Allez au contenu, Allez à la navigation

Utilisation d'un éclairage le jour sur les véhicules

11e législature

Question écrite n° 22597 de M. Bernard Seillier (Aveyron - NI)

publiée dans le JO Sénat du 10/02/2000 - page 491

M. Bernard Seillier appelle l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur la proposition faite par l'école de conduite de sa commune, visant à améliorer la sécurité routière par l'utilisation d'un éclairage sur les véhicules le jour en condition météorologiques normales. En effet, une étude publiée par la revue de la sécurité routière démontre que si l'ensemble des usagers de la route possédait un temps d'une seconde supplémentaire pour réagir dans chaque situation, on pourrait espérer diminuer de quatre-vingt-quatorze pour cent les accidents de la circulation. Autrement dit, si le temps de réaction, dont la durée est d'environ une seconde et qui nous pénalise, n'existait pas, le nombre d'accidents serait ramené à six pour cents des chiffres actuels. Ces réflexions reposent sur les observatinos suivantes : la conduite est organisée à quatre-vingts pour cent visuellement. Or la vision est essentiellement basée sur des contrastes et, de nuit ou par intempéries, ces contrastes disparaissent quasiment. D'où l'existence des feux dans ces situations. Par contre, le jour et par beau temps, il est difficile de détercter le moment où l'on va pénétrer dans une zone de faible contraste, sauf si ce passage se fait brutalement (tunnels, forêts, rues étroites en ville, toutes zones d'ombre). Bien souvent le relief, l'exposition, le tracé et le profil de la route, la luminosité font que l'on évolue, sans s'en rendre compte, dans une zone où l'on est bien moins vu par les autres usagers. Or, il apparaît certain que ce phénomène répété au quotidien dans des milliers de situations avec des millions de véhicules en circulation permanente, doit créer des situations de conduite mal calculées du fait d'une analyse trahie par une mauvaise perception. C'est pourquoi la solution proposée consisterait à équiper les véhicules de feux de position plus puissants que ceux utilisés actuellement, afin de créer le contraste tout en maintenant la différence avec les veilleuses, les codes et les feux de croisements utilisés par les deux roues. Ces feux de position seraient connectés avec le contact qui précède la mise en marche du moteur. Compte tenu du nombre extrêmement important d'accidents de la route, il le remercie de bien vouloir lui faire savoir quelle suite il entend réserver à cette proposition.



La question est caduque