ANNEXES

Annexe 1 : Données statistiques sur le Bénin

Démographie

Nom officiel

République du Bénin

Superficie

112 622 km²

Population

7 millions d'habitants

Capitale

Porto-Novo

Villes principales

Cotonou, Djougou, Parakou, Lokossa, Abomey

Croissance naturelle

3 % par an

Population de <15 ans

45,6%

Population de >60 ans

6%

Espérance de vie

53 ans

Taux de fécondité

5,6 enfants par femme

Développement

Indice de développement humain

0,421 / 161 ème sur 177 pays

Taux de la population ayant accès à l'eau potable

61%

Nombre d'habitants par médecin

6.790

Taux de la population équipé en électricité

22%

Part de la population sous le seuil de pauvreté

33%

Education

Taux d'analphabétisme

60%

Taux brut de scolarisation de l'enseignement primaire

88%

Taux net de scolarisation dans l'enseignement primaire

45%

Economie

PIB (France: 1.520,8 milliards $)

2,372 milliards de dollars

PIB / habitant (France: 24.837€)

380 dollars

Taux de croissance

2,7% en 2004

Taux de chômage

1,6%

Taux d'inflation

3,1% en 2001

Solde budgétaire

-2,9% du PIB en 2002

Balance commerciale

- 1.321 millions de dollars en 2002

Principaux clients

Inde, Italie, Thaïlande, Indonésie

Principaux fournisseurs

Chine, France, Royaume-Uni, Italie

Part des secteurs d'activités dans le PIB

Primaire: 35,5%; Secondaire: 14,5%; Tertiaire: 50,0%

Exportations de la France vers le Bénin

227,3 millions d'euros

Importations françaises du Bénin

2,9 millions d'euros

Annexe 2 : Chronologie politique du Bénin depuis l'indépendance

PERIODE D'INSTABILITE POSTCOLONIALE (1960 à 1974)

1er Août 1960

Proclamation de l'indépendance du pays : Hubert MAGA, Président de la République, Sourou Migan APITHY, Vice-Président, Justin T. AHOMADEGBE, Premier Ministre.

28 Octobre 1963

Renversement du Président MAGA par l'armée. Le Général Christophe SOGLO accède au pouvoir.

19 Janvier 1964

Sourou Migan APITHY accède au pouvoir.

29 Novembre 1965

Démission de Sourou Migan APITHY.

fin Novembre - Décembre 1965

Tahirou CONGACOU, Président de l'Assemblée Nationale assure l'intérim du pouvoir.

22 Décembre 1965

L'Armée renverse Monsieur Tahirou CONGACOU. Le Général Christophe SOGLO accède au pouvoir.

17 Décembre 1967

Le Lieutenant-Colonel Alphonse ALLEY accède au pouvoir en renversant le Général Chistophe SOGLO.

31 Mars 1968

Adoption d'une nouvelle Constitution.

05 Mai 1968

Elections présidentielles annulées par l'Armée.

26 Juin 1968

L'Armée nomme le Dr Emile Derlin ZINSOU, Président de la République et Chef du Gouvernement.

10 Décembre 1969

Le Lieutenant-Colonel Maurice KOUANDETE renverse le Dr Emile Derlin ZINSOU.

Décembre 1969

Un triumvirat militaire prend le pouvoir. Le Général Emile de SOUZA assure la Présidence de la République.

Mars 1970

Elections présidentielles annulées.

07 Mai 1970

Formation d'un Gouvernement d'Union Nationale : le pouvoir est confié à un Conseil présidentiel de 3 membres (Hubert MAGA, Justin T. AHOMADEGBE et Sourou M. APITHY). Chaque membre préside durant deux années, assisté par les deux autres.

26 Octobre 1972

Coup d'Etat militaire du Commandant Mathieu KEREKOU, qui accède au pouvoir, désigné comme chef de l'Etat par les jeunes officiers putschistes. Avènement du Gouvernement Militaire Révolutionnaire, dont l'objectif est de rétablir l'unité nationale et de rompre les liens néo-coloniaux par les nationalisations.

REGIME DE PARTI UNIQUE (1972-1990)

30 Novembre 1974

Adoption du régime socialiste dont l'idéologie est le marxisme-léninisme.

