Allez au contenu, Allez à la navigation

Conseil national des arts culinaires

11e législature

Question écrite n° 07814 de M. Alfred Foy (Nord - NI)

publiée dans le JO Sénat du 23/04/1998 - page 1290

M. Alfred Foy appelle l'attention de M. le Premier ministre sur l'activité du Conseil national des arts culinaires. Une étude vient de révéler que cette association subventionnée par quatre ministères et l'Union européenne, à hauteur d'environ 7 millions de francs par an, montre de graves dysfonctionnements. L'argent public servirait, selon les auteurs, à promouvoir d'autres activités ayant des rapports lointains avec l'objet de l'association. En outre, malgré une contribution plus que conséquente, le CNAC n'arrive pas à équilibrer ses comptes. Il semblerait ainsi que les fonds du Conseil national des arts culinaires ne soient affectés qu'à sa promotion propre et non pas redistribués en fonction des actions engagées par ses adhérents. Pour exemple, le parrainage exercé dans le cadre de la Semaine du goût s'est limité pour des communes partenaires à la seule publication d'un encart rédactionnel dans un journal. Aucune aide financière ou technique n'a été apportée. En conséquence, il le remercie de bien vouloir lui communiquer les informations dont il dispose sur le Conseil national des arts culinaires.

Transmise au ministère : Culture



Réponse du ministère : Culture

publiée dans le JO Sénat du 25/06/1998 - page 2056

Réponse. - Le CNAC, association loi 1901, a été créé en 1990. Il a pour mission la valorisation du patrimoine culinaire français et l'éducation du goût. Le ministère de la culture et de la communication (délégation aux arts plastiques) apporte son soutien à certaines actions réalisées par le CNAC et rentrant dans le cadre des missions relatives à la préservation de savoir-faire d'excellence et de la sensibilisation des publics. L'étude, à laquelle se réfère l'honorable parlementaire, n'a pas été portée à la connaissance du ministère chargé de la culture, elle paraît n'avoir aucun caractère officiel. Le CNAC est une association subventionnée par plusieurs ministères, culture, agriculture et tourisme, qui assurent la tutelle de cet organisme : leurs représentants participent au conseil d'administration du CNAC, suivent les opérations qu'il réalise et assurent le contrôle de la gestion du CNAC, qui apparaît saine et équilibrée. Pour ce qui le concerne, le ministère chargé de la culture a apporté en 1997 une suvvention de 1,680 MF, permettant au CNAC de remplir une partie de ses missions, relatives à la préservation et à la valorisation du patrimoine culinaire et à l'éducation du goût. Le CNAC peut se prévaloir de nombreuses réalisations conformes à ses missions, concrétisées avec le partenariat des professionnels : l'inventaire du patrimoine culinaire par l'édition d'ouvrages régionaux en collaboration avec les collectivités territoriales, la création des cent sites remarquables du goût destinés à informer, sensibiliser et éduquer le public, la semaine du goût réalisée annuellement. A ce propos le parrainage exercé dans le cadre de la semaine du goût est décidé par une commission de labelisation où le CNAC est minoritaire et n'a jamais été limité à la seule publication d'un encart rédactionnel dans un journal. Chaque année, des centaines de communes, chambres consulaires, restaurateurs, écoles, artisans des métiers de bouche, marchés, potagers participent à cette fête de tous les goût. Jamais il n'a été demandé à aucun de ces partenaires de participer à tel ou tel encart rédactionnel. Un programme d'éducation du goût a été réalisé avec l'aide du ministère de l'éducation national, comprenant l'organisation de " classes d'éveil sensoriel au goût " et la formation d'instituteurs. Plusieurs opérations ponctuelles sont à mettre à l'actif du CNAC, notamment l'organisation d'un concours " Art sur table " en 1995 valorisant les éditeurs créateurs d'objets de table. Au vu de quelques-unes de ses réalisations, il est légitimes de constater que cet organisme a su prendre de nombreuses initiatives, en fédérant partenaires publics et privés, et en s'inscrivant dans une logique progressive de développement à long terme.