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"Plan de relance cyber " : 136 M€ à utiliser sans plus attendre


Mardi 11 mai 2021

Suite à la recrudescence des actes cyber-malveillants contre les acteurs publics (ministères, collectivités locales, hôpitaux) et privés, les sénateurs Olivier Cadic (Union centriste - Français établis hors de France) et Mickaël Vallet (Socialiste, Écologiste et Républicain - Charente-Maritime), rapporteurs pour avis sur les crédits de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), ont auditionné son directeur, Guillaume Poupard.

"Les récentes attaques subies par le ministère de l’Education nationale démontrent la nécessité de continuer à renforcer la protection des administrations , notamment celles jusqu’ici peu sensibilisées au risque cyber", souligne Olivier Cadic. "L’espionnage, la cybercriminalité, les opérations de déstabilisation – par déni de service ou par des manipulations de l’information – sont devenus des réalités quotidiennes : la société et l’économie vont devoir apprendre à y faire face".

Élever le niveau général de cybersécurité est plus que jamais une priorité et une urgence. Une enveloppe de 136 millions d’euros a été allouée à cet effet à l’ANSSI dans le cadre du plan de relance : pour les rapporteurs, il faut absolument saisir cette opportunité et utiliser ces fonds avant fin 2022. L’agence a prévu de le faire à travers deux axes d’efforts.

Le premier vise à renforcer la cybersécurité de la sphère publique par le financement de "parcours de cybersécurité" - destinés à poser des diagnostics - et de projets de sécurisation. Pour l’heure, seule une centaine d’audits ont été programmés alors que dix fois plus pourraient être financés . Les deux rapporteurs appellent les bénéficiaires potentiels à se manifester et à déposer sans tarder leurs candidatures .

Le second axe porte sur la mise en place de "centres de réponse cyber de proximité" (CSIRT) destinés à constituer au plan local un premier niveau de soutien aux acteurs de taille intermédiaire (PME, ETI, collectivités et établissements publics) victimes de cyber-attaques. Ces CSIRT, qui ont vocation à être à terme des structures autofinancées, organisées en réseau à l’échelon régional, pourront bénéficier pour leur lancement d’un apport d’un million d’euros et d’un accompagnement par l’ANSSI. "Nous nous félicitons de cette initiative, qui comble un vide dans la réponse à la menace cyber, au profit des acteurs situés entre les opérateurs critiques du ressort de l’ANSSI et les petites victimes qui peuvent s’adresser au groupement d’intérêt public Acyma (Action contre la cyber-malveillance)" , déclare Mickaël Vallet.

C’est un premier pas, mais les rapporteurs réclament une nouvelle fois la mise en place d’un service d’assistance cyber disponible à tout moment et doté d’un numéro d’appel d’urgence , à l’image de celui en service en Israël.

Il faut aussi développer la judiciarisation des attaques détectées et renforcer les moyens, notamment humains, alloués au volet pénal.

 

 

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées est présidée par M. Christian Cambon (Les Républicains – Val‑de‑Marne) ; les rapporteurs du programme 129 "Coordination du travail gouvernemental" sont MM. Olivier Cadic (Union centriste - Représentant les Français établis hors de France) et Mickaël Vallet (Socialiste, Écologiste et Républicain - Charente-Maritime).

 

 

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