30 Novembre 1975

Création du Parti de la Révolution Populaire du Bénin. Dans le même temps, le pays prend le nom de Bénin, l'appellation de Dahomay étant répudiée pour ses origines coloniales et parce qu'elle ne satisfait pas les populations du nord et du sud-est, les limites de l'ancien royaume n'englobant qu'une partie du territoire.

16 Janvier 1977

Coup d'Etat manqué de mercenaires africains et européens, une enquête de l'ONU met en cause la responsabilité de plusieurs Etats africains modérés

Décennie 1980

Montée de la crise financière du fait des recrutements massifs dans la fonction publique, de l'échec des grands projets lancés par l'Etat et de la récession nigériane. Mouvements sociaux. Pour la première fois, l'Assemblée nationale se prononce contre une décision du Président Kérékou qui souhaitait supprimer la garantie accordée aux diplômés d'obtenir un emploi public.

Janvier 1989

Agitation sociale, menée par les étudiants et le parti communiste béninois, exigeant le départ du Président Kérékou et appelant à « une véritable politique révolutionnaire ».

16 juin 1989

Accord signé entre l'Etat et le FMI et la Banque mondiale permettant un rééchelonnement de la dette.

Décembre 1989

Le Bénin renonce à l'idéologie marxiste-léniniste.

LA DEMOCRATISATION (1990-1991)

19-28 Février 1990

Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation, présidée par Mgr de Souza.

12 Mars 1990

Monsieur Nicéphore SOGLO est nommé Premier Ministre de la période de transition.

19 au 21 Juin 1990

XVIème conférence des chefs d'Etat de France et d'Afrique à la Baule.

20 Février 1991

1ères élections législatives de la période du renouveau démocratique. Une coalition de 4 partis soutenant le Premier ministre N. Soglo arrive en tête.

LA PRESIDENCE DE NICEPHORE SOGLO

24 Mars 1991

M. Nicéphore SOGLO élu Président de la République au deuxième tour du scrutin (avec 67,7 % des voix contre 34,2 % pour le Général Mathieu KEREKOU).

30 Avril 1991

Adoption à l'unanimité par le Haut conseil de la République d'une loi accordant à M. Kérékou « une immunité personnelle pour tous les actes qu'il a accomplis du 26 octobre 1972 au 1 er avril 1991 ».

Janvier 1993

Les Etats Génarux de l'administration territoriale lancent le projet d'accroître le nombre des départements en divisant en deux chacun de ceux qui existent.

Janvier 1994

Dévaluation du FCFA de 50%

Mai à Octobre 1994

Trois interventions de la Cour constitutionnelle marquent l'instauration d'un mode juridique de règlement des conflits entre les institutions politiques.

Avril 1995

2ème élections législatives. La Renaissance du Bénin, parti de Nicéphore Soglo, arrive en tête avec 21 députés sur les 83 sièges à pourvoir à l'Assemblée nationale, suivie du Parti du renouveau démocratique de M. Adrien Houngbedji (19 députés).

1 er au 4 Décembre 1996

6 ème sommet de la francophonie à Cotonou qui donne lieu à un embellissement spectaculaire de la capitale.

LA SECONDE PRESIDENCE DE M. KEREKOU DEPUIS 1996

18 Mars 1996

Election de M. Kérékou à la présidence du Bénin avec 52,4 % des voix, après que M. Hougbedji ait appelé à voter pour le Général Kérékou. M. Houngbédji devient Premier ministre sans pour autant être Chef du Gouvernement.

12 Mai 1997

Départ de Cotonou du dernier contingent des militaires béninois appelés à prendre part aux opérations de maintien de paix au Libéria. C'est une première dans l'histoire du pays.

15 Mai 1998

Premier remaniement ministériel à la suite de la démission du Premier ministre, M. Houngbédji et de trois ministres PRD. M. Kérékou perd sa majorité à l'Assemblée nationale.

24 Juillet 1998

Adoption définitive des cinq lois de décentralisation. Il reste à déterminer le choix des futurs chefs-lieux de département, décision qui est laissée au gouvernement.

