions de la société et aux changements des attentes exprimées par les consommateurs, alors que d'autres connaissent une contraction parfois spectaculaire de leur activité.

Loin de dépérir, la restauration et l'alimentation ont créé respectivement 98 000 et 61 000 emplois entre 2019 et 2024. Si la restauration rapide a poursuivi son essor, la restauration traditionnelle, les métiers de bouche et les différents formats de distribution alimentaire ont tous connu une forte croissance ces dernières années, associée à une recherche de proximité et de convivialité.

Si les magasins d'équipement de la maison - meubles, matériel électronique, bricolage - ont bénéficié d'une forte hausse de leur vente au moment de la crise sanitaire, ils subissent depuis trois ans un atterrissage parfois rude.

L'habillement, le textile et la chaussure, qui jouaient un rôle majeur dans l'animation des centres-villes, vivent pour leur part une crise sans précédent. Entre 2014 et 2024, 14 000 établissements et 45 000 emplois ont été supprimés et plus d'une vingtaine de chaînes de magasins emblématiques des classes moyennes telles que Camaïeu, Naf Naf ou Kookaï ont disparu.

M. Philippe Grosvalet, rapporteur. - De fait, l'habillement est le secteur le plus concerné par toutes les grandes mutations à l'oeuvre dans le commerce.

La plus structurante est certainement la progression continue du e-commerce depuis 20 ans. Le marché du commerce en ligne a ainsi doublé au cours des dix dernières années, marquées notamment par la crise sanitaire qui a encore popularisé son usage. Les trois quarts des Français de plus de 15 ans ont acheté en ligne en 2025 et le e-commerce représente désormais environ 12 % des ventes de produits du commerce de détail, avec des parts de marché très importantes dans l'habillement, l'électronique et l'électroménager.

Les fédérations de commerçants ont été nombreuses à insister auprès de nous sur l'importance de ne pas opposer commerce en ligne et commerce physique.

Selon elles, le e-commerce doit être perçu non pas tant comme un canal autonome de distribution que comme une composante parmi d'autre du commerce global. De fait, plus de 80 % des enseignes disposant d'un réseau physique réalisent également de la vente en ligne. Le click and collect, qui s'est particulièrement développé au moment de la crise sanitaire, constitue le paradigme de cette mixité des usages numériques et physiques. Il représente désormais près d'un tiers des commandes en ligne dans la grande distribution ou le textile.

Nous le savons bien, le e-commerce réduit également les fractures territoriales de consommation en permettant à des populations qui disposaient jusqu'ici d'un accès réduit au commerce dans les zones périurbaines et rurales de pouvoir consommer des produits beaucoup plus diversifiés. Il crée certes moins d'emplois que le commerce physique, mais il en crée néanmoins via ses centres logistiques eux aussi installés dans des bassins d'emploi peu favorisés. Il offre enfin, via les places de marché, une zone de chalandise bien plus large à nos commerçants qui savent en exploiter toutes les potentialités.

La plupart des commerçants y voient ainsi davantage une opportunité qu'un risque, à la condition toutefois que la compétition se fasse à armes égales. Nous ne vous surprendrons pas en vous disant que les pratiques de Shein, Temu et AliExpress ont fait l'objet de dénonciations unanimes au cours de nos auditions.

En seulement quelques années, ces sites ont fait brutalement irruption sur le marché français en s'appuyant sur des prix anormalement bas, un marketing en ligne très agressif, en particulier sur les réseaux sociaux, une logistique optimisée et un renouvellement permanent de leur offre. En 2025, selon la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), la valeur des produits importés via ces plateformes représentait 5,6 milliards d'euros pour 826 millions d'articles, soit 2,3 millions d'articles par jour ou 26 articles par seconde, ce qui est absolument colossal ! En 2025, les trois entreprises Shein, Temu et AliExpress représentaient déjà 19 % des achats de vêtements en ligne en volume et 8 % en valeur. Ces articles, dont le prix moyen n'est que de 6,4 euros, provenaient à 97 % de Chine.

Prenant appui sur l'exonération totale de droits de douane dont bénéficiaient jusqu'au 1er mars 2026 les petits colis d'une valeur de moins de 150 euros, ces plateformes chinoises pratiquent une concurrence déloyale à tous les niveaux : production subventionnée, non-conformité quasi systématique et dangerosité fréquente des produits, interfaces numériques addictives et trompeuses. Il y a donc urgence à agir sur tous ces aspects pour faire cesser ces abus qui mettent en péril nos commerçants.

La deuxième grande mutation rebattant les cartes du commerce est la croissance du marché de la seconde main et du reconditionné, qui se sont progressivement imposés comme une tendance durable de la consommation de biens d'équipement de la personne et de la maison. Le chiffre d'affaires de la seconde main a ainsi doublé entre 2019 et 2024 pour atteindre 14 milliards d'euros, dont 6 milliards d'euros pour l'habillement, ce qui représente 19 % du marché total de l'habillement en volume et 11,2 % en valeur.

Le marché spécifique du reconditionné pèse quant à lui 2 milliards d'euros, dont deux tiers de smartphones : un smartphone sur 5 est désormais acheté reconditionné.

L'essor de la seconde main et du reconditionné est porté à la fois par la stagnation du pouvoir d'achat qui conduit le consommateur à rechercher des prix bas mais également par des attentes environnementales croissantes de sobriété et de circularité.

Les acteurs du e-commerce ont pris ces dernières années une place dominante dans ce marché de la seconde main, avec des plateformes comme Vinted - premier vendeur de textile en France, toutes catégories confondues -, Leboncoin ou Back Market qui reposent principalement sur de la revente entre particuliers.

Si les enseignes que nous avons entendues, comme Inditex ou Kiabi, ont constitué une offre d'occasion, elles l'ont fait avant tout pour des questions de communication et de responsabilité environnementale : leur activité de seconde main en magasins demeure à la recherche de son modèle économique.

La troisième grande tendance est celle du développement accéléré du discount sur le marché français, avec des enseignes spécialisées dans les prix bas qui sont plébiscitées par les consommateurs, comme Action ou Normal.

L'ensemble des intervenants auditionnés ont insisté sur la faible progression de la consommation au cours des dernières années. Celle-ci s'explique par les difficultés de pouvoir d'achat d'une très large partie de la population, confrontée aux fins de mois difficiles.

Si ces tendances ne sont pas récentes, elles se sont aggravées à la suite de la forte poussée inflationniste des années 2021 à 2023, accentuant chez beaucoup de consommateurs la quête systématique des réductions et des prix les plus bas.

On assiste ainsi à une segmentation croissante du marché entre des catégories aisées, capables d'épargner et de consommer des biens de qualité, et des catégories de la population toujours plus nombreuses à devoir faire preuve d'une grande vigilance financière pour terminer le mois. Les classes moyennes régressent, ce qui fragilise les commerces de milieu de gamme qui constituaient l'essentiel du tissu commercial des centres-villes.

Au-delà de ces mutations du marché français, les commerçants sont également confrontés aux grandes évolutions de la société.

Parmi celles-ci, les évolutions démographiques : le vieillissement de la société, la baisse des naissances et du nombre de jeunes et la hausse de la solitude changent le profil des consommateurs. Par ailleurs, les attentes évoluent : les consommateurs consacrent un budget inférieur aux biens mais sont prêts à dépenser davantage pour des services ou pour des produits liés à la santé, la beauté et au bien-être ; ils veulent des produits plus sains, issus de l'agriculture biologique et de circuits courts, tout en étant extrêmement attentifs aux prix.

Enfin, et c'est sans doute le problème qui est ressorti le plus souvent de nos échanges, les commerçants dénoncent des loyers commerciaux trop élevés et un taux d'effort devenu insupportable avec le ralentissement de la consommation. Selon eux, l'absence d'ajustement à la baisse des loyers, même quand les chiffres d'affaires des commerçants stagnent ou régressent et que les charges sont en hausse, est une raison majeure de la progression de la vacance commerciale, qui doit être regardée de près par les pouvoirs publics.

Cet état des lieux montre selon nous que la crise actuelle du commerce ne saurait se résumer à une cause unique : nous devons nous garder des explications simplistes la résumant à l'irruption des plateformes chinoises. Cette crise, qui traduit surtout une mutation en cours, est multifactorielle.

Mme Marie-Lise Housseau, rapporteure. - Face à cela, comment faire reculer la « décommercialisation » ? Les causes étant multiples, il faut chercher des solutions multiples et agir simultanément à tous les niveaux : lutter contre la concurrence déloyale, s'emparer du sujet des loyers commerciaux, mettre en place des politiques favorables au commerce au niveau local et, bien sûr, favoriser la mue des commerçants pour que ceux-ci puissent répondre aux grandes évolutions de la consommation.

Si l'afflux des produits commercialisés par Shein, Temu et AliExpress n'est pas à l'origine de toutes les difficultés de nos commerces, il contribue à leur fragilisation. Nous avons demandé à toutes les personnes auditionnées les trois mesures les plus urgentes à prendre pour aider le commerce, et la lutte contre la concurrence déloyale de ces plateformes est systématiquement apparue comme leur priorité numéro un. Si elle a sans doute trop tardé, la prise de conscience du caractère inacceptable des pratiques de ces acteurs paraît désormais bien enclenchée, comme en témoigne l'adoption définitive de la proposition de loi sur l'ultra fast fashion ce lundi.

La taxe française sur les petits colis est entrée en vigueur le 1er mars. Elle a été massivement contournée par l'arrivée des produits par avions-cargos à Liège, mais son adoption a mis une forte pression sur les institutions européennes et sans nul doute favorisé la mise en place de droits de douane de 3 euros à partir d'aujourd'hui au niveau européen, qui sera suivie de la mise en oeuvre de frais de gestion à compter du 1er novembre prochain. Toutes les fédérations auditionnées se sont déclarées très satisfaites de ces évolutions.

Il faudra ensuite nous assurer que ces prélèvements viendront limiter fortement les importations de petits colis et, à défaut, revoir ces mesures à la hausse.

Garantir la conformité et, plus encore, la sécurité des produits importés est également indispensable. Selon la directrice générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), que nous avons auditionnée le 13 avril dernier, la seule solution est de multiplier les contrôles, en lien avec les douanes et les homologues européens.

Enfin, nous considérons qu'au-delà des amendes déjà infligées à ces opérateurs - Temu a récemment écopé d'une amende de 200 millions d'euros -, il faut pouvoir assurer, si besoin dans l'urgence, le déréférencement, la suspension, voire le blocage d'accès des places de marché extra-européennes en cas de manquements massifs et répétés.

S'agissant des loyers commerciaux, autre enjeu majeur, nous ne sommes pas favorables à l'encadrement des loyers, comme, d'ailleurs, la majorité des fédérations de commerçants que nous avons rencontrées et qui se disent toutes libérales. Toutefois nous considérons qu'il faut rééquilibrer les relations entre locataires et propriétaires des locaux commerciaux et, plus largement, mobiliser la fiscalité pour soutenir les commerçants. Nombre d'entre eux estiment notamment que la taxe foncière devrait être à la charge du propriétaire.

Pour ce faire, nous préconisons d'améliorer la connaissance du marché locatif commercial en mettant en place des observatoires des baux et loyers commerciaux à l'échelle des bassins économiques. Nous proposons un pilotage par les chambres de commerce et d'industrie (CCI), ce qui semble se faire déjà dans certains territoires, notamment à Angers, avec efficacité.

Il existe des incitations fiscales à la main des élus du bloc communal pour soutenir les commerces, en particulier dans les zones d'opérations de revitalisation de territoire (ORT), mais elles sont trop peu connues. Il faut donc inciter les dirigeants nouvellement élus ou réélus à s'en emparer, tout comme à mettre en place, là où c'est nécessaire, la taxe sur les friches commerciales (TFC). Cela impliquera de la remodeler pour la rendre plus efficace.

Nous préconisons également, pour un meilleur équilibre contractuel entre commerçants locataires et propriétaires, de faciliter la révision des loyers commerciaux en cours de bail afin que ceux-ci s'adaptent aux réalités de l'activité économique des commerçants et de limiter les hausses excessives de loyer lors du renouvellement du bail. Les propriétaires doivent prendre conscience que les niveaux de chiffres d'affaires, combinés aux hausses de charges, ne permettent plus de supporter les loyers actuels.

Nous proposons enfin des mesures telles que des prêts bonifiés pour les repreneurs ou un accompagnement pour les cédants destinées à faciliter les transmissions de fonds de commerce. Beaucoup de commerçants sont âgés, et l'on peut s'attendre à des difficultés dans ce domaine.

Si les mesures que je viens de citer relèvent en partie du niveau national et, par conséquent, de notre responsabilité de législateur ou de mesures gouvernementales, l'essentiel se joue au niveau local. Résorber la vacance commerciale et faire revenir des commerçants dans un centre-ville ou un centre-bourg en difficulté ne se décrète pas, mais découle d'une action résolue dans la durée des acteurs territoriaux, aux échelons communal et intercommunal.

L'analyse des stratégies déployées par les communes et intercommunalités qui sont parvenues à redynamiser la vie commerçante de leurs centres-villes montrent que, sans volontarisme politique, sans vision structurante, le risque est grand de voir les cellules commerciales vides se multiplier au pied des immeubles ou de voir s'installer, au détriment des commerçants indépendants, une offre commerciale déséquilibrée, souvent inadaptée aux besoins des habitants.

En s'appuyant sur des outils d'ingénierie territoriale, il s'agit en particulier de définir les rues dont la vitalité commerçante est jugée comme essentielle au bon fonctionnement de la ville : mieux vaut un nombre plus réduit de rues commerçantes sans vacance commerciale qu'un nombre plus important de rues dévitalisées par des locaux vides.

La création, ces dernières années, dans de nombreuses villes de postes de managers de commerce a été unanimement saluée au cours de nos auditions.

Interlocuteurs privilégiés des commerçants et de leurs représentants, les managers de commerce ont vocation à connaître parfaitement le tissu commercial de leur centre-ville, à proposer des animations commerciales pour attirer les flux, à anticiper les risques de vacance et à favoriser l'installation de nouveaux commerçants en veillant à la diversité de l'offre proposée.

L'action contre la vacance commerciale passe également par la constitution de foncières locales et par la mobilisation active de la préemption, car de nombreux locaux commerciaux sont aujourd'hui inadaptés en raison de surfaces obsolètes ou d'un manque de modularité. Des travaux conséquents sont donc nécessaires. Si tous les propriétaires n'en ont pas forcément les moyens, une foncière peut apporter une solution.

Simultanément, il faut multiplier les raisons de venir en centre-ville pour les plus de 70 % de Français qui habitent en périphérie. Il s'agit ainsi de veiller à la bonne implantation des services publics, mais également d'encourager l'installation des médecins et services de santé, ou bien encore des professionnels du droit.

L'accessibilité est aussi essentielle. Si réduire la place de la voiture, encourager les mobilités douces et étendre les rues piétonnes constituent un progrès à bien des égards, il est essentiel de proposer des solutions alternatives grâce aux réseaux de transport public et, lorsque celles-ci ne sont pas possibles, de mettre en place à l'entrée du centre-ville des parkings et parkings-relais en nombre suffisant, idéalement gratuits ou à prix modérés, pour les habitants qui dépendent de la voiture pour s'y rendre. Il y a des solutions !

L'attractivité des centres-villes repose également sur la mise en valeur de leur patrimoine historique et sur la qualité de leur aménagement. Les acheteurs privilégient en effet désormais le « parcours client », c'est-à-dire un cadre agréable dans lequel évoluer. Les centres-villes et centres-bourgs doivent notamment se végétaliser et permettre à leurs habitants comme à leurs visiteurs de mieux se protéger contre les vagues de chaleur.

Enfin, les fédérations de commerçants ont beaucoup insisté sur deux prérequis qui peuvent paraître évidents, mais qui ne sont malheureusement pas ou plus acquis dans un certain nombre de centres-villes : la sécurité et la propreté.

J'en viens enfin aux défis qui relèvent des commerçants eux-mêmes.

Au terme de nos auditions, nous avons acquis la conviction que le commerce physique a toujours un avenir, car il répond à des besoins essentiels de conseil, de contacts humains et de découverte des produits.

Pour autant, le succès du commerce en ligne invite à le repenser en profondeur, en particulier s'agissant des produits qui peuvent aisément être achetés sur internet.

Le premier axe est assurément celui des services qui peuvent être offerts aux consommateurs dans un magasin : tests de produits in situ, conseils dans le choix, services de retouche ou de personnalisation, réparations rapides ou, bien sûr, services après-vente sont autant de bonnes raisons pour un acheteur de se déplacer physiquement.

Le deuxième concept clé largement évoqué au cours des auditions est celui de l'« expérience » que doit offrir une visite en magasin et qui doit être suffisante pour pousser le consommateur à « quitter son canapé ». Il s'agit notamment de proposer un véritable concept de magasin doté d'une identité forte, d'une scénographie qui le distingue de ses concurrents, mais également de faire découvrir de nouveaux produits.

Nous l'avons dit, il ne faut pas opposer commerce physique et commerce en ligne : le commerce est aujourd'hui, par nature, omnicanal - certains parlent de commerce « phygital ». Les enseignes comme les commerçants indépendants doivent, pour prospérer, permettre aux consommateurs de naviguer sans entrave entre l'enseigne numérique et le magasin.

Au lieu de lui tailler des croupières, le numérique peut être un levier pour le commerce physique à condition qu'il ramène du flux vers lui, grâce à une présence en ligne, à une communication active sur les réseaux sociaux ou bien encore à des services hybrides tels que le click and collect ou la réservation. Nous avons rencontré des entreprises - Zara, Armor Lux, Le Creuset - qui ont très bien su s'adapter à cette nouvelle donne, grâce à des stratégies audacieuses et innovantes.

Une telle aptitude à tirer parti au maximum des atouts du digital, et désormais de l'intelligence artificielle (IA), réclame assurément de réelles compétences, d'où l'importance que les commerçants soient accompagnés dans leurs efforts de digitalisation.

Enfin, la question des horaires d'ouverture des commerces doit être revue afin de donner plus de libertés aux commerçants pour s'adapter aux horaires de leur clientèle.

Selon la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), la fréquentation des commerces d'alimentation générale, supérettes et spécialistes du bio le dimanche jusqu'à 13 heures, dans le cadre de la dérogation de plein droit du commerce alimentaire, est très élevée. Le nombre de passage en caisse et le panier moyen y sont deux fois plus élevés que pour n'importe quelle autre demi-journée de la semaine.

Pour conclure, le commerce physique ne va pas cesser d'exister - sa présence s'améliore même dans certaines villes. Mais il va falloir trouver des solutions très diversifiées pour surmonter les difficultés qui se sont accumulées au cours des dernières années.

Mme Évelyne Renaud-Garabedian. - L'idée de faire peser de nouvelles contraintes sur les propriétaires de locaux commerciaux se fonde sur une représentation très éloignée du fonctionnement réel du marché. Les bailleurs, en réalité, ne sont pas les investisseurs puissants que l'on se représente souvent : 70 % des locaux commerciaux appartiennent à des particuliers, pour beaucoup des retraités, individus ou familles, qui ont épargné pendant de nombreuses années pour pouvoir acquérir ces locaux et améliorer leur retraite. Les mesures envisagées ne risquent-elles pas de décourager ces petits investisseurs propriétaires d'actifs immobiliers ?

Par ailleurs, imposer par la loi que la taxe foncière soit supportée par les propriétaires modifiera l'économie du bail. Que fera le propriétaire si cette taxe n'est plus à la charge du locataire ? Il augmentera les loyers ou cessera d'investir dans le local ! Je ne suis pas certaine que cela règle la question...

Peut-être faudrait-il plutôt envisager de revoir le calcul de la taxe foncière. Celui-ci diffère selon les communes ; il est parfois établi sur des chiffres datant d'il y a soixante ans. C'est délirant ! Ce n'est sans doute pas très politique de proposer, ici, de toucher aux revenus des communes, mais je ne pense vraiment pas qu'imposer les mesures envisagées aux propriétaires apporte une solution.

Mme Anne Chain-Larché. - Je voudrais vous faire part de l'expérience de la région Île-de-France, dont la moitié du territoire est rural et voit ses centres-bourgs pâtir d'une désertification commerciale terrible.

Nous avons mis en place des politiques d'aides à destination des collectivités - communes, établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) -, mais également à destination des commerçants. La difficulté à laquelle nous avons été confrontés est la suivante : souvent, la seule façon d'assurer la viabilité du commerce est d'acheter les murs et lorsque nous voulons verser une subvention à un commerçant pour qu'il puisse se porter acquéreur, nous faisons face au mur juridique voulant que l'on ne puisse s'enrichir avec de l'argent public. Nous avons dû contourner cette impossibilité, mais peut-être faut-il songer à faire évoluer le sujet, évidemment en prévoyant des restrictions temporaires pour la réutilisation du bien ou autres garde-fous.

C'est une solution qui, en tout cas, me paraît plus facile à envisager qu'une modification de la taxe foncière, qui risque de figer les centres-villes.

Nous faisons malheureusement un autre constat en zone rurale : dans les enseignes moyennes - par exemple, un magasin de bricolage -, les vendeurs renvoient très souvent les clients qui se déplacent vers internet parce que, face aux difficultés économiques et faute de trésorerie, les magasins ne constituent plus de stock.

Mme Amel Gacquerre. - Merci aux rapporteurs de s'être arrêtés sur un sujet éminemment intéressant, qui nous parle vraiment. Habitant une ville moyenne et ayant beaucoup travaillé sur la question quand j'étais élue locale, je comprends les préconisations faites, j'adhère globalement à toutes les propositions et je reste convaincue de deux choses.

Premièrement, même si je suis libérale, je pense en effet que le montant des loyers constitue un vrai sujet. Dans de nombreuses villes moyennes de mon département, nous enregistrons des loyers de 5 000 ou 6 000 euros pour des cellules commerciales de 80 à 100 mètres carrés. Aujourd'hui, avec de tels loyers, le modèle commercial ne tient pas. Par ailleurs, les propriétaires ne sont pas tous de simples retraités. Nous avons aussi, chez nous, un propriétaire qui détient 50 % des cellules commerciales. Dès lors, il peut se permettre d'en garder certaines vides. C'est aussi la réalité du terrain !

Je n'ai pas de réponse précise à apporter à cette question. Comme je l'ai dit, je ne suis pas favorable à l'encadrement des loyers ni au système consistant à subventionner. Peut-être, en effet, peut-on chercher du côté de la fiscalité...

Deuxièmement, en dépit de ce qu'indiquent les rapporteurs, à savoir qu'il ne faut pas opposer ventes physiques et ventes par internet, j'ai la conviction que nous sommes passés à un autre monde. La réflexion que je me faisais était plutôt de savoir comment garder du flux dans les centres-villes - soit, comme cela a été dit, comment les rendre agréables - et comment penser le devenir des cellules commerciales qui sont vides et le resteront. C'est, pour moi, un élément important à intégrer dans la réflexion.

Je suis persuadée que ce rapport est un démarrage et que nous devons aller plus loin pour accompagner l'évolution de nos centres-villes, autant dans les villes moyennes que dans les communes rurales.

M. Henri Cabanel. - Je partage les propos qui viennent d'être tenus s'agissant des loyers : dans certains endroits, ils sont exorbitants ; or un équilibre commercial doit être trouvé pour que le commerce perdure.

Au sujet de la taxe foncière, tout propriétaire lambda doit la payer. Je ne vois donc pas pourquoi les propriétaires des locaux commerciaux ne le feraient pas. Là aussi, il faut trouver le bon équilibre.

La taxation sur les petits colis nous a permis de voir que les décisions doivent être prises à un certain niveau pour donner des résultats : la mesure franco-française a vite été détournée. Elle a aussi mis en difficulté certaines petites entreprises de distribution, ce qui doit nous conduire à être très vigilants.

