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Les groupes politiques du Sénat - déclarations politiques

Groupe Les Républicains

Le Groupe Les Républicains porte un projet pour les Français et une vision pour la France alors que la situation de notre pays demeure préoccupante.

Les résultats du renouvellement sénatorial témoignent de la confiance des grands électeurs à l’égard du Groupe. Nous sommes, dans ce contexte, porteurs d’une responsabilité particulière devant les élus locaux et les Français.

Notre projet repose sur notre volonté :
- de rétablir l’autorité de l’État,
- d’assurer la sécurité des Français,
- d’assurer la compétitivité économique de notre pays afin de permettre la prospérité des Français,
- d’engager une véritable politique industrielle,
- de donner à notre agriculture les moyens de son développement,
- de moderniser notre modèle social pour construire de nouvelles solidarités,
- de promouvoir une écologie proche des citoyens,
- d’assurer le rayonnement international de la France,
- de promouvoir un projet européen protecteur,
- de se donner les moyens pour une école de la réussite,
- de permettre le développement de tous les territoires de la République et de porter une nouvelle étape de décentralisation,
- de rendre confiance aux Français dans la démocratie,
- de préserver l’unité de la Nation et la cohésion des Français en rejetant le communautarisme.

Le Groupe Les Républicains souhaite conforter le rôle du Sénat comme représentant et avocat des territoires et particulièrement de la périphérie des grandes villes et de la ruralité. Alors que la fracture territoriale ne cesse de se creuser, notre Groupe portera la voix de la France territoriale abandonnée et des élus locaux, ciment de la République.

Le Groupe Les Républicains, attaché au bicamérisme, souhaite contribuer au rayonnement du Sénat, institution essentielle au bon fonctionnement de notre démocratie.

Le Groupe Les Républicains trouve sa force dans son autonomie de décision, dans la liberté et le respect de la sensibilité de tous ses membres. Il se garde de toute opposition caricaturale ou, à l’inverse, de tout alignement systématique. Il a vocation à être une force de réflexions, de propositions et de renouvellement.

Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (groupe d'opposition)

Le parti socialiste a pour but l’émancipation de l’Homme dans la société en le libérant de toute forme d’aliénation pouvant l’opprimer et en lui assurant le plein exercice de ses droits et libertés dans le respect de la collectivité. Les sénatrices et sénateurs socialistes, écologistes et républicains sont conscients que leur tâche doit être animée par une forte volonté de justice et d’égalité. Il s’agit de créer un monde meilleur dans lequel l’individu peut exprimer tout son potentiel et dans lequel la collectivité a toute sa place.

L’Homme est un être de raison, libre et social ; il s’émancipe dans et par la société. C’est pour cela que la fraternité, si chère aux socialistes, est et doit rester une valeur essentielle de la République.

Le combat pour la liberté et la laïcité doit être un engagement constant et faire l’objet d’une grande vigilance de tous les citoyens.

Plus que des principes, ces conditions essentielles à la démocratie et au bien être de chacun doivent se transcrire en volonté politique. En ce sens, le parti socialiste et les sénatrices et sénateurs qui en sont issus ou qui ont décidé d’être membre du groupe socialiste, écologiste et républicain défendent le modèle de l’État social. Celui-ci implique une meilleure justice sociale grâce à la redistribution des richesses, à la solidarité et doit assurer la mise en œuvre de l’égalité des chances.

L’égalité implique aussi le rejet par les membres du groupe socialistes, écologistes et républicains de toute sorte de discriminations, de tout refus de l’autre. La France s’est construite à partir de diverses origines et doit s’enorgueillir de son modèle républicain d’intégration qu’il convient de rénover.

Dans un contexte économique international bouleversé, les sénatrices et sénateurs socialistes, écologistes et républicains réaffirment le rôle de régulation et de contrôle de l’État sur le marché afin que celui-ci cesse de sacrifier les intérêts humains au profit des intérêts financiers.

Nous pensons que le progrès scientifique et économique est l’instrument nécessaire d’une telle société. La recherche médicale, les avancées technologiques ainsi que la formation et l’éducation sont autant de domaines dans lesquels l’État doit s’investir pour le bien-être de l’Homme.