Septembre 1998

Bien que ne disposant pas d'une majorité parlementaire, le gouvernement parvient à faire adopter par l'assemblée nationale deux projets de loi essentiels : la loi sur l'avancement des fonctionnaires au mérite (le 15/9), réforme qui constituait pour les institutions financières internationales un préalable à la poursuite du programme d'ajustement structurel ; la loi électorale (le 17/9) qui crée de nouvelles circonscriptions pour les législatives de mars 1999 (tout en maintenant identique le nombre de sièges à pourvoir).

28 Janvier 1999

Un contingent béninois de 145 hommes est acheminé, avec l'aide de la France, en Guinée-Bissau afin de participer à la force d'interposition de l'Ecomog.

13 Mars 1999

Décès d'une crise cardiaque de Mgr Isidore de Souza, Archevêque de Cotonou, principal artisan du retour de la démocratie.

30 Mars 1999

3èmes élections législatives. Les résultats accordent 38 sièges à l'opposition, 41 sièges à la mouvance présidentielle, et 4 à un petit parti charnière du nord, l'alliance étoile. Dans l'opposition, la Renaissance du Bénin obtient 27 députés à elle seule. Un vote sanction à l'encontre du gouvernement a été sensible à Cotonou, mais moins dans l'arrière-pays, où les électeurs ont davantage suivi les «fils du terroir», c'est à dire les personnalités locales.

13 Août 1999

Signature à Cotonou d'un accord entre le Nigéria, le Togo et le Ghana pour la construction d'un gazoduc de l'Afrique de l'Ouest qui reliera le premier Etat producteur de gaz naturel aux trois autres.

17 Avril 2000

Mise en service du premier réseau de téléphonie mobile GSM

23 Juin 2000

Signature d'une nouvelle convention ACP-UE(accord de Cotonou)

12-14 Juillet 2000

Visite du colonel Khadafi à la suite du sommet de l'OUA

16-17 Octobre 2000

Visite de Charles Josselin, Ministre délégué à la coopération et à la francophonie

4-6 Décembre 2000

Conférence internationale des démocraties nouvelles ou rétablies , en présence de la délégation française conduite par Kofi Yamgnane, député et ancien Ministre

LE NOUVEAU MANDAT DU PRESIDENT KEREKOU

4 Mars 2001

M. KEREKOU est réélu avec 83 % des voix à la présidence de la République. Son principal adversaire, Nicéphore SOGLO, invoquant les fraudes du premier tour, avait refusé de participer au second tour. M. Adrien HOUNGBEDJI s'était également retiré, laissant M. Bruno AMOUSSOU arrivé en quatrième position entrer dans la course. Celui-ci obtient 16,36 % des voix. Par suite de ces désistements, la Cour Constitutionnelle a été amenée à reporter le second tour de l'élection de 4 jours. L'Union Européenne appelle dans un communiqué les autorités béninoises à analyser les dysfonctionnements qui ont affecté les opérations électorales.

19 Juin 2001

signature d'un compromis par lequel le Bénin et le Niger envisagent de saisir la Cour Internationale de Justice sur le différend frontalier de l'île de LETE qui les oppose.

10 Janvier 2002

Annonce de la nomination de M. BIO TCHANE, Ministre des Finances et de l'Economie, au poste de Directeur du Département Afrique au FMI. Il est remplacé par M. Grégoire LAOUROU.

30 Mars 2003

4èmes élections législatives (victoire de la mouvance présidence et ralliement de Adrien Houngbedji).

18 Avril 2003

Lancement à Cotonou du Fonds Ouest Africain de développement

23 Avril 2003

Le Club de Paris accorde au Bénin une remise de dette d'environ 30 milliards CFA

25 Avril 2003

Election d'Antoine Kolawolé IDJI (MADEP) au poste de Président de l'Assemblée Nationale, avec 63 voix (sur 83) en sa faveur.

2 Mai 2003

Le Chef de l'Etat promulgue la loi visant à réprimer la pratique des mutilations génitales féminines.

12 Mai 2003

Passation de service entre Me Adrien HOUNGBEDJI et Kolawolé IDJI à la présidence de l'Assemblée Nationale.

12 Juin 2003

Annonce du remaniement ministériel consécutif aux élections législatives du 30 mars. Sur 21 portefeuilles, 11 ministres sont reconduits et trois femmes font leur entrée dont une ministre PRD et une ministre MADEP.

5 février 2005

Remaniement gouvernemental : 8 ministres entrent, 8 sortent, 7 conservent leur portefeuille et 6 changent de poste.