Dans le quatrième axe, les rapporteurs évoquent la nécessité que les commerces proposent autre chose que ce que les plateformes en ligne font. Quelques recommandations sont avancées, mais cette idée doit, je pense, être creusée davantage. Nous savons en effet que les articles sont bien moins chers sur les plateformes, ce qui rend absolument obligatoire cette offre alternative.

Par ailleurs, dans les villes de ma région, notamment Béziers, je constate des problèmes de mobilité. Alors que de nombreuses personnes se déplacent en véhicule, il manque des places de parking. Il faudrait aussi prévoir, comme cela a été expérimenté, des plages horaires pendant lesquelles les parkings sont gratuits.

M. Yannick Jadot. - Je voudrais insister sur la question des loyers. À l'occasion de la récente campagne municipale, nous avons toutes et tous rencontré de nombreux commerçants de centres-villes et nous savons que cette question est importante pour eux. Je ne pense pas qu'il s'agisse de savoir si l'on est libéral ou pas : il n'est pas question, ici, de remettre en cause la propriété privée. Ce que l'on cherche à faire, c'est créer un cadre de régulation qui permette aux commerces de se maintenir en centre-ville.

Certes, le e-commerce engendre une problématique de taxation des colis, mais il y a tout de même la question de la conformité... La première des batailles doit être engagée, non pas contre le e-commerce, mais contre ce qui est transporté. La DGCCRF nous a tout de même expliqué, si je me souviens bien des proportions, que sur un peu moins de 1 000 contrôles réalisés sur le milliard de colis entrants, au moins un tiers des produits étaient dangereux et un autre tiers non conformes aux règles européennes. Il est invraisemblable que ces produits soient autorisés à entrer sur le marché !

Il ne faudrait pas que les plateformes se contentent d'un retrait quand on les a prises à vendre des produits non conformes ou illégaux. La règle devrait être qu'elles soient interdites jusqu'à ce qu'elles prouvent que l'illégalité et la non-conformité sont minoritaires parmi leurs produits.

Je termine avec la question de l'aménagement des centres-villes. La polémique autour de Master Poulet présente un intérêt pour les élus locaux, au-delà de l'enjeu de la malbouffe : dans de nombreux centres-villes, les petits commerces disparaissent pour être remplacés par des enseignes de restauration rapide, et on retrouve des fast-food alignés les uns derrière les autres. Il ne s'agit pas de contester ces enseignes, ou cette façon de s'alimenter. Mais cette concentration accélère la disparition des autres commerces. Cette polémique pose donc la question de la mixité des commerces et de la façon dont on garantit que l'on propose autre chose à acheter, dans nos centres-villes, que du poulet de mauvaise qualité.

M. Daniel Salmon. - Merci aux rapporteurs pour leur travail sur ce sujet très prégnant, comme nous le constatons tous lors de nos déplacements.

Je vois pour ma part une difficulté dans le fait d'avoir « en même temps » le commerce de centre-ville, les zones commerciales et, maintenant, le e-commerce. La concurrence est telle que je ne saisis pas bien comment l'on peut faire fonctionner tout cela ensemble, sans que certains en mangent d'autres.

Il y a surtout la distorsion des prix : je ne sais pas comment il faut agir, mais ne rêvons pas, si un commerce de centre-ville n'est pas un minimum compétitif, il ne va rien vendre. Quel que soit le niveau du loyer, il lui faut des clients ! Nous devons donc trouver des moyens pour rendre les achats dans les commerces de centres-villes plus compétitifs.

De plus, nous sommes entrés dans une ère du jetable, qui n'est pas sans poser des problèmes et créer des coûts induits pour les collectivités territoriales. Un produit doit, en effet, être appréhendé sur toute sa durée de vie, de l'extraction de la matière première jusqu'à son incinération, son recyclage, sa réutilisation ou son enfouissement - et il ne faut pas que les collectivités territoriales aient à payer tout cela. Il faut donc remettre de l'égalité en taxant tous les produits qui sont plus que périssables.

Les questions en suspens sont encore nombreuses. Quelques réponses sont apportées ici, mais il y a aussi une bataille culturelle à mener, notamment au niveau de la publicité, pour savoir ce que nous valorisons : le jetable ou le durable.

M. Jean-Jacques Michau. - Sans revenir sur l'ensemble des remarques qui ont été faites, je voudrais insister sur la question fondamentale des flux dans les centres-villes.

Je viens d'un département où la plus grande ville compte 12 000 habitants, et il n'y en a qu'une de cette taille. La question, selon moi, est bien de savoir comment les documents d'urbanisme permettent d'amener les gens dans les centres-villes, et non sur les parkings des grandes surfaces. Chez moi, les dynamiques se créent autour des associations de commerçants, et celles-ci fonctionnent quand il y a une CCI qui anime et met en oeuvre des actions.

D'après moi, il n'y a pas qu'une cause unique à ces phénomènes de flux. Il y a certes les aménagements, mais les élus locaux font aussi face à une forme de schizophrénie, avec des gens qui souhaitent pouvoir se garer au plus près des commerces, tout en voulant des zones où circuler à pied. Bien souvent, c'est encore la voiture qui gagne, au détriment d'un centre-ville animé...

M. Yannick Jadot. - Deux remarques supplémentaires, madame la présidente.

La politique du prix du livre permet de sauver des librairies, même s'il y en a beaucoup qui disparaissent. Peut-on s'en inspirer pour d'autres commerces ?

Par ailleurs, qu'en est-il de l'aide aux élus en matière d'aménagement urbain ? Si un élu laisse s'installer une boulangerie semi-industrielle à un endroit stratégique, où les gens pourront s'arrêter facilement en voiture pour acheter du pain deux fois moins cher qu'ailleurs, cela change évidemment tout pour le centre-ville. Se pose donc aussi la question de savoir comment les élus pensent leur aménagement urbain pour que celui-ci protège les commerces.

Mme Marie-Lise Housseau, rapporteure. - Pour revenir sur la remarque d'Évelyne Renaud-Garabedian, il existe tout de même de grosses foncières qui, structurellement, font du déficit foncier. Elles préfèrent ne pas baisser les loyers et laisser leurs locaux vides, pour ne pas avoir à déprécier leurs actifs. Il y a là un mécanisme qui n'est pas satisfaisant. J'ajoute que personne n'est franchement favorable à l'encadrement des loyers...

Sur l'aménagement des centres-villes, l'ANCT, que nous avons auditionnée, va lancer une troisième version du programme Action coeur de ville, plus ciblée sur les commerces. Ce qui est proposé, c'est que chaque maire ou président d'EPCI dispose d'un document de planification, appuyé sur le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), et d'outils lui permettant d'organiser les activités de commerce et, le cas échéant, refuser l'installation de certains commerces pour garantir la diversité de l'offre. À cet égard, j'ai bien vu le problème qu'Anne Chain-Larché nous a exposé, il faut que nous expertisions la possibilité de verser des aides.

Quoi qu'il en soit, l'idée principale qui ressort lorsqu'on interroge les fédérations de commerçants, les représentants de l'ANCT ou tous les élus ayant eu affaire à des managers de commerce, c'est que l'on ne peut plus laisser le commerce se développer au petit bonheur la chance. Il faut l'organiser et trouver les moyens d'attirer de nouveau les populations dans les coeurs de ville. Cela implique, par exemple, d'y réinstaller des logements, après toute une période où l'on a développé des bureaux et éloigné des services. Un nouveau rôle pour le maire se dégage à travers ce besoin de se réapproprier les centres-villes, que ce soit par la sécurité, la propreté, l'aménagement paysager, les parkings, les dispositifs de mobilité, etc.

M. Patrick Chaize, rapporteur. - J'indiquerai, pour compléter, qu'il faut un équilibre sur la question des loyers. Cela n'intéresse personne, et surtout pas les petits propriétaires, d'avoir des loyers élevés et de ne pas louer les locaux. D'où l'intérêt d'essayer de dégager, à travers la mise en place d'un observatoire, une vision plus fine de la question.

Je voudrais revenir sur la remarque selon laquelle certains vendeurs, eux-mêmes, s'orientent vers internet. Cela me paraît assez logique, d'autant que, souvent, le renvoi est fait vers le site de l'enseigne. Au cours des auditions, nous avons bien senti qu'un commerçant qui, aujourd'hui, garderait son activité intra-muros sans développer d'activités numériques signerait son acte de mort. Le numérique, au contraire, apparaît comme une chance, à condition de bien s'en servir.

J'en viens à la question des plateformes. Je rappelle, à ce propos, que le point de départ de notre mission d'information était la question de l'impact des plateformes chinoises sur le commerce. De manière quasi unanime, les acteurs auditionnés nous ont fait comprendre que les plateformes - notamment Amazon, pour ne pas la citer - n'étaient pas réellement leur angle d'attaque, et qu'il s'agissait plutôt de cibler les acteurs chinois qui, eux, échappent aux contrôles en termes de qualité et à la fiscalité, notamment à la TVA. C'est sur eux que nous devons nous concentrer.

M. Philippe Grosvalet, rapporteur. - S'il faut retenir un point de cette mission, c'est que la question du commerce devient aujourd'hui un sujet politique majeur pour l'avenir de nos communes, qu'elles soient petites, moyennes ou grandes. C'est un élément nouveau, me semble-t-il.

La question du niveau des loyers est également essentielle pour nos coeurs de villes et nos coeurs de bourgs. Si nous l'approchons de manière dogmatique, nous n'arriverons à rien. Il faut donc, dans un premier temps, l'objectiver : le chiffre de 70 % de petits propriétaires a été avancé par notre collègue, mais en réalité nous n'avons pas de mesures fiables. Par ailleurs, il y a aussi, dans notre monde libéral, des besoins de régulation, notamment au regard des grandes foncières qui organisent la vacance des locaux dans un but d'optimisation comptable.

S'agissant de l'omnicanalité, nous avons auditionné des entreprises comme Le Creuset et Armor Lux. Ce sont d'abord des entreprises qui produisent, y compris en Chine. Disposant de boutiques en propres, elles vendent aussi dans d'autres boutiques. De même, elles ont leur site en propre et vendent sur les autres plateformes et places de marché. Elles sont partout !

J'en viens à la dangerosité. Tous les acteurs - Shein, Temu, etc. - nous disent, la main sur le coeur, qu'ils respectent les règles, que leurs produits sont aux normes et qu'ils vont contrôler, que ce soit en Chine ou ailleurs. Mais les contrôles, on le sait, sont insuffisants.

Enfin, Amazon est le seul acteur à avoir évoqué la régulation du prix du livre et, sans surprise, il ne nous en a rien dit de bien.

Mme Marie-Lise Housseau, rapporteure. - Ce qui m'a frappée, c'est que les plateformes - chinoises ou autres - sont dans une dynamique : elles se développent très rapidement, avec l'ambition de capter le marché européen. Par conséquent, elles vont s'adapter et faire tout ce qu'il faut, au niveau sanitaire ou réglementaire pour atteindre leur objectif.

Par ailleurs, nous avons aussi rencontré des entreprises, comme Action ou Normal, qui ne font pas de vente en ligne et fondent toute leur démarche sur les ventes physiques. Leur succès s'explique par leur roulement de produits et leur positionnement low cost.

Du fait de ce paysage, partagé entre premium et low cost, avec très peu de place pour le moyen de gamme, il est très difficile d'avancer des préconisations globales ; nous avons l'impression de devoir faire du cas par cas.

M. Philippe Grosvalet, rapporteur. - Sur la problématique des petits colis, convenons que l'échelle française n'était pas la bonne. Pour autant, la taxe sur les petits colis a eu des effets positifs. D'une part, on met aujourd'hui en place des droits de douane à 3 euros. D'autre part, et surtout, on sent que les plateformes, elles-mêmes, s'interrogent sur leur modèle et envisagent peut-être d'aller vers celui d'Amazon. Des évolutions sont donc possibles de leur côté. Par ailleurs, de nouveaux opérateurs continuent d'émerger, et ils sont encore moins chers que Shein ou d'autres. C'est pourquoi il est essentiel de suivre ces sujets de très près.

Les recommandations sont adoptées.

La commission adopte le rapport d'information et en autorise la publication.

Proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, pour une montagne vivante et souveraine - Examen du rapport et du texte de la commission

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Nous poursuivons nos travaux avec l'examen du rapport et du texte de la commission sur la proposition de loi pour une montagne vivante et souveraine.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - Cette proposition de loi est une initiative transpartisane de l'Assemblée nationale, rédigée sous la houlette de l'Association nationale des élus de la montagne (Anem). Elle constitue l'acte III de la loi Montagne, après son adoption en 1985 et sa première actualisation en 2016.

Parmi les dix-neuf articles qui la composent, douze relèvent de la compétence de notre commission : la première moitié concerne l'agriculture, et l'autre moitié a notamment trait aux règles d'urbanisme propres aux zones de montagne et au tourisme. Les sept autres articles ont été délégués à la commission de la culture et à la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable.

Je commencerai par la présentation des dispositions relatives à l'urbanisme. L'article 6 précise les critères à retenir pour l'application du principe d'urbanisation en continuité dans les zones de montagne, en y intégrant les « coupures physiques ». Sauf exception, l'urbanisation en zone de montagne n'est permise qu'en continuité des groupes de constructions existants - bourgs, villages, hameaux. La discontinuité est, en général, caractérisée par la distance, mais elle peut également l'être par l'existence de coupures physiques telles qu'une route, un talus, un bois ou un cours d'eau, quelle qu'en soit la taille.

Ce critère de discontinuité est trop souvent interprété de manière stricte par les services déconcentrés de l'État, à l'occasion du contrôle de légalité des documents et des autorisations d'urbanisme. Par conséquent, afin de desserrer la contrainte qui pèse sur le développement des territoires de montagne, l'article 6 précise que les coupures physiques ne constituent pas des motifs de discontinuité de l'urbanisation.

Il répond ainsi à une attente forte des quelque 5 500 communes soumises aux dispositions d'urbanisme issues de la loi Montagne, en particulier les moins dynamiques d'entre elles, dans lesquelles cette application trop stricte de ces règles peut amener à refuser des permis de construire aux rares familles qui souhaitent s'y installer.

Je propose de conforter cet article en y apportant deux modifications : la première vise à réintégrer les voies et les réseaux parmi les critères permettant de caractériser la continuité de l'urbanisation, comme c'est actuellement le cas ; la seconde tend à supprimer la possibilité laissée aux préfets d'apprécier la continuité en dernier recours, qui fait doublon avec le contrôle de légalité existant.

L'article 6 bis étend, quant à lui, le droit à reconstruction de chalets d'alpages et bâtiments d'estive aux bâtiments réduits à l'état de ruine. Actuellement, leur reconstruction est conditionnée à la présence des murs extérieurs et des éléments de la charpente. C'est une disposition consensuelle ; je propose de ne pas modifier ces dispositions.

Enfin, l'article 6 bis A concerne la Corse, dont la quasi-totalité des communes est soumise à la loi Montagne. Afin de lutter contre le mitage, la loi n° 2023-630 du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en oeuvre des objectifs de lutte contre l'artificialisation des sols et à renforcer l'accompagnement des élus locaux a prévu l'interdiction de toute extension de l'urbanisation à compter de l'an prochain dans les communes régies par le règlement national d'urbanisme (RNU). Or, seul un quart des communes corses sont couvertes par un document d'urbanisme publié. L'article 6 bis A repousse l'échéance à 2032, afin de ne pas isoler la montagne corse.

J'en viens à présent aux dispositions relatives au tourisme, prévues à l'article 10. Ce dernier offre la possibilité d'instituer une servitude d'utilité publique pour assurer l'accès aux lieux visés par les plans départementaux des espaces, sites et itinéraires (PDESI) relatifs aux sports de nature. Une telle servitude existe aujourd'hui afin d'assurer le passage, l'aménagement et l'équipement des pistes de ski, ou de permettre l'accès aux sites d'alpinisme.

L'extension proposée par cet article paraît bienvenue pour répondre aux conflits d'usage sur l'accès à certains chemins de randonnée. Je souligne, à cet égard, qu'il serait impossible d'étendre davantage le champ de cette servitude en raison des règles de recevabilité financière, l'institution d'une servitude d'utilité publique ouvrant droit à indemnisation.

Je propose, néanmoins, d'adopter un amendement de clarification rédactionnelle précisant les modalités de consultation des collectivités, ainsi qu'un amendement de coordination.

Je termine avec les dispositions relatives à l'eau, à l'agriculture et à la forêt, que je regroupe en trois axes : favoriser l'usage partagé et le stockage équilibré de la ressource en eau ; soutenir le développement des infrastructures de transformation de proximité en zone de montagne et adapter les règles qui leur sont applicables ; et valoriser les produits agricoles et forestiers de zone de montagne.

Concernant le premier axe, l'article 4 complète les objectifs de la politique de la montagne en matière de gestion de la ressource en eau. Il consacre le principe d'un usage partagé et d'un stockage de cette ressource pour les besoins des territoires de montagne.

Comme nous l'avons souligné dans notre rapport d'information sur l'avenir du pastoralisme, l'accès à l'eau en zone de montagne se heurte à des difficultés aggravées par le réchauffement climatique. Les zones de montagne offrent des ressources hydriques issues de sources et des cours d'eau formés par la fonte des neiges, mais celles-ci sont menacées dans un contexte de diminution de l'enneigement et de précipitations irrégulières.

Ces contraintes d'accès à l'eau ne sont pas sans poser de difficultés, par exemple, pour l'abreuvement du bétail. Les gardiens de troupeaux sont parfois contraints de procéder à une descente anticipée des estives ou de réduire le parcours pour rejoindre des zones dans lesquelles l'accès à l'eau est plus sécurisé ; notre collègue Jean-Claude Tissot, fort de son expérience personnelle, nous l'avait bien expliqué il y a quelques semaines.

L'article 4 entend faciliter le développement d'ouvrages de stockage de l'eau adaptés aux besoins des activités en montagne, à l'instar des retenues collinaires multi-usages, tout en excluant le recours au pompage dans les nappes inertielles dont le cycle de recharge est particulièrement lent. Il enrichit les objectifs fixés à la politique de la montagne en matière de gestion de la ressource en eau, consacrant le principe d'un usage partagé et d'un stockage de cette ressource pour l'ensemble des besoins des territoires de montagne : l'accès à l'eau potable, la sécurité civile, l'irrigation des sols et l'abreuvement du bétail, l'industrie, la production d'électricité et les loisirs de neige.

L'Assemblée nationale y a ajouté l'artisanat, les activités pastorales et la préservation de la biodiversité et des milieux naturels, tout en rendant obligatoire la consultation systématique des commissions locales de l'eau dans le cadre de l'élaboration de la politique de stockage de l'eau.

Cet article fait écho à l'article 6 ter du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, qui poursuit le même objectif. Je propose de retenir une rédaction proche de celle que nous avons adoptée sur le projet de loi, incluant l'artisanat, à l'initiative de notre collègue Maryse Carrère, et en ajoutant les activités pastorales parmi les besoins concernés par le stockage de l'eau.

L'amendement que je propose ne retient pas la consultation obligatoire des commissions locales de l'eau souhaitée par l'Assemblée nationale, afin d'éviter tout allongement des délais susceptibles de freiner la réalisation des projets de stockage indispensables à l'adaptation des territoires de montagne au changement climatique.

Toujours sur la ressource en eau, je propose de supprimer l'article 11 bis qui prévoit la remise d'un rapport du Gouvernement au Parlement sur l'opportunité d'instaurer une servitude légale de passage et d'accès à l'eau afin de garantir la mobilité des troupeaux pastoraux. L'article 4 de la proposition de loi répond à cette problématique en reconnaissant l'abreuvement du bétail parmi les besoins bénéficiant du stockage de la ressource en eau en zone de montagne. En outre, la mise en oeuvre de cette servitude se heurterait au droit de propriété et aux différents usages locaux.

Je poursuis avec le deuxième axe, relatif aux infrastructures de transformation de proximité. L'article 7 complète les finalités de la politique agricole en lui ajoutant un objectif, visant à organiser le maillage territorial et à soutenir le développement des infrastructures de transformation des produits agricoles de proximité, particulièrement dans les territoires de montagne.

Le nombre d'abattoirs de boucherie diminue en France depuis plusieurs décennies ; cette baisse s'est accentuée récemment dans un contexte de décapitalisation du cheptel. La mission d'information sur le pastoralisme constatait que la concentration des outils de transformation touchait également les territoires de montagne, où les infrastructures de proximité jouent pourtant un rôle essentiel pour les filières d'élevage.

Les causes sont bien connues : le coût des mises aux normes, plus important en proportion pour les structures de petite taille ; le surcoût de la collecte de lait en zone de montagne, évalué à 15 euros pour 1 000 litres ; et la concurrence des abattoirs mono-espèces, gérés par des groupes industriels privés. La disparation de ces infrastructures renchérit donc considérablement les coûts de production des éleveurs de montagne qui sont contraints de transporter leur viande plus loin, ce qui augmente les coûts logistiques et pénalise le bien-être animal.

Dans ce contexte, l'organisation du maillage et le soutien au développement des infrastructures de transformation de proximité proposé par l'article 7 sont bienvenus. Le rapporteur du texte à l'Assemblée nationale a, par ailleurs, ajouté une nouvelle finalité à la politique agricole nationale : la reconnaissance des spécificités des abattoirs situés en zone de montagne et le principe d'une adaptation proportionnée des normes qui leur sont applicables, afin de garantir leur maintien, sans les assimiler aux abattoirs industriels de grande capacité.

Les abattoirs de petite taille jouent un rôle essentiel pour le développement économique des territoires ruraux, mais demeurent soumis aux mêmes règles que les abattoirs industriels. Malgré les risques juridiques identifiés du dispositif, notamment au regard du principe d'égalité devant la loi des exploitants d'abattoirs, nous soutenons ce nouvel objectif, et je propose de le maintenir au stade de la commission sachant que nous poursuivons les échanges avec le Gouvernement sur ce point.

Je propose, par ailleurs, un amendement visant à supprimer la mention « fixe ou mobile » apposée aux abattoirs, dont l'article prévoit de soutenir le développement en zone de montagne. Que l'abattoir soit fixe ou mobile, il demeure soumis aux mêmes règles européennes et nationales, aux mêmes exigences sanitaires, obligations de contrôle et de sécurité alimentaire. Cette mention n'a aucune conséquence juridique réelle.

Sur le fond, si les abattoirs mobiles permettent de limiter le stress lié aux déplacements pour les animaux et peuvent constituer une réponse intéressante dans certains territoires enclavés, le rapport d'évaluation de l'expérimentation des abattoirs mobiles remis au Parlement en janvier 2024 ne démontrait pas la viabilité économique de ce dispositif, qui nécessite, pour être rentable, de disposer d'infrastructures complémentaires pour le stockage, la découpe, la transformation ou la commercialisation des viandes.

Dans le sillage de cet article qui reconnaît le rôle stratégique des infrastructures de proximité, l'article 7 bis promeut une adaptation des normes qui leur sont applicables, en apportant une souplesse dans l'application du régime des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) auquel sont soumises les installations d'abattage. Au-delà d'un seuil de 5 tonnes de carcasses traitées par jour, l'installation est soumise au régime de l'autorisation, emportant des obligations administratives plus importantes.

Les abattoirs situés en zone de montagne sont soumis à ces mêmes règles concernant les ICPE, alors qu'ils sont souvent de petite taille et fonctionnent de façon saisonnière et irrégulière, avec des pics au cours de l'année, par exemple aux retours d'estive, lors desquels le seuil journalier de 5 tonnes de carcasses peut être exceptionnellement dépassé, sans que cela ne traduise une augmentation structurelle et durable de leur production.

Dans ces situations, le passage du régime de déclaration à celui d'autorisation entraîne des obligations administratives importantes, en termes de délais, de coûts et d'obligations réglementaires, particulièrement lourdes pour des structures de petite taille dont l'activité est concentrée sur certaines périodes de l'année.

