- État civil :
- Né le 29 octobre 1759
Décédé le 11 mai 1840
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Pair de France
Monarchie de juillet - Nommé à la Chambre des pairs par Louis-Philippe le 11
septembre 1835
Pair de France
VOYSIN DE GARTEMPE (JEAN-BAPTISTE, BARON), député en 1791, de 1815 à 1824, de 1827 à 1834 et pair de France, né à Guéret (Creuse) le 29 octobre 1759, mort à Paris le 11 mai 1840, « fils de maître François Voysin, seigneur de Gartempe, avocat au parlement, et de dame Marie-Léonarde Chertier», était homme de loi à l'époque de la Révolution. Partisan des idées nouvelles, il devint procureur-syndic en 1790, et fut élu, le 31 août 1791, député de la Creuse à l'Assemblée législative, le 1er sur 7, par 192 voix (372 votants); il prit place parmi les modérés, parla sur l'organisation de la haute cour nationale, sur la déportation des prêtres insermentés, sur la majorité pour le mariage, sur l'affaire de Pétion et sur celle de Paris et de Boulland, fut membre suppléant du comité de division et membre du comité de législation, et fut dénoncé par Gay-Vernon; mais il parvint à se justifier. Après la session, il fut de nouveau menacé comme suspect et dut vivre quelque temps, caché. Rallié au 18 brumaire, il fut nommé juge au tribunal de Limoges le 18 floréal an VIII, premier président de la cour impériale de Metz le 22 avril 1809, et créé chevalier de l'empire le 16 juillet 1811. Il était aussi conseiller général de la Creuse depuis l'an IX. Ayant adhéré au retour des Bourbons, il fut successivement élu député du grand collège de la Moselle, le 22 août 1815, par 106 voix (192 votants, 318 inscrits); le 4 octobre 1816, par 94 voix (162 votants, 244 inscrits); le 13 novembre 1820, dans le grand collège de la Creuse, par 66 voix (98 votants, 114 inscrits). A la Chambre introuvable. il prit place dans la minorité ministérielle, parla sur les cris et emblèmes séditieux et prit la défense de Masséna attaqué par des pétitionnaires marseillais, malgré les murmures et les interruptions qui accueillirent son discours. Il siégea ensuite au centre, fut nommé conseiller à la cour de Cassation, le 7 juillet 1819, et vota contre les lois d'exception. Réélu dans le même collège, le 24 novembre 1827, par 38 voix (68 votants, 90 inscrits, contre 24 à M. Leyraud, et, le 3 juillet 1830, par 48 voix. (92 votants, 97 inscrits), contre 41 à M. Cassier de la Celle, il signa l'Adresse des 221 et adhéra au gouvernement de Louis-Philippe. De nouveau réélu, le 10 septembre 1831, dans le 4e collège de la Creuse (Boussac), en remplacement de M. Bourgeois, dont l'élection avait été annulée, par 58 voix (114 votants, 146 inscrits), il prit place dans la nouvelle majorité, ne se représenta pas aux élections de 1834, et fut nommé pair de France le 11 septembre 1835. Il siégea, jusqu'à sa mort, dans les rangs du parti conservateur.
Extrait de la table nominative
Résumé de
l'ensemble des travaux parlementaires
de Jean-Baptiste VOYSIN DE
GARTEMPE
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