Le résumé

À l'occasion de l'année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux proclamée par l'Assemblée générale des Nations unies, la commission des affaires économiques du Sénat a confié à Jean Marc Boyer, Yves Bleunven et Lucien Stanzione la mission de s'interroger sur l'avenir du pastoralisme.

Au delà de l'image d'Épinal du berger en transhumance, le pastoralisme, qui renvoie à l'alimentation du bétail par le pâturage de ressources fourragères spontanées, concerne 18 pour cent des élevages d'herbivores français qui utilisent des parcours et 35 000 exploitations. Son potentiel économique est estimé à 8,5 milliards d'euros auxquels s'ajoutent 10 milliards d'euros de services non marchands.

Le pastoralisme, qui prône des pratiques extensives utilisant peu d'intrants, dispose de nombreux atouts. Pour autant, il fait face à des défis majeurs, qui pèsent sur la rentabilité économique des exploitations : morcellement du foncier, impact du changement climatique, pression de la prédation et la multiplication des conflits d'usage.

La mission formule donc treize recommandations visant à lever les contraintes qui pèsent sur le pastoralisme, notamment pour alléger la pression de la prédation, mieux prendre en compte ses spécificités et valoriser les produits et les services qu'il rend. L'avenir du pastoralisme ne pourra s'envisager sereinement qu'en mobilisant tous ces leviers.

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