Cet article instaure une dérogation accordée par le préfet à l'exploitant, par décision motivée, visant à permettre aux installations d'abattage de petite taille et de proximité, soumises comme les installations industrielles à un seuil d'autorisation fixé à 5 tonnes de carcasses par jour, de dépasser ce seuil journalier sans basculer vers le régime plus contraignant d'autorisation, tout en respectant un plafond hebdomadaire de 25 tonnes.

Permettre au préfet, sur demande de l'exploitant de l'installation, de déroger à des dispositions prévues par décret pris après avis du Conseil d'État, sans consultation de ce dernier, emporte des risques juridiques dont nous avons bien conscience. Toutefois, des évolutions récentes du cadre juridique européen et français ont conduit à adapter le régime de droit commun des ICPE à l'activité d'élevage, l'article 17 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles habilitant le Gouvernement à légiférer par ordonnance pour créer un régime de police environnementale des élevages qui relève actuellement du régime des ICPE.

Ce point doit également être approfondi, d'ici à la séance avec le Gouvernement, pour vérifier si cet article est la meilleure solution juridique ou si une autre est plus souhaitable pour atteindre cet objectif d'assouplissement que nous soutenons.

Pour l'instant, des prescriptions particulières devant être mentionnées dans la dérogation, je propose un amendement visant à clarifier la rédaction de l'article sur le sujet des prescriptions particulières que doit prendre en compte le préfet.

Je propose, en revanche, de supprimer l'article 7 ter. Il s'agit de reconnaître dans le code rural et de la pêche maritime une nouvelle catégorie d'abattoir : les abattoirs paysans. Ceux-ci, fixes ou mobiles, seraient majoritairement gouvernés par les éleveurs et ancrés dans leur bassin de production.

La création d'une nouvelle catégorie d'abattoirs n'apporterait pas une réponse adaptée à la problématique de rentabilité de l'activité de transformation de proximité, notamment au regard des limites posées par l'article s'agissant de l'activité de l'abattoir. Par exemple, l'obligation de la vente exclusive en circuits courts constituerait une limitation des débouchés économiques des éleveurs. Les exploitants doivent pouvoir conserver une certaine souplesse dans la commercialisation de leurs produits afin d'assurer la viabilité économique. Les difficultés des infrastructures de proximité découlent surtout des contraintes économiques et des coûts de mise aux normes. L'enjeu réside davantage dans l'adaptation du cadre réglementaire applicable aux infrastructures de proximité que dans la création d'une nouvelle catégorie juridique.

J'en arrive enfin au dernier axe, qui concerne la valorisation des produits de montagne, agricoles et forestiers. L'article 8 reconnaît le rôle de l'Institut national de l'origine et de qualité (Inao) dans l'élaboration de programmes spécifiques aux productions agricoles de montagne. L'ajout de cet institut à la liste des acteurs compétents en la matière, comme l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) ou FranceAgriMer, doit permettre d'encourager l'intégration des produits du pastoralisme aux signes officiels de la qualité et de l'origine (Siqo). Cette valorisation apparaît indispensable pour les produits issus du pastoralisme, au regard des surcoûts de production de certains produits.

Enfin, l'article 9 complète le contenu des stratégies locales de développement forestier pour favoriser le recours aux marques de certification du bois comme vecteurs de développement de la filière bois de montagne. L'Assemblée nationale a élargi le champ des certifications visées à l'ensemble des marques, au-delà des quatre marques de certifications « bois de massif ». Cette modification permet d'inclure les autres appellations comme les deux appellations d'origine contrôlée (AOC) - Bois du Jura et Bois de Chartreuse - et les autres appellations à venir dans le futur.

L'Assemblée nationale a ajouté deux nouveaux objectifs à ces stratégies. Je propose un amendement les supprimant, car le premier est déjà satisfait par l'objectif d'un recours accru aux marques de certification, favorisant la transformation locale. Le second se heurte aux règles de la commande publique ; favoriser des fournisseurs locaux au détriment d'autres opérateurs constituerait une restriction de concurrence.

Sans que cette proposition de loi soit révolutionnaire, elle avance des solutions pour débloquer ou faciliter la résolution de problèmes identifiés. Préparées de manière transpartisane, elles sont consensuelles. J'espère qu'elles recevront un large assentiment au Sénat comme ce fut le cas à l'Assemblée nationale - c'est suffisamment rare pour être souligné -, et que nous pourrons ainsi aider les élus et les acteurs de la montagne dans leur travail quotidien.

Je précise que 75 amendements extérieurs ont été déposés sur le texte, dont 48 relevant du champ de notre commission. Parmi eux, sept sont irrecevables au titre de l'article 40 de la Constitution, et quatorze au titre de l'article 45, dont plusieurs amendements concernant la rénovation énergétique des logements et les conditions de circulation des véhicules en montagne ; il reste donc 27 amendements à examiner.

M. Jacques Grosperrin, rapporteur pour avis de la commission de la culture. - L'école en zone de montagne bénéficie, depuis plus de quarante ans, d'une attention particulière. À la rentrée 2025, près de 442 000 élèves étaient scolarisés dans les écoles publiques situées en zone de montagne, dont 184 000 dans les zones rurales montagneuses.

Le cadre législatif actuel tient compte des temps de parcours et des spécificités géographiques, démographiques et saisonnières. Des seuils particuliers pour l'ouverture et la fermeture de classes peuvent s'y appliquer. Toutefois, le texte a une portée plus large et concerne l'ensemble des territoires.

Entre 2019 et 2029, le système scolaire va perdre 1 million d'élèves. À la rentrée 2026, on devrait observer une forte diminution du nombre d'élèves - de l'ordre de 122 000 -, ce qui aura des conséquences sur le maillage territorial.

À la commission de la culture, nous plaidons pour une visibilité pluriannuelle de la carte scolaire et un renforcement de la concertation avec les élus locaux, afin de prendre davantage en compte les dynamiques locales et les projets d'aménagement du territoire.

J'en viens aux dispositions concernant, de manière spécifique, la montagne.

L'article 1er renforce l'obligation d'adaptation des seuils d'ouverture et de fermeture des classes maternelles et élémentaires dans les zones de montagne. Il s'agit de tenir compte de la situation géographique, de l'isolement, ainsi que des conditions d'accès et des temps de transport.

Par ailleurs, en cas de projet de fermeture dans ces territoires, les autorités administratives doivent recueillir l'avis préalable de la commune concernée.

Enfin, une attention particulière doit être portée à la fermeture d'une classe unique au sein d'une école.

À l'Assemblée nationale, nos collègues ont souhaité renforcer la concertation en zone de montagne lors de l'élaboration de la carte de formation du second degré. La commission de la culture propose d'adopter cinq amendements, sur les articles 1er et 1er bis, répondant à trois objectifs : permettre un diagnostic partagé de la situation d'un territoire ; ajouter, parmi les critères devant être pris en compte pour l'élaboration de la carte scolaire, les critères pédagogiques et de réussite scolaire, ainsi que l'existence de l'offre privée sous contrat, en plus des critères d'aménagement du territoire et de dynamiques locales ; élargir au second degré, désormais concerné par la baisse démographique, le processus d'information et de concertation.

Enfin, nous avons limité aux seules communes rurales de montagne la consultation des conseils municipaux en cas de projets de fermetures de classes. Par ailleurs, nous avons fixé à quinze jours le délai dont dispose le conseil municipal pour rendre son avis ; à défaut, celui-ci sera favorable. Il était impératif de fixer un délai pour ne pas bloquer l'élaboration de la carte scolaire dans l'ensemble du département.

M. Jean-Claude Anglars, rapporteur pour avis de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable. - Cinq articles ont été délégués à la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable. Ceux-ci concernent quatre aspects : l'accès aux soins ; la gestion de l'eau ; la mobilité électrique ; et, de manière plus transversale, la place des élus de montagne dans la gouvernance locale.

L'article 2 porte sur l'organisation des soins en zone de montagne. Au texte de l'Assemblée nationale, nous avons ajouté la participation des élus des territoires de montagne au sein des conseils d'administration des agences régionales de santé (ARS), afin de garantir la prise en compte des contraintes spécifiques aux zones de montagne.

L'accès aux soins en zone de montagne est obligatoire, qu'il s'agisse de médecine générale, de médecine d'urgence ou de services obstétriques. Pour les projets régionaux de santé, nous avons instauré l'obligation de prévoir un système de transport d'urgence par voie aérienne. Un tel dispositif est indispensable en zone de montagne, sachant que la géographie rend délicat le transport d'urgence par voie terrestre.

Nous avons supprimé un amendement porté par l'Assemblée nationale concernant le rôle des élus dans l'organisation du service médical.

L'article 3 instaure une obligation de créer, dans les EPCI composés d'au moins une commune classée en zone de montagne, une commission dédiée à la montagne, afin que les singularités vécues dans ces territoires soient intégrées aux préoccupations de l'instance intercommunale. Ce point, qui fait l'objet d'un consensus, était demandé par l'Anem. Le dispositif concerne 335 EPCI sur le territoire métropolitain.

L'article 5 a pour objet le déploiement des bornes de recharge pour véhicules électriques en zone de montagne. Le dispositif prévoit que les schémas directeurs de déploiement des infrastructures de recharge (Sdirve), instaurés par la loi de 2019 d'orientation des mobilités (LOM) veillent à assurer un mariage équilibré en bornes de recharge dans les zones de montagne, en prenant en compte les spécificités géographiques, climatiques et touristiques de ces territoires, et en favorisant les solutions de recharge adaptées à des durées de stationnement prolongé. Nous avons remplacé cette mention de la recharge lente par celle de la recharge rapide, pour tenir compte de l'autonomie réduite des véhicules électriques en zone de montagne.

L'article 11 porte sur la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi). Le texte de l'Assemblée nationale prévoit une nouvelle disposition sur la façon d'intégrer la Gemapi. Le principal problème étant son financement, le texte appelle à une mutualisation à la fois en amont et en aval afin de financer cette politique liée à l'eau.

Je précise que tous les amendements ont été élaborés en concertation avec l'Anem.

Mme Anne-Catherine Loisier. - La montagne recouvre des réalités différentes en fonction des territoires. Il convient de ne pas rentrer dans le détail des dispositifs législatifs ; par expérience, ces derniers contraignent et posent des difficultés aux élus.

Les stratégies locales de développement forestier me semblent, à ce titre, un bon exemple. Au regard des enjeux et de la souplesse nécessaire pour s'adapter aux différences entre les territoires, j'invite mes collègues à ne pas accroître les contraintes. À ce titre, je me réjouis de la suppression de certaines dispositions mises en place par l'Assemblée nationale.

Le réchauffement climatique a des conséquences plus graves dans les zones de montagne, ainsi que les exemples du Jura et du Doubs l'ont montré récemment. Les forêts, notamment, jouent un rôle important dans la lutte contre les éboulements.

Mme Sylviane Noël. - Les propositions d'amendements vont dans le bon sens, à l'exception de l'amendement de suppression concernant les stratégies locales du bois. Cela viendrait effacer le recours aux certifications des bois massifs inscrit dans la loi Montagne, et serait perçu comme un échec de notre travail pour faire connaître et valoriser la filière forestière de montagne.

Nous avons réglé, depuis longtemps, le problème de la commande publique avec la marque de certification Bois des Alpes, éprouvée sur plus de 200 projets, qui permet aujourd'hui de garantir la prescription de nombreux critères en termes de traçabilité, contrôle par un organisme tiers ou développement durable. En Haute-Savoie, nous avons réussi à insérer un critère de bonification de la dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR) en cas d'utilisation de la marque Bois des Alpes.

Cet amendement de suppression crée un trouble. Les associations de communes forestières s'inquiètent du signal envoyé. Je mets en garde contre les conséquences juridiques et jurisprudentielles d'une telle inscription dans la loi.

M. Daniel Salmon. - Cette loi tient compte des spécificités des zones montagneuses, et va dans le bon sens pour un certain nombre de choses. Je note la prise en compte du réchauffement climatique, afin d'améliorer la résilience de ces zones. Nous partageons également les dispositions concernant l'éducation et la santé.

En revanche, de même que lors de notre récent débat sur l'eau, nous sommes opposés à la levée de certaines contraintes. Il faudra, par exemple, vérifier que les retenues collinaires restent bien « multi-usages », et ne concernent pas uniquement la neige artificielle. Les sports d'hiver sont aujourd'hui fragilisés. Il convient de ne pas suraménager pour de courtes durées. Nous serons vigilants sur ce point.

La loi Montagne a permis d'aller vers une sobriété foncière dont tout le monde se réjouit aujourd'hui. En observant le mitage à l'oeuvre dans d'autres pays européens, nous sommes heureux d'avoir sauvegardé nos paysages. Avec la reconstruction de chalets d'alpage disparus, nous risquons d'aller vers un mitage. Cette constructibilité va amener de nouvelles demandes en termes de réseaux ; il convient d'être vigilant sur ce point.

Nous défendons une adaptation fondée sur la sobriété et la préservation des écosystèmes, avec une hiérarchisation des usages de l'eau et une limitation de l'artificialisation.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Ces sujets nous occupent beaucoup en ce moment ; je pense au stockage de l'eau et à la valorisation des produits de montagne dont nous avons parlé dans le cadre de l'article 4 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles.

Mme Martine Berthet. - Je partage l'avis de ma collègue Sylviane Noël sur le sujet des marques de certification des bois massifs. Cela met en valeur nos massifs montagneux, les productions de bois locales, les scieries, les circuits courts. Les associations de communes forestières, ainsi que tous les producteurs de bois locaux, redoutent cette disparition.

Je me réjouis de la disposition relative au principe de continuité au niveau de l'urbanisme.

Pour représenter le conseil départemental dans la commission de la nature, des paysages et des sites (CDNPS), je suis favorable à la reconstruction des chalets, quand il reste des ruines et que des photos existent pour reconstruire à l'identique. Nous avons besoin de ces chalets pour le maintien du pastoralisme.

Pour répondre à Daniel Salmon, les retenues collinaires en zones de montagne sont nécessairement multi-usages. Un usage s'ajoute avec les stations de transfert d'énergie par pompage (Step), qui permettent d'alimenter les producteurs de neige artificielle. Je pourrais également évoquer la sécurité liée aux incendies, avec des réserves d'eau qui peuvent être salutaires.

M. Jean-Jacques Michau. - Cette loi a été écrite en concertation avec l'Anem. Si l'on ne met pas en place des règles spécifiques, les zones de montagne vont continuer à se désertifier. Pour une montagne vivante, il faut des services et de l'activité économique. Sur les questions liées à l'urbanisme, il s'agit d'être pragmatique.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - Pour répondre à Anne-Catherine Loisier et Sylviane Noël, lors des auditions, nous avons interrogé les responsables de la forêt et du bois : la Fédération nationale du bois, et la Fédération nationale des communes forestières. L'amendement que je vous propose maintient l'objectif de favoriser le recours aux marques de certification et aux matériaux biosourcés pour encourager le développement local de la filière des produits forestiers principalement issus des zones de montagne.

Néanmoins, l'amendement supprime les deux autres objectifs ajoutés par l'Assemblée nationale, l'un visant à privilégier, dans les achats publics de bois et de produits dérivés effectués en zone de montagne, le recours à des bois massifs certifiés. Privilégier ce type de bois risque de poser un problème juridique, il convient d'être prudent sur ce sujet.

Pour répondre à Daniel Salmon, concernant les retenues collinaires, les problématiques sont différentes en zone de montagne et en plaine. Dans les zones de montagne, il est indispensable de trouver une retenue collinaire à proximité, sans quoi le pastoralisme ne pourrait pas exister. Ces retenues doivent aussi servir en cas d'incendies. Sur un tel sujet, il s'agit d'être pragmatique.

De nombreuses stations, en moyenne montagne, se tournent vers une stratégie touristique englobant les quatre saisons, mais cela ne peut pas se réaliser du jour au lendemain. En cas de début de saison difficile, la neige artificielle est nécessaire ; et pour cela, il faut de l'eau et de l'électricité.

Un autre point concerne la discontinuité au niveau des règles d'urbanisme. Aujourd'hui, de nombreux maires, en zone de montagne, sont en conflit avec les services de l'État qui leur refusent des autorisations de permis de construire sur des terrains traversés par un chemin, une haie ou un ruisseau. Nous proposons à ces maires d'obtenir plus facilement ces autorisations.

En zones de montagne, il y a les chalets d'estive en bois ainsi que les burons en pierre. Je suis favorable à la reconstruction de ces derniers pour accueillir une activité pastorale, ou les pique-niques des randonneurs. En revanche, s'il s'agit de bâtir un gîte avec des parpaings, cela ne correspond ni à l'objectif de conservation du patrimoine ni aux règles de l'urbanisme. Les avis du maire et de l'État constituent des garde-fous. Dans le Cantal, un programme touristique prévoit la tournée des burons, rénovés par des communes.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Je souscris aux propos du rapporteur.

En application du vade-mecum sur l'application des irrecevabilités au titre de l'article 45 de la Constitution, adopté par la Conférence des présidents, la commission des affaires économiques a arrêté, lors de sa réunion du mercredi 1er juillet 2026, le périmètre indicatif de la proposition de loi n° 629 pour une montagne vivante et souveraine.

Sont susceptibles de présenter un lien, même indirect, avec le texte déposé, les dispositions relatives : au maillage scolaire et aux conditions d'élaboration de la carte scolaire dans le premier et le second degré ; au principe d'urbanisation en continuité en zone de montagne ; à l'organisation de l'accès aux soins dans les territoires de montagne ; à la représentation des communes classées en zone de montagne au sein des EPCI ; au financement et à l'organisation de la compétence Gemapi dans les territoires de montagne ; au déploiement des bornes de recharge pour véhicules électriques en zone de montagne ; à la servitude d'utilité publique prévue par le code du tourisme en zone de montagne ; à la politique d'usage partagé et de stockage de l'eau en zone de montagne ; au soutien au développement et aux règles applicables aux infrastructures de transformation des produits agricoles de proximité en zone de montagne ; aux acteurs compétents pour concourir à l'élaboration de programmes spécifiques aux productions agricoles de montagne et à la promotion de produits de qualité ; au recours aux marques de certification du bois dans le cadre des stratégies locales de développement forestier.

Il en est ainsi décidé

EXAMEN DES ARTICLES

Article 1er 

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Je propose que la commission prenne acte des résultats des travaux de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport sur les articles qui lui ont été délégués, et adopte l'article 1er tel que modifié par les amendements COM-37, COM-38, COM-39, COM-40 et l'article 1er bis tel que modifié par l'amendement COM-41.

Les amendements COM-37, COM-38, COM-39 et COM-40 sont adoptés. En conséquence, l'amendement COM-4 devient sans objet.

L'article 1er est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 1er bis (nouveau)

L'amendement COM-41 est adopté.

L'article 1er bis est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 2

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Je propose que la commission prenne acte des résultats des travaux de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable sur les articles qui lui ont été délégués, et adopte l'article 2 tel que modifié par les amendements COM-60, COM-18, COM-11, et les amendements identiques COM-61 et COM-29 ainsi que l'article 3 tel que modifié par les amendements COM-58 et COM-62. Je propose que la commission déclare l'amendement COM-6 irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution.

Les amendements COM-60, COM-18 et COM-11 sont adoptés, de même que les amendements identiques COM-61 et COM-29.

L'amendement COM-9 rectifié n'est pas adopté.

L'amendement COM-6 est déclaré irrecevable en application de l'article 45 de la Constitution.

L'article 2 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 3 

L'amendement de précision COM-58 est adopté, de même que l'amendement COM-62.

L'article 3 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 3

L'amendement COM-49 est déclaré irrecevable en application de l'article 45 de la Constitution.

Article 4

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - J'émets un avis défavorable à l'amendement COM-77. Dans notre rapport d'information dédié au pastoralisme, nous avons estimé qu'un équilibre pouvait être atteint en combinant la construction de nouveaux systèmes de stockage et la mutualisation des usages de l'eau en montagne ; c'est précisément l'objet du présent article.

L'amendement que je propose revient à une rédaction proche de celle adoptée par la commission à l'article 6 ter du projet de loi Upsa, qui vise le même objectif, tout en incluant les activités pastorales au sein du périmètre des usages auxquels doit répondre la politique d'usage partagé et de stockage de la ressource en eau.

L'amendement COM-77 n'est pas adopté.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-43 vise à assurer la cohérence avec l'article 6 ter du projet de loi Upsa, tout en conservant les activités pastorales au sein du périmètre des usages auxquels doit répondre la politique d'usage partagé et de stockage de la ressource en eau en zone de montagne. En conséquence, je demande le retrait de l'amendement COM-30 au profit de mon amendement.

Mme Sylviane Noël. - Je retire mon amendement.

L'amendement COM-30 est retiré.

L'amendement COM-43 est adopté.

L'article 4 est ainsi rédigé.

Après l'article 4

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-67 prévoit de mettre en place une procédure simplifiée pour les ouvrages hydrauliques de faibles dimensions destinés à l'abreuvement des troupeaux dans les territoires de montagne. Sur la forme, il a une faible portée opérationnelle, ne précisant pas de quelle procédure simplifiée il est question. Et sur le fond, l'article 4 complète déjà les objectifs de la politique de la montagne en matière de gestion de la ressource en eau, en consacrant le principe d'un usage partagé et d'un stockage de cette ressource pour l'ensemble des besoins des territoires de montagne, dont l'abreuvement des troupeaux. Avis défavorable.

L'amendement COM-67 n'est pas adopté.

Article 5 

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Je propose que la commission prenne acte des résultats des travaux de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable sur l'article 5, tel que modifié par les amendements identiques COM-65, COM-31 et COM-22 rectifié et les amendements COM-63 et COM-64.

Les amendements identiques COM-65, COM-31 et COM-22 rectifié sont adoptés, de même que les amendements COM-63 et COM-64.

L'article 5 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 6

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - J'émets un avis défavorable à l'amendement COM-78 visant à supprimer un article qui répond à un réel besoin dans les territoires de montagne, pour éviter que ne soient considérés comme en discontinuité, et donc inconstructibles, des terrains séparés du noyau urbain par des coupures physiques mineures.

L'amendement COM-78 n'est pas adopté.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-19 vise à intégrer l'existence des voies et réseaux parmi les critères permettant de caractériser la continuité de l'urbanisation et à supprimer le recours au préfet. S'il est adopté, l'amendement COM-33 sera satisfait.

L'amendement COM-19 est adopté. En conséquence, l'amendement COM-33 devient sans objet.

L'article 6 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 6

Les amendements COM-13 rect., COM-56 rect. et COM-84 rect. sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution.

Article 6 bis A (nouveau)

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-25 rectifié bis a pour objet l'interdiction d'extension de l'urbanisation différenciée dans les communes littorales et de montagne en Corse. J'émets un avis défavorable, car nos collègues corses m'ont alerté sur les risques de blocage qu'une interdiction dès 2027 ferait peser sur le développement des communes corses, même littorales.

L'amendement COM-25 rectifié bis n'est pas adopté.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-32 fixe la date limite d'interdiction d'extension de l'urbanisation pour les communes corses régies par le RNU à 2030, au lieu de 2032. Je propose un avis favorable.

L'amendement COM-32 est adopté.

L'article 6 bis A est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 6 bis (nouveau)

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-79 prévoit la suppression de l'article. Avis défavorable.

L'amendement COM-79 n'est pas adopté.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-26 rectifié vise à autoriser l'implantation des bâtiments d'entreprises de travaux agricoles en zone de montagne. Je propose un avis favorable, les entreprises de travaux agricoles jouant un rôle essentiel dans le fonctionnement des exploitations agricoles. Les amendements suivants proposent d'autres assouplissements pour les bâtiments liés à l'activité agricole.