Toutefois, le progrès doit se faire avec la prise en compte impérative des exigences écologiques et obéir à un modèle de développement durable qui préserve les générations futures.

Nous réaffirmons la tradition française du service public. Celui-ci doit permettre d’offrir à tous, partout, le plus justement possible des services publics aussi nécessaires que l’éducation, le logement, les transports, la santé ainsi que la justice et la sécurité.

Les sénatrices et sénateurs socialistes, écologistes et républicains se proposent d’être les garants de l’autonomie et de la spécificité des collectivités territoriales, de lutter pour qu’elles aient les moyens de l’exercer grâce à la péréquation et la solidarité territoriale. Nous sommes pour une démocratie locale innovante, promouvant la diversité et la spécificité de la France.

Les sénatrices et sénateurs socialistes, écologistes et républicains, résolument de gauche et force de proposition, s’inscrivent dans une dynamique d’opposition au gouvernement actuel et à la majorité sénatoriale. Ils veilleront à ce que la France se réforme dans le cadre du débat parlementaire pour préparer l’avenir.

Groupe Union Centriste (groupe minoritaire)

Le Groupe Union Centriste avait considéré l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017 comme susceptible d’impulser l’élan réformateur dont la France a tant besoin.

Tout en souhaitant la réussite de ce nouvel exécutif, les sénateurs centristes étaient lucides quant à la difficulté et à l’ampleur de la tâche. Déjà, ils pointaient la détermination nécessaire pour mener à bien des réformes structurelles tant de fois repoussées. Depuis, la France a été paralysée par une des plus grandes grèves de son histoire. Déjà, ils dénonçaient la fragilité du lien social et le besoin de justice. Depuis, le mouvement des gilets jaunes a engendré la protestation populaire la plus virulente depuis mai 68. Déjà, ils affirmaient la nécessité d’accompagner six millions de Français à la recherche d’un emploi pérenne. Depuis, la crise du Coronavirus inverse brutalement une courbe du chômage qui était devenue heureusement négative.

Des réformes allant dans le bon sens ont été entreprises au cours des trois premières années du quinquennat: formation professionnelle, attractivité fiscale, droit du travail, transports. Le Groupe Union Centriste les a accompagnées dans l’esprit d’exigence constructive qui a toujours été le sien. Si ce bilan doit être salué, il ne peut masquer ce qu’il reste à accomplir.

En matière économique, il nous faut relancer sans ouvrir les vannes de la dépense courante, sans donc retomber dans les errements d’un keynésianisme aveugle aux méfaits de la dette et des déficits. Ce qui suppose d’établir une stratégie industrielle et technologique, identifier les secteurs les plus porteurs à soutenir et à développer, permettant en parallèle de retrouver une part de souveraineté.

La transition écologique doit s’appuyer sur une vision énergétique claire. Développer les énergies renouvelables impose simultanément une production nucléaire importante. Une feuille de route sans ambiguïté faisant encore défaut, la France ne s’inscrit pas encore dans une trajectoire de neutralité carbone en 2050.

Les territoires demeurent les grandes oubliés de l’action publique. Or, la réponse au besoin d’équité et de justice s’inscrit d’abord dans le local. L’avenir de nos collectivités territoriales ne peut être défini depuis Paris. Cette vision jacobine ne peut être qu’inopérante.

Enfin, tant que des sujets tels que l’insécurité, l’incivisme, la communautarisation de la société, la violence, la radicalité ne seront pas traités avec lucidité et en profondeur, ils continueront de saper le lien social et la concorde nationale.

Le Groupe Union Centriste est membre de la majorité sénatoriale depuis octobre 2014. Il a coconstruit les réformes internes impulsées par le Président du Sénat et l’approche globale de contre-pouvoir. L’image d’un Sénat rénové, force de propositions et de contrôle, en a été renforcée. Cette double démarche sied à notre équilibre institutionnel. Elle donne un sens profond au bicamérisme dont nous pensons qu’il est un gage substantiel de stabilité pour notre pays. Elle conduit le Groupe Union Centriste à vouloir poursuivre sur ces deux axes.

