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Auxiliaires de puériculture

9e législature

Question écrite n° 18898 de M. Robert Pagès (Seine-Maritime - C)

publiée dans le JO Sénat du 05/12/1991 - page 2677

M. Robert Pagès attire l'attention de M. le ministre délégué à la santé sur l'inquiétude des auxiliaires de puériculture quant à leur devenir professionnel. Il semble en effet que le ministère de tutelle veuille confondre la fonction d'auxiliaire de puériculture avec celle d'aide soignante. Or, les auxiliaires de puériculture exercent leur profession après une formation, dans une école agréée, où elles acquièrent un certificat d'aptitude à leurs fonctions. Les compétences et attributions qui en découlent sont spécifiques à leur métier : prise en charge individuelle ou en groupe de l'enfant bien portant, malade ou handicapé ; réponse aux besoins quotidiens de l'enfant par la présence qu'elles assurent, les soins spécialisés qu'elles dispensent et les activités d'éveil qu'elles organisent ; soins au sein d'équipes pluridisciplinaires, par délégation sous la responsabilité de professionnels de la santé, d'un personnel éducatif ou social dans le cadre d'institutions d'enfants. Il convient d'ajouter que cette profession existe depuis 1947 et est reconnue par les pédiatres. Ce sont les raisons pour lesquelles il lui demande quelles mesures il compte prendre afin que la formation et la profession d'auxiliaires de puériculture soient défendues.



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 09/01/1992 - page 84

Réponse. - Une réforme des études préparant au certificat d'aptitude aux fonctions d'aide-soignant et au certificat d'auxiliaire de puériculture est effectivement envisagées afin, d'une part, d'actualiser les programmes et d'autre part de remédier aux multiples difficultés pratiques d'application de réglementations déjà anciennes et souvent lacunaires. Un groupe de travail chargé de réfléchir sur ces deux formations, au sein duquel est présentée chaque profession, a été mis en place par la direction générale de la santé. Les représentants des auxiliaires de puériculture, comme des aides-soignants, seront invités à s'exprimer sur différentes hypothèses et non sur un projet définitivement arrêté. En tout état de cause, le niveau de qualification de ces professions sera maintenu.