L'amendement COM-26 rectifié est adopté.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - Les amendements identiques COM-51, COM-8 rectifié et COM-14 rectifié bis ont pour objet d'étendre le champ des constructions autorisées au titre des activités agricoles, dans les terres nécessaires au maintien et au développement des activités agricoles, pastorales et forestières en zone de montagne. Il s'agit de permettre d'implanter en zone de montagne, dans les zones agricoles, les bâtiments nécessaires à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles. Cette faculté a été ouverte pour l'ensemble du territoire par la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (Elan), mais n'a pas été transposée aux zones de montagne, où la réglementation demeure plus restrictive. J'émets un avis favorable à ces trois amendements.

Je demande le retrait des amendements COM-7 et COM-15, car la reconstruction et l'agrandissement des abris de bergers et des cabanes pastorales sont déjà autorisés dans les terres nécessaires au maintien et au développement des activités agricoles, pastorales et forestières en zone de montagne, lorsqu'ils sont nécessaires à l'activité agricole ou pastorale.

Mme Sylviane Noël. - Je retire mon amendement.

Mme Martine Berthet. - À mon sens, cela n'est pas autorisé, et il est important que cela soit rappelé de façon précise. En Savoie, la CDNPS refuse de telles implantations.

Mme Viviane Artigalas. - Dans les Hautes-Pyrénées, la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) refuse également l'extension.

L'amendement COM-7 est retiré.

Les amendements identiques COM-51, COM-8 rectifié et COM-14 rectifié bis sont adoptés.

L'amendement COM-15 rectifié n'est pas adopté.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - Les amendements COM-24 et COM-52 concernent la compatibilité des reconstructions de chalets d'alpage avec les activités pastorales et agricoles. L'amendement COM-24 précise que ces reconstructions et extensions ne doivent pas compromettre la vocation agricole ou pastorale des espaces concernés. Dans la mesure où il s'agit de bâtiments implantés sur les terres nécessaires au maintien et au développement des activités agricoles, pastorales et forestières, il me semble que cela va sans dire, mais il n'y a aucune objection à le préciser explicitement pour le sécuriser. J'émets un avis favorable à cet amendement, et demande le retrait de l'amendement COM-52, qui sera satisfait.

L'amendement COM-24 est adopté. En conséquence, l'amendement COM-52 devient sans objet.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-23 concerne la restriction des autorisations de reconstruction ou l'extension aux bâtiments à usage pastoral ou agricole. Les dispositions de l'article du code de l'urbanisme visent précisément à faciliter les reconstructions et les rénovations de chalets d'alpage et de bâtiments d'estive qui ont perdu leur vocation pastorale, dans une optique de préservation du patrimoine architectural et de diversification économique. Ceux qui ont conservé leur vocation pastorale sont régis par le 1° même article du code de l'urbanisme, et peuvent faire l'objet de reconstructions, d'extensions et même de constructions nouvelles.

En outre, nous avons adopté l'amendement COM-52 prévoyant que de telles reconstructions et extensions ne doivent pas compromettre la vocation agricole ou pastorale du terrain concerné. Avis défavorable.

L'amendement COM-23 n'est pas adopté.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-74 rectifié concerne les modes de preuve de la conservation des caractéristiques principales de l'ancienne construction. La jurisprudence admet, à titre exceptionnel pour l'instant, qu'en cas d'absence d'éléments sur l'aspect du bâtiment reconstruit, puisse être pris en compte, par exemple, l'aspect des constructions voisines ou attenantes, lorsque le bâtiment reconstruit fait partie d'un ensemble. Il me semble important de maintenir cette précision, afin que les reconstructions conservent un aspect sinon traditionnel, du moins cohérent avec nos paysages de montagne. Avis défavorable donc car si l'objectif de l'amendement peut être partagé, sa rédaction me semble inaboutie.

L'amendement COM-74 rectifié n'est pas adopté.

L'article 6 bis est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 6 bis (nouveau)

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-68 tend à autoriser en discontinuité les cabanes pastorales et de bergers. Pour les mêmes raisons que précédemment, j'émets un avis défavorable, puisque les bâtiments nécessaires à l'activité agricole sont déjà autorisés en discontinuité, dans les zones agricoles, forestières et pastorales de montagne, au titre de l'article du code de l'urbanisme. Leur changement de destination est, en effet, interdit. Par ailleurs, l'amendement empêcherait les plans locaux d'urbanismes (PLU) d'édicter des règles plus strictes. Je demande le retrait de cet amendement ou à défaut, avis défavorable.

L'amendement COM-68 n'est pas adopté.

Article 7

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-44 tend à supprimer la mention « fixes ou mobiles » pour les abattoirs dont l'article vise à assurer le maillage territorial.

L'amendement COM-44 est adopté.

L'article 7 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 7

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-34 prévoit de tenir compte des surcoûts liés aux outils de production dans les dispositifs de soutien spécifiques aux zones de montagne déployés par la politique de souveraineté alimentaire. Avis défavorable.

L'amendement COM-34 n'est pas adopté.

Article 7 bis (nouveau)

L'amendement de cohérence rédactionnelle COM-45 est adopté.

L'article 7 bis est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 7 ter (nouveau)

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - Les amendements identiques COM-46 et COM-35 visent à supprimer l'article.

Les amendements identiques COM-46 et COM35 sont adoptés.

L'article 7 ter est supprimé.

Article 8

L'article 8 est adopté sans modification.

Article 9

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-80 vise à inscrire la prise en compte de critères de gestion forestière durable dans le recours aux marques de certification du bois au sein des stratégies locales de développement forestier. Or, les marques de certification assurent une traçabilité des bois et garantissent que les ressources sous issues de forêt gérées durablement. Avis défavorable.

L'amendement COM-80 n'est pas adopté.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-47 tend à supprimer les nouveaux objectifs ajoutés par l'Assemblée nationale aux stratégies locales de développement forestier.

L'amendement COM-47 est adopté.

L'article 9 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 9

Les amendements COM-10 rectifié, COM-16 et COM-55 sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution.

Article 10

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement de clarification COM-20 concerne l'avis des collectivités. L'avis de la chambre d'agriculture permet de s'assurer de l'acceptabilité d'un projet ; c'est pourquoi j'ai maintenu l'extension de cet avis, opérée par l'Assemblée nationale. Demande de retrait pour l'amendement COM-54.

L'amendement COM-20 est adopté. En conséquence, l'amendement COM-54 devient sans objet.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-82 vise à restreindre le champ de la servitude aux sports de nature non motorisés. Avis défavorable.

L'amendement COM-82 n'est pas adopté.

L'amendement de coordination COM-21 est adopté.

L'article 10 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 10

Les amendements COM-5, COM-28, COM-27, COM-75, COM-76 et COM-71 sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution.

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-42 rectifié vise à prendre en compte par les PDESI des activités agricoles et pastorales dans les communes de montagne. Il me semble utile qu'il soit fait obligation à la commission départementale des espaces, sites et itinéraires relatifs aux sports de nature (CDESI) de prendre en compte les activités agricoles et pastorales dans l'élaboration du PDESI dans un contexte où les conflits d'usage sont de plus en plus importants.

L'amendement COM-42 rectifié est adopté et devient article additionnel.

Article 11

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Je propose que la commission prenne acte des résultats des travaux de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable sur l'article 11, tel que modifié par les amendements COM-57 et COM-59.

Les amendements COM-57 et COM-59 sont adoptés.

L'amendement COM-83 n'est pas adopté.

L'article 11 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 11 bis (nouveau)

M. Jean-Marc Boyer, rapporteur. - L'amendement COM-48 vise à supprimer l'article.

L'amendement COM-48 est adopté.

L'article 11 bis est supprimé.

Article 11 ter (nouveau)

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Je propose que la commission prenne acte des résultats des travaux de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable sur l'article 11 ter, tel que modifié par les amendements identiques de suppression COM-66 et COM-36.

Les amendements identiques COM-66 et COM-36 sont adoptés.

L'article 11 ter est supprimé.

Après l'article 11 ter (nouveau)

L'amendement COM-12 est déclaré irrecevable en application de l'article 45 de la Constitution.

Article 12

L'article 12 est adopté sans modification.

La proposition de loi est adoptée dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Les sorts de la commission sont repris dans le tableau ci-dessous.

TITRE Ier : Adapter aux spécificités des territoires de montagne les dispositions relatives
au maillage des services essentiels, à l'urbanisme et à la gouvernance

Auteur

N° 

Objet

Sort de l'amendement

Article 1er

M. GROSPERRIN, rapporteur pour avis

37

Information annuelle aux collectivités territoriales

Adopté

M. GROSPERRIN, rapporteur pour avis

38

Amendement rédactionnel

Adopté

M. GROSPERRIN, rapporteur pour avis

39

Élaboration de la carte scolaire

Adopté

M. GROSPERRIN, rapporteur pour avis

40 rect.

Suppression du recueil de l'avis des collectivités territoriales

Adopté

Mme NOËL

4

Explication des critères de fermeture d'une classe

Rejeté

Article 1er bis (nouveau)

M. GROSPERRIN, rapporteur pour avis

41

Information et concertation sur les conséquences de l'évolution des effectifs dans le second degré

Adopté

Article 2

M. ANGLARS, rapporteur pour avis

60

Précision rédactionnelle

Adopté

Mme ESPAGNAC

18

Étendre le PRS à l'urgence psychiatrique

Adopté

Mme BERTHET

11 rect.

Étendre les PRS aux pharmacies et étendre l'expérimentation des antennes de pharmacie aux anciennes communes constitutives d'une commune nouvelle

Adopté

Mme JOSENDE

9 rect. bis

Précisions sur le fonctionnement du service d'urgence par voie aérienne

Rejeté

M. ANGLARS, rapporteur pour avis

61

Supprimer la consultation des maires sur les protocoles d'évacuation et de transport sanitaire d'urgence

Adopté

Mme NOËL

29

Supprimer la consultation des maires sur les protocoles d'évacuation et de transport sanitaire d'urgence

Adopté

M. Loïc HERVÉ

6

Conditionner le pilotage d'hélicoptère à une forte expérience de vol

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 3

M. ANGLARS, rapporteur pour avis

58

Précision rédactionnelle

Adopté

M. ANGLARS, rapporteur pour avis

62

Supprimer les mentions portant sur les thématiques intéressant la commission montagne

Adopté

Article(s) additionnel(s) après Article 3

Mme ESPAGNAC

49

Gestion des biens indivis

Irrecevable

Article 4

M. GONTARD

77

Supprimer l'article 4 sur la politique d'usage partagé et de stockage de l'eau

Rejeté

M. Jean-Marc BOYER, rapporteur

43

Assurer la cohérence avec l'article 6 ter du PJL UPSA, tout en conservant les activités pastorales au sein du périmètre des usages auxquels doit répondre la politique d'usage partagé et de stockage de la ressource en eau en zone de montagne

Adopté

Mme NOËL

30

Assurer la cohérence avec l'article 6 ter du PJL £ Upsa, tout en conservant les activités pastorales au sein du périmètre des usages auxquels doit répondre la politique d'usage partagé et de stockage de la ressource en eau en zone de montagne

Retiré

Article(s) additionnel(s) après Article 4

M. PLA

67

Procédure simplifiée pour les ouvrages hydrauliques de faible impact destinés à l'abreuvement des troupeaux dans les territoires de montagne

Rejeté

Article 5

M. ANGLARS, rapporteur pour avis

65

Remplacement de la référence aux bornes de recharge lente dans les SDIRVE par la référence aux bornes de recharge rapide

Adopté

Mme NOËL

31

Remplacement de la référence aux bornes de recharge lente dans les SDIRVE par la référence aux bornes de recharge rapide

Adopté

Mme ESPAGNAC

22 rect.

Remplacement de la référence aux bornes de recharge lente dans les SDIRVE par la référence aux bornes de recharge rapide

Adopté

M. ANGLARS, rapporteur pour avis

63

Précision rédactionnelle

Adopté

M. ANGLARS, rapporteur pour avis

64

Précision sur le champ d'application du dispositif

Adopté

Article 6

M. GONTARD

78

Suppression de l'article 6

Rejeté

M. Jean-Marc BOYER, rapporteur

19

Existence des voies et réseaux comme motif de continuité et suppression du recours au préfet

Adopté

Mme NOËL

33

Suppression du recours au préfet

Satisfait ou sans objet

Article(s) additionnel(s) après Article 6

Mme BERTHET

13 rect.

Prise en compte des spécificités des bâtiments des zones de montagne dans la politique énergétique nationale

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. ANGLARS

56 rect.

Dispense des objectifs de réduction de l'artificialisation des sols pour les communes de montagne

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme BERTHET

84 rect.

Possibilité pour les orientations d'aménagement et de programmation de définir des actions relatives aux ensembles immobiliers touristiques et à la rénovation thermique

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 6 bis A (nouveau)

M. PARIGI

25 rect. bis

Interdiction d'extension de l'urbanisation différenciée dans les communes littorales et de montagne en Corse

Rejeté

Mme NOËL

32

Date limite d'interdiction d'extension de l'urbanisation pour les communes corses régies par le Règlement national d'urbanisme à 2030

Adopté

Article 6 bis (nouveau)

M. GONTARD

79

Suppression de l'article 6 bis

Rejeté

M. DUPLOMB

26 rect.

Autorisation d'implantation d'entreprises de travaux agricoles

Adopté

M. PLA

51

Autorisation d'implantation des bâtiments de transformation, conditionnement et vente de produits agricoles

Adopté

Mme NOËL

8 rect.

Autorisation d'implantation des bâtiments de transformation, conditionnement et vente de produits agricoles

Adopté

Mme BERTHET

14 rect. bis

Autorisation d'implantation des bâtiments de transformation, conditionnement et vente de produits agricoles

Adopté

Mme NOËL

7

Autorisation de construction d'abris de bergers et cabanes pastorales

Retiré

Mme BERTHET

15 rect.

Autorisation de construction d'abris de bergers et cabanes pastorales

Rejeté

M. MICHAU

24

Compatibilité des reconstructions de chalets d'alpage avec les activités pastorales et agricoles

Adopté

M. PLA

52

Compatibilité des reconstructions de chalets d'alpage avec les activités pastorales et agricoles et extension de la condition d'activité professionnelle saisonnière

Satisfait ou sans objet

Mme ESPAGNAC

23

Restriction des autorisations de reconstruction ou extension aux bâtiments à usage pastoral ou agricole

Rejeté

M. SAUTAREL

74 rect.

Modes de preuve de la conservation des caractéristiques principales de l'ancienne construction

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après Article 6 bis (nouveau)

M. PLA

68

Autorisation en discontinuité des cabanes pastorales et de bergers

Rejeté

Article 7

M. Jean-Marc BOYER, rapporteur

44

Supprimer la mention "fixes ou mobiles" pour les abattoirs dont l'article vise à assurer le maillage

Adopté

Article(s) additionnel(s) après Article 7

Mme NOËL

34

Tenir compte des surcoûts liés aux outils de production dans les dispositifs de soutien spécifiques aux zones de montagne déployés par la politique de souveraineté alimentaire

Rejeté

Article 7 bis (nouveau)

M. Jean-Marc BOYER, rapporteur

45

Amendements de cohérence rédactionnelle.

Adopté

Article 7 ter (nouveau)

M. Jean-Marc BOYER, rapporteur

46

Supprimer l'article

Adopté

Mme NOËL

35

Suppression de l'article 7 ter

Adopté

TITRE II : Pour une montagne résiliente garante de la souveraineté économique, agricole et forestière

Article 9

M. GONTARD

80

Inscrire la prise en compte de critères de gestion forestière durable dans le recours aux marques de certification du bois au sein des stratégies locales de développement forestier

Rejeté

M. Jean-Marc BOYER, rapporteur

47

Supprimer les nouveaux objectifs ajoutés par l'Assemblée nationale aux stratégies locales de développement forestier

Adopté

Article(s) additionnel(s) après Article 9

Mme JOSENDE

10 rect.

Simplification administrative du pâturage en régime forestier afin de l'ouvrir à davantage d'espèces

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme BERTHET

16 rect.

Modalités de l'autorisation de défrichement en zone de montagne

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. PLA

55

Prévoir un avis conforme de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers pour les projets d'aménagement affectant les espaces pastoraux

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 10

M. Jean-Marc BOYER, rapporteur

20

Amendement de clarification concernant l'avis des collectivités

Adopté

M. PLA

54

Avis conforme de la chambre d'agriculture et des collectivités territoriales pour l'institution de la SUP

Satisfait ou sans objet

M. GONTARD

82

Restriction du champ des SUP aux sports de nature non motorisés

Rejeté

M. Jean-Marc BOYER, rapporteur

21

Amendement de coordination

Adopté

Article(s) additionnel(s) après Article 10

Mme NOËL

5

Possibilité de prévoir des restrictions permanentes ou temporaires à certaines catégories de véhicules afin de protéger les chemins

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. Cédric VIAL

28

Autorisation de l'utilisation de véhicules à moteur pour assurer la sécurisation des parcours de manifestations sportives de chiens de traîneaux

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. Cédric VIAL

27

Expérimentation visant à autoriser le tractage de sportifs sur neige pas des engins motorisés

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme JOSENDE

42 rect.

Prise en compte par les PDESI des activités agricoles et pastorales dans les communes de montagne.

Adopté

M. BUIS

76

Dérogation pour le débarquement ou l'embarquement des passagers par aéronef motorisé à des fins de loisirs

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 11

M. GONTARD

83

Revenir à la rédaction initiale de l'article 11 visant l'instauration d'un fonds de solidarité avec contribution obligatoire des communes aval

Rejeté

M. ANGLARS, rapporteur pour avis

57

Précision rédactionnelle

Adopté

M. ANGLARS, rapporteur pour avis

59

Supprimer le fléchage prioritaire des ressources du Papic

Adopté

Article 11 bis (nouveau)

M. Jean-Marc BOYER, rapporteur

48

Supprimer l'article

Adopté

Article 11 ter (nouveau)

M. ANGLARS, rapporteur pour avis

66

Suppression de l'article 11 ter

Adopté

Mme NOËL

36

Suppression de l'article 11 ter

Adopté

Article(s) additionnel(s) après Article 11 ter (nouveau)

Mme BERTHET

12 rect.

Demande de rapport du Gouvernement sur les modalités de création d'un mécanisme de solidarité territoriale destiné à accompagner la transition des territoires de montagne, notamment en matière de rénovation énergétique du parc immobilier

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement - Désignation de rapporteurs

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement du ministre. En préambule, quelques mots sur les conditions dans lesquelles nous examinons ce texte.

L'ordre du jour des travaux du Sénat a été modifié dans une regrettable précipitation. Pour rappel, nous devions examiner le projet de loi visant à renforcer l'État local, articuler son action avec les collectivités territoriales et sécuriser les décideurs publics, la semaine prochaine. Un certain nombre de réactions ont poussé le Gouvernement à le retirer de l'ordre du jour. Ce retrait a entraîné l'inscription, jeudi dernier, du projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement à notre ordre du jour. Disons-le clairement : je n'étais pas très favorable à l'examen précipité de ce texte qui porte un sujet aussi important.

Il nous revient aujourd'hui à la fois de désigner les rapporteurs, de présenter le rapport et d'examiner les amendements. Dans cette précipitation, je proposer de nommer Mme Amel Gacquerre et, au regard des conditions exceptionnelles, moi-même, comme rapporteurs. Ma collègue aura la responsabilité des articles 1 à 6, sachant que l'article 4, relatif à l'élargissement du dispositif fiscal « Jeanbrun », a été délégué au fond à la commission des finances, qui a désigné Mme Sophie Primas comme rapporteur. La commission des finances s'est également saisie pour avis sur l'article 1er, portant sur l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru).

De mon côté, je me chargerai des articles 7 à 10, inspirés de ma proposition de loi visant à conforter l'habitat, l'offre de logements et la construction (Choc).

La commission désigne Mme Amel Gacquerre et Mme Estrosi Sassone rapporteurs sur le projet de loi n° 801 (2025-2026) visant la relance et la décentralisation du logement.

Projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement - Examen du rapport et du texte de la commission

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - À l'issue du délai limite, 66 amendements extérieurs ont été déposés sur le texte, dont dix relevant du champ de la commission des finances. Sur les 56 amendements extérieurs relevant du champ de notre commission, quatre sont irrecevables au titre de l'article 40 de la Constitution et dix-neuf au titre de l'article 45 - il s'agit principalement de dispositions relatives à la loi sur la solidarité et le renouvellement urbains (SRU). Il nous reste donc, ce matin, à examiner 33 amendements.

J'en viens maintenant au contenu du texte. Composé de dix articles, ce projet de loi vise à accélérer la création et la rénovation des logements et à confier davantage de compétences aux collectivités locales.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - La première partie du texte vise à accélérer la production de logements ainsi que la rénovation énergétique des logements.

L'article 1er vise à créer un troisième programme national de renouvellement urbain (PNRU3) pour la période 2026-2040, doté de 5 milliards d'euros, avec un élargissement du cadre d'intervention au-delà des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), aux quartiers de villes moyennes en déprise, aux caractéristiques socio-économiques proches des QPV ou présentant une part importante d'habitat indigne, dégradé ou vacant. Depuis sa naissance, il y a une vingtaine d'années, la politique de rénovation urbaine a démontré ses effets positifs. Nous saluons donc le lancement de ce troisième volet, très attendu par l'ensemble des parties prenantes, et dont les objectifs s'inscrivent dans le sillage des travaux du Sénat. En ce qui concerne le financement, la présence des trois financeurs actuels de la rénovation urbaine - l'État, Action Logement et les bailleurs sociaux - est un signal positif. La priorité sera de sécuriser ce financement, dans le contexte budgétaire que nous connaissons, afin d'éviter tout risque de saupoudrage.

Les articles 2, 3 et 5 visent à accélérer la création de logements en facilitant l'adaptation ciblée de certaines règles d'urbanisme.

L'article 2 permet aux collectivités confrontées à un déficit constaté ou prévisible de logements de délimiter des périmètres dans lesquels le maire pourrait accorder des dérogations au plan local d'urbanisme (PLU) et où l'avis conforme de l'architecte des Bâtiments de France (ABF) serait transformé en avis simple. Par principe, je suis plutôt réticente à procéder par dérogations, car je pense que les PLU et les plans locaux d'urbanisme intercommunaux (PLUi) sont un bon outil, qu'il ne faut pas dévitaliser. C'est pourquoi je vous proposerai de réduire la durée de ce dispositif dérogatoire de dix à cinq ans, et de mieux y associer la population. Par ailleurs, s'agissant de dérogations à un document - le PLUi -, qui relève de la compétence des collectivités, c'est à elles de décider d'y déroger ou non, et non pas au préfet : je vous proposerai un amendement en ce sens.

L'article 3 est une habilitation à légiférer par ordonnance pour rationaliser les procédures de mise en compatibilité en vue de permettre la réalisation de projets d'intérêt général ou d'utilité publique. Compte tenu de la technicité de cette réforme, le recours à une ordonnance ne me paraît pas, pour une fois, infondé. Je vous proposerai toutefois de l'encadrer davantage.

L'article 5 vise à donner les moyens à l'établissement public Paris La Défense d'accompagner la transformation de La Défense en un quartier multifonctionnel, alors qu'il est confronté à un essoufflement de son modèle économique. Il s'agit d'un article géographiquement très ciblé, sur lequel nos collègues des départements concernés auront peut-être des propositions complémentaires à apporter.

Enfin l'article 6 reprend l'article 1er de ma proposition de loi sur la rénovation énergétique, adoptée par le Sénat au printemps dernier : il exclut l'application des obligations de décence énergétique des logements en cours de bail et sécurise les bailleurs de bonne foi, en prévoyant que l'obligation est réputée satisfaite lorsque les travaux se sont révélés impossibles ou, à l'inverse, lorsqu'un contrat de travaux est en cours. Je vous proposerai de réintégrer dans cet article plusieurs apports sénatoriaux qui n'ont pas été repris par le Gouvernement.