Le Groupe UC sort renforcé des élections de septembre 2020. Il entend peser de tout son poids pour défendre ses options historiques : confiance à l’ égard des structures les plus proches des citoyens par les voies de la décentralisation, de la déconcentration et de la subsidiarité; nécessité d’une Europe forte et plus intégrée indispensable pour mener une relance coordonnée et nous permettre d’exister dans la mondialisation, même heureusement régulée; conjugaison du libéralisme et de l’humanisme pour accompagner les mutations technologiques et économiques. Plus que jamais, ces engagements guideront l’action des membres du Groupe UC.

Groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (groupe minoritaire)

Depuis son élection, le président Emmanuel Macron inscrit son action dans une démarche progressiste et innovatrice pour faire réussir la France dans le monde du 21e siècle.

Comme législateurs, représentant la diversité de nos concitoyens et collectivités de l’hexagone et d’outre mer, nous entendons partager l’action menée par le gouvernement et la majorité, avec pour objectifs de moderniser les outils économiques et sociaux de la Nation, de renforcer nos services publics, d’insérer la France comme un acteur respecté en Europe et dans le monde, de mener la transformation écologique essentielle à notre avenir commun, et de restaurer durablement la confiance des Français dans leurs institutions.

À la suite de ce renouvellement sénatorial, nous engageons une nouvelle étape de notre action collective au sein de la Haute assemblée, dans une dynamique d’ouverture et de rassemblement.

C’est pour bien exprimer ce choix et marquer le début d’un nouveau chapitre que nous avons collectivement souhaité la naissance du groupe « Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants » (RDPI).

Ce groupe parlementaire s’inscrit dans la majorité présidentielle, en garantissant à chacun de ses membres une complète liberté de vote sur l’ensemble des débats législatifs. Il leur fait confiance pour se rassembler dans l’appui aux grandes réformes traduisant la dynamique présidentielle et, le jour venu, dans le vote de la confiance au Gouvernement.

Groupe communiste républicain citoyen et écologiste (groupe d'opposition)

La France traverse une crise économique, sociale et environnementale d’une rare violence.

La pandémie de la Covid-19 a considérablement renforcé ce constat. Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE saluent l’engagement des personnels de santé et des « premiers de corvée » qui y font face.

Outre les drames humains qu’elle entraîne, la pandémie a mis en avant les désastres entraînés par la mondialisation financière. La mise à l’arrêt de notre économie entraîne une explosion du chômage et de la précarité. La faim fait son retour dans notre pays.

Notre pays est menacé comme beaucoup d’autres par une forme de désintégration économique, sociale et démocratique.

La désintégration économique, résultat d’une mondialisation libérale sauvage, a été soulignée par la crise sanitaire actuelle démontrant l’incapacité de notre pays à faire face à des besoins matériels évidents et urgents. L’une des plus grandes urgences est le renforcement de notre système de santé, en redonnant en particulier les moyens nécessaires à l’hôpital, et en restaurant notre souveraineté en matière de médicament et matériel.

Cette désintégration économique implique une désintégration sociale accélérée. Le droit du travail, les droits sociaux, attaqués depuis des années, sont encore dégradés au nom du sauvetage de l’économie.

Cette pandémie aggrave une crise politique profonde, une crise de confiance à l’égard des élu-e-s, une crise de valeurs. Il s’agit là d’un véritable processus de désintégration démocratique.

Notre peuple subit depuis maintenant 40 ans une précarisation croissante, une angoisse qui s’amplifie d’année en année face à l’avenir.

Alors que le progrès technologique permet en théorie l’amélioration de la qualité de vie, bien souvent c’est à une dégradation des conditions d’existence que l’on assiste, comme l’attestent la réduction drastique de l’accès aux soins, les difficultés à se loger dignement, la maltraitance du transport au quotidien.

Les promesses non tenues depuis des décennies, les vives déceptions après les grands espoirs de 1981, de 1997, mais aussi après le référendum de 2005, l’espoir pour certains d’« un nouveau monde », sont de toute évidence à la source de cette grave perte de confiance, symbolisant l’abstention croissante lors des consultations électorales. Cette perte de confiance ouvre le chemin aux démagogues, à ceux qui, pour conquérir le pouvoir, dressent ceux qui souffrent les uns contre les autres, plutôt que de les unir face aux puissances financières. Le danger de la montée du Front national, présent au second tour de la dernière élection présidentielle, puise sa raison d’être dans ce terreau de déception, de colère, d’injustice.