2006

ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES.

Annexe 3 : les institutions politiques béninoises

Système institutionnel : République Démocratique dont la Constitution a été adoptée le 11 Décembre 1990.

Le Président de la République : Il est élu pour 5 ans (1999-2006), avec mandat renouvelable une seule fois. Il dispose, pour gouverner, d'une constitution représentant un compromis entre les constitutions américaine et française.

Le Parlement : Il est représenté par une Assemblée Nationale de 83 membres élue pour 4 ans. Les dernières élections législatives ont eu lieu en mars 2003. Les partis de la mouvance présidentielle sont majoritaires.

La Cour Constitutionnelle : elle se compose de sept membres désignés par l'Assemblée Nationale (4) et par le Chef de l'État (3), pour une durée de 4 ans.

La Cour Suprême : elle se compose du parquet, soit 4 avocats généraux et un Procureur et des Chambres : Chambre administrative (5 Conseillers) ; Chambre judiciaire (3 Conseillers) ; Chambre des comptes (3 Conseillers).

Le Conseil Économique et Social est composé de 30 membres, dont 3 nommés par le Président de la République ; 2 par le Bureau de l'Assemblée Nationale ; 25 par les partenaires sociaux.

La Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication composée de neuf membres désignés, à raison de :

• 3 par le Président de la République ;

• 3 par le Bureau de l'Assemblée Nationale ;

• 3 par les Journalistes professionnels et les Techniciens de l'Audiovisuel, des Communications et des Télécommunications.

Annexe 4 : allocution de Mme Michèle Alliot-Marie,

Ministre français de la Défense à Cotonou le 9 décembre 2004

Messieurs les Ministres,

Messieurs les Ambassadeurs,

Monsieur le Maire,

Messieurs les Officiers généraux,

Mesdames et Messieurs,

Nous retrouver si nombreux aujourd'hui à Cotonou, pour marquer la fin du quatrième cycle RECAMP, est le meilleur témoignage de l'intérêt grandissant que suscite cette approche du maintien de la paix en Afrique, que la France s'efforce de promouvoir. Renforcer les capacités de maintien de la paix du continent, c'est permettre aux Etats et organisations africains de prendre en main les problèmes de sécurité qui les affectent et qui compromettent leur développement. Est-il besoin de le rappeler ? C'est malheureusement en Afrique qu'éclatent nombre des conflits qui déchirent notre monde. C'est aussi en Afrique que se déroulent près de la moitié des opérations de maintien de la paix mises en oeuvre par la communauté internationale. La partie du cycle RECAMP qui se déroule ici au Bénin concrétise les travaux politiques et militaires en cours depuis deux ans. Les treize pays de la CEDEAO, dix pays non africains, de grandes organisations internationales et plusieurs ONG ont répondu à notre appel pour travailler en commun au succès de l'exercice « Bénin 2004».

Le Bénin est un pays stable et pacifique ; son engagement très concret dans des opérations de maintien de la paix ne s'est jamais démenti. A plus d'un titre, il disposait donc d'une légitimité particulière pour co-organiser et accueillir cet exercice. Je tiens à remercier chaleureusement les autorités béninoises de l'avoir fait.

Cette journée traduit, à mes yeux, la rencontre de deux volontés, celle des pays africains et celle de la France. Elle est également une occasion de réfléchir aux moyens de concrétiser ensemble nos ambitions. Cet exercice traduit la rencontre de deux volontés :

- celle des pays africains de s'approprier les questions de sécurité de leur continent ;

- celle de la France, qui inscrit sa politique de sécurité et de défense en Afrique dans le cadre d'une approche nouvelle et globale à l'égard du continent.

La volonté des Africains de s'impliquer de plus en plus en faveur de la sécurité de leurs populations et de leurs territoires.

Dans le Darfour soudanais, les forces de l'Union africaine assurent le cessez-le-feu et soutiennent le processus de paix.

En République centrafricaine, à Bangui, la force de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) est engagée en soutien du processus de paix, aux côtés du détachement français de Boali.

En Côte d'Ivoire, des contingents africains, provenant en majeure partie de la CEDEAO, sont engagés sous le béret bleu de l'ONUCI.