En accord avec Mme la présidente Estrosi Sassone, nous avons également souhaité nous appuyer sur cet article pour faciliter l'adaptation des logements à la chaleur - ce que l'on appelle communément le « confort d'été ». C'était l'une des mesures du troisième plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC 3), dont la mise en oeuvre demeure à ce jour plus qu'embryonnaire. Or les températures caniculaires que nous avons subies la semaine dernière - et elles sont appelées à se renouveler à une fréquence de plus en plus importante - imposent d'agir vite. C'est pourquoi nous vous proposerons, premièrement, d'intégrer le confort d'été et la lutte contre la surchauffe parmi les types de travaux à étudier dans le cadre du plan pluriannuel de travaux (PPT) ; deuxièmement, d'intégrer le confort d'été dans la définition de la rénovation énergétique performante, et de créer un septième poste de travaux à étudier dans ce cadre - c'est une mesure que le Sénat a déjà adoptée l'an dernier ; troisièmement, d'étendre l'application de la clause passerelle, pour les règles de vote en copropriété, aux travaux visant à l'installation de climatiseur ; enfin, de transformer l'avis conforme de l'ABF en avis simple, pour l'installation de protections solaires extérieures.

C'est un signal important que nous adressons à nos concitoyens et à tous les acteurs du logement et du bâtiment qui souhaitent s'engager dans cette voie, au bénéfice des occupants, mais qui ne disposent pas, pour l'instant, d'un cadre juridique sécurisé pour le faire.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - Les articles 7 à 10 sont relatifs aux loyers dans le parc social, ainsi qu'aux compétences des collectivités en matière de logement. Nous connaissons bien ces sujets : nous en avons débattu en janvier dernier.

En ce qui concerne les loyers dans le parc social, l'article 7 vise, en vue d'inciter les bailleurs sociaux à rénover le parc, à permettre l'augmentation par avenant des plafonds de loyers des conventions APL (aide personnalisée au logement) des logements sociaux anciens, à l'issue de travaux de rénovation. Nous y sommes bien sûr toujours favorables, et je vous proposerai d'enrichir cet article par trois mesures de simplification déjà adoptées par le Sénat en janvier 2026.

À la demande de Rennes Métropole, je vous proposerai également de prolonger de cinq ans l'expérimentation du loyer unique dans le parc social, qui y est mise en oeuvre avec succès et qui permet d'assurer la mixité en évitant de concentrer les populations les plus pauvres dans les logements les moins chers, qui sont les plus anciens, tandis que ceux qui peuvent payer un peu plus se voient attribuer les logements plus récents.

En ce qui concerne les mesures de décentralisation, l'article 8 renforce les prérogatives associées au statut d'autorité organisatrice de l'habitat (AOH). J'y suis bien évidemment favorable, ayant été à l'origine de la création de ce statut, qui est malheureusement resté une coquille vide, malgré son potentiel.

Cet article octroie aussi le statut d'AOH à tout délégataire des aides à la pierre et ouvre le statut d'AOH, à titre subsidiaire, aux départements. Cette délégation des aides à la pierre resterait facultative, sauf pour les métropoles et les communautés urbaines à qui le texte transfère cette compétence, avec compensation budgétaire. Si la philosophie générale de cet article nous convient, nous estimons que l'acquisition du statut d'AOH ne doit pas se faire sans l'accord des collectivités concernées : nous examinerons un amendement en ce sens.

L'article 9 comporte quant à lui trois dispositions : d'abord, il permet à l'État de transférer aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) compétents en matière de logement et d'habitat et, à titre expérimental, aux communes, la compétence Dalo (droit au logement opposable), incluant le relogement des personnes prioritaires et le « contingent préfectoral » hors fonctionnaires ; ensuite, il habilite le Gouvernement à légiférer par ordonnance pour réformer la procédure dite du « Dalo injonction » ; enfin, il procède à des modifications du système national d'enregistrement (SNE) des demandes de logement social, déjà adoptées par le Sénat lors de l'examen de la proposition de loi Choc.

Je vous propose de supprimer l'ensemble des dispositions relatives au Dalo, qui constituent davantage un transfert de responsabilité sans compensation financière qu'une véritable délégation de compétences. Les collectivités n'en sont pas demandeuses.

Enfin, l'article 10 renforce le pouvoir des maires dans l'attribution des logements sociaux. Il est inspiré de la proposition de loi de Sophie Primas de 2023, déjà reprise dans le projet de loi relatif au développement de l'offre de logements abordables (Dola) en 2024 qui n'avait pas pu être examiné en séance publique, puis dans la proposition de loi Choc, mais le Gouvernement s'est écarté de la position sénatoriale sur plusieurs points importants. Je vous proposerai, logiquement, d'y revenir.

Comme vous le voyez, en dépit des délais d'examen très courts, nous n'avons pas été complètement pris au dépourvu, car nous travaillons sur ces sujets depuis longtemps, et même s'il reste des points de désaccord. Malgré tout, on ne peut que se réjouir de disposer enfin d'un véhicule législatif qui ait peut-être une chance d'aller au terme de son examen, même si l'on ne sait pas ce qui peut se passer à l'Assemblée nationale... Je souhaite donc que, malgré ces délais que nous avons dénoncés, nous l'enrichissions et que nous en fassions un texte utile afin d'apporter des solutions concrètes à nos concitoyens qui attendent depuis trop longtemps un logement correspondant à leurs besoins, à leurs attentes et surtout à leur projet de vie : un enfant tant attendu, un emploi permettant de sortir du chômage ou la volonté, pour un jeune, de décohabiter....

Nous voulons donner véritablement la main aux maires, ce qui est essentiel lorsqu'on parle de décentralisation.

En application du vade-mecum sur l'application des irrecevabilités au titre de l'article 45 de la Constitution, adopté par la Conférence des présidents, la commission des affaires économiques a arrêté, lors de sa réunion du mercredi 1er juillet 2026, le périmètre indicatif de la proposition de loi n° 801 visant la relance et la décentralisation du logement.

Sont susceptibles de présenter un lien, même indirect, avec le texte déposé, les dispositions relatives au troisième programme national de renouvellement urbain ; aux périmètres de développement du logement ; à l'habilitation du Gouvernement à légiférer par ordonnance pour rationaliser les procédures de mise en compatibilité des documents de planification et d'urbanisme et les adaptations de plans, schémas ou programmes sectoriels afin de permettre la réalisation de projets d'intérêt général ou d'intérêt public ; aux modifications des compétences et attributions de l'établissement public Paris La Défense ; à la durée des projets urbains partenariaux ; aux certificats de projets pour les projets de construction ou transformation au sein de l'opération d'intérêt national de La Défense ; aux obligations de rénovation énergétique applicables aux propriétaires des logements ainsi qu'aux modalités de réalisation des travaux de rénovation énergétique dans les logements, y compris en copropriété, à l'exclusion des dispositions relatives aux aides à la rénovation énergétique ; aux modalités de fixation et de revalorisation des loyers des logements dans le parc social, à l'exclusion des dispositions relatives aux plafonds de ressources applicables aux locataires ; aux modalités de délégation ou de transfert par l'État aux collectivités ou établissements publics de coopération intercommunale de compétences en matière d'instruction, de gestion et d'attribution des aides à la pierre, de droit au logement opposable et de relogement ainsi que d'exercice des droits de réservation de logements dont le représentant de l'État dans le département bénéficie en application de l'article L. 441-1 du code de la construction et de l'habitation ; aux compétences des autorités organisatrices de l'habitat ; à l'habilitation du Gouvernement à modifier, par voie d'ordonnance, la procédure contentieuse relative à la mise en oeuvre du droit au logement opposable ; au groupement d'intérêt public pour le système d'enregistrement de la demande de logement social (GIP-SNE) et aux données gérées par ce groupement ; à l'attribution des logements sociaux par la commission d'attribution des logements et d'examen de l'occupation des logements.

Ne sont notamment pas susceptibles de présenter un lien, même indirect, avec le texte déposé, les dispositions relatives aux dispositions d'ordre général ou spécifiques relatives à la réglementation de l'urbanisme, lorsqu'elles sont dépourvues de lien avec l'une des dispositions citées ci-dessus ; à l'application du cadre juridique issu de l'article 55 de la loi SRU ; au régime général des baux d'habitation, lorsqu'elles sont dépourvues de lien avec l'une des dispositions citées ci-dessus ; à la vacance des logements et aux modalités de lutte contre celle-ci, lorsqu'elles sont dépourvues de lien avec l'une des dispositions citées ci-dessus.

Il en est ainsi décidé.

Mme Viviane Artigalas. - J'approuve vos remarques sur le calendrier. Nous étions ravis que ce projet de loi soit d'abord examiné au Sénat, en raison du travail déjà réalisé sur ce sujet. Il a ensuite été retiré de notre ordre de jour, avant d'y être tardivement inscrit. Cette façon de procéder est très cavalière.

Nous avions rédigé ensemble un rapport sur la rénovation urbaine et l'Anru. Je me voyais mal protester davantage, car mieux vaut agir maintenant ; on ne sait pas ce que deviendra ce projet de loi en octobre prochain après les élections sénatoriales.

Faisons contre mauvaise fortune bon coeur pour que ce projet de loi soit le plus utile et le plus efficace possible. Faute de temps, nous n'avons pas déposé d'amendement au stade de la commission, mais nous voterons certains amendements déposés et nous en déposerons d'autres en vue de la séance publique.

Je suis satisfaite des annonces sur le PNRU 3 et la volonté de sécuriser le financement.

Je me félicite que vous ayez pris en compte le confort d'été, même s'il faudra aller encore plus loin. L'épisode de canicule que nous avons vécu et que nous risquons de vivre la semaine prochaine nécessite de prendre des dispositions. Nous nous exprimerons davantage lors de l'examen en séance publique.

M. Yannick Jadot. - Lorsque nous avons appris l'examen de ce texte, nous avons eu le sentiment, assez vif, d'une forme de mépris du travail parlementaire. Travailler dans des délais aussi courts met tout le monde sous pression, notamment nos collaborateurs. Ce sentiment est aussi partagé par les acteurs du logement qui, même s'ils travaillent sur ce sujet depuis longtemps, s'interrogent sur l'efficacité de leur action auprès des parlementaires dans un temps si court. Nous allons tenter de corriger cela dans les prochains jours.

Malheureusement, la liasse des amendements va s'alourdir. Je ne reviendrai pas sur certains sujets sur lesquels vous connaissez nos positions.

Nous nous réjouissons que le Premier ministre se soit dit favorable au PNRU 3 ; c'est une bonne nouvelle. Toutefois, d'où vient le montant de 5 milliards d'euros ? Cette enveloppe apparaît un peu faible par rapport aux précédents exercices, surtout si on en élargit le champ. Est-ce un chiffre d'amorçage ? Nous avons bien compris que la clef de répartition serait décidée plus tard. Pourquoi l'État fixe-t-il ce chiffre si in fine, il estime qu'il financera 10 ou 12 milliards d'euros ?

Nous aurons un débat sur le Dalo, sur lequel vous connaissez notre avis. Nous nous réjouissons que la loi SRU soit un peu sortie du champ de ce texte.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - Elle est complètement sortie du champ du projet de loi.

M. Yannick Jadot. - Tant mieux.

Nous sommes aussi satisfaits de voir traité le sujet de « l'habitabilité d'été » : durant les canicules, nous n'en sommes plus au confort d'été. Nous avons mené un travail à l'Assemblée nationale et sur la proposition de loi d'Amel Gacquerre sur la rénovation énergétique. Tout cela va dans le bon sens. Nous aurons un beau débat la semaine prochaine lors de la séance publique.

Mme Marianne Margaté. - Il faut employer des mots forts : le Gouvernement a brutalisé le travail parlementaire, en imposant des délais aussi courts, et a affiché un fort mépris sur le travail que nous devons réaliser sur ce qui est censé être le projet de loi annoncé depuis des mois pour relancer le logement... Notre groupe s'est exprimé par communiqué de presse : c'est scandaleux.

Depuis des années, nous ne cessons d'insister sur la gravité de la crise du logement. Bâcler ce projet de loi dans des délais qui sont inexistants, ne permettant pas de travailler, est scandaleux. Ce n'est plus une procédure accélérée, mais d'« archi-urgence ». Cela aurait été entendable, voire justifié, si le Gouvernement avait annoncé des crédits importants pour MaPrimeRénov' ou des actions contre la canicule... Mais ce n'est pas le cas.

Certes, le projet de loi comporte des avancées attendues sur le PNRU 3, mais il n'est pas urgent, selon nous, d'aggraver la crise du logement, comme le prévoient certaines dispositions : ce projet de loi vise à augmenter le loyer des locataires pour que les bailleurs sociaux puissent financer la rénovation thermique du patrimoine, alors que ces mêmes bailleurs sociaux n'ont pas bénéficié de crédits lors du dernier projet de loi de finances (PLF). Il prévoit aussi un engagement plus fort pour l'investissement locatif, alors que les locataires paieraient pour la rénovation.

Alléger les obligations de rénovation thermique pour conserver des logements classés F et G, dans la période de canicule récente, est un très mauvais signal adressé à nos concitoyens.

Nous déposerons des amendements en vue de la séance, mais le précédent de cette méthode n'est pas anodin : soyons très attentifs. C'est un très mauvais signal adressé aux parlementaires sur les relations entre le Parlement et le Gouvernement.

M. Philippe Grosvalet. - Depuis des années, nous réclamons, sur tous les bancs du Sénat, une loi ambitieuse sur le logement. La crise du logement n'a pas été prise en compte au cours des deux mandatures de la présidence actuelle. À la fin de cette mandature, le Gouvernement demande l'examen d'un projet de loi en urgence, et même dans la précipitation, alors que ce n'est même pas la loi attendue - le ministre le reconnaît lui-même.

Ce projet de loi comporte des éléments positifs et d'autres négatifs, ce qui nous met dans l'embarras au moment de voter : le Gouvernement veut être utile au pays, mais sans trouver les compromis qui permettraient de trouver un accord.

Nous nous réjouissons du PNRU 3, mais avec seulement 5 milliards d'euros alors que les besoins sont estimés à 12 milliards d'euros. Nous avons déposé un amendement pour porter cette somme à 10 milliards d'euros.

Vouloir à la fois lutter contre les passoires thermiques dans une période de canicule, mais revenir en arrière en reportant les échéances est un très mauvais signal : c'est maintenir les plus précaires dans un habitat énergivore, été comme hiver.

Nous souhaitons encadrer la revalorisation des loyers dans le parc social rénové afin que les travaux n'excluent pas certains ménages, notamment les plus modestes, de ces logements rénovés.

Nous reviendrons sur ce droit de veto des maires. Les dernières élections municipales ne le démentent pas : certains profiteraient de cette disposition pour développer un clientélisme exacerbé, voire réserver des logements à la « préférence nationale ». Nous voterons contre ce dispositif.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - Je vous remercie pour ces interventions.

MM. Jadot et Grosvalet ont évoqué l'enveloppe de 5 milliards d'euros. Pour le premier PNRU, l'enveloppe initiale était de 2,5 milliards d'euros, et a augmenté progressivement pour atteindre 12 milliards d'euros. Il en était de même pour l'enveloppe du deuxième PNRU, prévue initialement à hauteur de 5 milliards d'euros, avant d'atteindre 10, puis 12 milliards d'euros. La logique est la même pour ce troisième programme. Je suis d'accord avec vous : 5 milliards d'euros de crédits, c'est insuffisant.

Tout le monde s'accorde, notamment la directrice de l'Anru, Anne-Claire Mialot, et la présidente de l'Union sociale pour l'habitat, Emmanuelle Cosse, pour estimer que cette somme est toutefois une excellente nouvelle : ces crédits de 5 milliards d'euros s'inscrivent dans la même logique que les autres programmes - je le rappellerai si besoin.

Je travaille ardemment à la lutte contre les passoires thermiques. L'objectif sous-tendu par cet article est non pas de revenir sur le calendrier, avec les échéances de 2025, 2028 et 2034, mais d'éviter la sortie brutale de 600 000 à 700 000 logements du marché, alors que nous manquons de logements. Il s'agit surtout de répondre à des situations ubuesques : un propriétaire qui a réalisé tous les travaux possibles et ne peut techniquement pas en faire davantage se retrouve bloqué, dans l'impossibilité de louer son logement. Chaque semaine, je reçois des messages de copropriétaires qui me disent qu'ils attendent impatiemment le vote des dispositions de ma proposition de loi que nous avons votée l'an dernier en ce sens. C'est très important, surtout dans le contexte actuel. On ne rogne pas sur les obligations, on répond à de vraies situations pragmatiques, sur le terrain.

Il était normal, voire évident, de poser la question du confort d'été. J'aime votre expression « d'habitabilité d'été », qui va au-delà du confort d'été. Nous n'aurions pas pu ne pas l'inclure, dès le stade de la commission.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - Nous débattrons des articles dont je suis rapporteur lors de la séance publique, que ce soit sur le pouvoir des maires d'attribuer des logements sociaux ou sur l'augmentation des loyers pour inciter les bailleurs sociaux à rénover leur parc.

EXAMEN DES ARTICLES

Article 1er

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - L'amendement COM-19 apporte des précisions relatives aux échéances de réalisation et au suivi de l'exécution des projets dans les conventions de rénovation urbaine.

Ces conventions de projet de renouvellement urbain existent déjà, bien qu'elles ne soient pas prévues par la loi. Elles ne sont mentionnées dans le projet de loi que parce que le Gouvernement souhaite qu'y soient déclinés des axes prioritaires, constitutifs de ce que le ministre qualifie d'« Anru 360° ». Ces conventions fixent bien évidemment les échéances de réalisation des opérations ainsi que les indicateurs et modalités de suivi de leur exécution.

Si nous commençons à préciser le contenu de ces conventions, la liste serait extrêmement longue. C'est la raison pour laquelle je demande le retrait de votre amendement.

M. Daniel Fargeot. - Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous ; je ne retirerai pas cet amendement.

L'amendement COM-19 n'est pas adopté.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - Nous vous proposons un amendement COM-86 identique à celui de la commission des finances COM-85 afin de consulter les préfets sur la liste des quartiers éligibles au programme.

Les amendements identiques COM-85 et COM-86 sont adoptés.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - L'amendement COM-45 rectifié prévoit une évaluation continue du pilotage stratégique du logement social. Il pose plusieurs difficultés. D'abord, l'amendement semble traiter de la mobilité résidentielle dans le parc social et non de la politique de rénovation urbaine. Surtout, pour mener des études sur les parcours résidentiels des ménages dans le parc social, je vous renvoie plutôt à l'article 9 du projet de loi qui inclut des mesures, que le Sénat a déjà adoptées dans le cadre de la proposition de loi Choc, visant à élargir l'accès aux données des enquêtes sur le parc social menées par les bailleurs sociaux, notamment afin qu'elles puissent être utilisées pour des études ou d'autres projets scientifiques. Avis défavorable.

L'amendement COM-45 rectifié n'est pas adopté.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - L'amendement COM-20 vise à garantir le respect des principes de simplification des procédures, de maîtrise des délais et de suivi de l'exécution par le PNRU 3.

Sur le fond, les objectifs que vous mentionnez sont bien évidemment louables, mais ils n'ont pas leur place au niveau de la loi : la simplification des procédures et la maîtrise des délais ne devraient pas être l'apanage du seul renouvellement urbain, mais bien de toutes nos politiques publiques... Je demande le retrait. À défaut, avis défavorable.

L'amendement COM-20 n'est pas adopté.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - L'amendement COM-18 tend à associer les collectivités et les EPCI signataires des conventions au suivi de leur exécution.

Les évolutions substantielles du contenu des conventions de renouvellement urbain font l'objet d'avenants. Les signataires en sont donc bien évidemment informés. Je demande le retrait. À défaut, avis défavorable.

L'amendement COM-18 n'est pas adopté.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - J'ai déjà évoqué les raisons pour lesquelles seule une enveloppe de 5 milliards d'euros était prévue. Avis défavorable à l'amendement COM-49.

L'amendement COM-49 n'est pas adopté.

L'amendement de correction rédactionnelle COM-1 est adopté.

L'article 1er est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 2

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - D'abord, notre amendement COM-6 rectifié vise à modifier la procédure de création des « opérations d'intérêt local » dans lesquels pourraient être consenties des dérogations aux PLUi et à l'avis conforme de l'ABF. Je propose que leur création relève non plus du préfet, sur proposition de l'EPCI ou de la commune compétente en matière de PLU, mais de l'EPCI ou de la commune, avec avis simple du préfet. Cela me paraît plus logique, dans la mesure où l'on déroge à un document dont l'élaboration relève de leur compétence. Par ailleurs, cet amendement prévoit que chacune des dérogations accordées dans le cadre de ce dispositif soit soumise à avis conforme du maire de la commune, lorsque ce n'est pas lui qui est compétent pour délivrer les autorisations d'urbanisme.

En outre, afin d'assurer l'acceptabilité, au niveau local, de ce dispositif dérogatoire, l'amendement vise à soumettre son projet de création à la participation du public par voie électronique, avec mise à disposition du dossier papier en mairie. Les amendements identiques COM-57 et COM-24 prévoient de soumettre la création de ces périmètres dérogatoires à une concertation préalable. Je pense qu'ils seront satisfaits par l'adoption de notre amendement, qui a l'avantage de faire appel à une modalité de concertation bien connue des élus, et plus rapide à mettre en oeuvre que l'enquête publique. Demande de retrait pour ces deux amendements.

De plus, notre amendement vise à réduire la durée du dispositif prévu par cet article de dix à cinq ans, tout en prévoyant la possibilité de le renouveler, par simple délibération de l'autorité compétente, si les conditions de déficit de logement sont encore réunies. De ce fait, l'amendement COM-23, qui réduisait la durée du dispositif de dix à cinq ans, sera également satisfait, c'est pourquoi je demande son retrait.

Enfin, je vous propose de rebaptiser les « opérations d'intérêt local » en « périmètres de développement du logement ». Cette expression est plus cohérente avec leur objet.

L'amendement COM-50 prévoit que le préfet puisse s'assurer que les projets réalisés dans le cadre d'un périmètre de développement du logement sont compatibles avec la protection de l'environnement. Or il n'est pas prévu de dispense d'évaluation environnementale pour les projets qui le nécessitent dans ces périmètres - le droit européen s'y opposerait de toute façon. Le préfet pourra toujours, dans le cadre du contrôle de légalité qu'il exerce sur les autorisations d'urbanisme, s'opposer à la réalisation de projets qui ne satisferaient pas à cette obligation. Avis défavorable à cet amendement.

L'amendement COM-21 prévoit de prendre en compte, pour justifier la création d'un périmètre de développement du logement et le délimiter, la capacité des équipements publics, des infrastructures, des réseaux et des services publics à accueillir durablement de nouvelles populations. Cela me semble tout à fait pertinent s'il faut prévoir des emplacements pour la réalisation, notamment, de services publics. L'avis serait donc favorable.

Toutefois, en cas d'adoption de l'amendement COM-6 rectifié, tous ces amendements en discussion commune deviendront sans objet.

L'amendement COM-6 rectifié est adopté. En conséquence, l'amendement COM-21, les amendements identiques COM-57 et COM-24, les amendements COM-50 et COM-23 deviennent sans objet.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - Notre amendement COM-71 prévoit l'impossibilité de couvrir l'intégralité d'une commune. Compte tenu des importantes dérogations aux documents d'urbanisme permises dans ce cadre, il s'agit de cibler uniquement les secteurs les plus propices à un développement rapide de l'offre de logement, sans dévitaliser excessivement les documents d'urbanisme applicables.