L’élection d’Emmanuel Macron ne s’est pas faite par adhésion à son projet, mais pour faire barrage à l’extrême droite. Elle est intervenue dans ce contexte de désillusion, de colère, de division et de mise en cause des deux partis qui ont dominé la vie politique de ces dernières décennies et des renoncements libéraux et promesses non tenues successifs.

E. Macron avait été mis sur orbite pour sauver un système en perdition. L’affichage, amplement relayé par des médias aux ordres, fut celui d’un renouvellement, d’une rupture, menés par un président jeune soudainement exonéré de ses responsabilités passées.

Trois ans après son élection, la réalité s’impose : le nouveau Chef de l’État a mené une offensive tous azimuts au service des riches et du patronat pour laquelle il n’a pas été élu.

Les électrices et électeurs du 7 mai 2017 n’avaient pas voté pour la casse du Code du Travail, pour l’exonération de l’ISF du patrimoine mobilier, pour la casse du logement social annoncée par la remise en cause de l’APL ou pour la sélection à l’université.

Elles et ils n’ont pas voté pour les privatisations, pour le démantèlement du service public et le bradage de notre industrie, d’ADP à Engie en passant par la SNCF.

Elles et ils n’ont pas voté pour une mise en accusation des collectivités territoriales et leur asphyxie financière. Quand on sait qu’elles sont un lien irremplaçable de proximité, d’expression de la solidarité nationale et de mise en œuvre du service public.

Le groupe CRCE est favorable à un approfondissement de la décentralisation mais certainement pas dans un contexte d’austérité budgétaire et de mise en concurrence généralisée. Elle devra s’appuyer sur un État démocratisé, renforcé dans ses missions pour assurer l’égalité sur le territoire de la République.

Le groupe CRCE s’oppose au projet du gouvernement, accompagné par la droite parlementaire, d’instaurer une politique de différenciation entre collectivités territoriales.

La montée en puissance de ce concept qui se substituerait à une vision républicaine de l’organisation du territoire est dangereuse.

Les électrices et électeurs n’ont pas voté enfin pour l’instauration d’une forme inédite d’exercice solitaire du pouvoir présidentiel en s’appuyant sur un système médiatique inféodé.

L’autoritarisme croissant d’E. Macron, l’affichage du mépris à l’égard du peuple et une volonté non dissimulée de museler le Parlement inquiètent dans de nombreux rangs. Le groupe CRCE agira pour les pleins respects des pouvoirs des assemblées et des parlementaires. Ils porteront le projet d’une nouvelle République, plaçant la démocratie et l’humain en son cœur.

La ligne conductrice du nouveau pouvoir est la soumission totale à la volonté du marché, quitte à affaiblir la démocratie et à contester les fondations de la République.

Face à cette attaque violente contre les intérêts populaires, le groupe CRCE maintiendra une opposition résolue à la politique libérale d’Emmanuel Macron et multipliera des propositions pour souligner qu’une autre voie est possible, celle d’une transformation écologique, sociale et économique.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE porteront la nécessité d’un retour de la puissance publique pour contrer la dictature des marchés financiers.

Le rôle et la conception actuelle de la Banque Centrale Européenne doivent être remis en cause pour ouvrir la voie à une réorientation démocratique et sociale de l’Europe.

En tout état de cause, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE agiront pour une réforme de la fiscalité et contre l’évasion fiscale, permettant ainsi une juste redistribution des richesses.

Elles et ils agiront pour que l’épargne ne soit pas détournée de l’intérêt général au profit des marchés financiers.

Elles et ils porteront la construction d’un pôle public financier permettant d’atteindre cet objectif en redonnant au pouvoir politique les moyens d’intervention nécessaires.

La crise de la Covid-19 a mis en évidence le lien étroit entre le combat pour les droits sociaux et l’épanouissement humain, et le combat pour l’environnement, contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité. Ce combat implique, qui peut en douter, un nouveau mode de développement économique en rupture avec un système capitaliste fondé sur le profit et l’intérêt privé.