RECAMP a largement contribué à ces succès opérationnels. C'est une approche «vivante», souple, qui a su évoluer avec le temps pour être approprié par les différents acteurs. On peut affirmer sans hésiter que RECAMP a permis une évolution des mentalités. Les officiers d'états-majors ont progressé dans le travail interarmées et dans un cadre multinational. L'interopérabilité des forces a pu être améliorée. RECAMP a également donné à des hommes une tâche commune, leur permettant de mieux se connaître pour relever les défis de ce continent.

La volonté de la France d'appuyer son action en Afrique sur une politique de sécurité et de défense rénovée.

La politique de la France en Afrique est caractérisée par des liens historiques et culturels forts. Ces liens demeurent, et demeureront, mais nos relations ont profondément évolué.

Notre politique est fondée sur des principes clairs :

- aider les pays africains à consolider et rénover leurs structures étatiques par une politique de coopération appropriée. Cela leur permettra de mieux exploiter leurs ressources et de bénéficier du potentiel de la globalisation ;

- soutenir les efforts des Africains pour assumer progressivement toutes leurs responsabilités en matière de sécurité, afin de préserver l'intégrité et la stabilité de leurs Etats ;

- appuyer les efforts des organisations régionales et mobiliser la communauté internationale, en particulier les Européens, en faveur de l'Afrique.

Notre approche des questions africaines est ainsi globale et multilatérale.

Globale, parce que nous traitons en étroite liaison toutes les questions liées à la prévention et au règlement des crises, qu'elles soient militaires, politiques, sociales ou économiques.

Multilatérale, parce que nous jugeons impératif de mettre en commun les efforts et de ne pas disperser les moyens et les énergies que fournissent les Etats, les sociétés civiles, les organisations régionales et internationales ou les ONG.

Cette approche n'exclut en rien les relations bilatérales que nous entretenons et continuerons d'entretenir avec de nombreux pays africains. Cette coopération est nécessaire à la mise en oeuvre des outils de défense des Etats, qui forment les piliers des systèmes de sécurité régionaux.

Forts de ces volontés conjuguées, nous devons réfléchir ensemble aux moyens de concrétiser nos ambitions pour l'Afrique.

Il est nécessaire de poursuivre et d'approfondir la démarche RECAMP.

Dans le domaine de l'entraînement :

RECAMP 4 a permis de développer l'ensemble du processus décisionnel d'une opération de maintien de la paix, du niveau politico-militaire jusqu'au niveau tactique. Dans le domaine de l'équipement :

La loi de programmation militaire française 2003-2008 prévoit le reconstitution progressive des stocks RECAMP dès 2005. Cela permettra aux armées africaines d'améliorer la disponibilité opérationnelle de leurs propres équipements.

Dans le domaine de la formation :Nous devons encore développer les formations collectives. C'est l'objectif de la réinstallation de l'école à vocation régionale à Bamako.

L'Union européenne a un rôle déterminant à jouer dans ce partenariat nouveau avec l'Afrique. L'Europe se montre de plus en plus déterminée à s'investir sur les questions de sécurité africaines.

- L'an passé, l'Union a mené sa première opération autonome en République démocratique du Congo.

- Le 12 novembre 2004, l'Union européenne a adopté un plan d'action pour apporter son soutien à la paix et la sécurité en Afrique.

- Le Fonds européen de développement a créé une «Facilité pour la Paix», qui permettra de participer au financement d'opérations de maintien de la paix décidées par les Africains.

- Les nouveaux outils que l'Union européenne développe dans le cadre de la PESD

- Cellule de planification et de conduite des opérations, groupements tactiques 1500, Force de gendarmerie européenne - lui permettront de participer plus activement à des opérations de maintien de la paix loin de ses frontières.

Nous encourageons les Européens à participer davantage à nos projets communs, à commencer par RECAMP. Nous saluons ceux qui apportent déjà une contribution active à cet exercice. L'Union européenne approfondit par ailleurs sa relation avec l'Union africaine, comme on le voit actuellement au Darfour.

Je tiens à adresser mes sincères remerciements à tous les représentants des Etats et des organisations qui ont apporté une contribution concrète à la réalisation de ce quatrième cycle RECAMP. Ensemble, nous manifestons notre volonté d'aider l'Afrique à progresser sur la voie de l'appropriation de ses questions de sécurité, dans un esprit de solidarité et de coopération internationale.

