Le résumé
Face à la forte baisse du financement budgétaire des monuments historiques, la commission de la culture a souhaité examiner les forces et les limites du cadre actuel de leur gestion, afin de définir un nouvel horizon pour cette politique patrimoniale ancienne.
La protection au titre des monuments historiques couvre un parc très divers, qui comporte principalement des édifices situés en zone rurale et appartenant à des propriétaires privés ou à de petites communes. En raison de la diversité des situations monumentales, au regard notamment de l'attractivité touristique des édifices, de leur état sanitaire et des initiatives des acteurs locaux, leur gestion est nécessairement plurielle, et il n'existe pas de modèle idéal unique. Plusieurs évolutions apparaissent cependant nécessaires pour mieux valoriser ce patrimoine, dégager de nouvelles ressources et susciter des initiatives publiques et privées.
La commission a formulé 24 recommandations visant à atteindre ces objectifs.
Elle invite tout d'abord à changer de regard sur la conservation des monuments historiques, souvent perçue comme une charge, mais qui constitue également un gisement de développement économique et social. Soulignant les lacunes du pilotage de la stratégie monumentale, trop cloisonné à l'échelon central et insuffisamment centré sur l'accompagnement au niveau local, elle appelle à rendre le patrimoine plus visible dans les politiques publiques et à renforcer le traitement interministériel de cet enjeu. Elle souhaite enfin refonder le modèle actuel de conservation en installant davantage la culture de l'entretien des édifices, en faisant de l'usage des monuments la pierre angulaire des actions déployées, et en favorisant ainsi le développement de nouveaux modèles économiques.