Conscients de ces nouveaux enjeux écologiques, éthiques, démocratiques qui pèsent sur le devenir de notre société, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE sont convaincus de la nécessité d’inventer un nouveau mode de développement susceptible de préserver la planète pour les générations à venir et de garantir le droit à l’accès pour tous aux biens vitaux (eau, énergie, alimentation…). La transition énergétique doit s’accélérer et ne pas demeurer un vœu pieu.

La transition écologique, cette véritable révolution verte, exige en particulier un effort de grande ampleur, historique, pour réduire l’émission de carbone. L’industrie, les transports, le logement, sont des secteurs qui seront les moteurs de ce combat pour l’avenir de notre planète et de celles et ceux qui la peuplent, humains et animaux.

Dans ce cadre, celui d’un développement durable, elles et ils se battront pour une véritable politique de réindustrialisation de notre pays, fondée sur une exploitation à la fois économe et équitable des ressources de la planète, préservant la biodiversité et assurant un environnement viable et non pollué. Elles et ils alertent sur la nécessité d’initier de nouveaux modes de consommation compatibles avec ces objectifs. Elles et ils s’inscrivent de manière déterminée dans un grand débat national sur l’énergie et sur une transition énergétique susceptible de créer des milliers d’emplois. Elles et ils considèrent donc indispensable, dans un tel cadre, de promouvoir la recherche scientifique et technique et l’investissement par des politiques publiques audacieuses.

Elles et ils veulent ainsi contribuer à la construction d’une alternative crédible et durable permettant de nouveaux progrès humains.

Elles et ils agissent pour un enseignement ouvert à toutes et à tous, porteur d’égalité. La culture, durement touchée par la crise, sera au cœur de leur préoccupation.

Elles et ils agissent avec détermination en faveur du droit des femmes tout particulièrement frappées par l’austérité. Elles et ils porteront le combat contre les violences dont elles sont victimes. Elles et ils soulignent qu’une nouvelle fois, en octobre 2020, le groupe CRCE est le seul groupe sénatorial présidé par une femme et qui respecte la parité.

Elles et ils proposent une réforme des politiques de sécurité en rappelant la nécessaire prévention fondée sur une police de proximité rendue impossible par l’austérité budgétaire. Elles et ils condamnent les violences policières, trop souvent érigées comme réponse à la délinquance.

Elles et ils luttent avec détermination contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme et de discriminations.

Elles et ils appellent à une gestion pragmatique et humaniste des flux migratoires et exigent le respect sans faille des droits des migrants et des réfugiés.

Elles et ils agissent avec détermination pour le développement et la paix dans le monde.

Elles et ils soutiennent et accompagnent les mouvements sociaux dont l’expression est essentielle pour résister à la politique libérale en œuvre. Elles et ils seront à leur côté, comme lors des mouvements contre l’éclatement de la SNCF ou la tentative de destruction de notre régime de retraite. Elles et ils seront à leur côté dans les luttes pour l’emploi à l’heure où les plans sociaux se multiplient.

Elles et ils exigent le respect du droit de manifester et condamnent le recours à la force par les autorités publiques.

Considérant que rien ne se fera sans l’intervention du peuple lui-même, elles et ils associent les organisations syndicales, les associations et les citoyens à leur travail législatif.

Elles et ils sont convaincus que l’une des clés du changement est dans la participation du peuple au débat public, à la vie économique, sociale et à la vie politique, ainsi qu’aux grands choix écologiques. Elles et ils agiront pour un débat public pluraliste, citoyen, qui exige de libérer l’information du carcan de la finance et de l’influence du pouvoir exécutif.

C’est pourquoi elles et ils pensent que la démocratie doit être refondée dans la cité comme sur le lieu de travail et se prononcent pour une nouvelle République citoyenne, sociale et écologique portant la justice sociale et le progrès, en son cœur.

Dans ce cadre, elles et ils se prononcent pour une profonde réforme d’une seconde chambre, démocratisée, pluraliste, diverse et ouverte aux citoyen(ne)s.

