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Réouverture ne signifiant pas pleine activité, l'État doit rester attentif au sort des petites entreprises et des salariés


Vendredi 7 mai 2021

Catherine Deroche et Sophie Primas ont tenu une réunion de travail, ce vendredi 7 mai, avec Élisabeth Borne, ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion, au sujet des concertations en cours sur le déconfinement et de la reprise progressive des activités ces prochaines semaines, en présence des membres des commissions des affaires sociales et des affaires économiques du Sénat.

Alors que les acteurs économiques et culturels bénéficient enfin, après l’avoir demandé depuis plusieurs mois, d’un calendrier de réouverture, il importe, aux yeux des sénateurs des deux commissions, de ne pas confondre réouverture et retour d’une pleine activité, ainsi qu’ils l’ont rappelé à la ministre, d’adapter le télétravail dans le respect du dialogue social et de renforcer la vaccination en entreprises.

Les sénateurs ont insisté sur le fait qu’il serait prématuré et particulièrement contreproductif de mettre fin avec célérité aux dispositifs de soutien à l’emploi aujourd’hui mis en œuvre, au premier rang desquels l’activité partielle. En effet, le risque serait réel de dégrader la trésorerie des entreprises, déjà fortement fragilisée par les mois de fermeture ou d’activité modérée, et de déboucher sur une baisse des contrats (saisonniers, courts, intérimaires) et une augmentation du chômage qui frapperait en priorité les jeunes.

Interrogée à ce sujet, la ministre a indiqué que si les secteurs de l’évènementiel, des cafés‑hôtels‑restaurants et les secteurs dits "protégés" bénéficieront d’une prise en charge de 100 % de l’activité partielle par l’État jusque fin juin, l’objectif est que leur reste à charge atteigne 40 % d’ici septembre. Ce pourcentage devrait par ailleurs être atteint dès juillet pour les autres secteurs.

Pour Sophie Primas, présidente de la commission des affaires économiques, "un reste à charge de 40 % dès septembre pour des entreprises continuant d’affronter de fortes difficultés risque d’être trop élevé ; il importe qu’une forme de clause de revoyure soit prévue durant l’été pour adapter ce taux. Je regrette qu’aucun élément ne nous ait été communiqué à ce sujet, alors que les incertitudes sanitaires et économiques restent significatives".

Selon Catherine Deroche, présidente de la commission des affaires sociales, "pour accompagner le redémarrage de l’activité, il faut accélérer la campagne de vaccination dans les entreprises, quelles que soient les catégories d’âge".

 

 

La commission des affaires économiques est présidée par Mme Sophie Primas (Les Républicains – Yvelines).
La commission des affaires sociales est présidée par Mme Catherine Deroche (Les Républicains – Maine et Loire).

 

 

L'activité du Sénat se déroule dans le strict respect des conditions sanitaires dictées par la nécessité d'enrayer la pandémie de COVID-19.

 

 

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