L'amendement COM-71 est adopté.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - L'amendement COM-22 vise à interdire la remise en cause de l'économie générale des orientations d'aménagement et de programmation.

J'ai moi-même été tentée de mieux encadrer les dérogations pouvant être accordées dans le cadre des périmètres de développement du logement ; mais en échangeant avec les maires, ce week-end, sur le terrain, je me suis rendu compte qu'ils attendaient réellement la souplesse que leur apporte cet article 2. En cherchant à mieux encadrer, on risque surtout d'irriter.

En outre, la notion de remise en cause de « l'économie générale des orientations d'aménagement et de programmation » n'est pas sécurisée juridiquement. Elle n'a pas été définie par la jurisprudence, et elle risque de constituer un « nid à contentieux », bien plus dommageable à l'accélération des projets que les délais de modifications des PLU. Demande de retrait.

L'amendement COM-22 est retiré.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - L'amendement COM-51 vise à préciser que la servitude de résidence principale s'applique tant aux locataires qu'aux propriétaires occupants, car le renvoi à la loi de 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs pour définir ce qu'est une « résidence principale » vous paraît induire un doute.

Toutefois, c'est la même référence à la loi de 1989 qui est employée dans l'article de la loi dite Le Meur-Echaniz qui a créé la première servitude de résidence principale, en 2024, et cette dernière a déjà été mise en oeuvre à plusieurs reprises sans qu'il y ait une quelconque ambiguïté sur le fait que la servitude s'appliquait tant aux locataires qu'aux propriétaires occupants. Les services du ministère du Logement, interrogés par les services de la commission, n'ont pas identifié de difficulté à ce sujet. Demande de retrait.

L'amendement COM-51 est retiré.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - Notre amendement COM-72 précise que sont soumis à servitude de résidence principale uniquement les logements créés dans un périmètre de développement du logement qui ont bénéficié de dérogations au PLU. Il prévoit également que la servitude de résidence principale pourra être levée à l'issue d'une durée de dix ans à compter de la création du périmètre de développement du logement.

L'amendement COM-72 est adopté.

L'article 2 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 2

Les amendements COM-25, COM-84 et COM-83 sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution.

Article 3

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - Notre amendement COM-7 vise à encadrer l'habilitation à légiférer par ordonnance, en s'assurant que les procédures de mise en compatibilité, dans leurs versions rénovées, respecteront un strict principe de proportionnalité et ne porteront pas une atteinte excessive aux compétences respectives des collectivités territoriales.

L'amendement COM-7 est adopté.

L'article 3 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 3

L'amendement COM-76 est déclaré irrecevable en application de l'article 45 de la Constitution.

Article 4

Mme Sophie Primas, rapporteur pour avis de la commission des finances. - La commission des finances a été saisie pour avis sur l'article 1er et l'article 4 lui a été délégué au fond, puisqu'il s'agit d'un dispositif fiscal, dit dispositif Jeanbrun ou, officiellement, « Relance logement ».

Je serai rapide sur l'article 1er que vous avez déjà examiné. Nous avons déposé un amendement en commun avec Amel Gacquerre. L'article 1er reprend presque toutes les recommandations que j'avais formulées dans le cadre du contrôle budgétaire sur le TPNRU. Nous avons donné un avis favorable à l'adoption de cet article 1er.

L'article 4 est un dispositif fiscal qui encourage l'investissement locatif privé. C'est un dispositif très favorable pour les bailleurs privés, qui permet à la fois d'amortir le bien mis en location nue et de déduire les potentiels déficits fonciers sur le revenu global. Les critères de ce dispositif sont élargis, par le projet de loi, aux logements individuels anciens, sous condition de travaux de rénovation et de saut de classe énergétique - nous y reviendrons, car il y a beaucoup d'amendements sur ce sujet.

Le Gouvernement a choisi d'abaisser la quotité de travaux nécessaires : jusqu'à présent, le seuil de travaux nécessaires pour bénéficier du dispositif était de 30 % du prix d'achat ; désormais, ce seuil est de 20 %. Dans le dispositif proposé par le Gouvernement, la rénovation doit permettre de passer au minimum à l'étiquette D, alors que, précédemment, il fallait réaliser une réhabilitation lourde, qui menait à l'atteinte d'une étiquette A ou B. Cette exigence était évidemment très élevée et, pour un logement ancien, notamment rural, lorsqu'on part d'une étiquette F ou G, cela représente parfois un volume de travaux bien supérieur à 20 % ou 30 %, ce qui ne favorise ni l'acquisition ni la rénovation.

Le dispositif qui vous est proposé pourrait accroître de 150 % le nombre de logements éligibles, avec cette obligation d'atteindre au minimum l'étiquette D, ce qui est déjà un progrès notable. Si tout notre parc immobilier était noté D, la qualité de vie en serait meilleure, y compris sur le plan thermique.

Au vu des délais d'examen très courts, j'ai proposé devant la commission des finances le retrait des amendements sur cet article 4. En effet, je dois m'entretenir avec le ministre cet après-midi et j'ai encore besoin de travailler sur ce sujet. De nombreux amendements ont été déposés, soit pour supprimer la quotité des travaux obligatoires, soit pour travailler sur l'étiquette énergétique, soit pour inclure les maisons individuelles, qui ne le sont pas actuellement. Beaucoup d'amendements proposent divers dispositifs et des modulations de ces derniers. N'ayant pas encore pu réaliser d'auditions sur le sujet, j'ai souhaité que ces amendements soient retirés, quitte à les redéposer pour la séance publique. Les amendements déposés n'ayant ainsi pas été adoptés, la commission des finances propose donc à votre commission d'adopter cet article 4 sans modification, sachant qu'il sera modifié en séance.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - Nous prenons donc acte des travaux de votre commission sur l'article 4 qui lui a été délégué au fond.

Les amendements COM-77 rectifié, COM-79, COM-78 rectifié, COM-80, COM-43 rectifié, les amendements identiques COM-81 et COM-82, l'amendement COM-56 ne sont pas adoptés.

L'article 4 est adopté sans modification.

Après l'article 4

Les amendements COM-16 rectifié bis, COM-17 rectifié et COM-26 sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution.

Article 5

L'amendement rédactionnel COM-8 est adopté.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - Notre amendement COM-73 vise à étendre la durée de cristallisation des règles applicables aux projets qui ont bénéficié d'un certificat de projet de dix-huit mois à trois ans, pour tenir compte de la complexité des projets concernés.

Il permet également au pétitionnaire de renoncer à la cristallisation des règles, si cela lui est plus favorable.

L'amendement COM-73 est adopté.

L'article 5 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 6

L'amendement de coordination juridique COM-5 est adopté.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - L'amendement COM-52 vise à supprimer la non-application des obligations de décence énergétique des logements en cours de bail.

C'est pourtant une mesure que le Sénat a adopté dans la proposition de loi visant à sécuriser les obligations de rénovation énergétique que j'avais déposée au début de l'année dernière. C'est l'une des mesures essentielles de cet article.

Il est en effet logique d'appliquer les échéances de décence énergétique à l'anniversaire du bail plutôt qu'en cours de bail. C'est au moment du renouvellement du bail que le propriétaire peut appliquer une hausse de loyer ou donner un congé. Cette mesure donne de la visibilité aux bailleurs sans revenir sur les échéances de la loi Climat et résilience. Avis défavorable.

L'amendement COM-52 n'est pas adopté.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - Notre amendement COM-2 prévoit de prendre en compte des contraintes de coûts manifestement disproportionnés des travaux par rapport à la valeur du bien. Il reprend l'un des apports du Sénat à la proposition de loi que j'ai déposée l'an dernier et que le Sénat a adoptée le 1er avril 2025.

Le Gouvernement a déjà repris dans ce projet de loi la prise en compte des contraintes architecturales et patrimoniales, qui résulte d'un amendement de notre commission. Néanmoins, il a omis les situations dans lesquelles le coût des travaux à la charge des propriétaires apparaît manifestement disproportionné.

Ces contraintes de coût sont aujourd'hui mentionnées dans l'article de loi qui définit les exceptions à la rénovation énergétique performante ; un décret précise ainsi que cette contrainte, lorsque les travaux excèdent 50 % de la valeur vénale du bien, est évaluée par un professionnel dans le domaine de l'immobilier.

L'amendement COM-2 est adopté.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - Notre amendement COM-3 prévoit d'allonger la durée de prise en compte d'un refus de l'assemblée générale des copropriétaires sur les travaux.

Le Gouvernement propose de considérer le logement comme décent si le propriétaire a vu les travaux nécessaires refusés par l'assemblée générale des copropriétaires il y a moins de dix-huit mois. Cette durée est courte : cela supposerait que les copropriétaires déposent chaque année une résolution à leur assemblée générale.

Nous proposons ce que nous avions déjà adopté : une durée de trois ans, qui est plus réaliste. Notre commission avait été à l'initiative de la création de ce délai, nécessaire pour éviter de créer une exemption définitive là où la composition d'une copropriété peut évoluer rapidement.

L'amendement COM-3 est adopté.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - Notre amendement COM-4 vise à apporter une précision de bon sens : le locataire ne peut se prévaloir d'un manquement du bailleur à son obligation de remise d'un logement décent respectant le niveau de performance précité s'il fait obstacle à la réalisation de travaux.

L'amendement COM-4 est adopté.

L'article 6 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 6

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - L'amendement COM-74 prévoit des mesures en faveur de l'accélération des travaux d'adaptation des logements aux vagues de chaleur et d'amélioration du confort d'été. J'ai déjà abordé ce sujet dans mon intervention liminaire.

L'amendement COM-74 est adopté et devient article additionnel.

Mme Amel Gacquerre, rapporteure. - L'amendement COM-55 vise à abaisser le facteur de conversion de l'énergie finale en énergie primaire de l'électricité. Le facteur de conversion de l'électricité est fixé par arrêté. Cela relève donc du domaine réglementaire. Je vous invite à interpeller le Gouvernement en séance sur ce sujet important. Avis défavorable.

L'amendement COM-55 n'est pas adopté.

Article 7

L'amendement de coordination juridique et de précision rédactionnelle COM-9 est adopté.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - L'amendement COM-27 prévoit l'avis de la commune d'implantation avant autorisation du préfet d'augmenter les loyers maximaux des conventions APL. Dans la mesure où cet avis reste bien consultatif, avis favorable.

L'amendement COM-27 est adopté.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - L'amendement COM-53 rectifié prévoit d'encadrer les revalorisations de loyer après réhabilitations autorisées par le préfet de département. Nous avions adopté une mesure similaire dans le projet de loi Dola en 2024 au stade de la commission, car le projet de loi n'a pas été examiné en séance publique. Avis favorable.

L'amendement COM-53 rectifié est adopté.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - Notre amendement COM-10 vise à réintroduire plusieurs mesures adoptées en janvier dans la proposition de loi Choc : la dispense d'autorisation préfectorale pour procéder à une réévaluation des loyers de logements réhabilités, limitée à 5 % en sus de l'indice de référence des loyers - il s'agit de la reprise d'un amendement de notre collègue Franck Menonville au projet de loi Dola en 2024 - de même que la suppression du contrôle préfectoral a priori sur toutes les délibérations relatives aux loyers des bailleurs, qui alourdit le travail des organismes alors que ceux-ci sont déjà contrôlés a posteriori par l'Agence nationale du contrôle du logement social (Ancols), et enfin l'allongement du délai de récupération de la contribution pour le partage des économies de charge en cas de réalisation de travaux d'économies d'énergie par le bailleur, de quinze à vingt-cinq ans. Les prêts pour la réhabilitation sont désormais majoritairement d'une durée de vingt-cinq ans, voire trente ans.

L'amendement COM-10 est adopté.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - L'amendement COM-28 est satisfait par le quarantième alinéa de l'article L 441-1 du code de la construction et de l'habitation : il indique que la garantie financière accordée par une commune ou un EPCI ouvre droit à des réservations dans le parc social. Ce droit de réservation n'est pas conditionné à la garantie d'un prêt à la construction. La garantie d'un emprunt pour la réhabilitation du parc ouvre également le droit à des réservations. Je demande le retrait.

L'amendement COM-28 est retiré.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - Par l'amendement COM-11, nous vous proposons de prolonger l'expérimentation du loyer unique dans le parc social, mise en oeuvre avec succès par Rennes Métropole.

L'amendement COM-11 est adopté.

L'article 7 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 7

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - L'amendement COM-47 permettrait de créer une servitude de résidence principale dans les communes insulaires sans PLU.

Toutefois, la rédaction de cet amendement est doublement inaboutie : d'une part, il n'expose pas la procédure de création de cette servitude ; d'autre part, il ne précise pas les conditions dans lesquelles cette servitude pourrait être mise en place. En l'absence de tels critères, cette disposition porte une atteinte disproportionnée au droit de propriété. Avis défavorable.

L'amendement COM-47 n'est pas adopté.

Article 8

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - Notre amendement COM-12 vise à revenir sur l'automaticité du statut de l'AOH. Comme l'amendement COM-58 rectifié de Sylviane Noël, il prévoit qu'une délibération du conseil métropolitain ou communautaire soit nécessaire pour devenir AOH. C'est une manière d'associer les maires et d'être plus respectueux des libertés locales - ce qui est l'ADN du Sénat. Cela me semble logique dans la mesure où le statut d'AOH est considérablement enrichi.

En revanche, des amendements reviennent également sur la possibilité, pour le département, d'être délégataire des aides à la pierre et d'être AOH. Je n'y suis pas favorable : les départements peuvent déjà être délégataires des aides à la pierre ! C'est à titre subsidiaire, bien sûr, mais ils sont tout de même vingt-six à exercer actuellement cette compétence. Nous devons conserver cette possibilité qui peut être intéressante dans certains territoires.

Enfin, l'amendement COM-60 supprime les nouvelles compétences des AOH alors qu'elles représentent au contraire tout l'intérêt de cet article.

Je vous demanderai donc le retrait de vos amendements au profit du nôtre qui supprime l'automaticité du statut de l'AOH pour les intercommunalités comme pour les départements, mais ne revient pas sur le reste de l'article.

L'amendement COM-29 est retiré.

L'amendement COM-12 est adopté. En conséquence, les amendements COM-59, COM-58 rectifié et COM-60 deviennent sans objet.

L'amendement de coordination et de correction juridique COM-13 est adopté.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - L'amendement COM-31 prévoit des objectifs de simplification publique et d'efficience de la dépense publique poursuivis par les AOH qui sont certes louables, mais difficiles à objectiver dans la rédaction de la loi. En outre, n'est pas précisé qui mènera l'évaluation de l'action des AOH.

Dans ces conditions, cet amendement me semble dépourvu de caractère opérationnel. J'en demande le retrait.

M. Daniel Fargeot. - Je ne le retire pas et le redéposerai pour la séance publique.

L'amendement COM-31 n'est pas adopté.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - L'amendement COM-30 prévoit une compensation du transfert de compétences intégrale, pérenne et évolutive.

Je crains que, en l'état, cet amendement ne soit dépourvu de portée normative. Je vous invite plutôt, mon cher collègue, à le redéposer pour la séance publique et à interpeller le Gouvernement, notamment pour vérifier les chiffres avancés dans l'étude d'impact, qui mentionne une dotation annuelle de compensation estimée à 25,7 millions d'euros pour le parc social et le parc privé.

Or le risque est grand que l'on se centre sur les effectifs de l'État sans pleinement examiner les effectifs et les aides versées par l'Agence nationale de l'habitat (Anah).

M. Daniel Fargeot. - Je retire cet amendement et le redéposerai en vue de la séance publique.

L'amendement COM-30 est retiré.

L'article 8 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 8

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - Nous sommes en désaccord non pas sur le fond de l'amendement COM-32 qui prévoit que le maire coordonne localement la politique de l'habitat, mais sur ses modalités : il ne vise pas à créer de nouvelles compétences pour les maires, mais risque d'entraîner une confusion entre les rôles des uns et des autres et de créer une contradiction avec le rôle de l'intercommunalité, qui est de plus en plus cheffe de file en matière d'habitat.

Toutefois, vous l'avez vu, lors de l'examen de l'article 8, nous avons été attentives à ce que le renforcement des intercommunalités ne se fasse pas au détriment des communes. Nous avons enlevé l'automaticité du statut d'AOH.

Pour valoriser le rôle du maire, nous introduisons un droit de veto large à l'article 10. Je demande le retrait de l'amendement. À défaut, avis défavorable.

M. Daniel Fargeot. - Je maintiens cet amendement, qui vise à replacer les maires au coeur de la politique locale.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - C'est ce que nous faisons : replacer les maires au coeur de la politique de l'habitat.

L'amendement COM-32 n'est pas adopté.

L'amendement COM-33 est déclaré irrecevable en application de l'article 45 de la Constitution.

Article 9

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - Notre amendement COM-14 vise à supprimer les mesures relatives à l'exercice par les EPCI et les communes de la compétence Dalo.

L'article 9 présente en effet une incohérence majeure : d'un côté, le projet de loi nous présente une délégation de compétence s'appuyant sur des conventions pouvant être résiliées par le préfet. De l'autre, il prévoit la pleine et entière responsabilité des collectivités au titre du Dalo, c'est-à-dire qu'elles devront se défendre devant les tribunaux et payer les astreintes Dalo, le tout sans compensation budgétaire alors que ces astreintes coûtent des dizaines de millions d'euros par an à l'État ! Elles reviendraient à la charge des communes sans aucune compensation.

Je salue l'effort de notre collègue Daniel Fargeot pour tenter de corriger ce paradoxe, mais cela ne semble pas suffisant. Nous ne pouvons accepter un transfert de responsabilité sans compensation budgétaire !

J'ajoute que les collectivités ne sont même pas demandeuses de ce transfert : le cadre existant prévoit déjà une possibilité de délégation du Dalo par convention avec l'État. Seuls deux territoires l'utilisent : Rennes et la communauté d'agglomération de la région de Compiègne et de la Basse Automne. Je propose de nous en tenir à ce cadre juridique existant.

Enfin, s'agissant de l'habilitation à légiférer par ordonnance pour rationaliser la procédure Dalo, ses effets sur les collectivités sont insuffisamment documentés. Je propose de la supprimer également.

Je vous propose d'adopter l'amendement COM-14 et demande donc le retrait des amendements COM-34 et COM-36.

Les amendements COM-34 et COM-36 sont retirés.

L'amendement COM-14 est adopté.

L'article 9 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 10

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - L'article 10 est très largement inspiré de travaux sénatoriaux émanant notamment de notre commission, que ce soit la proposition de loi de Sophie Primas ou la proposition de loi Choc adoptée en janvier dernier.

Néanmoins, le Gouvernement s'écarte de la position sénatoriale sur plusieurs points importants, à commercer par celui du champ du droit de veto du maire. Pourtant, les enjeux d'une politique de peuplement ne sont pas uniquement réduits à la prévention de l'ordre public, comme le prévoit le projet de loi.

Le Gouvernement a aussi interdit l'usage du droit de veto aux communes carencées qui n'ont pas conclu de contrat de mixité sociale (CMS), alors qu'il faut bien évidemment qu'il s'applique à toutes les communes pour redonner un réel pouvoir aux maires et inciter à la production de logements sociaux. Arrêtons de taper sur les maires, considérant qu'ils n'en font jamais assez ; au contraire, félicitons-les pour leurs politiques volontaristes.

Le Gouvernement propose aussi une présidence successive des maires au sein de la commission d'attribution des logements et d'examen de l'occupation des logements (Caleol) intercommunale, ce qui serait extrêmement complexe - le Conseil d'État l'a même souligné.

Par mon amendement COM-15, je propose naturellement d'ajouter deux points oubliés par le Gouvernement : la présence du président du conseil départemental avec voix consultative au sein de la Caleol et la délégation du contingent préfectoral - hors 5 % fonctionnaires - lors des primo-attributions. Lorsqu'un immeuble sort de terre, donnons au maire tous les contingents de réservation pour attribuer les logements sociaux, hors le 5 % fonctionnaires. Nous avions déjà porté, voire adopté ces dispositions précédemment dans d'autres véhicules législatifs.

J'émets un avis naturellement défavorable à l'amendement COM-54 de mes collègues du groupe RDSE qui supprime ce droit de veto sur les attributions de logements sociaux, ainsi qu'à l'amendement COM-70. Ce dernier vise en effet à rendre la commune responsable en cas de recours administratif contre la décision de veto du maire. Il me semble que cela doit rester au stade collégial de l'ensemble de la commission d'attribution des logements. Il ne faut pas faire porter la seule et entière responsabilité sur le maire qui aurait fait valoir son droit de veto - il s'agit, je le rappelle, d'un droit de veto motivé et non d'un droit de veto arbitraire et discrétionnaire.

L'amendement COM-15 est adopté. En conséquence, les amendements COM-54 et COM-70 deviennent sans objet.

L'article 10 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Après l'article 10

L'amendement COM-37 est déclaré irrecevable en application de l'article 45 de la Constitution.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - L'amendement COM-38 vise à prendre en compte le casier judiciaire dans l'attribution des logements sociaux.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a en effet déjà estimé illégale l'utilisation de données judiciaires par les commissions d'attribution des logements sociaux, comme souhaitait le faire la commune de Compiègne. Il est en effet illégal de procéder au traitement de données judiciaires sans base juridique claire.

Cela ne signifie pas que la sécurité dans le parc social n'est pas une priorité, d'abord pour les locataires, puis pour les bailleurs sociaux. La loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic a d'ailleurs durci les sanctions à l'égard des participants au trafic de stupéfiants en créant une mesure d'interdiction de paraître pour les personnes impliquées dans les trafics, mais qui ne sont pas domiciliées sur site, et une procédure de résiliation des baux d'habilitation diligentée par le préfet en cas de trouble grave à l'ordre public.

Retrait, à défaut avis défavorable.

M. Daniel Fargeot. - Je le maintiens.

L'amendement COM-38 n'est pas adopté.

Les amendements COM-39, COM-40, COM-41 et COM-42 sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution.

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente, rapporteur. - L'amendement COM-46 rectifié vise à proposer une expérimentation d'un dispositif de modulation des loyers applicables aux mutations internes au sein du parc locatif social.

Si je partage l'objectif de favoriser les mutations internes dans le parc social - on sait que, dans certains ensembles et certains territoires, le taux de rotation est extrêmement faible -, l'expérimentation proposée n'est pas du tout encadrée. Nous ne pouvons pas nous défausser intégralement sur un décret en Conseil d'État. Je renvoie les auteurs de cet amendement aux mesures d'assouplissement et de flexibilité sur les loyers que nous venons de voter à l'article 7. Avis défavorable.

L'amendement COM-46 rectifié n'est pas adopté.

Les amendements COM-62, COM-63, COM-64, COM-65, COM-66, COM-67, COM-68 et COM-69 sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution.

Le projet de loi est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

La commission a donné les avis suivants sur les amendements dont elle est saisie, qui sont retracés dans le tableau ci-après :

TITRE Ier : L'ACCÉLÉRATION DES CONSTRUCTIONS

Auteur

N° 

Objet

Sort de l'amendement

Chapitre Ier : Dispositions d'orientation et de programmation

Article 1er

M. FARGEOT

19

Précisions relatives aux échéances de réalisation et au suivi de l'exécution des projets dans les conventions RU

Rejeté

Mme PRIMAS

85 rect

Consultation des préfets sur la liste des quartiers éligibles au programme

Adopté

Mme GACQUERRE, rapporteure

86 rect.

Consultation des préfets sur la liste des quartiers éligibles au programme

Adopté

Mme LERMYTTE

45 rect.

Évaluation continue du pilotage stratégique du logement social

Rejeté

M. FARGEOT

20

Respect des principes de simplification des procédures, de maîtrise des délais et de suivi de l'exécution par le PNRU 3

Rejeté

M. FARGEOT

18

Association des collectivités et EPCI signataires des conventions au suivi de leur exécution

Rejeté

M. GROSVALET

49

Relèvement de 5 à 10 milliards des crédits dédiés au PNRU 3

Rejeté

Mme GACQUERRE, rapporteure

1

Correction rédactionnelle

Adopté

Chapitre II : Dispositions d'urbanisme

Article 2

Mme GACQUERRE, rapporteure

6 rect.