Le groupe CRCE respectera en son sein la diversité. Chaque sénatrice et sénateur compte pour un, et aucune décision, aucun vote ou proposition de loi ne lui est imposé, l’unité d’action étant décidée par le libre débat.

Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (groupe minoritaire)

Héritier des grandes traditions républicaines, hostile à tout dogmatisme, notre Groupe a pour règle d’assurer à tous ses membres une totale liberté d’expression, de décision et de vote.

Il entend que l’esprit de tolérance et de compréhension préside à toutes ses délibérations, ce qui n’exclut pas, le cas échéant, des prises de position d’une grande fermeté à titre individuel ou collectif. En particulier son Président doit exprimer, à la Conférence des Présidents, quand une décision politique importante se présente, la sensibilité majoritaire du groupe réuni au préalable.

Pour libres qu’ils soient de leur expression et de leur vote, les membres du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen se retrouvent sur des choix essentiels :

Ils affirment, en accord avec les principes républicains, leur attachement à l’État de droit, aux libertés publiques, aux Droits de l’Homme et du Citoyen, au progrès social, au développement durable et au respect des lois dans une République de droits et de devoirs.

Sur le plan des institutions, ils confirment leur volonté d’assurer un respect rigoureux de la Constitution, préservant le rôle, les pouvoirs et les droits du Parlement et notamment du Sénat qui représente, selon notre loi fondamentale, les collectivités locales mais aussi, selon la plus ancienne tradition, le sens de la continuité et du Bien public.

Ils croient à la valeur de la politique qu’ils ne réduisent pas aux seuls impératifs de gestion. La République est une idée toujours neuve, comme l’exprimait Georges Clemenceau. Son exigence est inscrite dans sa devise :

- Liberté fondée sur la laïcité, c’est-à-dire le débat public en dehors des dogmes, entre citoyens qui détiennent chacun une parcelle de la souveraineté populaire. La laïcité affirme au‑dessus de toute autre, la valeur de la liberté de conscience. Former des citoyens libres est depuis toujours la tâche de l’École républicaine. Mais ce doit être aussi aujourd’hui une des missions du service public de l’audiovisuel et une ambition de la politique culturelle.

- Égalité des chances, toujours à parfaire pour que soient compensés les handicaps de départ, notamment sociaux, et que chacun puisse aller au bout de ses possibilités, conformément au principe de l’élitisme républicain.

- Fraternité qui découle de l’égalité et de la responsabilité des citoyens dans une République humaniste et solidaire où des services publics performants doivent trouver toute leur place.

Cette exigence républicaine, la vocation naturelle de notre groupe est de la faire partager par d’autres. Le renouveau du civisme s’adosse naturellement à un patriotisme républicain ouvert sur l’universel.

Il n’y a aucune contradiction entre cette exigence républicaine et la volonté de construire une République européenne, à l’écoute des peuples qui la composent.

Pas davantage cette exigence républicaine ne s’oppose à la réforme de l’État et à la décentralisation, dès lors qu’elles ne remettent pas en cause la solidarité nationale. Notre groupe entend préserver et favoriser l’autonomie des collectivités locales, creusets de la démocratie.

Il entend également lutter pour réformer notre système d’enseignement et de formation professionnelle afin de valoriser la ressource humaine et la recherche, principaux atouts de la France dans la compétition mondiale et assurer à notre démocratie un avenir conforme aux idéaux qui l’ont fait naître.

Notre groupe entend enfin protéger l’environnement sans remettre en cause l’idéal du progrès économique et social et relever ainsi le défi de ces deux ambitions complémentaires.

Composé de femmes et d’hommes venus d’horizons divers, qui mettent leur engagement personnel et leur sens politique au service d’un renouveau républicain, le Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen entend dépasser les clivages devenus secondaires pour montrer, face aux défis d’une « globalisation » financière en crise, la permanence et l’actualité des grandes valeurs républicaines en France, en Europe et dans le monde.

Groupe Les Indépendants - République et Territoires (groupe minoritaire)

La France est confrontée à quatre crises : une crise sanitaire, une crise économique et sociale, conséquence de la première, une crise de la représentation parce que dans ce contexte, beaucoup de Français ont des doutes, parfois de la défiance, vis-à-vis de leurs représentants et enfin une crise de la communication avec les réseaux sociaux qui créent ou augmentent les clivages de notre société.

