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Les volontés de Clemenceau pour ses obsèques

" Je n’aurai pas d’obsèques bien entendu. Vous ne voyez pas Millerand avec sa Ligue, Poincaré avec sa serviette, en rang d’oignons derrière mon cercueil ? Je serais capable de revenir à moi ! "

" Pas de prêtre, surtout… Défense à tout curé d’approcher. Barrage à 300 mètres… au large ! Et pas de femmes qui pleurent. La Paix !… Et pas d’hommes non plus ! "

Testament de Clemenceau rédigé huit mois avant sa mort, le 28 mai 1929

" Ceci est mon testament.

Je veux être enterré au Colombier à côté de mon père. Mon corps sera conduit de la maison mortuaire au lieu d’inhumation sans aucun cortège. Aucune ablation ne sera pratiquée. Ni manifestation, ni invitation, ni cérémonie.

Autour de ma fosse, rien qu’une grille de fer, sans nom, comme pour mon père. Dans mon cercueil, je veux qu’on place ma canne à pomme de fer qui est de ma jeunesse, et le petit coffret recouvert de peau de chèvre qui se trouve au coin de l’étage supérieur de mon armoire à glace. On y laissera le petit livre qui y fut déposé par la main de ma chère maman.

Enfin, on y joindra deux bouquets de fleurs desséchées qui sont sur la cheminée de ma chambre qui donne accès dans le jardin. On mettra le petit bouquet dans l’obus qui contient le grand, et le tout sera déposé à côté de moi. "

Dossier d'archives : Georges Clemenceau (novembre 1999)