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Ecole française de Taïpei et création d'établissements européens

11e législature

Question écrite n° 25518 de M. Xavier de Villepin (Français établis hors de France - UC)

publiée dans le JO Sénat du 25/05/2000 - page 1812

M. Xavier de Villepin attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur l'école française de Taïpei, en vue d'assurer la perennité de cette école et de mettre un terme aux difficultés rencontrées. Notre représentation a pris des mesures pour moderniser et assainir son fonctionnement. Elle a annoncé une réflexion sur la création d'une école européenne intégrée. L'Institut français poursuit une concertation avec des partenaires anglais et allemands. Le but serait d'intégrer les trois écoles française, britannique et allemande pour aboutir à un établissement d'enseignement européen. Ce processus verra, dès la rentrée scolaire 2000, des cours communs d'arts plastiques, de musique, d'éducation physique et de langue anglaise. La réflexion engagée paraît intéressante, et il serait, à l'occasion de cette étude, utile de faire le point sur les rapprochements européens dans la zone asiatique. Le ministère est-il favorable à la création d'établissements européens, ce qui permettrait d'assurer le développement de notre enseignement dans nos écoles, en concertation avec les parents d'élèves et les professeurs ?



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 13/07/2000 - page 2484

Réponse. - L'école française de Taipei, en effet, est associée à une école allemande et à une école anglaise, dans le cadre d'une entité juridique appelée le TESCO (Taipei European Schools). Cette dernière a la charge de gérer, face aux autorités locales, les intérêts du groupement d'écoles européennes pour ce qui concerne l'ensemble des problèmes de logistique. Depuis 1992, cette étroite coopération entre les trois établissements a permis la réalisation de nombreuses activités communes dans les domaines artistique, sportif et linguistique. D'autres rapprochements européens existent en Asie. C'est notamment le cas à Manille, où un euro-campus fonctionne depuis la rentrée 1993-1994. Malgré des différences importantes dans leur système éducatif, les écoles française et allemande y ont mis en place des activités communes dans le cadre de l'enseignement des sports, de la musique, des arts plastiques et en partie des langues. De tels rapprochements ont également commencé à être mis en uvre, à des degrés divers, à Shanghai, à Pékin ou encore à Bombay, du fait du voisinage ou du partage des bâtiments occupés par les écoles européennes. L'Agence pour l'enseignement français à l'étranger est naturellement favorable à ces rapprochements européens dans la mesure où, comme c'est le cas à l'heure actuelle, chaque école respecte les instructions officielles concernant son propre système éducatif et où la coopération mise en uvre concerne principalement les activités périscolaires ou des matières optionnelles. Toute modification allant au-delà de quelques aménagements locaux suppose l'accord explicite de l'éducation nationale. Les établissements scolaires français à l'étranger, conformément au décret au 9 septembre 1993, sont en effet tenus de dispenser un enseignement conforme aux programmes, aux méthodes et aux règles d'organisation applicables, en France, aux établissements publics ainsi que de préparer les élèves aux examens et diplômes, notamment le baccalauréat, auxquels préparent ces mêmes établissements. Les seuls aménagements autorisés aux établissements à l'étranger doivent être strictement liés aux conditions particulières dans lesquelles ils exercent leur activité ou à un renforcement de la coopération avec le système éducatif du pays d'implantation.