Face à la montée des populismes qui se nourrissent de ces crises, nous avons besoin des institutions solides de la Vème République et particulièrement du Sénat qui incarne la stabilité.

Les Sénateurs du Groupe « Les Indépendants République et Territoires » s’inscrivent dans la majorité sénatoriale, se reconnaissent dans une Droite et un Centre libéral, social, européen, réformiste et travaillent de façon libre et constructive, refusant toute opposition systématique comme tout suivisme. L’indépendance est la caractéristique de ce Groupe ainsi que le souhait de voir la France réussir.

Le Groupe « Les Indépendants République et Territoires » veut être une force de proposition pour redresser notre économie, supprimer les freins à l’emploi et au développement de nos entreprises, préserver notre modèle social et le moderniser, agir pour la sécurité de nos concitoyens, soutenir l’agriculture et la ruralité, œuvrer en faveur des libertés individuelles et publiques.

Il souhaite développer le dialogue social, faire de la lutte contre le chômage sa première priorité, sauvegarder réellement notre système de protection sociale, garantir à tous le droit à la santé et l’égalité d’accès aux soins, réformer et rénover les services publics, assurer la justice fiscale, développer les politiques culturelles et la création, garantir l’égalité des carrières et des rémunérations entre femmes et hommes, assurer un vieillissement décent par un développement financé des politiques d’accompagnement de la dépendance partout sur le territoire, consacrer tous les moyens nécessaires au système éducatif pour donner de vraies chances de réussite à tous les jeunes.

Il est attaché à la diversité des territoires, à leur identité, à leur développement économique, social et culturel dans le respect des principes constitutionnels. Il est également attaché à la solidarité entre les villes, les départements, les régions, les quartiers, la ruralité, entre la métropole, les outre-mer et les français de l’étranger. Il promeut l’accès aux nouvelles technologies pour tous et dans tous les territoires.

Composé d’européens convaincus, le groupe estime que l’Europe est et doit rester une chance pour la France et que l’Union européenne doit se réformer pour mieux protéger les peuples et nous permettre de faire face plus efficacement aux défis de la mondialisation.

Conscient que la préservation de l’environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux du pays, le groupe œuvrera pour sa protection et la sauvegarde de la diversité biologique. Il soutiendra la transition énergétique et défendra l’émergence des énergies renouvelables et toutes les mesures concourant à l’efficacité énergétique.

Conformément à l’article 27 de la Constitution, les membres du Groupe conservent leur liberté de vote en toutes circonstances.

Groupe Écologiste - Solidarité et Territoires (groupe d'opposition)

Dans un contexte de montée des aspirations citoyennes à engager nos territoires dans une transition écologique et sociale ambitieuse, la renaissance d’un groupe écologiste, composé de parlementaires écologistes et régionalistes, au Sénat va permettre de porter la voix de celles et ceux qui ont à cœur de répondre aux crises climatique, sociale et démocratique par un modèle de société plus juste et soutenable.

Un projet de société global


Les membres de ce groupe partagent l’ambition de contribuer à la construction à terme d’une société écologique. Ils et elles ont la conviction commune que cette société repose tout à la fois sur une réelle liberté de décision des territoires, à partir desquels se construisent les modèles alternatifs de la transition et sur une coopération renforcée des peuples à l’échelle internationale dont une Europe solidaire, fédérale et verte constitue, pour ce qui concerne la France, une indispensable première étape.

Ils et elles se retrouvent autour d’une écologie qui agit pour transformer la société. Face au dérèglement climatique, à la destruction de la biodiversité et des biens communs, à l’aggravation des inégalités sociales et territoriales et d’affaiblissement de la démocratie, ce groupe contribuera à bâtir un avenir soutenable.