Prochainement, le cycle RECAMP 5, que nous envisageons de consacrer à la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, ouvrira de nouvelles perspectives. Il n'y aura pas de développement possible de l'Afrique sans sécurité, comme il n'y a pas de sécurité sans développement. La situation sécuritaire de l'Afrique concerne les Africains. Elle concerne aussi les Européens et le reste du monde. En travaillant à la consolidation des capacités africaines de maintien de la paix et de gestion des crises, nous réunissons les conditions d'un développement durable du continent. Nous oeuvrons ainsi à la paix et à la stabilité de ce monde.

(Source : site internet du ministère de la Défense)

Annexe 5 : Extrait de « Coopération Melun-Ouidah : quoi de neuf ? », support d'information édité par la municipalité de Melun sur la coopération décentralisée avec Ouidah (mars 2005)

OPÉRATION « SOS OUIDAH « CHÈQUES BIEN REMIS À L'HOPITAL, MAIS...

Mission accomplie. Nicole Chapel, Adjoint au Maire, a bien remis au Maire de Ouidah, au cours de la cérémonie qu'il avait organisée pour l'occasion le 11 janvier dernier, le chèque de 11 740 € correspondant aux sommes perçues dans le cadre de l'opération « SOS OUIDAH « et celui de l'Association des Enseignants du Conservatoire de Melun, d'un montant de 118,95 €. Rappelons que cette collecte avait été décidée pour permettre à l'hôpital de zone de se doter des matériels médicaux qui lui faisaient cruellement défaut. L'établissement hospitalier va donc pouvoir acquérir :

- Un appareil de photothérapie pour le service pédiatrie ;

- Un micro-diffuseur électrothermique pour le service de chirurgie-gynéco-obsétrique ;

- Un spectrophotomètre et un appareil d'électrophorèse pour le laboratoire.

...UN TROISIÈME VA SUIVRE !

Comme annoncé dans notre numéro précédent, le lot n°2 (scooter Peugeot) n'ayant pas été réclamé à la date du 25 février 2005, est réputé perdu. Il sera mis en vente dans les prochains jours au prix de 850 € au lieu de 999 €. (Avis aux amateurs !). La somme sera intégralement reversée à l'hôpital de Ouidah, qui aura donc bénéficié d'une somme totale de 12 708,95 €.

LE PARTENARIAT MELUN/OUIDAH, ON EN PARLE

7 Sénateurs français doivent se rendre en mission au Bénin du 17 au 22 avril prochains, dans le cadre de leur travail sur la francophonie. Colette Mélot, 1 er Adjoint en charge notamment de la Coopération Décentralisée à Melun et Sénateur depuis septembre dernier, fera partie de cette délégation. Outre les visites protocolaires à Porto-Novo et Cotonou (Présidence de la République et Assemblée Nationale), un certain nombre de visites de terrains sont programmées.

Parmi elles, deux concernent des exemples de coopération décentralisée.

La première s'intéressera aux partenariats Porto-Novo/Grand Lyon et Porto-Novo/ Cergy-Pontoise, la seconde à la coopération Ouidah/Melun.

Coopération MELUN / OUIDAH

QUOI DE NEUF ?

MELUN ET OUIDAH D'ACCORD SUR UN PROGRAMME D'ACTIONS TRIENNAL

Le programme d'actions triennal (2005/2006/2007) arrêté par les deux communes a été adopté par le Conseil Municipal de Melun le 3 février dernier. Ce programme résulte d'une réflexion approfondie de notre partenaire sur ses principales difficultés et s'inscrit dans le cadre d'un plan global de développement.

Les actions retenues affichent une volonté de moderniser ses services municipaux avec l'accès d'un plus grand nombre d'agents aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, en assurant en parallèle la formation du personnel et la maintenance du matériel par le biais du recrutement d'un technicien informatique.

Le renforcement des capacités humaines obéit en outre à une double logique : améliorer la qualité du service public rendu à l'usager et participer à la résorption du chômage en offrant aux Ouidahniers la possibilité de trouver un emploi dans leur commune.

Les principes fondateurs du partenariat entre Ouidah et Melun trouvent donc leur pleine application en permettant à la commune béninoise d'exprimer librement ses besoins tout en bénéficiant de l'expérience d'une ville française rompue depuis longtemps à l'exercice de la démocratie.