Périmètres de développement du logement

Adopté

M. FARGEOT

21

Prise en compte des capacités des équipements publics et autres infrastructures

Satisfait ou sans objet

Mme NOËL

57

Concertation préalable pour la création des opérations d'intérêt local

Satisfait ou sans objet

M. FARGEOT

24

Concertation préalable pour la création des opérations d'intérêt local

Satisfait ou sans objet

M. GROSVALET

50

Contrôle du préfet sur les atteintes des projets à l'environnement

Satisfait ou sans objet

M. FARGEOT

23

Réduction de la durée 

Satisfait ou sans objet

Mme GACQUERRE, rapporteure

71

Impossibilité de couvrir l'intégralité d'une commune

Adopté

M. FARGEOT

22

Interdiction de remise en cause de l'économie générale des orientations d'aménagement et de programmation

Retiré

M. GROSVALET

51

Précision relative à la servitude de résidence principale (propriétaire)

Retiré

Mme GACQUERRE, rapporteure

72

Précision relative à la servitude de résidence principale

Adopté

Article(s) additionnel(s) après Article 2

M. FARGEOT

25

Possibilité de fixer dans le CMS un objectif triennal inférieur à celui prévu par la loi

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. CANÉVET

84

Suppression de la dispense d'autorisation d'urbanisme pour les constructions de faible importance

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. CANÉVET

83

Régime des changements de destination des bâtiments agricoles

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 3

Mme GACQUERRE, rapporteure

7

Encadrement de l'habilitation à légiférer par ordonnance

Adopté

Article(s) additionnel(s) après Article 3

M. CANÉVET

76

Modalités de résiliation des baux emphytéotiques ruraux

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 4

M. CAPO-CANELLAS

77 rect.

Ouverture du dispositif « Relance logement » aux logements individuels neufs, suppression du seuil de 20 % de travaux au profit de sauts de classe énergétique et suppression de la condition relative aux chaudières fonctionnant à l'énergie fossile

Rejeté

M. CAMBIER

79

Ouverture du dispositif « Relance logement » aux logements individuels neufs, suppression du seuil de 20 % de travaux au profit de sauts de classe énergétique et suppression de la condition relative aux chaudières fonctionnant à l'énergie fossile

Rejeté

M. CAPO-CANELLAS

78 rect.

Suppression du seuil de 20 % de travaux au profit de sauts de classe énergétique et suppression de la condition relative aux chaudières fonctionnant à l'énergie fossile

Rejeté

M. CAMBIER

80

Suppression du seuil de 20 % de travaux au profit de sauts de classe énergétique et suppression de la condition relative aux chaudières fonctionnant à l'énergie fossile

Rejeté

Mme BELRHITI

43 rect.

Suppression du seuil de 20 % de travaux nécessaires pour bénéficier du dispositif

Rejeté

M. CAMBIER

81

Ouverture du dispositif « Relance logement » aux logements individuels neufs

Rejeté

M. CAPO-CANELLAS

82

Ouverture du dispositif « Relance logement » aux logements individuels neufs

Rejeté

Mme PANTEL

56

Fixation de l'entrée en vigueur du texte au 1er janvier de l'année de publication du texte

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après Article 4

M. Vincent LOUAULT

16 rect. bis

Exonération de CFE pour les bailleurs donnant en location à des exploitants une résidence para-hôtelière

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. Vincent LOUAULT

17 rect.

Exemption des résidences para-hôtelières du champ des immeubles devant réintégrer l'amortissement déduit dans la plus-value de cession dans le régime micro-BIC ou BIC réel

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. FARGEOT

26

Signalement par le maire à l'Anah de situations de vacance durable des logements

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 5

Mme GACQUERRE, rapporteure

8

Amendement rédactionnel

Adopté

Mme GACQUERRE, rapporteure

73

Précisions relatives au certificat de projet

Adopté

TITRE II : L'ACCÉLÉRATION DES RÉNOVATIONS

Article 6

Mme GACQUERRE, rapporteure

5

Amendement de coordination juridique

Adopté

M. GROSVALET

52

Suppression de la non-application des obligations de décence énergétique des logements en cours de bail

Rejeté

Mme GACQUERRE, rapporteure

2

Prise en compte des contraintes de coûts manifestement disproportionnés des travaux par rapport à la valeur du bien

Adopté

Mme GACQUERRE, rapporteure

3

Allongement de la durée de prise en compte d'un refus de l'assemblée générale des copropriétaires sur les travaux

Adopté

Mme GACQUERRE, rapporteure

4

Précision selon laquelle le locataire ne peut se prévaloir du manquement du bailleur à son obligation s'il fait obstacle aux travaux

Adopté

Article(s) additionnel(s) après Article 6

Mme GACQUERRE, rapporteure

74

Mesures en faveur de l'accélération des travaux d'adaptation des logements aux vagues de chaleur et d'amélioration du confort d'été

Adopté

Mme NOËL

55

Abaissement du facteur de conversion de l'énergie finale en énergie primaire de l'électricité

Rejeté

Article 7

Mme ESTROSI SASSONE, rapporteur

9

Amendement de coordination juridique et de précision rédactionnelle

Adopté

M. FARGEOT

27

Avis de la commune d'implantation avant autorisation du préfet d'augmenter les loyers maximaux des conventions APL

Adopté

M. GROSVALET

53 rect.

Encadrement des revalorisations de loyer après réhabilitation autorisées par le préfet de département

Adopté

Mme ESTROSI SASSONE, rapporteur

10

Introduction de plusieurs mesures de simplification de la politique des loyers des bailleurs sociaux adoptées par le Sénat dans la proposition de loi « Choc »

Adopté

M. FARGEOT

28

Inscription de droits de réservation dans les conventions APL en cas de garantie d'emprunt accordée par une collectivité ou EPCI à un bailleur social pour la réhabilitation du parc

Retiré

Mme ESTROSI SASSONE, rapporteur

11

Prolongation de l'expérimentation du loyer unique

Adopté

Article(s) additionnel(s) après Article 7

Mme HAVET

47

Servitude de résidence principale dans les communes insulaires sans plan local d'urbanisme

Rejeté

TITRE III : DÉCENTRALISATION

Article 8

Mme ESTROSI SASSONE, rapporteur

12

Suppression de l'automaticité du statut d'AOH

Adopté

Mme NOËL

59

Suppression de l'automaticité du statut d'AOH ainsi que de la possibilité pour les départements d'être délégataires des aides à la pierre et AOH

Satisfait ou sans objet

Mme NOËL

58 rect.

Suppression de l'article

Satisfait ou sans objet

M. FARGEOT

29

Suppression de l'automaticité du statut d'AOH ainsi que de la possibilité pour les départements d'être délégataires des aides à la pierre et AOH

Retiré

Mme NOËL

60

Suppression des nouvelles compétences des AOH

Satisfait ou sans objet

Mme ESTROSI SASSONE, rapporteur

13

Coordination et corrections juridiques

Adopté

M. FARGEOT

31

Objectifs de simplification de l'action publique et d'efficience de la dépense publique poursuivis par les AOH

Rejeté

M. FARGEOT

30

Caractère intégral, pérenne et évolutif de la compensation du transfert de compétences

Retiré

Article(s) additionnel(s) après Article 8

M. FARGEOT

32

Coordination locale de la politique de l'habitat par le maire

Rejeté

M. FARGEOT

33

Exonération du prélèvement SRU pour la commune qui a atteint ses objectifs

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 9

Mme ESTROSI SASSONE, rapporteur

14

Suppression de la délégation du DALO avec transfert de responsabilité sans compensation budgétaire aux collectivités

Adopté

M. FARGEOT

34

Association des communes à la définition des orientations locales relatives à la mise en oeuvre de la compétence DALO

Retiré

M. FARGEOT

36

Instauration d'une procédure contradictoire en cas de résiliation de la convention de délégation par le préfet

Retiré

Article 10

Mme ESTROSI SASSONE, rapporteur

15

Rétablissement des mesures issues de la proposition de loi « Choc » sur le droit de véto du maire dans les attributions de logements sociaux

Adopté

M. GROSVALET

54

Suppression du droit de véto du maire sur les attributions de logements sociaux

Satisfait ou sans objet

M. GROSVALET

70

Engagement de la responsabilité de la commune en cas de recours administratif contre la décision de véto du maire

Satisfait ou sans objet

Article(s) additionnel(s) après Article 10

M. FARGEOT

37

Création d'un bail à durée limitée dans le parc social

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. FARGEOT

38

Prise en compte du casier judiciaire dans l'attribution des logements sociaux

Rejeté

M. FARGEOT

39

Mise en réserve des prélèvements SRU au profit de la commune

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. FARGEOT

40

Cessation des sanctions et prélèvements des communes carencées au titre de la loi SRU à l'issue d'une période triennale de non atteinte des objectifs triennaux

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. FARGEOT

41

Audition des maires par la commission nationale SRU

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. FARGEOT

42

Exonération des communes nouvellement soumise à la loi SRU du prélèvement pendant trois périodes triennales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme LERMYTTE

46 rect.

Expérimentation d'un dispositif de modulation des loyers applicables aux mutations internes au parc locatif social

Rejeté

Mme NOËL

62

Mise en réserve des prélèvements SRU au profit de la commune

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme NOËL

63

Cessation des sanctions et prélèvements des communes carencées au titre de la loi SRU à l'issue d'une période triennale de non atteinte des objectifs triennaux

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme NOËL

64

Suppression de sanctions pour les communes carencées au titre de la loi SRU

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme NOËL

65

Audition des maires par la commission nationale SRU

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme NOËL

66

Exonération des communes nouvellement soumise à la loi SRU du prélèvement pendant trois périodes triennales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme NOËL

67

Suppression des seuils planchers pour les objectifs de production de logements sociaux au titre de la loi SRU

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme NOËL

68

Dérogations aux seuils issus de la loi SRU pour les communes nouvelles

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme NOËL

69

Dérogations aux seuils issus de la loi SRU pour les communes nouvelles

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

La réunion est close à 12 h 50.

- Présidence de Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente -

La réunion est ouverte à 14 h 30.

Projet de loi d'urgence, adopté par l'Assemblée nationale, pour la protection et la souveraineté agricoles - Suite de l'examen des amendements au texte de la commission

Mme Dominique Estrosi Sassone, présidente. - Notre ordre du jour appelle l'examen des amendements sur les articles 15 à 27 au texte de la commission sur le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles.

M. Franck Menonville, rapporteur. - Nous achevons l'examen des amendements au texte de la commission avec les amendements déposés aux articles 15 à 27 ainsi qu'un sous-amendement à l'article 12 déposé après notre réunion de commission d'hier.

Concernant ces articles, nous vous proposons de déclarer trente-trois amendements irrecevables au titre de l'article 45 de la Constitution, car ils n'entrent pas dans le périmètre du texte, ou au titre de l'article 38 de la Constitution en ce qu'ils étendent le champ d'une habilitation à légiférer par ordonnance. Nous considérons par ailleurs que trois amendements relèvent du domaine réglementaire et sont donc irrecevables au titre de l'article 41 de la Constitution.

En déduisant les quinze amendements déclarés irrecevables par le président de la commission des finances, il reste ainsi 174 amendements, auxquels s'ajoutent trois amendements de coordination ou rédactionnels et quatre amendements de fond que nous vous proposons d'adopter.

Concernant les articles 15 et 17 relatifs à l'élevage, nous demandons naturellement le retrait ou sommes défavorables aux amendements contraires à la position de la commission, notamment ceux qui visent à restreindre le champ de l'ordonnance créant un régime de police environnementale des élevages.

À l'article 18 relatif à la circonstance aggravante en cas de vol, nous sommes favorables à l'amendement visant à mentionner explicitement la sylviculture dans le champ de la disposition.

J'en viens au volet des négociations commerciales. L'article 19, qui porte sur les relations commerciales « amont », a suscité le dépôt de nombreux amendements, y compris de la part du Gouvernement. Nous émettons bien sûr un avis défavorable aux amendements contraires à la position de la commission : ils visent, par exemple, à réintroduire les prix planchers ou à imposer l'utilisation des indicateurs de référence qui nous feraient basculer dans un système de prix administrés. Nous émettons en revanche un avis de sagesse sur les amendements visant à intégrer la communication du montant de la matière première agricole dans les contrats « amont », car, même si le dispositif nous paraît trop large dans sa portée, il n'est pas dénué d'intérêt.

Par ailleurs, je vous propose d'adopter notre amendement 1083, qui tend à apporter de la souplesse dans le calendrier de conclusion du contrat ou de l'accord-cadre en prévoyant que le délai de quatre mois peut être renouvelé une fois en cas d'accord des parties. S'y ajoutent deux amendements rédactionnels 1087 et 1088.

Sur l'article 19 bis, qui rassemble des mesures d'encadrement des négociations commerciales, je vous proposerai deux amendements : un amendement de coordination 1084 pour rendre applicables certaines dispositions aux îles Wallis et Futuna, et un amendement de fond 1089 visant à préciser que le calendrier de négociations réduit à deux mois concerne les PME au chiffre d'affaires inférieur à 350 millions d'euros consolidé au niveau mondial, et ce pour éviter que des filiales de grands groupes ne bénéficient du calendrier de deux mois. Par coordination, cet amendement tend à actualiser aussi différentes dispositions pour les mettre en cohérence avec cet article.

S'agissant des autres amendements déposés à l'article 19 bis, nous sommes favorables à dix d'entre eux : six souvent identiques ou proches du nôtre portent sur le seuil de 350 millions d'euros ; un sur le régime de lutte contre les déréférencements pratiqués par les distributeurs ; deux visent à supprimer l'interdiction d'appels d'offres répétés par les distributeurs dont l'effet est de maintenir leurs fournisseurs dans un état de précarité économique et sociale, cette notion étant trop floue. Enfin, nous sommes favorables à un amendement ayant pour objet d'exiger du distributeur qui formule une demande de baisse du tarif proposé par son fournisseur, dans ses conditions générales de vente, de fournir des éléments objectifs justifiant cette demande de baisse.

Nous sommes en revanche défavorables aux autres amendements, souvent contraires à l'esprit de la clause de révision automatique des prix introduite par l'article 19 bis. L'un vise, par exemple, à permettre aux PME de faire évoluer unilatéralement leurs tarifs de vente, auprès de la grande distribution, en cours d'exécution des contrats de vente.

Nous demanderons, enfin, l'avis du Gouvernement sur un amendement visant à remplacer la notion de produits alimentaires par la notion de denrées alimentaires.

Pour ce qui concerne l'article 19 ter, nous l'avions supprimé mais, par l'amendement 1085, nous vous proposons de le rétablir sous une forme plus opérationnelle, en prévoyant que les allégations relatives à la rémunération des agriculteurs s'accompagnent d'une information accessible au consommateur. Nous demanderons aux auteurs des autres amendements de rétablissement de l'article de les rectifier pour les rendre identiques au nôtre. En lien avec ce sujet, nous sommes défavorables à l'amendement portant article additionnel après l'article 19 ter, car il vise à rendre obligatoire l'affichage de la part du prix de vente qui revient aux producteurs sur tous les produits non transformés.

Pour ce qui concerne l'article 19 quater, par l'amendement 1086, nous vous proposons d'élargir l'expérimentation prévue à l'article 9 de la loi Descrozaille aux produits de grande consommation, pour que la grande majorité des fournisseurs de la grande distribution soit en meilleure position dans leurs négociations avec les distributeurs. Par conséquent, nous demandons le retrait des autres amendements à l'article, plus restrictifs.

J'en termine avec l'article 21 relatif à l'expérimentation du dispositif tunnel de prix, supprimé par l'Assemblée nationale et rétabli par notre commission dans une rédaction apportant des précisions sur le rôle joué par les interprofessions en prévenant d'un risque de blocage. Sur les vingt amendements déposés sur cet article, nous sommes défavorables à quinze d'entre eux.

Ainsi, nous nous opposons aux amendements de réécriture globale de l'article, qui contredisent nos propositions. Nous sommes également défavorables aux amendements qui visent, par exemple, aÌ conditionner la clause de tunnel de prix à une demande de l'interprofession, à permettre aux interprofessions de bloquer la clause, à rendre obligatoire le dispositif de tunnel de prix dans tous les contrats, à rendre obligatoires dans cette clause les indicateurs de coûts de production, à prévoir des amendes lorsque la clause n'est pas respectée, à obtenir une justification du refus des contractants d'utiliser les indicateurs de coûts de production ou, encore, à exclure les grandes cultures de l'expérimentation. Il reviendra à chaque filière de déterminer son intérêt ou pas pour l'expérimentation et il n'est donc pas pertinent d'exclure au stade de la loi telle ou telle filière.

Enfin, nous souhaitons recueillir l'avis du Gouvernement sur cinq amendements tendant à garantir que, en cas d'expérimentation de la clause de tunnel de prix, les coopératives et les organisations de producteurs puissent bénéficier des mêmes conditions que les autres metteurs en marché quant à la prise en compte des indicateurs de référence.

EXAMEN DES AMENDEMENTS DES RAPPORTEURS (SUITE)

Article 19

L'amendement 1083 et les amendements rédactionnels 1087 et 1088 sont adoptés.

Article 19 bis

Les amendements 1084 et 1089 sont adoptés.

Article 19 ter

L'amendement 1085 est adopté.

Article 19 quater

L'amendement 1086 est adopté.

EXAMEN DES AMENDEMENTS AU TEXTE DE LA COMMISSION

La commission a donné les avis suivants sur les amendements dont elle est saisie, qui sont retracés dans le tableau ci-après :

Article 12

Auteur

Objet

Avis de la commission

M. Vincent LOUAULT

1078

Restriction du périmètre de l'obligation, pour le preneur, de justifier d'être titulaire d'un droit de préemption et d'exploiter régulièrement le bien loué au regard de la réglementation relative au contrôle des structures des exploitations agricoles

Favorable

Article 15

M. SALMON

414

Suppression de l'article

Défavorable

M. GENET

680 rect.

Modification du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance en matière de financement du système sanitaire

Avis du Gouvernement

Mme GOSSELIN

819 rect. bis

Modification du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance en matière de financement du système sanitaire

Avis du Gouvernement

Mme Nathalie DELATTRE

965 rect.

Modification du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance en matière de financement du système sanitaire

Avis du Gouvernement

M. Vincent LOUAULT

207 rect. quater

Création d'une écocontribution sur la mise sur le marché de végétaux et produits végétaux

Avis du Gouvernement

M. STANZIONE

818 rect. ter

Création d'une écocontribution sur la mise sur le marché de végétaux et produits végétaux

Avis du Gouvernement

M. STANZIONE

797 rect. ter

Création d'une contribution pour les grandes organisations économiques agricoles et viticoles

Avis du Gouvernement

Le Gouvernement

344

Élargissement du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance pour permettre aux vétérinaires monégasques d'exercer certaines missions de vétérinaires sanitaires sur des animaux de personnes résidant en France.

Favorable

Le Gouvernement

345 rect.

Clarification du champ du délit d'outrage

Favorable

Article additionnel après Article 15

M. MÉRILLOU

602

Rétablissement de l'article 15 bis A

Défavorable

M. LEVI

110 rect.

Interdiction de la possibilité de confier la mission de service public d'identification et de traçabilité des animaux à un tiers par un contrat de concession

Demande de retrait

Mme PANTEL

258 rect.

Interdiction de la possibilité de confier la mission de service public d'identification et de traçabilité des animaux à un tiers par un contrat de concession

Demande de retrait

M. MÉRILLOU

597

Conditions de cessation d'activité des cabinets vétérinaires en zones rurales

Irrecevable art. 45

M. MÉRILLOU

598

Demande de rapport au Parlement sur la rémunération des actes de prophylaxie collective obligatoire et des opérations de police sanitaire réalisées par les vétérinaires titulaires de l'habilitation sanitaire

Favorable

M. MÉRILLOU

601

Demande de rapport au Parlement sur la création d'une banque d'antigènes et d'une banque de vaccins destinées à la prévention des principales maladies animales transmissibles

Défavorable

Article 16 (Supprimé)

Le Gouvernement

346

Rétablissement de l'article 16 dans sa version initiale

Défavorable

Article additionnel après Article 16 (Supprimé)

M. PLA

904 rect. bis

 Objectifs du programme d'actions pluriannuel dans le cadre de la stratégie locale de développement forestier

Irrecevable art. 45

Article 17

M. SALMON

415

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

546

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

732

Suppression de l'article

Défavorable

M. BAZIN

9 rect.

Restriction du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance au régime juridique régissant les élevages d'animaux domestiques de rente

Avis du Gouvernement

M. BACCI

905

Élargissement du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance à la création d'un code du pastoralisme et de l'élevage

Irrecevable art. 38

M. TISSOT

549

Suppression de l'objectif de simplification des procédures applicables aux élevages

Défavorable

M. STANZIONE

57 rect. septies

Ajout d'un objectif de structuration des filières et de l'abattage à l'habilitation à légiférer par ordonnance

Irrecevable art. 38

M. STANZIONE

1028

Élargissement du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance au pâturage des caprins en forêt 

Irrecevable art. 38

M. SALMON

416

Suppression des procédures applicables en matière d'évaluation environnementale, d'information et de participation du public du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance

Défavorable

M. JACQUIN

547

Suppression des procédures applicables en matière d'évaluation environnementale, d'information et de participation du public du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance

Défavorable

M. TISSOT

548

Suppression de l'interdiction de surtransposition des directives dites "IED 2.0" et "EIE"

Défavorable

Le Gouvernement

874

Suppression de l'interdiction de surtransposition des directives dites "IED 2.0" et "EIE"

Défavorable

M. CANÉVET

68 rect. bis

Demande de rapport au Parlement sur l'impact de la nouvelle police environnementale des élevages sur les exploitations piscicoles

Demande de retrait

Article additionnel après Article 17

Mme ESTROSI SASSONE

18 rect. ter

Demande de rapport au Parlement sur l'opportunité de créer un code du pastoralisme et de l'élevage

Favorable

Mme SOLLOGOUB

376 rect. bis

Valorisation de la laine brute destinée à l'amendement des sols

Irrecevable art. 45

Article 18

M. SALMON

417

Suppression de l'article

Défavorable

M. PILLEFER

52 rect. quater

Modification de la définition des activités agricoles 

Défavorable

M. CANÉVET

73 rect. bis

Modification de la définition des activités agricoles 

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

218 rect. sexies

Modification de la définition des activités agricoles 

Défavorable

Mme LOISIER

142 rect. bis

Mention expresse de la sylviculture dans les activités visées par l'application d'une circonstance aggravante en cas de vol

Favorable

M. TISSOT

550

Suppression de l'extension du champ des dégradations pénalement aggravées 

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

213 rect. quater

Extension du champ des dégradations pénalement aggravées aux biens et infrastructures de recherche et développement, de transformation, de stockage et négoce contribuant à la production agricole

Demande de retrait

M. GENET

681 rect.

Extension du champ des dégradations pénalement aggravées aux biens et infrastructures de recherche et développement, de transformation, de stockage et négoce contribuant à la production agricole

Demande de retrait

M. BLEUNVEN

877 rect. bis

Extension du champ des dégradations pénalement aggravées aux biens et infrastructures de recherche et développement, de transformation, de stockage et négoce contribuant à la production agricole

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

967 rect.

Extension du champ des dégradations pénalement aggravées aux biens et infrastructures de recherche et développement, de transformation, de stockage et négoce contribuant à la production agricole

Demande de retrait

Article additionnel après Article 18

Mme ROMAGNY

29 rect. ter

Circulation de véhicules de transport routier de betteraves.