Cet avenir, ce « monde d’après », se construira autour d’une heureuse transition écologique (à la fois énergétique, agricole et alimentaire, sanitaire, des mobilités, etc) à même de relocaliser l’activité et de résorber la fracture territoriale. Il se construira autour d’une exigence sociale renforcée, à même de lutter efficacement contre la pauvreté et les inégalités, en élaborant une protection sociale adaptée aux enjeux du XXIe siècle, en particulier les transformations du travail et l’allongement de la durée de la vie. Cet avenir se construira autour d’une profonde refondation démocratique remettant, dans le cadre d’une VIe République les citoyens, les territoires et le Parlement au cœur du processus de décision. Il se construira enfin autour de l’humain, au sein d’une société coopérative et bienveillante, qui valorise les activités, en particulier culturelles et pédagogiques, créatrices de lien social et qui cesse d’opposer l’accomplissement individuel à l’accomplissement collectif.

L’égalité des droits, l’exigence de justice environnementale comme sociale, l’écoféminisme, l’antiracisme, le régionalisme, la promotion de l’autonomie des territoires garantie par une décentralisation accrue et le progrès humain sont également au cœur des valeurs des membres de ce groupe.

Répondre aux défis contemporains, rester en phase avec les engagements citoyens


Les mobilisations citoyennes récentes, et particulièrement l’engagement de toute une jeunesse, ont bousculé les certitudes et ont fait entendre dans la rue des voix trop longtemps absentes de nos institutions. Le rôle de ce groupe sera d’en être l’écho au sein de la Haute Assemblée. Des mouvements pour l’accueil des réfugiés et des réfugiées, pour l’égalité comme « Black Lives Matter » ou « Me Too », pour la justice fiscale, aux mouvements pour le climat ou pour la condition animale, ce groupe sera un appui pour toutes celles et ceux qui souhaitent construire la société plus juste et plus soutenable de demain.

Alors que la crise sanitaire bouleverse notre organisation sociale, il apparaît plus que jamais nécessaire de repenser notre géopolitique, notre rapport au monde et aux autres, notre manière d’habiter la Terre, de sorte que le vivant et l’humain y cohabitent harmonieusement, dans un environnement protégé, sain, respirable, viable et vert.

Un socle écologique et social


Dans un pays comme le nôtre, ravagé par une crise sanitaire sans précédent qui a mis en évidence et aggravé encore les inégalités, qui minent notre vivre-ensemble et approfondissent la crise sociale, face à des forces populistes cherchant à tirer profit du désarroi, et parfois du désespoir, de nos concitoyennes et de nos concitoyens, face enfin à des lobbys puissants qui ne veulent rien changer et face à un pouvoir prompt à leur céder, notre action ne saurait séparer l’environnemental et le social. Profondément inégalitaire, notre modèle économique basé sur l’extractivisme et sur la quête d’une croissance infinie est à bout de souffle. Les engagements pris lors de l’Accord de Paris en 2015, nous obligent. Les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, à l’instar de tant d’autres revendications citoyennes, doivent être entendues. La boussole de ce groupe sera la justice sociale, son cap la transition écologique.

L’autonomie des territoires et la décentralisation


Ce groupe est particulièrement attaché à la défense et au développement de nos institutions locales et territoriales, dans toute leur diversité, et par le biais d’innovations élaborées démocratiquement, pouvant aller jusqu’à une vraie autonomie politique et décisionnelle, pleine et entière, au sein de la République.

Diversité et ouverture


Ce groupe assume pleinement la diversité de ses membres, qui constitue une précieuse richesse. Il pourrait accueillir d’autres sénateurs et sénatrices se reconnaissant clairement dans le pacte écologique et social qu’il propose. Un pacte difficilement compatible avec le conservatisme de la droite, le néo-libéralisme et le productivisme. Toutefois, ce groupe ne manquera pas de nouer le dialogue le plus fructueux possible avec les représentantes et les représentants des autres sensibilités politiques présentes au Sénat, lorsque la voie du consensus, sur certains sujets, notamment sur l’urgence climatique, semblera ouverte.

Nous entendons promouvoir un modèle de société dont les valeurs de bienveillance et d’humanisme sont le socle. De la même façon, nous sommes foncièrement attachés à la défense des territoires et pays, des langues et cultures régionales. Nous nous opposons à tous ceux qui font de l’immigration un argument contre l’édification d’une société ouverte et accueillante ainsi que d’une Europe fédérale, écologique et sociale.