Le lien entre les deux communes s'en trouve renforcé, établi sur une base saine, bannissant toute idée de supériorité de l'une par rapport à l'autre et concourrant, au contraire, à la construction d'une oeuvre commune de laquelle chacune pourra tirer des bienfaits. Le point sur les 4 actions retenues.

LA MISE EN RÉSEAU INFORMATIQUE DE LA MAIRIE DE OUIDAH ET L'ACCÈS A INTERNET

Aujourd'hui, seul le bureau du Maire dispose d'un accès à Internet et d'une messagerie. Tous les courriers électroniques parviennent dans sa boîte l'obligeant à imprimer puis à répartir, dans les différents services, ceux qui ne le concernent pas directement. Afin de rationaliser l'organisation du travail et de moderniser les principaux services en leur permettant de communiquer rapidement avec le monde extérieur ou plus simplement avec Cotonou (!), il a été décidé de procéder à la mise en réseau informatique des 10 postes existants, de partager la connexion à Internet et de mettre en place une messagerie interne.

Le recrutement d'un cadre est de surcroît apparu indispensable en vue de former les utilisateurs aux nouvelles technologies de l'information et de la communication. Ce cadre aura non seulement la charge de la maintenance de l'outil informatique déjà acquis par la Mairie de Ouidah, mais aussi de la gestion et de la mise à jour des données du site Web en cours d'installation. Ce projet de mise en réseau informatique de la Mairie et d'accès à l'internet, constituera un puissant levier de cohésion et d'efficacité de l'action communale et permettra à ses responsables de pouvoir relayer un grand nombre d'informations auprès de la population.

LA MISE EN PLACE D'UNE STRUCTURE CHARGÉE DU DÉVELOPPEMENT LOCAL

Les récentes lois de décentralisation ont transféré aux communes la mission d'élaborer et d'adopter un plan de développement. Malheureusement, l'Administration héritée de l'ex-circonscription urbaine, composée pour l'expérience dans l'élaboration et la gestion d'un projet de développement, n'est pas du tout en mesure de répondre aux obligations pourtant imposées par les nouveaux textes en vigueur au Bénin. Le recrutement d'un agent spécialisé dans le développement local apparaît donc comme une priorité.

Il s'agira pour cet agent de proposer une stratégie de développement endogène et équilibrée du territoire communal, en ayant préalablement identifié les besoins réels des populations et mis à disposition des élus les éléments d'analyse et d'appréciation de la conjoncture spatiale et économique de la commune.

Tous ces éléments devront être de nature à alimenter la réflexion du Maire et de son Conseil Communal en vue de déterminer les actions à entreprendre.

La prise en charge financière de cet agent, par la ville de Ouidah, sera progressive. Elle sera de 20% en 2005, 40% en 2006 et 60% en 2007. Le prochain programme triennal devra avoir pour objectif de faire absorber les 40% restants.

LES ACTIONS DE FORMATIONS/ÉCHANGES DE SAVOIR-FAIRE

L'ouverture des services de la ville de Melun aux élus et aux fonctionnaires de la ville de Ouidah doit s'apparenter à un véritable laboratoire d'expériences leur permettant d'observer les pratiques d'une ville d'un pays démocratique et décentralisé, d'en tirer les enseignements nécessaires et d'adapter certaines méthodes à leur contexte local.

Mais, les échanges de savoir-faire et d'expériences ne doivent pas se limiter au seul fonctionnement de la Mairie. Ce doit être également l'occasion d'éprouver la notion de réciprocité affirmée comme principe fondateur de cette coopération, en faisant appel chaque fois qu'il sera possible, à des compétences béninoises pour faire progresser la ville de Melun dans ses propres problématiques.

Ce sera le cas en septembre prochain avec la venue d'une Ouidahnière, le Docteur Béatrice Aguessy, Professeur de gynécologie-obsétrique, qui participera à un colloque sur le SIDA à Melun. Comment aborder les questions de sexualité avec nos patientes africaines, s'interrogent de plus en plus les médecins melunais en charge de la prévention contre le SIDA. Le Professeur Aguessy a accepté de venir les rencontrer pour les aider à résoudre leurs difficultés. Un point plus précis sur ce colloque sera fait dans un prochain numéro.

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