Irrecevable art. 45

Article 18 bis

M. SALMON

418

Suppression de l'article

Défavorable

M. POINTEREAU

364 rect.

Extension de l'article aux parcelles et activités contribuant directement ou indirectement à la production agricole, notamment des activités de recherche et développement, de production, de transformation, de stockage ou de négoce.

Demande de retrait

M. GENET

682 rect. bis

Extension de l'article aux parcelles et activités contribuant directement ou indirectement à la production agricole, notamment des activités de recherche et développement, de production, de transformation, de stockage ou de négoce.

Demande de retrait

M. BLEUNVEN

913 rect.

Extension de l'article aux parcelles et activités contribuant directement ou indirectement à la production agricole, notamment des activités de recherche et développement, de production, de transformation, de stockage ou de négoce.

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

969 rect.

Extension de l'article aux parcelles et activités contribuant directement ou indirectement à la production agricole, notamment des activités de recherche et développement, de production, de transformation, de stockage ou de négoce.

Demande de retrait

M. Vincent LOUAULT

214 rect. quater

Extension de l'article aux parcelles et activités contribuant directement ou indirectement à la production agricole, notamment des activités de recherche et développement, de production, de transformation. 

Demande de retrait

Article additionnel après Article 18 bis

M. GENET

684 rect.

Aggravation des sanctions pénales en cas de violences sur des agriculteurs 

Irrecevable art. 45

Mme Nathalie DELATTRE

972 rect.

Aggravation des sanctions pénales en cas de violences sur des agriculteurs 

Irrecevable art. 45

M. SAUTAREL

118 rect. bis

Relèvement des sanctions en cas d'occupation illégale d'un terrain à vocation agricole ou affecté à une activité agricole.

Demande de retrait

M. SAUTAREL

119 rect. bis

Relèvement des sanctions en cas d'occupation illégale d'un terrain à vocation agricole ou affecté à une activité agricole.

Sagesse

M. GENET

683 rect.

Aggravation des peines en cas de diffamation et injure commises à l'encontre des agriculteurs 

Irrecevable art. 45

Mme Nathalie DELATTRE

971 rect.

Aggravation des peines en cas de diffamation et injure commises à l'encontre des agriculteurs 

Irrecevable art. 45

M. BUIS

1023 rect. bis

Aggravation des peines en cas de diffamation et injure commises à l'encontre des agriculteurs 

Irrecevable art. 45

M. LE RUDULIER

854

Construction de logements pour les agriculteurs sur les terrains agricoles

Irrecevable art. 45

Article 19

M. ROCHETTE

305 rect. ter

Délai maximum de contractualisation fixé à 6 mois 

Défavorable

M. LAHELLEC

752

Délai maximum de contractualisation fixé à 6 mois 

Défavorable

M. CAMBIER

906 rect.

Délai maximum de contractualisation fixé à 6 mois 

Défavorable

Le Gouvernement

350

Correction d'une erreur de renvoi

Favorable

Mme NADILLE

393 rect. bis

Possibilité de rallonger à 8 mois le délai pour conclure le contrat ou l'accord-cadre dans certains territoires d'outre-mer

Demande de retrait

M. LAHELLEC

733

Rétablissement de l'article 19 dans sa version adoptée à l'Assemblée nationale

Défavorable

Le Gouvernement

353

Modification de renvois au sein de l'article 19

Favorable

M. TISSOT

551

Réintroduction de la notion de "prix plancher"

Défavorable

M. HOCHART

758

Réintroduction de la notion de "prix plancher"

Défavorable

M. TISSOT

552

Communication du montant de la matière première agricole dans l'accord-cadre entre le producteur et le premier acheteur et précisions sur les formules de détermination ou de révision du prix

Défavorable

M. ROCHETTE

306 rect. ter

Communication du montant de la matière première agricole dans l'accord-cadre entre le producteur et le premier acheteur

Sagesse

M. GENET

687 rect.

Communication du montant de la matière première agricole dans l'accord-cadre entre le producteur et le premier acheteur

Sagesse

M. LAHELLEC

753

Communication du montant de la matière première agricole dans l'accord-cadre entre le producteur et le premier acheteur

Sagesse

Mme Nathalie DELATTRE

976 rect.

Communication du montant de la matière première agricole dans l'accord-cadre entre le producteur et le premier acheteur

Sagesse

Mme Laure DARCOS

990 rect. bis

Communication du montant de la matière première agricole dans l'accord-cadre entre le producteur et le premier acheteur

Sagesse

M. BLEUNVEN

1024 rect.

Communication du montant de la matière première agricole dans l'accord-cadre entre le producteur et le premier acheteur

Sagesse

Le Gouvernement

351

Modulation de la durée de la contractualisation et réorganisation de certaines dispositions du code rural et de la pêche maritime 

Favorable

Mme ROMAGNY

33 rect. ter

Modulation de la durée de la contractualisation

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

249 rect. bis

Modulation de la durée de la contractualisation

Demande de retrait

M. STANZIONE

826 rect. quater

Modulation de la durée de la contractualisation

Demande de retrait

M. Daniel LAURENT

910 rect. ter

Modulation de la durée de la contractualisation

Demande de retrait

M. GILLÉ

998

Modulation de la durée de la contractualisation

Demande de retrait

M. Vincent LOUAULT

209 rect. quinquies

Exclusion des collecteurs des dispositions relatives aux critères et modalités de détermination du prix prévues à l'article L. 631-24 du code rural et de la pêche maritime

Avis du Gouvernement

M. GOLD

255 rect.

Exclusion des collecteurs des dispositions relatives aux critères et modalités de détermination du prix prévues à l'article L. 631-24 du code rural et de la pêche maritime

Avis du Gouvernement

M. TISSOT

553

Prise en compte des charges de main-d'oeuvre dans les indicateurs de référence et impossibilité de fixer un prix inférieur aux coûts de production

Défavorable

M. SALMON

419

Prise en compte des charges de main-d'oeuvre dans les indicateurs de référence

Demande de retrait

M. GENET

686 rect.

Prise en compte des charges de main-d'oeuvre dans les indicateurs de référence

Demande de retrait

Mme Laure DARCOS

931 rect.

Prise en compte des charges de main-d'oeuvre dans les indicateurs de référence

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

975 rect.

Prise en compte des charges de main-d'oeuvre dans les indicateurs de référence

Demande de retrait

M. BLEUNVEN

997 rect.

Prise en compte des charges de main-d'oeuvre dans les indicateurs de référence

Demande de retrait

Mme GUHL

834

Impossibilité de fixer un prix inférieur aux coûts de production

Défavorable

M. BLEUNVEN

799 rect.

Prise en compte des surcoûts imposés aux agriculteurs dans les indicateurs de référence

Demande de retrait

M. GENET

685 rect.

Suppression de l'obligation, pour les parties, de justifier de leur choix de se référer à d'autres indicateurs que les indicateurs de référence

Demande de retrait

Mme Laure DARCOS

875 rect.

Suppression de l'obligation, pour les parties, de justifier de leur choix de se référer à d'autres indicateurs que les indicateurs de référence

Demande de retrait

M. BLEUNVEN

916 rect.

Suppression de l'obligation, pour les parties, de justifier de leur choix de se référer à d'autres indicateurs que les indicateurs de référence

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

973 rect.

Suppression de l'obligation, pour les parties, de justifier de leur choix de se référer à d'autres indicateurs que les indicateurs de référence

Demande de retrait

M. SALMON

421

Suppression de l'obligation, pour les parties, de justifier de leur choix de se référer à d'autres indicateurs que les indicateurs de référence

Demande de retrait

M. SALMON

420

Obligation de recourir à des indicateurs élaborés par les OP ou les AOP en cas de non-recours aux indicateurs produits par les interprofessions

Défavorable

M. LAHELLEC

735

Reconnaissance de l'écart de prix entre les indicateurs de référence et le prix du contrat comme un indice pour caractériser un prix de cession abusivement bas

Défavorable

M. LAHELLEC

748

Transmission annuelle du "mix produits" ou "débouchés" de l'acheteur à l'organisation de producteurs concernée

Demande de retrait

M. ROCHETTE

307 rect. ter

Transmission annuelle du "mix produits" ou "débouchés" de l'acheteur à l'organisation de producteurs concernée

Demande de retrait

M. TISSOT

554

Transmission annuelle du "mix produits" ou "débouchés" de l'acheteur à l'organisation de producteurs concernée

Demande de retrait

M. MASSET

295 rect.

Possibilité pour les contrats agricoles de comporter des clauses qui tiennent compte des efforts consentis par le producteur en matière de durabilité, de bien-être animal ou de pratiques environnementales.

Demande de retrait

M. TISSOT

555

Possibilité pour les contrats agricoles de comporter des clauses qui tiennent compte des efforts consentis par le producteur en matière de durabilité, de bien-être animal ou de pratiques environnementales.

Demande de retrait

M. TISSOT

557

Durcissement de l'amende administrative en cas de manquement aux obligations de contractualisation

Défavorable

Le Gouvernement

355

Introduction d'une sanction pour le fait, pour les parties, de ne pas expliciter leur choix de se référer à d'autres indicateurs que les indicateurs de référence

Favorable

M. SALMON

422

Durcissement des motifs de sanction des acheteurs

Défavorable

M. TISSOT

556

Obligation pour l'acheteur, de vérifier, avant toute négociation, si le producteur a confié un mandat à une organisation de producteurs ou à une association d'organisations de producteurs

Défavorable

Le Gouvernement

356

Simplification de la procédure de sanction en cas de manquement aux obligations liées à la contractualisation à l'amont agricole

Favorable

Le Gouvernement

1048

Simplification et mise en cohérence de certaines dispositions relatives à la publicité des sanctions et à l'information de l'intéressé

Favorable

Le Gouvernement

354

Durcissement du régime de l'injonction de mise en conformité avec les obligations relatives à la contractualisation amont

Favorable

Le Gouvernement

352

Renforcement du rôle du Comité de règlement des différends commerciaux agricoles (CRDCA)

Sagesse

Mme CONCONNE

653 rect.

Restriction de la définition du premier acheteur au sens de l'article 19 du projet de loi

Défavorable

Mme CONCONNE

652 rect.

Désignation par décret de l'autorité administrative chargée du contrôle au titre de l'article 19 du projet de loi dans les départements et régions d'outre-mer

Avis du Gouvernement

Article additionnel après Article 19

M. LAHELLEC

736

Indices permettant de présumer de l'existence d'un prix de cession abusivement bas

Demande de retrait

Mme LOISIER

143 rect.

Exclusion du champ des négociations conduites par les centrales d'achat de droit étranger des produits fabriqués ou commercialisés en France et intégrant au moins 80 % de matières premières agricoles françaises

Irrecevable art. 45

M. CABANEL

265 rect.

Exclusion du champ des négociations conduites par les centrales d'achat de droit étranger des produits fabriqués ou commercialisés en France et intégrant au moins 80 % de matières premières agricoles françaises

Irrecevable art. 45

Mme GOSSELIN

26 rect. bis

Structuration des démarches collectives de valorisation de l'origine par les organisations interprofessionnelles

Irrecevable art. 45

M. PILLEFER

48 rect. quater

Structuration des démarches collectives de valorisation de l'origine par les organisations interprofessionnelles

Irrecevable art. 45

Mme MULLER-BRONN

81 rect. bis

Structuration des démarches collectives de valorisation de l'origine par les organisations interprofessionnelles

Irrecevable art. 45

M. PILLEFER

58 rect. quater

Encadrement des dérogations aux règles relatives aux modalités de paiement de la première vente entre un vendeur et un premier acheteur dans le secteur viticole 

Sagesse

M. DUFFOURG

77 rect. bis

Encadrement des dérogations aux règles relatives aux modalités de paiement de la première vente entre un vendeur et un premier acheteur dans le secteur viticole 

Sagesse

M. FIALAIRE

254 rect. bis

Encadrement des dérogations aux règles relatives aux modalités de paiement de la première vente entre un vendeur et un premier acheteur dans le secteur viticole 

Sagesse

M. PLA

430 rect. bis

Encadrement des dérogations aux règles relatives aux modalités de paiement de la première vente entre un vendeur et un premier acheteur dans le secteur viticole 

Sagesse

M. BURGOA

617 rect. ter

Encadrement des dérogations aux règles relatives aux modalités de paiement de la première vente entre un vendeur et un premier acheteur dans le secteur viticole 

Sagesse

M. STANZIONE

918 rect. bis

Encadrement des dérogations aux règles relatives aux modalités de paiement de la première vente entre un vendeur et un premier acheteur dans le secteur viticole 

Sagesse

M. Étienne BLANC

8 rect. bis

Facilitation de la vente directe de volailles vivantes dans les foires, marchés et manifestations commerciales

Irrecevable art. 45

M. GILLÉ

637 rect.

Demande de rapport sur les mesures réglementaires nécessaires pour établir les critères de reconnaissance des organisations de producteurs

Défavorable

Article 19 bis A (Supprimé)

Mme GUHL

835

Rétablissement de l'article 19 bis A

Défavorable

Article additionnel après Article 19 bis A (Supprimé)

M. MÉRILLOU

605

Valorisation des sous-produits de la vinification

Irrecevable art. 45

Article 19 bis B (Supprimé)

M. TISSOT

558

Rétablissement de l'article 19 bis B

Défavorable

Article 19 bis C (Supprimé)

M. TISSOT

559

Rétablissement de l'article 19 bis C

Défavorable

Mme GUHL

836

Rétablissement de l'article 19 bis C

Défavorable

Article 19 bis

M. BUIS

1014 rect. bis

Faculté pour les PME de faire évoluer leurs tarifs de vente à la grande distribution

Défavorable

M. BLEUNVEN

831 rect.

Précision sur la notion de "produits alimentaires" utilisée dans l'article

Avis du Gouvernement

M. BLEUNVEN

612 rect.

Simplification de la clause de révision automatique des prix

Défavorable

Mme LOISIER

1072

Simplification de la clause de révision automatique des prix

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

192 rect. quinquies

Conditions de mise en oeuvre du calendrier réduit à deux mois pour les négociations commerciales conduites par les PME

Favorable si rectifié

M. KLINGER

437 rect.

Conditions de mise en oeuvre du calendrier réduit à deux mois pour les négociations commerciales conduites par les PME

Favorable si rectifié

M. BUIS

136

Conditions de mise en oeuvre du calendrier réduit à deux mois pour les négociations commerciales conduites par les PME

Favorable si rectifié

Mme Nathalie DELATTRE

264 rect.

Conditions de mise en oeuvre du calendrier réduit à deux mois pour les négociations commerciales conduites par les PME

Favorable si rectifié

M. Vincent LOUAULT

206 rect. quinquies

Conditions de mise en oeuvre du calendrier réduit à deux mois pour les négociations commerciales conduites par les PME

Favorable si rectifié

Le Gouvernement

349 rect.

Conditions de mise en oeuvre du calendrier réduit à deux mois pour les négociations commerciales conduites par les PME

Favorable

Le Gouvernement

347

Dispositif de lutte contre les déréférencements pratiqués par la grande distribution

Favorable

M. KLINGER

45 rect.

Dispositif de lutte contre les déréférencements pratiqués par la grande distribution

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

205 rect. quinquies

Dispositif de lutte contre les déréférencements pratiqués par la grande distribution

Défavorable

Mme GUHL

837

Financement des promotions en magasin à partir du prix de cession et non du prix de vente au consommateur

Irrecevable art. 45

M. Vincent LOUAULT

190 rect. quater

Suppression de l'interdiction des appels d'offres répétés pratiqués par les distributeurs

Favorable

Le Gouvernement

348

Suppression de l'interdiction des appels d'offres répétés pratiqués par les distributeurs

Favorable

M. Vincent LOUAULT

191 rect. ter

Obligations nouvelles pesant sur les distributeurs après réception des conditions générales de vente (CGV)

Défavorable

Mme LOISIER

149 rect.

Obligations nouvelles pesant sur les distributeurs après réception des conditions générales de vente (CGV) en cas de demande de baisse du tarif

Favorable

Article additionnel après Article 19 bis

M. SAUTAREL

120 rect. bis

Suppression de l'option 3 relative à la non-négociabilité de la matière première agricole 

Irrecevable art. 45

Mme ROMAGNY

928 rect. ter

Clause de révision automatique des matières premières industrielles

Irrecevable art. 45

Le Gouvernement

358 rect.

Article additionnel abrogeant un article du code de la consommation

Irrecevable art. 45

Article 19 ter (Supprimé)

M. Jean-Baptiste BLANC

708 rect. bis

Rétablissement de l'article

Favorable si rectifié

M. TISSOT

564

Rétablissement de l'article

Favorable si rectifié

Mme GUHL

838

Rétablissement de l'article

Favorable si rectifié

M. CHAIZE

852 rect. bis

Rétablissement de l'article

Favorable si rectifié

M. Vincent LOUAULT

170 rect. quinquies

Rétablissement de l'article

Favorable

Mme LOISIER

890 rect. ter

Rétablissement de l'article

Favorable

Article additionnel après Article 19 ter (Supprimé)

Mme GUHL

839

Transparence du prix de cession de la matière première agricole pour le consommateur

Défavorable

Article 19 quater

Le Gouvernement

357

Poursuite de l'expérimentation prévue à l'article 9 de la loi Descrozaille et précision sur son champ

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

252 rect.

Poursuite de l'expérimentation prévue à l'article 9 de la loi Descrozaille et précision sur son champ

Demande de retrait

Mme LOISIER

140 rect.

Poursuite de l'expérimentation prévue à l'article 9 de la loi Descrozaille et précision sur son champ

Favorable

Mme Nathalie DELATTRE

263 rect.

Poursuite de l'expérimentation prévue à l'article 9 de la loi Descrozaille et précision sur son champ

Favorable

Mme JOSENDE

181 rect.

Poursuite de l'expérimentation prévue à l'article 9 de la loi Descrozaille et précision sur son champ

Demande de retrait

Article 20

Mme GUHL

840

Élargissement du champ des dérogation à la durée minimale d'adhésion à une OP ou à une AOP dans le secteur du lait

Défavorable

M. TISSOT

560 rect.

Possibilité de quitter l'OP ou l'AOP en cas de changement de mode de production

Favorable

M. SALMON

423

Possibilité de quitter l'OP ou l'AOP en cas de changement de mode de production destiné à obtenir un signe d'identification de la qualité et de l'origine

Favorable si rectifié

M. SALMON

841

Possibilité de quitter l'OP ou l'AOP en cas de conversion à l'agriculture biologique

Demande de retrait

Article additionnel après Article 20

Mme GOSSELIN

27 rect. bis

Conditions d'apport de la production de lait de vache de chaque producteur adhérent à son organisation de producteurs

Irrecevable art. 41

M. PILLEFER

49 rect. quater

Conditions d'apport de la production de lait de vache de chaque producteur adhérent à son organisation de producteurs

Irrecevable art. 41

Mme MULLER-BRONN

82 rect. bis

Conditions d'apport de la production de lait de vache de chaque producteur adhérent à son organisation de producteurs

Irrecevable art. 41

Mme CONCONNE

606

Adaptation des conditions de reconnaissance des OP et des AOP dans les collectivités régies par l'article 73 de la Constitution

Irrecevable art. 45

Article 21

M. LAHELLEC

738

Réécriture globale de l'article 21

Défavorable

GOUVERNEMENT

 

Réécriture globale de l'article 21

Défavorable

M. SALMON

424

Caractère obligatoire du dispositif de « tunnel de prix »

Défavorable

Mme ROMAGNY

34 rect. ter

Conditions préalables à l'expérimentation de la clause de tunnel de prix

Défavorable

Mme Nathalie DELATTRE

250 rect. bis

Conditions préalables à l'expérimentation de la clause de tunnel de prix

Défavorable

M. Daniel LAURENT

911 rect. ter

Conditions préalables à l'expérimentation de la clause de tunnel de prix

Défavorable

M. GILLÉ

999

Conditions préalables à l'expérimentation de la clause de tunnel de prix

Défavorable

M. LAHELLEC

740

Conditions préalables à l'expérimentation de la clause de tunnel de prix

Défavorable

M. LAHELLEC

739

Présence des coûts de production dans la clause de tunnel de prix

Défavorable

M. DUROX

300

Présence des coûts de production dans la clause de tunnel de prix

Défavorable

M. SALMON

425

Présence des coûts de production dans la clause de tunnel de prix

Défavorable

M. SALMON

426

Présence des coûts de production dans la clause de tunnel de prix

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

208 rect. quinquies

Exclusion des grandes cultures de l'expérimentation de la clause de tunnel de prix

Défavorable

M. GOLD

256 rect.

Exclusion des grandes cultures de l'expérimentation de la clause de tunnel de prix

Défavorable

Mme ROMAGNY

35 rect. ter

Application de la clause de tunnel de prix pour les coopératives et les organisations de producteurs

Avis du Gouvernement

Mme Nathalie DELATTRE

251 rect.

Application de la clause de tunnel de prix pour les coopératives et les organisations de producteurs

Avis du Gouvernement

M. Daniel LAURENT

912 rect. ter

Application de la clause de tunnel de prix pour les coopératives et les organisations de producteurs

Avis du Gouvernement

M. GILLÉ

1000

Application de la clause de tunnel de prix pour les coopératives et les organisations de producteurs

Avis du Gouvernement

M. STANZIONE

876 rect. quater

Application de la clause de tunnel de prix pour les coopératives et les organisations de producteurs

Avis du Gouvernement

Article 22

M. SALMON

427

Suppression de la hausse de la rémunération des parts sociales d'épargne.

Défavorable

Article additionnel après Article 22

M. CANÉVET

116 rect.

Cumul des contrats de vente de biogaz par le producteur d'énergie.

Irrecevable art. 45

M. Vincent LOUAULT

220 rect. quinquies

Cumul des contrats de vente de biogaz par le producteur d'énergie.

Irrecevable art. 45

M. Vincent LOUAULT

221 rect. quinquies

Obligation de restitution de certificats de production de biogaz.

Irrecevable art. 45

M. LAHELLEC

745

Extension du régime d'entraide agricole aux coopératives d'utilisation du matériel agricole.

Irrecevable art. 45

Le Gouvernement

360

Composition du conseil d'administration et du conseil de surveillance des sociétés coopératives agricoles.

Irrecevable art. 45

Le Gouvernement

359

Possibilité pour les coopératives agricoles de tenir leurs assemblées générales de façon dématérialisée 

Irrecevable art. 45

M. KLINGER

436 rect.

Rapport au Parlement évaluant les conséquences, pour les exploitations agricoles et forestières, de la réforme du cumul emploi-retraite.

Irrecevable art. 45

Article 23

M. SALMON

428

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

561

Suppression de l'article

Défavorable

M. LAHELLEC

741

Suppression de l'article

Défavorable

M. TISSOT

562

Exclusion des projets présentant des incidences significatives sur l'environnement du champ de cet article

Défavorable

M. TISSOT

563

Ajout du critère de l'intention malveillante

Défavorable

Article additionnel après Article 23

M. GENET

688 rect.

Cristallisation du droit dans le cadre du contentieux des déclarations et des demandes environnementales

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

1039 rect.

Cristallisation du droit dans le cadre du contentieux des déclarations et des demandes environnementales

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

1040 rect.

Cristallisation du droit dans le cadre du contentieux des déclarations et des demandes environnementales

Demande de retrait

M. LEFÈVRE

987

Cristallisation du droit dans le cadre du contentieux des déclarations et des demandes environnementales

Sagesse

M. DUROX

301

Cristallisation du droit dans le cadre du contentieux des déclarations et des demandes environnementales

Demande de retrait

Article additionnel après Article 27 (Supprimé)

M. POINTEREAU

1025 rect.

Coefficient d'équivalence applicable à la trufficulture

Irrecevable art. 45

La réunion est close à 14 h 45.